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charly5766
24 abonnés
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3,5
Publiée le 9 août 2012
Film d'horreur français de 1960 considéré comme un chef d'oeuvre, j'étais très curieux de découvrir ce petit bijou ! Comme beaucoup de films de cette époque, la mise en scène est quasiment irréprochable. Un petit peu de gore, un petit peu de poésie, beaucoup de thèmes abordés comme le rôle du père, la science etc ... ce film explore beaucoup de genres ! Pierre Brasseur et Adila Valli sont très bons et je me suis amusé à découvrir la musique du père de Jean Michel Jarre. De plus et c'est un point de vue tout à fait personnel car je n'ai pas récolté d'information sur ce sujet, je pense que Carpenter a certainement été influencé par ce film dans son Halloween avec le masque et tout simplement son tueur. Film très intéressant !
Franju a déclaré avoir réalisé ce film pour redonner un peu de noblesse à un genre qui n'en avait guère eu en France depuis les années 10 (avec Louis Feuillade, notamment) : l'horreur. "Les Yeux sans visage" est célèbre pour quelques scènes gore (quelques minutes à peine en 1h30), mais c'est surtout pour son atmosphère d'autant plus inquiétante et étrange qu'elle paraît totalement réaliste que le film est mémorable. Franju a du mettre de l'eau dans son vin pour ne pas déplaire à la censure, et ce qui aurait pu être qu'un film de plus sur un savant fou s'est transformé en un drame poétique sur l'amour destructeur d'un père pour sa fille. Rare exemple de film d'horreur français marquant, "Les Yeux sans visage" continue à avoir une forte influence : le dernier film d'Almodovar, "La Piel que Habito", a de nombreux points communs avec lui. A noter l'excellente partition de Maurice Jarre, dont le thème principal semble avoir inspiré celui... de la série "Curb your enthusiasm".
Un film étrange mais beau comme si Cocteau avait filmé Poe. Pierre Brasseur est effrayant en médecin qui opère dans les sous sols de sa demeure de campagne. Alida Valli ne l'est pas moins et à eux deux ils forment un couple démoniaque prêt à tout pour leur jeune fille défigurée. Dans un superbe noir et blanc, le film est donc à la fois original quant au thème, osé quant aux scènes difficiles et poétique quant au prsonnage de Christiane incarné par Edith Scob. La musique de Maurice Jarre apporte beaucoup à l'oeuvre qui reste un grand film d'horreur national.
Chef-d'oeuvre du film d'horreur, «Les Yeux sans Visage» dépasse largement le genre tant il s'avère d'une richesse remarquable, aussi bien formellement que thématiquement. S'il a quelque peu vieilli et bien qu'il ne révolutionne pas grand chose, ce long métrage vaut largement le détour, fascinant du début à la fin par son atmosphère et les enjeux mis en évidence. La beauté, la vie éternelle, le corps, le visage, la paternité, la science, la médecine,... Comme le chef-d'oeuvre de Teshigahara «Le Visage d'un Autre», certes dans une moindre mesure, «Les Yeux sans Visage» pose beaucoup de questions. Mais cette réflexion ne prend jamais le pas sur l'intrigue et ses personnages tout droit sortis d'un conte macabre : le savant fou, sa fidèle assistante, son monstre de fille, l'amant de cette jeune femme défigurée... La situation est donc archétypique, c'est là le propre des contes. Et le long métrage de Franju en est assurément un, aussi troublant qu'il puisse être. La dimension horrifique y est pour beaucoup, mais elle pousse justement à aller au-delà des apparences, aussi bien pour les protagonistes que pour le spectateur. Il faut dire que la mise en scène de Franju, sous influence expressionniste, participe elle aussi grandement de l'ambiance onirique du film. Véritable cauchemar éveillé, qui s'achèvera avec grâce lors d'une séquence d'une grande beauté. A voir sans hésiter! [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Classique du film d'épouvante français, "Les yeux sans visage" n'est pourtant pas un film que l'on puisse classer dans aucune catégorie tant dans son genre il est unique. Entre poésie et horreur, lyrisme et mystère, innocence et noirceur, voilà une œuvre particulièrement unique, intrigante et quelque part assez fascinante que signe Georges Franju. La façon dont les personnages sont traités est éclatante de justesse, les dialogues profonds, et la mise en scène, baroque, est envoutante. La composition de Michel Jarre achève de donner de la valeur à l'œuvre, qui si elle a tout de même un peu vieilli, reste un indispensable.
Le chirurgien Genessier souhaite remodeler le visage de sa fille Christiane, rendue méconnaissable suite à un accident de voiture, mais pour cela il doit effectuer des greffes de peau qu'il aura prélevée sur des jeunes filles.
Une œuvre pionnière du cinéma fantastique en France émeut par une forme poétique du noir et du gothique face à la science et l'épouvante.
Autopsie de la peur elle-même au bistouri du noir et blanc Franju incise le classicisme irréel, l'étrangeté matérialiste à l'approche documentaire et chirurgicale - le Sang des bêtes ou Hôtel des Invalides.
Les yeux sans visage opère un réalisme de situations jusqu'au boutiste révélateur de l'insolite, greffe à fleur de peau un instant anodin-inédit : "j'aime que l'on me fasse rêvé et non que l'on rêve à ma place".
