Snow Therapy
Note moyenne
3,3
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229 critiques spectateurs

5
13 critiques
4
60 critiques
3
70 critiques
2
49 critiques
1
28 critiques
0
9 critiques
Trier par :
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 février 2015
Ce film passionnant a été compris à l'envers par les critiques français qui ne connaissent pas la Suède. Il n'y a pas condamnation de l'homme mais remise en cause de tout le non-dit contraignant de la vie de couple et AUSSI du féminisme dominateur en Suède, avec la femme érigée en symbole de gardien de l'ordre moral. En le comprenant dès le début le film prend un autre aspect de protestation masculine. Inutile d'insister voyez le mais le dialogue final donne la clé: descendus du bus une rangée de touristes mâles marchent devant, l'un propose en anglais au héros du film de fumer , il refuse puis revient sur sa décision et prend une cigarette, son jeune fils lui demande alors avec un accent de perplexité qui cache mal son indignation "Papa du rëker ?! " "Papa tu fumes " et le père qui répond "Ja, ,jag röker" d'une telle manière que lorsqu'il répond "oui, je fume..." il sous entend "vous m'emmerdez". Tout le message du film est aussi dans cette conclusion et cette ambiguité sur la relation de pouvoir moral homme-femme fait tout l'intérêt du film, en plus des images splendides.
petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2015
Une réflexion intéressante sur le couple, la vision de l'un vis à vis de l'autre, le regard d'une famille sur l'un ou l'autre des parents. Snow thérapy est une bonne analyse sur un acte ayant de lourdes conséquences. Les acteurs sont bons (le passage avec le père en pleurs est très touchant), les images superbes. Les plans sont astucieux et les dialogues efficaces. Toutefois, un film bien trop long, de nombreuses séquences inutiles, une fin également déroutante et curieuse. Impression mitigée
François Martin-Chave
François Martin-Chave

236 abonnés 51 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2015
Tout débute pourtant si simplement : des vacances familiales un peu plus convenues, d'une famille aisée, qu trouve là le moyen de se retrouver ... jusqu'à ce que l’anodin vienne tout bouleverser : la bénigne avalanche et l’avalanche de conséquence que cela entraîne.

Lâcheté masculine, solidité d'un couple face l'épreuve, non-dits et remises en questions : on passe par l'arc-en-ciel des émotions, en l'espace de quelques heures et on s'interroge rétrospectivement sur ce que l'on croit et ce que l'on ferait, en situation.

Les apparences sont souvent trompeuses et l'émotions, palpable ... remarquablement maîtrisé, bien que souffrant de longueurs inutiles, un film utile, quant à lui.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 février 2015
Suédois!
Comment réagir face à la peur?
Glaçant ce film suédois tourné dans les Alpes : un famille proprette qui va imploser d abord puis exploser avant de se reconstruire. Le non dit s exprime souvent de façon violente. L auteur ne juge pas : il expose, à nous de faire le tri. Hormis la fin très "expliquante", ce film tient ses 2 heures sans faiblir.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 février 2015
C'est un film à la fois plaisant (quoique un peu long) et dérangeant. La femme en veut à son mari de ne pas s'être conduit en héros, en pater familias, mais je finis par la trouver trop vindicative. Comme disait quelqu'un dans un film célèbre : personne n'est parfait. En tout cas, tous les acteurs sont excellents et les seconds rôles permettent d'aérer l'histoire car ce huis-clos devenait étouffant et répétitif malgré de belles images de la montagne enneigée. Il manque quand même une certaine crédibilité : dans cette station (en réalité Les Arcs que je connais bien) dont on nous montre toutes sortes de remontées mécaniques, celles-ci sont vides, tout comme les pistes. Ils sont toujours seuls sur les télésièges et même dans le téléphérique! Dans l'hôtel, on dirait qu'il n'y a qu'eux ! Pourtant les restaurants sont pleins et le car en descente aussi... Justement, je ne comprends absolument pas la fin et cela ne fait pas une bonne publicité pour les touristes étrangers de penser qu'on arrive dans une grande station par une route aussi étroite. On dirait plutôt que cela a été tourné sur une route du Tour de France, genre Col du Galibier. En tout cas, les deux dernières séquences m'ont laissée perplexe et c'est dommage.
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2016
À travers une réalisation maîtrisée dans un cadre surnaturel d'une intensité incroyable, Ruben Ostlund livre ici un film minutieux sur ce couple de suédois aisé dont le vernis, dont il semble couvert, craquelle petit à petit. Maîtrise du montage, utilisation judicieuse de la musique, film bien écrit, acteurs charismatiques... La méthode est fatale !
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2015
Le début du film commence bien mais il y a des longueurs et ensuite cela part dans un burlesque ridicule, dommage car le thème est bien mais on a l'impression qu'il,il y a un manque d'imagination et la fin est complètement ridicule...pas super
Isabelle E.C.
Isabelle E.C.

