Il ne faut surtout pas s'attendre à un film d'action c'est sûr. Bon drame, intéressant, super bien interprété. L'ambiance est oppressante, les plans longs, soignés. Dommage pour les quelques longueurs et la fin bâclée (ou alors je ne l'ai pas comprise).
Le cinéma d’auteur a lui aussi ses petites machines trop bien huilées, efficaces mais superficielles. Snow Therapy est assez admirablement filmé et produit une atmosphère inquiétante comme un film d’Haneke, pour envelopper ce qui n’est finalement qu’une crise de confiance dans un couple de bourgeois affreusement banal. On voudrait nous faire avaler l’aspect universel de cette parabole familiale (le scénario se laisse même tenter par l’idée d’une contagion de la crise sur un autre couple), mais une fois la (bonne) idée de départ déployée, le film tourne en rond et la vacuité de son propos se fait de plus en plus criante. Un film de mise en scène, mais rien de plus.
Ce drame se construit en cinq parties rythmées par Vivaldi et des paysages enneigés symboliques pour illustrer l'incursion du malaise dans une famille banale suite à la lâcheté soudaine du père. Le mal-être indicible s'exprime évidemment au troisième jour, poussant le couple d'amis à adopter le questionnement attendu du spectateur: "qu'aurais-je/tu fait?" sans atteindre la seule libertaire du film, épanouie en-dehors des canons traditionnels et surtout d'une aura masculine protectrice -spoiler: elle sera d'ailleurs la seule à rester dans le vertigineux autobus sans qu'il soit indiqué qu'elle ait à le regretter . Au sein d'un récit absolument maîtrisé, fait de sourde tension, la fin spoiler: pourra décevoir puisqu'elle semble ne rien résoudre ni recoudre: le retour apparent au cocon neigeux peut sonner comme une normalisation des rapports ou au contraire comme une lésion inguérissable . Le début d'une thérapie peut-être!
Une fois dit que ce film n'est pas un chef-d’œuvre il n'en reste pas moins qu'il aborde plusieurs pans de notre société avec une certaine jubilation. La lâcheté, mais pas seulementcelle du père est mise en avant. Les amis, la femme, les femmes des amis etc.et même les enfants arrivent à nous sembler antipathiques tant ils sont mal élevés. Et c'est bien là pour moi le sujet du film : "le charme discret de la bourgeoisie". L'argent et la préservation des privilèges ! Les images le montrent par leur faux aspect de vieux films mal montés et d'effets grossiers. L'avalanche en premier qui n'est que le symbole de la catastrophe annoncée mais dont on se remettra parce qu'on ne va pas quitter un si bon niveau de vie pour ça ! Regardez la dernière scène, où tout le monde (où presque) fait preuve de la même lâcheté, abandonnant le car pour se retrouver sur une petite route de montagne, à pied, avec un plan qui nous ramène à Luis Buñuel et au dernier plan (aussi) charme discret de la Bourgeoisie.
Un excellent film suédois sur une famille venu faire du ski en montagne dans les Alpes françaises. La scène de l'avalanche est grandiose , inattendu et très bien faite.
un film à voir pour le sujet qui peut toucher tout le monde et fait réfléchir. Mais pas facile d'accès car la mise en scène est épurée , peu d'action et ça traine en longueur . ...à réserver pour les cinéphiles "patients" . Je l'ai vu principalement parce que j'ai découvert le réalisateur suédois avec SQUARE qui a largement mérité la PALME D OR .
Mortellement ennuyeux !! Pas grand chose de plus à dire... ou comment regarder la même scène en boucle si vous préférez !! C'est pas dur il ne se passe rien !! On assiste à deux ou trois repas qui durent 10 ans, on voit le couple rire, pleurer, skier, se disputer sur le même sujet et voilà tout !! Vite barbant et c'est pas étonnant ! Rarement vu un film qui tourne autant en rond pour ne rien dire
NUL .. longuet - très longuet .. les décors : si vous aimez le blanc... vous êtes servis... Des avalanches, des questions, des re-questions ... des pseudos dialogues interminables .... A FUIR .... ( juste un passage de glisse sur poudreuse extrêmement sympa..... (c'est le seul moment- il ne faut pas le manquer...........!!! ) Je ne mets pas 0 juste pour ce passage !! **
L'idée du film est super. Malheureusement il a du mal à tenir sur la longueur. Pourtant la mise en scène est ultra soignée et joue assez subtilement sur la lumière et les décors aseptisés mais malgré l'idée de départ intéressante il y a plus de forme que de fond...
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3,5
Publiée le 9 septembre 2018
"Snow Therapy", le film qui fit sensation sur la croisette en 2014 (Prix du jury à « Un certain regard ») en rendant cèlèbre Ruben Östlund avant que ce rèalisateur hyper talentueux n'obtienne (contre toute attente) la fameuse Palme d'or en 2017 pour "The Square". Östlund dèveloppe dèjà ce qui constituera le coeur de son cinèma : l'ambiguïtè au coeur de ses hèros! Alors qu'ils sont venus faire du ski dans les Alpes françaises, une avalanche va bouleverser l'èquilibre d'une famille suèdoise en rèvèlant la lâchetè du père de famille! On prend cette avalanche de plein fouet avec un metteur en scène qui marche dans des sphères où peu, encore, ne s'ètait aventurè! Au lieu de ce plaisir sadique filmè dans le cadre olympien de la station de ski des Arcs en Savoie, Östlund s'arrête au contraire très tôt dans ce mècanisme là en dètaillant de manière patiente les petites consèquences sur le couple petit bourgeois! il filme une crise conjugale telle qui l'a voit, avec pour accompagnement, les violons vibrants de l'Hiver de Vivaldi! On rencontre un univers, un malaise, mais surtout toute l'intelligence et la subtilitè, à la fois de la mise en scène et du rècit! Une expèrience que les parents retiendront assurèment avec un final qui remet tout en cause...
