Derniers Avis : Tirez la langue, mademoiselle - Page 7
Tirez la langue, mademoiselle
Note moyenne
2,1
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Dandure
185 abonnés
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1,5
Publiée le 8 septembre 2013
Attention, cet avis contient des spoilers tels que: spoiler: pour une fois, les personnages ne souffrent pas du cancer.
C'est grave docteur ? C'est foutu ma p'auv dame: les lumières sont ternes et froides, les dialogues largement boursouflés, le rythme sous respirateur artificiel et la mise en scène ne réagit pas. Il n'y a plus de vie là-dedans, on débranche. Ca se voulait ancré dans le quotidien et ça sombre dans une banalité assez laide. Ca se voulait doux amer et ça manque de sucre, de sel et de poivre. Il reste bien les actrices et les acteurs pour tenter de réanimer l'ensemble mais non, la pilule ne passe pas.
Moralité: il est des maux nécessaires et des films à oublier.
Il y a quelque chose d'atypique, d'étrange, voire d'excentrique dans ce film dont les deux personnages masculins principaux sont frères, tous deux médecins généralistes, travaillant dans le même cabinet, voyant en consultation les mêmes malades et donc arpentant le même quartier de Paris (en l'occurrence le Chinatown du 13e arrondissement). Il y a peut-être aussi autre chose, de plus caché, mais de non moins important, c'est un réel souci non seulement du malade, mais de l'autre: de la compassion pourrait-on dire, ce qui, après tout, n'est pas si fréquent dans les films. Or voilà que nos deux médecins, Boris et Dimitri, sont appelés une nuit au chevet d'Alice, une petite fille diabétique qui vient de faire un malaise. Sa mère, Judith, travaillant de nuit dans un bar, l'a laissée seule. Boris et Dimitri, bien sûr, finiront par la rencontrer, cette maman qui a les traits charmants de Louise Bourgoin et dont tous deux tomberont amoureux. Il y a des failles chez l'un et chez l'autre, chez Dimitri surtout qui essaie de se guérir de son addiction à l'alcool. Les deux médecins tournent autour de Judith, tentent de la séduire, mais sans rien se dire l'un à l'autre, en tout cas dans un premier temps. Quant à la petite Alice, la malade, elle n'a pas sa langue dans sa poche et elle pose bien des questions. Et le père de la fillette, où est-il, qu'est-il devenu? Judith cédera-t-elle aux avances de Boris ou à celles de Dimitri ou encore se refusera-t-elle à l'un et à l'autre? Toutes ces questions trouveront leurs réponses au fil d'une histoire qui se déroule à la fois avec légéreté et avec gravité. Pas de grands drames dans ce film, mais, comme dans les meilleures comédies, on perçoit un fond de mélancolie. La réalisatrice n'appuie jamais excessivement sur ce qui fait mal, elle sait donner à son film de l'élégance, elle ne dissimule pas les souffrances, mais elle les évoque avec retenue. C'est un film qui suscite beaucoup d'émotion, mais sans jamais être tire-larmes! C'est un film ouvert: ouvert comme ces portes automatiques qui, dans une des nombreuses belles scènes qui l'émaillent, n'arrivent plus à se refermer. Et nous non plus, spectateurs, nous n'avons guère envie de refermer la porte et de chasser de nos esprits les personnages curieux et attachants que ce film nous a fait découvrir. 8/10
Grosse déception mais qui devient fréquente avec ces petits films si appliqués qu'on dirait des exercices de débutants. Suite de plans pour situer les personnages rapidement dans leur atmosphère, du coup on a tout de suite l'impression qu'il ne se passera rien ou presque (et c'est d'ailleurs le cas) mais que le film est, pour reprendre l'expression consacrée, "ailleurs", dans les non dits, le mélange des tons (ni drôle ni triste), la "présence" d'un décor qui doit dire la vérité des êtres. Que tout cela est ennuyeux! et aussi pour faire genre, on invente des personnages peu crédibles, deux Dupont et Dupont, clowns tristes, nostalgiques qui bien sûr s'accrochent à la lumière rouge du chaperon qui passe; on nous les montre sérieux et généreux (le contraire des affreux méchants loups d'aujourd'hui). Pourquoi tombent-ils amoureux de la même femme? pour sortir de cette adolescence qu'ils prolongent à deux? même cette petite piste n'est pas suivie. Par pitié, faites nous des films qui racontent, qui font rêver, réfléchir, qui émeuvent (inspirez vous de bons livres par exemple) et ne croyez pas que vous êtes cinéaste parce que vous filmez (comme le symbole est lourd) une porte automatique qui s'ouvre et se ferme plusieurs fois sur celui des frères qui n'emportera pas la timbale!
