Les Yeux sans visage
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130 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 janvier 2014
Un film froid et glaçant sur un professeur prêt à tout pour rendre le visage à sa fille défigurée. Les yeux sans visage bénéficie d'une mise en scène très travaillée à la précision chirurgicale (jeux de miroirs, etc...), et s'inscrit indéniablement dans la genèse des œuvres horrifiques, avec sa boucle musicale lancinante, son ambiance pesante et ses scènes sans doute marquantes pour l'époque, telle que celle de "l'opération". Vieillot dans son approche et son rythme, il n'en reste pas moins un classique intéressant à découvrir pour les cinéphiles, et dont Pedro Almodovar s'est largement inspiré pour "La Piel que habito" sorti en 2011.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2013
Savoir que la sortie, en 1960, de ce film qui est maintenant unanimement reconnu comme une référence du cinéma horrifique français est passé quasiment inaperçue est bien la preuve que ce genre est peu considéré dans l’industrie cinématographique hexagonal. Avec son ambiance malsaine reposant sur une mise en scène suggestive toute en sobriété, les performances irréprochables de ses acteurs, les scènes chocs permises par vraisemblance de ses maquillages, sa musique angoissante signée par Maurice Jarre et sa photographie terriblement froide dans un splendide noir et blanc, Les yeux sans visage est une pure réussite formelle que le scénario, coécrit par de brillants auteurs romantiques de l’époque, va rendre, de par son lyrisme et sa cruauté, absolument mémorable et impérissable.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 décembre 2013
Adapté du roman de l'énigmatique Jean Redon publié dans la collection angoisse du Fleuve Noir (on chuchote qu'il s'agirait d'un pseudonyme de Fréderic Dard) ce film reste un modèle du genre. Tout se passe comme si le réalisateur n'avait jamais vu de film de ce genre et il réinvente tout… et miracle il le fait parfaitement, les cadrages, les éclairages, la direction d'acteur, un régal… et l'angoisse et bien là !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 décembre 2013
Je viens de le voir en Dvd à l'instant,c'est un tres bon film.
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2013
"Les yeux sans visage" est peut-être le film le plus connu de Franju et fait aussi partie de ses meilleurs. Véritable chef-d'oeuvre du cinéma d'horreur français à l'atmosphère pesante et glaciale. Les acteurs sont excellents: Inoubliables Pierre Brasseur (Impressionnant de charisme et froideur) et Alida Valli, la mise en scène et la musique géniales. Film culte.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2013
Cela faisait longtemps que je voulais voir «Les Yeux sans visages». Pour deux raisons: la première à cause de sa réputation et deuxièmement car je voulais voir ce à quoi ressemblait un film horrifique français à l’ancienne. Après visionnage, je dois admettre que je comprends tout à fait que ce film ait secoué quelques tripes sensibles lors de sa sortie sur les écrans en 1960. Bien que complètement dépassée sur le plan esthétique, la scène de l’opération avec crayons, scalpel et tout l’arsenal du chirurgien continue de créer un petit effet. Bien entendu, pour apprécier ce film et en capter toute la richesse, il faut impérativement se replacer dans le contexte de l’époque. Une tâche pas toujours aisée pour le spectateur d’aujourd’hui qui découvre des objets du passé. Mais «Les Yeux sans visage», c’est aussi un acteur: Pierre Brasseur qui domine le film de par sa présence, son imposante carrure et sa voix grave plus résonnante que jamais. Il est souvent mentionné que le film de Georges Franju a inspiré Big John, Almodovar pour ne citer qu’eux. Il ne serait pas étonnant que Jean Rollin s’en soit aussi inspiré. Ceux qui connaissent le style du père Rollin comprendront.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 septembre 2013
Un film magnifique, effrayant sans gore, une ambiance d'épouvante maîtrisée de main de maître. Georges Franju nous démontre que l'horreur peut être tournée avec de belles images.