Il m'a fallut plus d'1 an pour convaincre mon meilleur ami, le jeune Thomas L., de regarder Snow Therapy. Ce dernier vient enfin de le regarder et j'attends avec impatience de connaître son avis sur cette petite merveille. La question se pose invariablement : comment convaincre ses proches de regarder le long métrage d'un quasi inconnu, Ruben Ostlung,réalisateur suédois fraîchement palmé à Cannes pour son dernier film The Square ? Snow Therapy est le film cérébral quasi-parfait : un sens du cadre inouï, une mise en scène maîtrisée de bout en bout, une réflexion inventive sur les compromissions du couple, les non-dits et les petites lâchetés quotidiennes ... rythmés de plans sublimes où les skieurs évoluent harmonieusement sur des pistes quasi-immaculées. Quasi- parfait, je vous dis. Mais toi, Thomas, comment as tu trouvé ce film ?
Un film qui aborde des sujet intéressants,quelle serait notre réaction face à un danger de mort?qu'avons nous vraiment dans les tripes derrière les apparences sociales?Notre instinct face à une situation rapide et périlleuse est il un reflet déterminant sur la personne qu'on est en situation normale?Toutes ces questions sont très intéressantes et Snow Therapy apportes certaines scènes qui pose le débat et captives pas mal.Mais tout de même dans l'ensemble c'est long, bien trop long, et les plans fixes sont utilisés à l'excès,2h tout de même!Ça méritait pas d'être autant étiré et ça aurait vraiment gagné d'être écourté pour le contenu qui contient.Donc non pas convaincu par la réalisation de ce Snow Therapy 2/5
film à caractère psychologique. Un couple va mal, suite à un évènement où le père s'est montré plutôt lâche devant sa femme et ses enfants. Le thème du film n'est pas inintéressant, de même que la réalisation n'est pas sans qualité, bien qu'il y ait quand même des longueurs et des incohérences. Une station de sport d'hiver presque vide (où sont les autres ?), un évènement filmé par un smartphone (comment ?), faire du ski en plein brouillard avec enfants, un transport en car débile... Tout ça sent le préfabriqué pour exposer une thèse, ce qui fait qu'on ne croit pas beaucoup à cette histoire. C'est le gros défaut du film.
Par le réalisateur qui a obtenu la Palme d'Or lors du dernier Festival de Cannes, je m'attendais à une oeuvre avec plein d'intérêt bien que très lent avec son propos personnel bien à lui, communiquant ou non. Je me suis bien trompé car Snow Therapy ne raconte pratiquement rien, et dès qu'il le fait ce n'est pas subtil. Ce qui aurait pu tenir en un court-métrage de quinze minutes ne tient pas en un film de deux heures. Le film part d'une idée plutôt intéressante mais son déroulement est d'un ennui! La dispute du couple sur l'acte du père durant la fameuse avalanche aurait pu donner des scènes de disputes poignantes et une philosophie sur la nature humaine qui aurait été explorée avec beaucoup d'intérêt, mais il faut attendre une bonne demi-heure après l'incident pour que le film décide enfin de l'aborder dans une scène loin d'être intimiste. Et dès qu'il l'aborde le film se tire une balle dans le pied, il ne laisse aucun doute sur la faute du père dans l'histoire et il est impossible de prendre le parti de la mère puisque celle-ci adopte un comportement de salope du début à la fin. Fin qui aurait pu être à la limite satisfaisante même après une heure de remplissage si il s'en était tenu à la rédemption du père mais non, il faut en plus subir une fin ridiculement grossière où le réalisateur se croit pertinent à inverser les rôles comme si c'était quelque chose qu'il fallait absolument montrer. Du coup c'est ça le constat, on se demande pendant le générique de fin: "A quoi ça a servi ?!"
Neige, manège, malaise. La petite famille parfaite passe ses vacances d’hiver dans une station de ski pour riches. Le truc c’est qu’une famille parfaite, ça n’existe pas. Dont acte. Ici, on dresse le portrait d’un couple qui part en cacahuète (et rentre à pattes). On pointe du doigt la lâcheté ordinaire ou celle dont on peut faire preuve dans les instants extraordinaires. Attendez-vous donc à un certain nombre de scènes peut-être déjà vécues (on ne vous le souhaite pas) : l’engueulade en plein dîner, la mauvaise foi qui empêche tout échange, le malaise du silence, le numéro d’acteur qui surjoue le drame, etc … Mais autant le dire tout de suite, bien peu de comédie dans tout ça. Il y a bien des gags placés ça et là mais ils tombent à plat. Reste la magnifique composition des plans et le questionnement parfois intéressant. C’est déjà ça mais ça n’empêche pas le film d’être un brin longuet si on n’adhère pas au concept ou au propos.