Les Yeux sans visage
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HamsterPsycho
HamsterPsycho

147 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2019
Un film glaçant à la mesure de le froideur clinique et angoissante dégagée par Pierre Brasseur dans son rôle du Dr Genissier. Si la fin semble moins soignée que le reste du film, l'atmosphère, l'histoire et les personnages sont marquants. Quelques scènes, notamment, étonnant "gore" pour un film de 1960, même s'il est en noir et blanc.
RamiValak
RamiValak

7 abonnés 188 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2019
Visage = Humanité ?

Les Yeux sans visage est un film intéressant, mais pas sans défaut, la fin décèle néanmoins un beau message, elle comprend qu'arracher le visage de quelqu'un pour se le greffer fait bien moins d'elle une humaine que si elle n'a pas de visage. Bien sûr ce n'est pas elle qui fait le sale boulot, mais elle accepte tout de même de recevoir cette greffe sachant très bien comment elle fût obtenu. Le film a une ambiance assez glaçante, le film n'est effrayant au sens le plus actuel du terme mais possède une vraie identité et une ambiance qui lui est propre. Cette fille sans visage qui déambule comme un fantôme dans l'escalier, accentué par la musique, très marquante et qui ajoute un vrai plus au film. La mise en scène est très minimaliste est neutre, rendant le film encore plus froid et austère, ces plans fixes laissent entrer dans le film et ne nous coupent pas de l'ambiance du film par un montage artificiel.
Comme je le disais le film a tout de même pas mal de défauts, comme le jeu des acteurs, qui est souvent assez ridicule, principalement le père, qui sonne faux de bout en bout, et une palanquée de personnages secondaires qui semble lire leur texte. Le film possède aussi de nombreuses scènes totalement inutile, comme quand on suit le quotidien du père à l'hôpital, qui ne développe pas les personnages, et m'ont juste fait me demander quand est-ce que l'intrigue reprenait. Le film semble parsemer de scènes sans intérêt seulement pour que le film dure plus longtemps.
Bref, malgré ces défauts, Les Yeux sans visage est un bon film, qui maintient le spectateur dans le film grâce à son ambiance étrange.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2019
Un grand classique du cinéma d'horreur, un film angoissant, brillamment mis en scène et interprété, et rythmé par la musique diabolique de Maurice Jarre.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 août 2019
Un film d’épouvante très sec, presque sans musique, avec très peu d’effets, qui ne prend pas la peine de nous rendre les victimes attachantes ou les bourreaux détestables. Le réalisateur semble tout miser sur le point de départ de son récit pour provoquer l’effroi. Sans doute cette histoire de greffe de visage a pu marquer les esprits en 1960, mais pour ma part, en 2018, je n’ai pas ressenti grand-chose à part un léger ennui. Il y a bien sûr beaucoup de savoir-faire, notamment une grande attention portée aux décors et quelques plans iconiques, mais c’est globalement assez vieillot, avec un côté film gothique qui éloigne encore le film de la modernité que son sujet aurait pu laisser attendre. Dommage que l’enquête policière ne prenne pas plus de place pour donner un peu de rythme.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 août 2019
Même si on est à mille lieux des films d'horreur actuels, l'ambiance que le réalisateur réussit à installer, sa fascinante actrice, le malaise que l'on ressent, tout cela donne un film unique qui marque effectivement l'histoire du cinéma français.
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 août 2019
Premier film d'horreur français, Les Yeux sans visage conserve aujourd'hui encore, soit presque soixante ans après, toute force d'antan. La mise en scène sobre et implacable de Georges Franju, l'interprétation solide de Pierre Brasseur, Juliette Mayniel et Édith Scob (un peu datée mais néanmoins efficace), l'utilisation ingénieuse des décors angoissants, la quasi-absence de musique se greffant à un suspense palpable... Autant de points qualitatifs qui rendent constamment le long-métrage prenant et addictif. Alternant entre l'horreur chirurgicale, le polar à suspense et même parfois le fantastique, le film au rythme principalement posé ne faiblit à aucun moment, suivant de près un énigmatique chirurgien plastique aux méthodes révolutionnaires qui tente par tous les moyens de greffer un nouveau visage à son fille, victime d'un accident l'ayant intégralement défigurée. Parallèlement à cela, nous suivons deux inspecteurs de police (Alexandre Rignault et un jeune Claude Brasseur, fils de Pierre) mener leur enquête quant à l'identité de ce dérobeur de jeunes filles qui sévit dans la région. Finalement assez court malgré ses 90 minutes, Les Yeux sans visage se suit sans dépérir, Franju délivrant un film intensif, hypnotique par moments et porté par des séquences à l'époque incroyablement choquantes que les kids d'aujourd'hui, nourris aux torture porns, ne peuvent être surpris. Novateur, couillu et élégant, un long-métrage important dans le cinéma français qui mérite amplement sa place au panthéon du film de genre.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2019
Les Yeux sans Visage est un film d'horreur très marquant, de par des visuels incroyablement en avance sur leur temps et une volonté de bouleverser son public.
L'intrigue déjà est assez flippante : un chirurgien fou qui s'acharne à dépecer littéralement des jeunes femmes pour reconstituer le visage brûlée au dernier degré de sa fille. L'attachement que l'on éprouve à la bonne volonté de ce médecin est très troublant.
Les scènes de chirurgie sont extrêmement graphiques (on voit le sang, les corps décharnés). Je ne suis pas du tout surpris qu'à sa sortie, le film ait choqué le public. Aujourd'hui, ça passerait (et encore, même pour un spectateur de cinéma d'horreur actuel, certaines scènes sont très dérangeantes), mais certainement pas dans les années 60. Le film est très glauque : le visage sans peau de Christiane est écœurant (le travail de maquillage est impressionnant) et le fait que le chirurgie choisisse de laisser en vie les cobayes dont le visage a été extirpé est très perturbant. De la même manière, les différentes étapes de la dégradation du visage de Christiane après la greffe sont très réalistes. Je ne sais pas quelle était l'image de la chirurgie esthétique dans les années 60, mais si j'en juge par ce film, je dirais qu'elle n'avait pas bonne presse. spoiler: La scène d'attaque des chiens à la fin est elle aussi très crue.
D'une manière générale, le film ne se contente pas de suggérer l'horreur, il la montre. C'en est presque trop. Le niveau de gore de ce film était complètement inédit en 1960 (date de sortie du film) et ne sera pas égalé avant le milieu des années 90, c'est dire.
Les acteurs sont plutôt convaincants. Pierre Brasseur est très bon dans le rôle de médecin froid et obsessionnel. Edith Scob a été parfaitement choisie pour ce rôle. Le film arrive à transmettre énormément d'émotions rien qu'au travers du regard de son regard.
Film qui reste définitivement en mémoire.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 décembre 2018
Pas terrible ce film. Ça prend pas du tout aux tripes, et c’est inintéressant au possible, malgré un bel esthétique de temps à autres. Je le déconseille aux moins de 16 ans. 2/5
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2018
« Les yeux sans visage » est un film d’horreur français réalisé en 1960 par Georges Franju. Pierre Boileau et Thomas Narcejac ont aussi contribué à l’écriture du scénario adapté du roman de Jean Redon. Après un accident de voiture, le chirurgien joué par Pierre Brasseur, veut remodeler le visage de sa fille complètement méconnaissable. Pour cela, il a besoin d’enlever des jeunes femmes pour greffer leur visage. Interdit au moins de 16 ans, il faut avouer que les scènes de chirurgie pouvaient heurter la sensibilité de certains à l’époque. Aujourd’hui on rigole un peu devant ces effets spéciaux en noir et blanc. Mais l’atmosphère inquiétante de la mise en scène reste encore perturbante. Mal accueilli par la critique à sa sortie, le film est désormais un classique du cinéma d’épouvante. Georges Franju a su imposer un réalisme important à son intrigue tout en créant une adhérence au fantastique.
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Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2018
Ce film d'épouvante français des années 60 a déjà le mérite d'être le quasi unique dans son genre. D'une extrême lenteur, le film n'en est pas moins déconcertant tant il s'amuse à utiliser le fantastique dans le quotidien. Il y a peu de rebondissements dans l'intrigue et c'est peut-être ce que je pourrais reprocher au film mais ça se regarde agréablement.
Gautier J.
Gautier J.