Un chef-d’œuvre époustouflant !!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 juin 2013
Quel film fabuleux ! Oui, on peut le décrire comme un film d'horreur, mais les yeux sans visage est bien plus que ça. Les yeux sans visage est le seul est unique film d'horreur poétique. Le scénario est génialement construit (forcément, c'est Sautet qui a coécrit). Et la question qui en ressort est, "peu on faire le mal à de bonnes fin ?" La réponse de Franju est toujours claire mais jamais cinglante. Non. La fin est magnifique. Ce masque blanc, pur et presque angélique, qui renferme surement des larmes, et surtout une conscience. La seul conscience de ce sombre manoir. Elle se rend compte du mal que son père a fait. On notera d'ailleurs, que ce sont les bêtes qui tue la bête.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mars 2013
Un chirurgien enlève des jeunes filles afin de réussir à greffer leur visage sur sa fille, défigurée par un accident de voiture. Avec "Les yeux sans visage", Georges Franju réalise l'un des plus grands films d'horreurs français. Alors qu'on est en 1959, il n'hésite pas à montrer les marques au scalpel laissées par le docteur Génessier. Il filme aussi bien l'horreur des actes du personnage que la poésie de la présence fantomatique de sa fille, avec son masque blanc et ses seuls yeux pour exprimer toute sa douleur, toute sa tristesse. Le scénario est diabolique et Pierre Brasseur incarne son personnage à fond, dans toute sa gentillesse et sa cruauté. Ponctué de scènes mémorables (le masque blanc, les scènes de chirurgie, le lâcher de chiens), ce film n'a pas perdu de sa force et reste aussi cruel que poétique.
B-Lyndon
B-Lyndon

86 abonnés 45 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 janvier 2013
Des yeux clairs et opaques s'éveillent sous un masque neutre. On y devine des larmes et une voix chuchotée qui cache un besoin d'hurlements. La voix si douce et si étrange d'Edith Scob, qui offre au film sa silhouette frêle d'oiseau fantomatique, esprit inquiétant d'une douleur insistante, qui erre dans des couloirs infinis, escalier dont les barreaux creusent des fissures d'ombre et de néant, la perdant, la malmenant, la manipulant dans un cauchemar trop propre.
La façon dont Franju met en scène son film se révèle d'un indiscutable génie. Ses cadres comme les mouvements des yeux et des membres des acteurs sont d'une précision chirurgicale, d'une froideur terrifiante. Par moments, le film atteint le stade de glacial, glacial dans sa forme la plus pure : il y a, d'abord, cette scène d'opération tendue et clinique, qui fait froid dans le dos, installe un malaise et un trouble diluée dans la totale désincarnation des personnages. Très vite, alors, cette sécheresse jusqu'alors mineur prend le pas sur l'intrigue et le film tout entier : sans distance aucune vit à vis des faits qu'il montre, Franju s'en tient à l'examen des faits, dans un style aussi figé que les intenses yeux bleus d'Edith qui semblent hanter chaque plan.
Je dois avouer que cette forme de poésie ultrasophistiquée est loin de me toucher intimement, mais, au milieu d'un ennui qui s'installe, quand même, au bout d'un petit moment, cette même poésie singulière produit, ici et là, par fragments, météores éclatés et dispatchés dans un ciel de masques, de magnifiques fulgurances, envolées lyriques qui élèvent, assez brillamment je dois dire ; une œuvre curieuse, mais pas totalement renversante.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2023
Ce film est un chef-d'œuvre de poésie horrifique. Tendu, fascinant, déchirant. Une magnifique épure. Simplicité des effets visuels, économie de mots, pour une efficacité maximale. Un diamant noir. Très noir. La monstruosité physique côtoie la monstruosité morale, dans un rapport d'opposition : innocence/folie criminelle, pureté/souillure. Le personnage de Christiane traverse le film avec une grâce et une tristesse infinies, presque désincarné, comme un fantôme. À l'inverse, le personnage du père est dans la matérialité lourde, l'expérience terrible de la chair (prestation massive et subtile de Pierre Brasseur). La séquence finale, ironique et tragique, est sublime.