83 abonnés 340 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2015
Le titre original de ce film suédois est "Force majeure", il se passe dans les alpes françaises, mais les sujets qu'il traite sont universels : qu'est-ce qu'un couple, une famille, un père, un homme, un ami ? La vie de famille est-elle une imposture, peut-on être soi même et peut-on faire de nouveau confiance après une défaillance ?
Malgré quelques longueurs, ce film grinçant fait parfois sourire et donne à voir des portraits de femmes et d'hommes et à entendre des dialogues très justes.
À voir pour ensuite en parler et se poser honnêtement cette question : j'aurais fait quoi à sa place ?
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 février 2015
NUL .. longuet - très longuet .. les décors : si vous aimez le blanc... vous êtes servis... Des avalanches, des questions,des re-questions ... des pseudos dialogues interminables .... A FUIR .... ( juste un passage de glisse sur poudreuse extrêmement sympa..... (c'est le seul moment- il ne faut pas le manquer...........!!! ) Je ne mets pas 0 juste pour ce passage !! **
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 février 2015
En version originale suédoise, le film de Ruben Östlund s'appelait: Force majeure. Traduit en français, ça donne: Snow Therapy. Dingue, non?

Une exquise petite famille de bobos suédois vient passer une courte semaine de vacances, qui va s'égrainer jour après jour, en France. Les parents skient comme des dieux, les deux petits suivent (sans jamais râler..... sont-y bien élevés!!). Et sont ils beaux, après leur première et radieuse journée sur les pistes, faisant la sieste tous blottis les uns contre les autres dans leurs petits Damarts pastels.... Dans la nuit, il se met à neiger, d'une force! Le lendemain, les déclenchements d'avalanche se succèdent (puis je insister sur une première idiotie: on déclenche la nuit, avant l'ouverture des pistes, jamais le jour). Voilà notre petite famille en train de faire un délicieux déjeuner à la terrasse d'un restaurant d'altitude, et dans le couloir juste en face, une avalanche part. Elle est énorme! elle ne s'arrête pas, ne fait que grossir au point qu'on se demande si elle ne va pas sauter le mur et passer sur la terrasse. Panique. Tout le monde reflue vers l'intérieur. Ebba (la ravissante Lisa Loven Kongsli, qui ressemble à Marina Hands avec ses yeux de chat) cherche avant tout à prendre contre elle ses deux petits. Mais Tomas (Johannes Bah Kuhnke), lui, s'est déjà carapaté, non sans oublier de ramasser soigneusement ses gants et son smartphone.... Les enfants ont compris que leur père les avait laissé tomber. Et quand Ebba demande des explications, son compagnon est complètement dans le déni. Ce qui est le summum de l'insupportable pour la jeune femme. Comment vont ils ensuite pouvoir vivre ensemble? Quand celui qui est encore considéré, dans une optique traditionnelle, comme le pivot, le protecteur de la cellule familiale en est indigne, c'est tout un petit monde clos qui s'effondre....

C'est un point de départ absolument formidable. A condition de savoir ensuite en faire quelque chose. Qu'en fait Östlund? Absolument rien.