Un scénario absolument pas crédible pour une histoire sans grand intérêt et avec beaucoup de lenteurs ... une fin "tout est (presque) pour le mieux dans le meilleur des mondes" franchement moyenne. Néanmoins, quelques passages plus émouvants ou plus drôles qui auraient mérité d'être davantage creusés, mais dans l'ensemble, ce (télé-?!)film déçoit ...
trés bonne surprise, film aboutit, avec 3 supers acteurs. Cela fait un peu penser à du Truffaut. Le cinema français qui me plait, bien du début à la fin
La très jolie affiche de "Tirez la langue, mademoiselle" est sensée attirer le spectateur vers l'histoire de deux frères médecins amoureux de la même femme. Disons d'emblée c'est quand même un film raté mais quelque part sympathique. La colonne "ratés" est très longue : - Un scénario accumulant des situations improbables comme la pratique en doublette des deux frères médecins ou une soupe partagée à 6 heures du mat' dans un restaurant chinois bondé (mais je ne suis pas parisien et je ne connais pas les coutumes du 13 ème arrondissement). Et je peux en citer d'autres comme la consultation sans ausculter le patient vomissant pourtant tripes et boyaux ou les nombreuses rencontres dues au hasard qui font avancer l'histoire de façon romanesque mais à la façon roman de gare du début du siècle dernier. (C'est dingue comme Paris est parfois un petit village, où l'on rencontre toujours les mêmes personnes surtout si celles-ci nécessaires au scénario...) - Des dialogues lourdingues, très appuyés ou un peu décalés, placés sans finesse au hasard d'une scène. - Des comédiens pas très bons (surtout les seconds rôles). - Une symbolique lourdement cinématographique, un peu obscure, qui n'apporte pas grand chose à l'histoire, sauf à ce que le spectateur se demande pourquoi toutes ces portes qui s'ouvrent, se referment, se rouvrent, inlassablement durant tout le film ? Ou quand elle est évidente, en devient sursignifiante comme tous ces rideaux ou stores vénitiens qui montrent bien l'enfermement amoureux, familial dans lequel vivent les deux médecins. Je ne parlerai pas de la doublette des médecins ( en fait une seule et même personne ? ) mais je pourrai ajouter aussi le choix de la palette des couleurs pour chaque personnage. A Louise Bourgoin et sa fille, le rouge de la passion et du désir et aux deux frères, les tons froids dans les bleus/gris/verts. Mais à l'oeil, ce parti-pris est plutôt joli et réussi. Cependant, malgré ces défauts, nombreux, qui viennent avec acharnement gêner la crédibilité du propos, j'ai éprouvé un certain attachement à ces personnages, surtout avec celui de Boris, interprété par Cédric Kahn, pourtant moyennement à l'aise dans son rôle. La fin sur le blog
Décevant, attirée par les critiques positives, je me suis vraiment ennuyée. Trop de lenteurs qui ne font pas écho, trop de longueurs sur le quartier chinois de Paris, ce fin ne dégage aucune énergie mais une sorte d'enlisement, limite déprimée en sortant. Je suis restée pour Paula Denis nature, sympa, pour la lumière du visage de Louise Bourgoin et un peu pour Cédric Kahn.
