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Kouto
29 abonnés
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2,5
Publiée le 16 août 2025
Une comédie dramatique qui fait preuve de beaucoup de pudeur et de bienveillance envers ses personnages en revisitant l’éternel triangle amoureux où deux frères médecins inséparables tombent amoureux de la même femme incarnée par la solaire Louise Bourgoin, véritable étoile du film qui l’éclaire tant par sa fragilité que sa sensibilité. Si on passera volontiers sur les grosses maladresses du film, on regrettera bien davantage l’absence totale de sens de la mise en scène malgré la qualité de l’écriture.
J'ai trouvé beaucoup à redire sur ce film, qui m'a laissé sur une impression très étrange.
L'image est assez moche, certains plans tremblent pour rien, le cadre semblant vouloir dire quelque chose assez grossièrement.
Le scénario est décousu, très peu crédible.
On dirait que les acteurs se battent avec une histoire sans queue ni tête, des répliques qui débarquent de nulle part.
Bref, l'impression générale est un gloubiboulga assez vide au final. Ou je suis passé à côté de quelque chose, mais ce n'est pas aidé en tout cas par un montage mal foutu.
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3,5
Publiée le 1 septembre 2020
J'ai tout de suite été charmé par Tirez la langue, mademoiselle. Boris et Dimitri s'aiment et se respectent et nous en apprenons plus au fur et à mesure que le film progresse bien que le mystère demeure. Boris est qualifié d'athlète raté par un autre personnage mais on ne sait jamais de quelle manière il a échoué et dans quel sport. Dimitri se dit alcoolique visiblement en convalescence car on ne le voit jamais sous l'influence. Il assiste aux réunions des Alcooliques Anonymes. Dimitri est plus facile à vivre que Boris. Nous apprenons également leur relation chaleureuse avec leur mère. Tous deux sont les médecins d'Alice (Alice souffre de diabète). S'il faut faire des comparaisons on pense aux œuvres d'Eric Rohmer. Mais les personnages ici sont beaucoup moins froids et calculateurs que dans les films de Rohmer. Il y a peu de manipulation et le véritable amour est présent. Les personnages surtout les deux frères répondent rarement comme on s'y attend comme dans la vraie vie. L'intrigue fait tomber les deux frères amoureux de la même femme. Elle choisit sans raison apparente l'un des deux. Un charme improbable semble la meilleure façon de résumer ce film. Tirez La Langue, Mademoiselle est un bon film sans plus...
Louise Bourgoin habituellement si solaire, sensuelle et charismatique est ici totalement éteinte dans un rôle sans grande consistance dans un film extrêmement fade, sans grand intérêt et particulièrement mal joué par la plupart des protagonistes. L'histoire en elle même, outre sa platitude, est peu crédible avec des personnages sans grand caractère et qui n'ont que peu d'histoire eux même. Une cruelle déception pour les amateurs des talents de comédienne de Louise Bourgoin. Je ne connais pas le box office de ce film mais je me demande vraiment qui il peut intéresser.
Fade et d'une platitude consternante, ce film est plus proche de l'ennui total que du film sensible et intelligent. Louis Bourgoin est bien mais Cédric Kahn et Laurent Stocker ne m'ont pas convaincue. Une perte de temps, assurément.
Je ne comprends pas les critiques élogieuses sur ce film. Pour la presse, ça se conçoit, la réalisatrice était critique avant ; elle doit avoir pas mal de copains. Dialogues balourds qui sonnent faux, situations qui sonnent faux aussi (des consultations à deux médecins, sérieusement ?), même la lenteur du rythme sonne faux. C'est calculé, apprêté, et surtout, c'est bien creux.
Je ne comprends pas pourquoi les commentaires sur ce film sont parfois aussi désagréables. Certes le fait que deux médecins consultent ensemble est en soi peu crédible. Mais hormis cela, je trouve l'histoire plutôt touchante et les acteurs plutôt bons, de la petite fille Alice à Louise Bourgoin. Évidemment ce n'est pas un film à grand spectacle ni une comédie. Il ne faut donc pas s'attendre à s'émerveiller ni à s'esclaffer. Je trouve la réalisation tout à fait correcte, je ne vois pas ce qu'on à à redire de ce côté là. Ce film est émouvant et fait passer un moment peut-être un peu triste mais qui fait réfléchir et pose un regard mélancolique sur la vie et sur les gens (ne pas oublier qu'on y croise des malades, donc c'est normal). ça change de la violence et de la perversité sans cesse présentes dans les films US que j'ai personnellement du mal à supporter, ou de la crétinerie de certaines comédies françaises.