Déjà, il enferme son film dans un carcan de conventions idiotes pour qu'il ait l'air le plus faux possible. Où ont ils été chercher cette station qu'on ne voit jamais, cette résidence hôtelière dont on ne voit jamais que l'immense vide intérieur genre prison (mais en bois...) sur lequel donnent les appartements. Le couple va sur ce couloir pour régler ses comptes (symbole en gros sabots de l'enfermement familial); il n'y passe jamais personne, à part un garçon d'hôtel vaguement voyeur (et fort mal élevé, tout à fait indigne du supposé chic des lieux....).

Delors, les télé -sièges tournent complètement à vide, les bennes sont vides et sur les tire-fesses il n'y a que la petite famille. Personne sur les pistes. Pas un anorak rouge à l'horizon. Personne n'a testé, avant Tomas et son ami, les itinéraires de poudreuse. A ce propos, l'opérateur ne sait même pas filmer en montagne; là où l'on devrait avoir une sensation de pente, on n'y voit que du plat...... Bref, imaginez Courchevel privatisé pour six personnes; la faillite!

Je ne sais pas du tout où cela a été tourné. Je ne reconnais rien. La montagne est si énorme qu'elle pourrait être l'Himalaya.... Est ce vraiment filmé? Est ce du matte paint? Tout sonne faux..... Bref, le réalisateur ne nous envoie pas dire qu'il est un intello, ah mais, et que les Bidochon font du ski, c'est pas son genre.

Pourtant les deux acteurs sont excellents et les scènes qu'ils partagent avec un couple d'amis (Mats, un gigantesque Viking norvégien roux et barbu, Kristofer Hivju, et sa souris qui pourrait être sa fille, Fanni Metellius), sont assez bien vues. Edda remâche sa déception, et le brave Mats aligne toutes les raisons qui pourraient expliquer le comportement de Tomas: après tout, en avion, en cas de dépressurisation, le père de famille responsable doit d'abord prendre soin de lui en mettant son masque pour mieux pouvoir ensuite veiller sur ses enfants, pas vrai? Non seulement personne n'est convaincu, mais le couple d'amis se met à son tour à se chercher des poux dans la tête...... Ca c'est le côté très positif du film, perdu dans un océan d'ennui. Sans doute, en tant que montagnarde j'ai beaucoup de mal à me passionner pour des plans fixes interminables de dameuses montant à l'assaut..... de télé sièges (vides) tournant dans le vide..... quand ce ne sont pas nos deux héros en train de se brosser les dents (variante; l'un se brosse les dents tandis que l'autre fait pipi en arrière plan). Ca, elles doivent étinceler, leurs molaires, pour sûr!! A côté, Ingmar Bergman, c'est du western spaghettis.

Le film est tué par sa prétention à jouer les films d'esthète. On nous propose un cas psychologique vrai, humain, proche de nous, et on le noie dans un déluge d'artificialité. On devrait se poser de vraies questions sur le courage, la responsabilité, l'instinct et l'éducation, l'image de soi..... Même pas!

Pour bien montrer qu'il est un intello pure laine, le réalisateur se doit de terminer pas une scène à la Bunuel, laquelle n'a pas grand chose à voir avec le reste.... mais qui m'évoque un souvenir de cinéma -que je ne suis pas capable de matérialiser. Ces personnes qui se mettent en marche, je les ai déjà vues quelque part -mais où?

Raté. Dommage.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2015
Comme le capitaine qui quitte le navire en premier, le père n’assumera pas ses responsabilités face à une catastrophe annoncée qui risque d’engloutir toute sa famille. Son attitude pendant et après les faits le rend de plus en plus coupable aux yeux d’une famille qui se tait puis se répand auprès des amis. Ce processus dramatique de plus en plus prégnant délaisse la comédie annoncée – des vacances tranquilles dans les Alpes – pour une introspection au cœur d’une famille que ne rien semblait pouvoir troubler. L’une des forces du film est la manière de revenir plusieurs fois sur les faits, à la façon de la séquence filmée sous différents angles. La mère se charge du procédé dans un crescendo émotionnel parfaitement réglé : Lisa Loven est aux commandes, avec Johannes Bah Kuhnke, le père et Kristofer Hivju, son copain, excellents complices. Dommage que la fin soit déréglée par un dénouement ridicule et faiblard...
Pour en savoir plus
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2015
C'est ce que j'appelle un vrai film de genre, où toute la subtilité du pourquoi du film réside dans le basculement intérieur, ou bien le fléchissement du pilier de la famille. L'angle pris est vraiment pertinent. Il y a tout un film à ce faire avant de le voir. On s'attend a du glaciale, çà l'est. A du drame psychologique, çà l'est aussi. On reste néanmoins sur notre faim. La mise en abîme ne fait pas l'effet escomptait. Les deux acteurs principaux sont dans la retenue, étouffés par un scénario trop concis, qu'il ne laisse pas de champ à l'extravagance.
Poupée zoom
Poupée zoom

