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Charlotte28
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1,0
Publiée le 20 mai 2026
Limpide, la critique vise la société individualiste, indifférente à la misère de son congénère, ainsi que la prégnance d'une apparence de respectabilité, de l'orgueil dû à une renommée favorable (la décoration recherchée par l'épouse), des marqueurs d'une réussite sociale à cocher (le piano inutile). Face à ces éléments amenés sans subtilité mais relativement efficaces trône la figure détestable de Boudu qui semble donner raison à la bourgeoisie dédaigneuse: il ne montre aucune reconnaissance quand on l'aide (la petite fille), se conduit de façon irrespectueuse avec son bienfaiteur, abîme son intérieur, agresse sexuellement sa femme et sa maitresse (mais les femmes aimons être contraintes, c'est connu), se complait dans sa médiocrité, profite de la gentillesse de son hôte tout en le moquant... Quant au dénouement, s'il est censé défendre la libre-pensée voire le choix de la liberté, autant être enchainés à des dogmes moraux de savoir vivre! Une satire qui tombe à l'eau!
Avec Boudu sauvé des eaux, Jean Renoir livre une farce sociale d’une liberté réjouissante, où l’irruption de l’élément anarchique vient fissurer l’ordre bourgeois. La performance de Michel Simon, en clochard indomptable, impose une présence brute qui dynamite les conventions du récit. Renoir joue avec les codes de la comédie pour mieux en détourner les attentes, mais cette désinvolture narrative peut aussi donner une impression de relâchement. Le film avance par élans, privilégiant l’esprit et l’imprévu plutôt qu’une construction rigoureuse. Reste une œuvre iconoclaste et vivante, séduisante par son insolence, mais dont l’irrévérence peut parfois diluer l’impact global.
un pur navet sans intérêt, pénible à mourir, et où toute l'intelligentsia de la critique hexagonale veut nous faire accroire qu'une critique sociale se cache derrière ce néant de dialogue et cet absence totale de drôlerie, ou le fameux Michel Simon devant lequel on est censé se pavoiser et rire d'avance, fait penser a un enfant attardé, qui mérite d'être baffé par ces soit-disant vilain bourgeois, qui baragouinent du pas drôle pendant tout ce très long métrage qui ne méritait certainement pas d'être restauré et sauvé des eaux noires dans lesquelles il aurait mieux fait d'être emporté a tout jamais.
Le film de Jean Renoir est une gentille fable sociale. Gentille au sens de bienveillante, parce que son auteur porte sur les différents protagonistes un regard dénué d'ironie, respectueux des valeurs de chacun. L'originalité du cinéaste est de ne pas avoir cedé à un satire malicieuse ou irrévérencieuse comme pouvait l'y inciter le sujet. L'intrusion d'un clochard, personnage fruste ou primaire au sens où il ne possède aucun savoir-vivre, dans un ménage bourgeois, sème une douce anarchie. Recueilli par un libraire charitable, Boudu (Michel Simon) se heurte aux bonnes manières et convenances (mais également aux nécessités) d'une maison bien tenue, symbolisée par la rigueur stricte de la maitresse de maison, promptement indignée par les écarts de conduite de Boudu. Touchant par son innocence ou exaspérant par ses moeurs de "sauvage", Boudu permet sans doute à Renoir de mesurer le chemin parcouru par le citadin dans sa quête de confort et de superflu. Le propos est amusant et le ton est, bien évidemment à la légèreté. La fin du film, hommage à l'univers impressionniste d'Auguste Renoir -les bords de la Marne- est charmante par son insouciance et sa poésie.
Découverte tardive pour moi de ce qui est considéré comme un classique de Jean Renoir et je dois bien avouer que je n ai pas accroché plus que cela. Je suis passé complètement à côté de la satire sociale et le film ne m a ni amusé, ni ému. Je reconnais tout de même la magnifique interprétation de Michel Simon qui traverse plutôt bien le temps.