Quel film décousu et sans saveur! C'est fade, ennuyeux, cliché, mal joué. Une torture à regarder. Quel drôle de scénario, pas du tout crédible cette histoire de deux frères médecins qui exercent en même temps dans le même cabinet, qui font tous deux vieux garçons poussiéreux sans sex appeal ni familiarité (ils sont censés être frères?). Le casting est on ne peut plus incohérent. Aucune harmonie entre les différents protagonistes, toutes les combinaisons font tâche. Louise Bourgoin joue dans un registre un peu déjà vu, avale les mots et fait vulgaire en femme mi cas-soc' mi-sexy. On y croit pas une seule seconde, pas d'émotion, pas d'humour ni de poésie. Le son est tellement mauvais qu'on ne comprend pas tout. Tous les seconds rôles sont exaspérants, et sonnent dramatiquement faux: la fille diabétique apathique, le patient épileptique qui mâche ses mots et dort debout, l'assistante médicale caricaturale etc... on ne croit en rien, c'est tiré par les cheveux, cucul et d'un ennui profond. Tout fait factice. J'avais lu les mauvaises critiques mais le film me faisait quand même envie donc j'ai emprunté le DVD en faisait fi de celles-ci. Malheureusement c'est bien vrai, ce film est absolument vide d'intérêt.
Au bout de 3 minutes, on entend "Hang On To A Dream", la plus belle chanson jamais écrite et chantée (par Tim Hardin) et on se dit : ce film est forcément bon. Et puis on voit deux docteurs faisant ensemble une consultation chez des patients : pas franchement plausible. Et puis, ça traine et on s'ennuie et on s'endort, histoire, peut-être, d'aller retrouver le rêve évoqué dans la chanson.
Tirez La Langue, Mademoiselle est un bon film. Une délicate chronique sur la mélancolie où la réalisatrice filme pour son deuxième long métrage un triangle amoureux sensible et stylisé dans le Chinatown parisien composé de deux frères médecins face à une mère célibataire qui élève sa fille atteinte de diabète. De belles scènes composent ce film dans ce quartier chinois avec un passage très sympathique dans un restaurant du même type notamment. Pas de bande son à déclarer car elle n’est pas beaucoup présente mais lorsqu’elle se fait remarquer apporte une belle touche de sensibilité avec des musiques un peu à part mais vraiment sympathiques notamment le titre Mon Dieu, Mon Amour de Barbara Carlotti. La cinéaste Axelle Ropert nous signe dans le paysage du jeune cinéma français une jolie comédie dramatique avec une superbe réalisation et mise en scène avec un côté très visuel et capte notre attention dans de délicates tonalités de bleu et de rouge, les émois de cet atypique et attachant trio composé des excellents Cédric Kahn, Laurent Stocker et la très belle Louise Bourgoin. Mademoiselle, quelle jolie surprise que ce film, qui ne nous fait pas tirer la langue. Ma note : 7/10 !
Un très mauvais film ! Mal joué la plupart du temps, aux dialogues insipides, aux situations provoquées, sans lien, pas du tout crédible. De plus, le début, très lent, in medias res, perd dès le départ les spectateurs car la réalisatrice ne prend pas le temps de suffisamment présenter les personnages. Enfin, il aurait été intéressant que le scénariste se renseigne un peu sur le quotidien d'un médecin pour que le film ait l'air moins tiré par les cheveux
À la vision du second long-métrage d'Axelle Ropert, il est inévitable de penser au modèle truffaldien. "Tirez la langue, mademoiselle" regroupe en effet les caractéristiques du cinéaste de la Nouvelle Vague, à savoir un trio amoureux problématique, un équilibre très juste entre tendresse et cruauté et une façon d'exprimer les sentiments qui passe plus par la parole que par les gestes. Si le film, malgré quelques problèmes de montage (en effet, quelques scènes sont superflues), est aussi attachant, c'est parce que le regard de la cinéaste sur ses personnages est bienveillant. Mais une bienveillance qui ne s'apparente non pas à de la naïveté mais, au contraire, à une lucidité franche, poignante et criante de vérité. Lier les personnages, les faire s'aimer mais aussi les contraindre à faire des choix, ne pas leur faire échapper à une certaine complexité, c'est le parti pris de Ropert. Ainsi, quand les deux frères médecins, très proches bien qu'incontestablement différents, s’aperçoivent qu'ils aiment la même femme, la complicité qui les unis est questionnée sans toutefois que l'amour que leur porte la cinéaste soit, lui, remis en cause. Magnifiquement écrit, le film ne souffre que de brèves longueurs, et doit sa poésie à une mise en scène délicate et malicieuse, qui digère parfaitement des références a priori écrasantes, et à une interprétation globale époustouflante (principalement le quatuor composé par Louise Bourgoin , Cédric Kahn, Laurent Stocker et Paula Denis). "Tirez la langue, mademoiselle" réussit donc à traiter le sujet bien connu du trio amoureux, parce qu'un œil nouveau, sensible et forcément rafraîchissant l'a pris en charge avec une forte implication.