16 abonnés 60 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 février 2015
L'idée de départ est excellente , le film est intelligent , tantôt drôle ,tantôt angoissant , la photographie est superbe et marquante , on sort du film ,on cadre tout, les gens qui marchent , la lumière , le canal etc..
Sauf que le film est long et ennuyeux : manque de rythme? Un "faute" commise qui ne nous marque pas vraiment sur la longueur..Le personnage du père jouait dans la série "real humans"et ça lui colle à la peau , c'est peut être ça?
Autre chose ,le film oscille entre comédie cynique et théâtralité à la Bergman du coup , on ne sait pas sur quel pied danser et on loupe le téléski qui nous ferait décoller.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 février 2015
Les critiques des spectateurs sont autrement plus intéressantes et subtiles que celles de la presse pour qualifier cette oeuvre magistrale qui n'a rigoureusement rien d'une comédie. Canons à neige, canons déclencheurs d'avalanche, armes métaphoriques d'une guerre conjugale qui n'a d'autre issue que la fracture définitive. Une demi-seconde aura suffi à produire l'impardonnable et à révéler l'immaturité insondable d'un père. Frontière ténue entre la réalité sans joie d'un tourisme industrialisé (remarquable peinture d'une station de ski réglée au cordeau où le sentiment de solitude peut s'avérer aussi prégnant qu'en ville), et le cauchemar psychanalytique. L'amateur de montagne hivernale reconnaîtra le silence onirique, cotonneux et enveloppant de la neige, que le réalisateur parvient à porter jusque dans la salle de cinéma. Une réussite totale.
Lunettes noires
Lunettes noires

32 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2015
Au début du film, tout va pour le mieux pour cette famille d'Europe du Nord : ils sont souriants et heureux… comme dans une publicité Ikéa…La beauté de l'image avec ses magnifiques paysages alpins contribue aussi à cette impression de bonheur. Mais on se rend très vite compte que ce n'est qu'un leurre…ce n'est pas du tout le bonheur. C'est la routine rassurante : on se lève, on petit déjeune, on skie, on rentre à l'hôtel (en empruntant un tunnel qui n'en finit pas), on déjeune, on fait une sieste, on retourne skier, on rentre de nouveau (toujours en empruntant ce long, très long tunnel) et pour finir, on se lave les dents avant de s'endormir. Sacré programme ! Réglé comme une horloge !
En sortant de la salle, J'ai eu l'impression que tous ces rituels filmés étaient légèrement superflus et brisaient un peu le rythme du film (qui, déjà, n'était pas des plus vif : le réalisateur étant un adepte des plans fixes et long). Mais en y repensant, je me suis aperçu que cet "espèce d'ennui" était délibéré et voulu par le réalisateur. Ainsi, le spectateur va vouloir qu'il se passe quelque chose. Et ce sera une avalanche qui jouera le rôle d'effet déclencheur.
En effet, elle est comme le grain de sable qui va faire s'enrayer une machine bien huilée : suite à cet évènement vécu très différemment par le couple, un malaise va s'installer, petit à petit, insidieusement…au point de remettre leur vie si bien réglée en apparence en question ?
Rares sont les films qui me reviennent à l'esprit sans que je le désire…"Snow Therapy" en fait partie…même s'il n'est pas exempt de défauts…
Plus de détails sur mon blog…
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