"La Famille Wolberg" (2009) sentait l'exercice de style laborieux, louchant du côté de Rohmer (vaguement). Déjà, un fossé entre la critique "pro" alors (moyenne de 3,4 étoiles - dont le 5 étoiles obligatoire des "Inrocks", la réalisatrice étant critique cinéma au magazine en temps ordinaire) et la critique "spectateurs" (moyenne de 1,9). 48.930 entrées salle. En dépit de la présence de François Damiens (à contre emploi) et surtout de la lumineuse Valérie Benguigui (qui vient de disparaître prématurément). Sans préjuger de la moyenne finale "spectateurs", on peut envisager le même écart/moyenne "pros" (3,6 étoiles - avec "seulement" 4 étoiles des "Inrocks"..). Un des "avantages" du premier "long" d'Axelle Roppert ("La Famille Wolberg") est qu'il était court : 1 h 20. La scénariste/dialoguiste/réalisatrice est ici plus en verve : 1 h 42, pour ce "Tirez la langue, Mademoiselle". Hélas ! L'idée la plus originale (un médecin de quartier à 2 visages, parce qu'à 2 personnalités) n'est qu'effleurée, pour se perdre en cours de route, l'histoire se terminant dans le plus banal des sirops, façon "romance". L'objet de la passion (mal amenée, mal traitée, mal finie) du Dr (ou des Drs) Boris/Dimitri Pizarnik est à l'écran Louise Bourgoin, qui n'a rien à proposer que son joli minois, et 2 ou 3 poses. Comme à son ordinaire. Résultat : son personnage de "Judith" n'a pas le début de la moindre consistance. Cédric Kahn ("Boris") joue mal (c'est un réalisateur, pas un acteur). La gamine qui joue le rôle d'Alice, la fille de Judith, joue encore plus mal. On peut aussi signaler, encore un degré en-dessous dans le pitoyable, le garçon jouant "Kay", un des patients du (des) médecin(s). Ce n'est plus de l'ordre du jeu décalé à la Léaud chez Truffaut, mais de l'ordre de l'amateurisme gratuit ! Reste (heureusement) un vrai comédien, Laurent Stocker ("Dimitri"). Les "2 étoiles" sont pour lui (et un tout petit peu pour l'amorce de quelque chose, qu'on ne voit malheureusement jamais prendre corps).
Ce film est une histoire d'amourS : amour entre 2 frères tout d'abord ,amour passion , amour mère/fille , amour perdu (entre "ex") . Avec cela Axelle Ropert construit un scénario qui certes comporte quelques faiblesses (au début surtout le film peine à démarrer, et quelques scènes de transition filmées dans le 13ème sont d'un intérêt douteux) mais qui a le mérite d'être original. On peux s''interroger sur le vrai sens du film : les 2 frères ne seraient-ils qu'une seule personne avec 2 facettes de personnalité ? si c'est le cas cela prend un tout autre sens ... surtout sur l'interprétation que l'on donnera à la fin du film ? Bref un bon film français. Bien sur si vous recherchez de l'action, des supers héros qui doivent sauver l'Amérique, ou une intrigue à la Hitchcock n'allez pas voir ce film !
Encore un excellent exemple que les critiques presses ne sont pas du tout en phase avec les critiques spectateurs. La seule grande qualité de ce film réside dans sa musique qui est un vrai délice pour l'oreille et qui tente de nous immerger dans le long-métrage sans succès. En effet, rien ne intéresse, le scénario est complètement ennuyeux, on souffre pendant de longues minutes et l'envie de quitter la salle nous prend très rapidement. Un casting sans intérêt, on a l'impression que le rôle sort d'une pochette surprise tellement le jeu d'acteurs est moyen voire nul. Personne ne semble sortir du lot que ce soit Louise Bourgoin ( qui aurait mieux fait de rester à Canal+ ), Laurent Stocker ou Cédric Kahn. Les décors parisiens sont moches, filmer des lieux de Paris comme ceux du film alors que la diversité des décors de la capitale est importante. Le film est vraiment une grande déception, ne vous fiez surtout pas aux critiques presses, un film français que l'on conseille pour rien au monde.
Un petit film bourré de charme et très sympathique. Peu importe les quelques incohérences qu'il peut y avoir, on se laisse prendre par cette histoire agréable.