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2,0
Publiée le 25 octobre 2020
Rassemblez des membres d'une famille aisée qui se sont séparés avec l'argent de papa l'altruiste, la bonne fille, l'indépendante, l'artiste, le paresseux, le narcissique autour des funérailles de papa ajoutez un sommeil pas cher avec la femme de chambre, une relation incestueuse demi-frère et sœur, une sœur et un complot suicide et vous avez assez de matériel pour durer 1h45. Le problème est que rien ne vous oblige jamais à vous soucier des personnages donc 1 heure après le début du film et après avoir tout compris et abandonné l'histoire dépassant la deuxième vitesse vous commencez à deviner ce que tous le monde fera. Donnez un drame sous-jacent similaire à un génie comme Denis Villeneuve et vous avez une histoire qui vous troublera pendant des jours. Donnez-le aux consultants de scénario à temps partiel qui a écrit le scénario de Rock the Casbah et vous obtenez un épisode concentré magnifiquement tourné des Feux de l'amour. C'est dommage quand on pense que toutes ces ressources auraient pu être mises à profit...
Un beau film de famille avec de nombreux secrets, beaucoup de caractère, un peu de romance, d'humour et de joie, les actrices sont toutes magnifiques ! On a plaisir à retrouver le défunt Omar Sharif, justement en défunt... Le tout avec peu d'ombre et beaucoup de soleil, un scénario bien travaillé, un moment agréable mêlé d'humanité débordante.
Avec ce film Laïla Marrakchi, réalisatrice de l’excellent ''Marock'', nous emmène dans une réunion familiale prélude aux règlements de comptes. Ici, à la mort du patriarche, les filles (puisqu'il meurt sans héritier mâle) se réunissent et se confrontent, et ce, notamment à cause de la dernière qui partit vivre à New York a plus ou moins rejeté toutes les traditions marocaines. Le film est une tragicomédie qui fait le point sur la situation de la femme dans le plus occidental (géographiquement !) des pays du Maghreb. Avec la mort du père c'est une époque qui se clôt où la femme était totalement soumise à l'homme, pour laisser place à une lente évolution de mœurs qui s'est même inscrite dans la loi. C'est assez captivant et enchaîne moments émouvants et comiques quand ces trois sœurs si différentes se confrontent sur leur vie et leurs espoirs respectifs. Le scénario a parfois tendance à trop de faire militant et didactique quand les jeunes femmes parlent de la situation féminine au Maroc pour que cela sonne naturel, mais pas suffisamment pour qu'il ne soit pas intéressant. L'interprétation fait forcément la part belle aux femmes qui à travers ces trois générations décortique la lente évolution de la conscience féministe dans une société à la fois très religieuse et pourtant souvent hypocrite. Une belle œuvre qui même trois ans après sa sortie reste encore d'actualité. À voir sans hésitation.
Le film se laisse voir mais je suis un peu déçue du dénouement rapide. Les personnages sont trop stéréotypés. Dommage qu'on n'ait pas plus creusé leurs personnalités.
Rock the casbah mérite largement d être visionné il s agit d un beau film touchant et drôle.
Le scénario devient de plus en plus intéressant au fur et à mesure de l histoire . Même si les personnages sont des le départ trop excessif dans leur jeu et leur façon d être cela n empêche pas ces derniers d être intéressant chaque figure féminine à son propre style . L ensemble repose un règlement de compte familial qui part dans tous les sens entre amour jalousie rivalité fraternité défauts envie passé enfance .....dans un tanger qui s émancipé tous comme ces femmes qui vient avec leur temps et qui s opposent à leur tradition du silence de la femme en retrait par rapport à l homme ... Le film est drôle et les rapports humains sont intéressant ainsi que des répliques efficaces pourtant la gravité avec la quelle le sujet est traité le dessert totalement il aurait mérité d être vu d une façon plus légère mais le film reste très agréable à voir
ça démarre plutôt bien (scène de la toilette mortuaire assez marrante), ça se poursuit piano piano avec quelques scènes qui ressortent du lot - les meilleures étant celles où les soeurs s'envoient des vacheries, presque un Festen marocain... et puis ça vire irrémédiablement au gnangnan sur la fin, à laquelle d'ailleurs on ne croit absolument pas. Interprétation inégale (Nadine Labaki et Hiam Abbass sont très bien). Bon au vrai moi je voulais surtout voir le film israélien homonyme mais les courants du torrent réservent parfois quelques surpises...
Bien mais pas top! Le film se regarde facilement, il y a du rythme, les interprètes plutôt convaincants et on se laisse prendre à cette histoire de famille qui règle ses comptes lors des funérailles du père que l'on voit à plusieurs moments nous pondre quelques paroles que je n'ai pas trouvé vraiment indispensables mais bon, elles ne gênent pas non plus. J'ai apprécié cette lente progression de l'histoire de cette famille, qui a son lot de non dits et qui vont éclaté lors de ces 3 jours de deuil. Malgré cela, malgré une mise en scène agréable, une très belle photo et une bonne interprétation, l'histoire de cette famille aisée ne m'a pas ému autant que je n'aurais aimé, j'ai trouvé difficile de s'émouvoir sur le sort d' une famille dont les conditions de vie sont loin d'être difficiles voire même privilégiées... Mais ce n'est qu'un avis personnel. D'autres pourront trouver cette histoire de famille tout aussi touchante que n'importe quelle autre, et qu'il n'est pas indispensable de montrer de la pauvreté pour émouvoir... Chacun son point de vue.