Edith Scob masquée de porcelaine sous un regard anormal du normal entre mystère et banalité s'envole dans l'ombre blanche des colombes vers une folie surréaliste.
Sublime !! Des images d'une beauté à couper le souffle, une poésie omniprésente, des personnages prenants et une histoire captivante. Pierre Brasseur est magistral dans le rôle du prof. Genessier (sa conférence sur la pratique de l'exsanguination, pourtant brève, reste mémorable ...).
J'aime beaucoup, la scène du scalpel du visage est un avant gout du gore et il y a grand suspense. J'adore tout les acteurs et Franju met en scène façon Hitchcock. La meilleure scène se trouve que on voit la première fois le masque et Christiane se baladant avec, la musique donnait une telle émotion.
Un film étrange, c'est le moins que l'on puisse dire, en effet un scénario tiré par les cheveux( c'est le cas de le dire) signé George Franju nous plonge dans un aspect plutôt macabre de la chirurgie, pour cela (attention spolier) le docteur Genessier se transforme en meurtrier mais de son point de vue ceci pour la bonne cause, en effet il teste des opérations du visage pour 'remodeler" la face de sa fille défigurée dans un accident dont Genessier est responsable, le chirurgien incarné par Pierre Brasseur est un personnage complexe, on éprouve à la fois pitié et empathie pour ce médecin qui pour sauver une vie doit en prendre plusieurs. Seulement 2,5 pour le fait que l'histoire est confuse avec des personnages parfois totalement inintéressants (Jacques) et parfois surjoué (Alida Valli= Louise) avis au spectateurs "Les Yeux sans Visage" est bel et bien un titre à prendre au 1er degré...
Dans l'inspiration d'un conte de Poe, Les Yeux sans visage est intrigant, mystérieux et inquiétant. Par égoïsme plus que par passion pour sa fille, un célèbre chirurgien tue de sang froid des jeunes filles dans le but d'assouvir son orgueil et de retrouver une sorte de paix intérieure. Il finira ironiquement victime de la fille tant aimée qu'il désirait sauver, mais que sa cruauté n'a pas épargné. Georges Franju est aux rênes de célèbre film d'épouvante, servi par une partition entraînante de Maurice Jarre.
Un des classiques de l'horreur du cinéma français, il faut dire en même temps qu'on ne croule pas sous le genre dans l'hexagone. Belle ambiance créée par le sens de la mise en scène de Franju et le travail de Jean-Louis Castelli à la photo. Quelques séquences particulièrement sympas et présence énigmatique du personnage de la fille du professeur, errant dans cette maison tel un fantôme.
Franju a une vraie personnalité et son rôle comme directeur des comédiens est incontestable. Tout est tiré au cordeau. Sa mise en scène particulière saute aux yeux dans ses courts métrages. Elle s'apparente à celle de Clouzot ou de Bresson tout en gardant une ambiance personnelle. Ici, il y forcement des longueurs car le scénario est super mince mais tout est captivant à regarder grâce au moindre déplacement inquiétant. C'est surtout dans quelques séquences que le talent de Franju éclate, notamment celles ou l'héroïne porte son masque et adopte des postures fragiles. Il compose une fin éblouissante de poésie tragique: Christiane, meurtrière à minima s'engageant dans la foret noire entourée de colombes blanches. Difficile de l'oublier. C'est un film 100% visuel, il aurait pu être plus silencieux encore, les dialogues étant conventionnels au possible et ne faisant pas avancer l'action. Ou bien, on est sensible à ce cinéma et on en redemande; pour cela il faut voir ses huit films, ou on le fuit à grands pas pour ses langueurs. Mon préféré est Judex pour l'ensemble du film et la performance de Jacques Jouanneau (Cocantin), on y retrouve Edith Scob avec son vrai visage dont on est, par nécessité trop frustré ici.
Célèbre pour être l'une des rares réussites du cinéma français d'horreur, "Les Yeux sans Visage" est un film qui contribua à rendre le genre sérieux et qui inspirera de nombreux cinéastes. La mise en scène de Georges Franju est à la fois froide et poétique, la BO de Jarre discrète mais dérangeante, tandis que le personnage de Brasseur glace le sang. D'autant plus que les idées sont très osées pour l'époque et que la fameuse scène de l'opération, encore impressionnante aujourd'hui, retourna bien des estomacs en 1960. A voir.
Très beau film, à l'atmosphère poétique certaine renforcée par la magnifique musique de Maurice Jarre. Certains passages cependant s'étirent sur la longueur, comme l'arrivée du professeur dans sa demeure, sa lente montée des escaliers (un parti pris, sans doute, du réalisateur pour amener à la découverte de la fille sans visage); d'autre par contre sont fabuleux, comme ce visage ravagé entraperçu dans le flou du reveil d'une des victimes...Je regrette cependant que le film n'ait pas respecté à la lettre le livre, car ici la fin tombe plutôt à plat et enlève toute sa force au film. D'autre part la classification de ce film dans le genre "épouvante" me parait totallement surfaite, nous sommes ici dans un film policier sombre glissant dans le thriller, proche d'un hitchcock, mais très loin d'un film d'épouvante!