À l'origine, il y a un roman de Jean Redon, adapté par Redon lui-même, Boileau-Narcejac et Claude Sautet. Le travail de l'image, tout en nuances de noir et blanc, du gris pâle au noir charbonneux, est signé Eugen Schüfftan. Et la musique, tour à tour inquiétante et profondément mélancolique, est l'œuvre de Maurice Jarre. Les quelques notes qui accompagnent les déplacements du personnage de Christiane forment l'une des plus belles ritournelles inventées pour le cinéma.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2012
Datant de la fin des années 50 et étan français, le film de Franju a réussi le défi de conserver un aspect malsain et dérangeant par les images et les plans ( le défilement de portraits ). Toute une thématique sur le masque, les différents visages d'un personnage ; ce ne sont pas dans le film le héros ni les policiers qui sauveront la fille de Brasseur, donc les structures classiques sont inversées. Film d'épouvante français superbe qui, à aucun moment, ne tombe dans le ringardisme.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 30 septembre 2012
Un film qui base tout sur son ambiance installant une sorte de malaise comme la plupart des films d'épouvante de l'époque. Dommage que le fait qu'il soit court n'empêche pas les nombreuses longueurs pendant lesquelles il ne se passe finalement pas grand chose.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2015
Qu'est-ce que le beau ? Pour répondre à cette question, la meilleure contribution du cinéma reste "Les Yeux sans Visage", véritable monument français de l'horreur. Celui-ci demeure sans conteste le chef-d'oeuvre de Georges Franju, qui même s'il a eu une carrière en dent de scie, inscrit par ce seul film son nom à la postérité. Loin de se limiter aux confins français "Les Yeux sans Visage" a délivré un patrimoine immense au cinéma mondial. L'œuvre et le fameux masque d'Edith Scob sont devenus des sources d'influence majeures pour les cinéastes contemporains de John Carpenter jusqu'à plus récemment "La Piel que habito" d'Almodovar. Adapté d'un roman de Jean Redon, le film bénéficie d'une écriture minutieuse à laquelle participe un certain Claude Sautet. La mise en scène est sublime ; un noir et blanc et une lumière radieuse escortant ce ballet doux et monstrueux à la fois, porté par le glaçant Pierre Brasseur. Et puis que dire de la poétique et tournoyante partition de Maurice Jarre accompagnant notre descente aux enfers. Le plus grand film français du genre.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 août 2012
Attention, ma critique contient des spoilers.

Il y a quelque chose d'assez intéressant dans Les yeux sans visage, c'est qu'il se concentre uniquement sur les criminels. Jamais le réalisateur ne propose un véritable héros qui viendrait sauver les victimes et qui arrêterait le massacre. Les policiers sont un peu insipides et surtout ils sont les plus éloignés de la vérité. La jeune fille qui sert de chèvre n'a pas la lucidité et l'intelligence non plus. Seul le gendre aurait pu en avoir la carrure mais il ne reste qu'un personnage secondaire.
Ce choix scénaristique de ne s'intéresser qu'aux ravisseurs est intéressant car il surprend, on est pas dans un film policier où les policiers remontent progressivement jusqu'à leur piste mais presque sur un drame familial où le sujet principal est la folie meurtrière d'un père pour sauver sa fille.
Si je parle autant de ce choix scénaristique c'est car il permet de créer un véritable malaise continue tout le long du film. On est à la fois révulsé par les crimes commis par le médecin et à la fois désireux que le dernier soit le bon, que "son crime paie" et que sa fille retrouve son visage. C'est assez troublant et c'est très bien réussi. Il parvient à faire tout ça d'une façon sobre et sans surplus émotionnels, c'est vraiment bien fait. J'ai aimé ce côté continuellement intriguant de sa mise en scène, qui joue beaucoup sur la lumière et dont le noir et blanc est très élégant. On est continuellement dans une sorte de tension sourde.
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