1 abonné 26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2018
Un très beau film, non pas par son scénario, mais par sa poésie au milieu d'une histoire macabre. Edith Scob est d'une délicatesse rare et d'une grâce onirique. Ah ! Ce masque blanc qui déambule dans une maison démoniaque... Pierre Brasseur joue à la perfection
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2017
Long-métrage sur le corps, sa beauté, son obsession, "Les Yeux sans visage" dépeint avec une minutie chirurgicale les atrocités commises par un père, pour redonner à sa fille son visage d'ange.

Dans un premier temps, Franju s'affaire à dépeindre une bourgeoisie rongée par son image, atteinte d'une véritable psychose de la beauté plastique, se traduisant dans la mise en scène en une multiplication des surfaces réfléchissantes (miroirs, verreries, vitres etc) et en une accumulation de gros plan sur les visages, mais surtout par un jeu de cadrage captivant, faisant redouter l'apparition du visage de Christiane tout en nous frustrant par son absence.

Mais la critique sociale évolue vers une thématisation plus intime, plus lyrique, et plus passionnante encore. Le montage devient alors parallèle, entre la froideur du père, ses actions méticuleuses et meurtrières, et la mélancolie qui habite sa fille, véritables parenthèses poétiques durant lesquelles la distance - émotionnelle et situationnelle - qui la sépare des animaux semble s'effacer : tout autant un oiseau en cage que ces colombes, tout autant un sujet d'expériences que ces chiens.

Certains points restent toutefois regrettables, à l'image de l'enquête policière venant inutilement briser un suspens pourtant palpitant, ainsi que l'apparition du visage de Christiane, empêchant d'y inscrire une peur de l'inconnu jusque là palpable.