« Boudu sauvé des eaux » de Jean Renoir (1932). Boudu (Michel Simon), clochard parisien ayant perdu son chien, se jette dans la Seine mais Mr Lestingois (Charles Granval), libraire, bourgeois aux idées libérales, sera – malgré toute la foule présente sur le pont des Arts - le seul à plonger et à le sauver. Il installe ce SDF chez lui au grand déplaisir de sa bonne Anne-Marie (Séverine Lerczinska) qui est bien sûr sa maîtresse, et de sa femme Emma (Marcelle Hainia). Lestingois cherchera à civiliser Boudu mais ce dernier outrageusement vulgaire, finira par prendre toutes ses aises et par semer le désordre dans la maison en séduisant la bonne et même Mme Lestingois… Pour satisfaire la morale, on décide alors de marier Boudu à la bonne. Les noces se déroulent au bord de la Marne mais la barque des mariés de se renverser et Boudu de disparaître… pour retrouver sa vie d’antan. Comme souvent chez Renoir le théâtre n’est jamais très loin : le film s’ouvre d’ailleurs sur la scène d’un satyre courant après une jeune fille et ensuite les différents « actes » du film sont marqués par la musique : la flûte du voisin ; un air de fifre ; l’orgue de barbarie dans la rue ; le clairon (lorsque Boudu « s’occupe » de Mme Lestingois) ; une valse lors du mariage et à la fin un long coup de sifflet de train comme pour rayer la vie « parisienne » de Boudu avant qu’il ne retrouve sa vie de clochard alors qu’il est devenu riche : « C’est sa destinée, il a repris le fil de l’eau » dira Mr Lestingois. Ce grand film de Jean Renoir qui n’a rien à voir avec le pale remake – réadaptation dit Gérard Jougnot (2005) – comporte cependant une certaine lenteur et quelques lourdeurs : les mimiques et pantomimes de Michel Simon qui en fait souvent trop ; la longueur de la scène du cirage des chaussures ; l’attitude de Mme Lestingois lorsqu’elle voit son mari avec la petite bonne…
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5,0
Publiée le 13 mai 2021
L'un des aspects de tous les films de Jean Renoir que j'ai vu jusqu'à présent (La Règle du jeu, La Grande Illusion et La Bête Humaine) est que certains des moments les plus humoristiques ou théâtraux s'appuient sur un lit total d'humanité. Boudu joué avec un sublime timing comique par Michel Simon est un sans-abri avec un chien noir. Lorsque le chien disparaît il se contente de bouder pendant un certain temps avant de faire le plongeon fatal dans l'eau. Lorsque des bourgeois les Lestingois viennent à son secours et l'hébergent les choses commencent à se gâter. À partir de là Renoir enchaîne la comédies les intermèdes romantiques et les petites envolées fantaisistes qui donnent au film une durée de 80 minutes parfaitement adaptée. Il peut sembler moins fluide que certains des derniers films de Renoir et il ne l'est pas vraiment par moments. Mais Renoir travaille vraiment avec une nouvelle forme avec grâce l'arrivée du son et pourtant sa présence est dans chaque image ce qui le distingue des autres récits de ce genre. La musique est également merveilleuse. C'est le film de Renoir ironiquement le plus court de tous ceux que j'ai vus mais que j'ai aussi le plus hâte de revoir...
Après une longue mise en place surjouée par Michel Simon, on se laisse prendre par le charme désuet de ce conte anarchisant, de ce grand classique qui veut être une pertinente satire de la bourgeoisie et qui n’atteint pas son objectif. Certes le libraire s’envoie la bonne et sa femme est pétrie de principes qu’elle ne respecte pas, mais il risque sa vie pour sauver un clochard de la noyade (à ce propos l’attitude des badauds est excellemment saisie), puis il le recueille et le garde chez lui malgré sa grossièreté, son ingratitude et son absence totale de scrupules. En revanche, j’ai apprécié quelques bonnes répliques et ce Paris de Prévert excellemment filmé.
C'est toujours un plaisir de voir "boudu" adapté au cinéma. Ici les acteurs sont très talentueux. J'ai trouvé en revanche que l'intrigue était un peu longue à se mettre en place. Sinon beau travail de restauration d'un film des années 30.
1/ Pour son quatuor de comédiens, dont Michel Simon ; 2/ Pour le propos libertaire de cette histoire aux apparences légères ; 3/ Pour les plans de Paris, côté St Michel.
un hymne a la liberté,l’insoumission.avec une touche anarchiste et un sacré ton libertin mal vu a l'époque ..boudu serait t'il la continuité du clochard de la fin de la chienne du même renoir .ce qui est étonnant c'est l'age de Michel Simon 37 ans et qui joue les vieillards mieux que personne et .Charles Granval en bourgeois a la vie réglée comme une pendule .la scène ou il redonne l'argent au riche donateur et pour moi une des plus belle dans l'histoire du cinéma
Un clochard sucidaire est sauvé par un bourgeois qui l'accueille chez lui. Une satire piquante signée Jean Renoir, magnifiée par l'interprétation prodigieuse et si touchante de l'immense Michel Simon.
Ce classique de Jean Renoir ne m'a pas plus emballé que cela. Scénario et dialogues sont bien écrits mais ne présentent rien de transcendant. L'humour y est assez lourd et le personnage qui le véhicule, Boudu (incarné par Michel Simon), est insupportable. Dans l'ensemble, "Boud sauvé des eaux" se regarde sans déplaisir mais pour du Renoir, je m'attendais à nettement mieux.
Mais quel deception ce film ! J'attendais un chef-d'œuvre, vif, enlevé, critique sociale, des rires . . . Mais rien ! C'est mauvais, sur-joué et caricatural, un découpage à la tronçonneuse, certaines scènes longues et ch..., d'autres inutiles . . . Ça enfonce des portes ouvertes sans aucun tact. Et la morale plus que douteuse. Du mauvais théâtre mal retranscrit en film. Je ne comprend pas les éloges portés à ce film. Ce n'est pas parce qu'il y a un bon réalisateur avec un bon acteur que ça donne un bon film !