Cependant, le travail de Franju est exceptionnel, tant dans son discours que dans sa mise en scène, opposant deux mondes : celui de la forme, volatile et mortifère, à un autre, plus abstrait, celui de la beauté de l'âme. Cette intention se traduit en une imagerie organique pour le père, dont le point d'orgue est la première scène d'opération, là où l'onirisme prévaut pour la fille. Malgré ses failles, "Les Yeux sans visage" bouscule dans son approche, car la poésie l'emporte.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2017
Le cinéma fantastique français d’après gerre (1946 – 1975) se signale essentiellement par sa médiocrité. Normal pour un genre boudé par le public et méprisé par la critique de l’époque. Et pourtant, en 1960 sort un très grand film : LES YEUX SANS VISAGE, réalisé par Georges Franju, un metteur en scène totalement sous estimé. Film glacial de bout en bout : du fragile et impersonnel masque d’Edith Scob (quel regard), à la retenue inhabituelle de Pierre Brasseur (comme quoi il pouvait), cette incursion angoissante dans un monde horrible, où seuls les animaux offrent quelque chaleur, bénéficie de la rencontre de deux univers Franju n’ayant jamais renié cinématographiquement ses penchants surréalistes. Bénéficiant d’un noir et blanc très expressif d’Eugen Schüfftan et de la musique du grand Maurice Jarre, le film est parfaitement interprété grâce à une direction d’acteur suffisamment maîtrisée pour rendre le propos à la fois lisible et crédible. La scène de l’opération, en dehors des commentaires négatifs qu’elle suscita à l’époque (tentant de classer le film dans le grand guignol), interroge sur le fait que la censure l’a laissé passer.
Référence pour John Carpenter et Pedro Almodovar, il est regrettable que la critique française se soit vautrée dans le dénigrement jusqu’au milieu des années 70! Pour ces infâmes noircisseur de papier, la personnalité de Monsieur Franju, co-fondateur de la cinémathèque française (avec Heni Langlois et Jean Mitry) aurait au moins du intimer le respect. Mais comme dit le dicton : « nul n’est prophète en son pays », face au plus grand film d’angoisse (Franju préférait ce qualificatif) du cinéma français.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2017
Je suis un peu déçu, ce film un peu glauque qui raconte l'histoire d'un père prêt à tout pour sa fille, même à gâcher des vies humaines me semble un peu bancal. Je veux dire que les ficelles sont grosses quand même et ça me sort du film à plusieurs reprises. Pour prendre un exemple, à la fin, lorsque les policiers ont des soupçons ils demandent à une fille de servir d'appât... Très bonne idée... Sauf qu'ils ne la suivent pas réellement, qu'ils la perdent, qu'elle disparaît, mais vu qu'elle n'a pas disparu là où ils croyaient qu'elle disparaîtrait, ben c'est pas grave, tout va bien... On va dire que c'est quand même un tantinet absurde.

Ceci dit le film arrive à être réellement dérangeant, notamment dans sa scène de greffe de la peau du visage, alors les effets spéciaux datés permettent de rendre ça supportable car on voit que ce n'est pas vrai, mais quand même, difficile de se sentir à l'aise.

J'ai trouvé que les personnages n'étaient absolument pas développés et finalement on ne comprend pas trop la fille du docteur, on ne sait pas ce qu'elle veut, pourquoi, etc. On devine, mais la fin arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. Par contre le dernier plan sur elle est vraiment très beau.

Et globalement le film est assez beau, on a de beaux plans sur cette fille avec son masque cachant son visage. Surtout que le masque a un air assez indéfinissable, il n'est pas neutre, il a une expression qui donne une allure réellement étrange et limite surréelle au personnage.

Bref, le film est plutôt sympa, mais je n'ai pas été emporté malgré tout.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2017
Les yeux servent à voir. La fille d'un célèbre chirurgien perd son visage lors d'un accident. Son père tentera de lui greffer celui d'autres jeunes femmes. Thriller horrifique de 1960, Les Yeux sans Visage montre ce qui n'était pas montrable dans le cinéma français de son époque. Les scènes de chirurgie sont à ce titre étonnement explicites et assez repoussantes pour celui qui à peur du bistouri. Mais l'intérêt premier du film n'est pas là. Il réside plutôt dans le jeu de chat et de souris entre l'artiste et le spectateur. Georges Franju entretien la curiosité du spectateur en jouant sur le mystère et le désir (malsain?) du spectateur qui souhaite voir. En effet, cette femme sans visage reste la majeure partie du temps cachée sous un masque inexpressif (et très beau). On ne perçoit sa laideur que par la terreur qu'elle suscite chez personnages qui l'aperçoivent. On peut du coup saluer le jeu de l'actrice Edith Scob dont l'expression passe par un jeu corporel proche de la danse. Elle flotte telle une poupée dans cette petite maison des horreurs. On chantera également les louanges de la photo qui crée une ambiance proche des films de la Hammer. Les petits reproches que l'on pourrait faire serait à mon sens le choix de la musique dans la scène d’ouverture, assez agaçante et peut-être un rythme global qui pourrait être plus soutenu. En tout cas, belle découverte à n'en pas douter.
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