un film choral dans le milieu bourgeois marocain. Lors de l'enterrement du patriarche, les veilles histoires, les rancœurs, les secrets, les hostilités ressortent au grand jour et fragilisent cette famille . On y voit pendant la première partie du film (plus lente les traditions musulmanes pour l'enterrement des défunts, moment du film intéressant mais où l'on se sent un peu balloté , on ne comprends pas l'histoire, puis l'on enchaine avec la seconde partie où les protagonistes explosent et là l'histoire et ses secrets nous sont dévoilés. on voit également un cinéma féminin engagé dans la cause des femmes
Le titre "Les charmes peu discrets de la bourgeoisie marocaine" correspondrait mieux que ce Rock the casbah sans lien avec le sujet. Laïla Marrakchi a voulu défendre le sort des femmes... bourgeoises dans ce film sirupeux bourré de clichés. Quand elles sont jeunes, elles veulent aller en boîte, plus tard elles se font refaire la poitrine et, pour devenir comédiennes, elles doivent quitter le pays et ensuite elles veulent hériter de la fortune familiale. Du sort de l'immense majorité des femmes marocaines, nous ne saurons rien, en particulier de celles qui triment pour des salaires de misère pour que les héroines du film étalent leurs états d'âme dans un luxueux palais, collectionnent les voitures de luxe et se fassent servir par des domestiques. Car les femmes qu'on nous montre ne s'en tirent tout de même pas si mal. Ce discours pseudo féministe lourdingue est assaisonné d'une sauce qui évoque les mélos du 19ème siècle, à savoir que le père a fait un enfant à la bonne qui est tombé amoureux de sa soeur... Mais tout se termine dans la guimauve. Une comédie corrosive sur ce milieu de privilégié(e)s égoïstes, à la manière d'un Dino Risi, aurait la bienvenue. On en est fort loin avec cette bleuette complaisante, maladroite et insipide.
En voilà une prouesse : réunir Lubna Azabal, Hiam Abass et Nadine Labaki pour un résultat aussi décevant. Se passer de la noirceur, du sens tragique de Lubna Azabal pour lui faire jouer un rôle sans nuance, quel gâchis! Comment manquer de finesse à ce point?
Après » Cheba Louisa », « Rock the casbah » pédale lui aussi dans la semoule. On se croirait au club Méd : tout se passe dans des cadres idylliques, de belles villas guindées ou du thé à la menthe - cliché de l’imagerie occidentale-coule à flot. Surtout aucun répit, pas de haut ni de bas, il faut toujours que les échanges soient vifs ou qu’un scandale éclate, et finalement pas de temps mort ou plutôt si : un seul, tout le film...
Après nous avoir raconté sa vie pleine de trous dans son précédent film (difficile de nier le caractère autobiographique de MaRock) Laïla Marrakchi persiste et signe dans sa connerie de vouloir à tout prix nous décrire son nombril, persuadée que les perversions de l'élite Marocaine à laquelle elle appartient, sont suffisamment intrigantes pour en faire un film censé dénoncer je ne sais quelle problématique sociale si chère à nos tartuffes Parisiens (la sempiternelle lutte du "modernisme" salvateur contre l'obscurantisme religieux
Financé en partie par le type dont elle récure le manche (en tout cas, c'est sûr qu'elle a couché avec le producteur!) Rock the Casbah est d'une nullité abyssale, d'une vacuité insondable malgré les tonnes de circonvolutions d'un film n'ayant en réalité rien à dire, misant toute sa superficialité dans un registre faussement iconoclaste (l'érection du défunt dès les premières minutes) n'attestant au final que de la schizophrénie d'une réalisatrice dont la propension à déféquer sur sa propre culture tout en s'en faisant l'ambassadrice (le soin apporté à une 'imagerie très carte postale) a de quoi rendre dingue même le plus retourné des fous à l'instar du personnage de Sofia, actrice à la manque obligée de jouer les terroristes d'Al Qaïda à Hollywood (mais non, moi aussi je suis une pétasse! Ouf, ils ont les mêmes tapineuses au Maroc!
En cela, quoi de plus normal que de retrouver dans la distribution les mêmes tronches acquises à la "cause", des actrices venant d'horizons différents (Maroc, Liban, Israël...) mais Ô combien "soumises" à la loi du marché, dont Nadine Labaki toujours abonnée à son rôle de pouffe vénale malheureuse en amour, le tout dans un parfait Français s'il vous plait (sûrement le fait de l'universalisme "Ripoublicain"
C'est donc pour le moins stupéfait qu'on assiste à cette pitoyable expression de bassesse humaine, dont le paradoxe est tel qu'il tente de nous faire méditer sur la mort d'un personnage (Omar Quarté quinté plus Sharif) révéré par tous mais spoiler: se révélant au final n'être qu'une ordure, dont la perversion a tout simplement poussée sa fille à se suicider, cette dernière n'étant rien de moins qu'enceinte de son propre frère (même si le vrai crime dans tout ça demeure le fait qu'il vivait avec deux femmes, la légitime et la bonne! Ah polygamie quand tu nous tiens!) offrant un final pour le moins stupéfiant d'aberration, tout ce beau monde riant aux éclats devant les films super 8 du défunt patriarche queutard.
A se demander si en vérité, en plus d'être des crevures finies, cette caste de tordus ne souffre pas au final de ne pas se faire adouber par la masse dans son infamie...
L'action du film « Rock The Casbah » se déroule à Tanger, dans la grande maison familiale où tous les membres d'une famille marocaine se réunissent pour l'enterrement du grand père. Le film est décomposé en 3 parties représentant les 3 journées de deuil comme le veut la tradition musulmane. Entre les retrouvailles et les tensions familiales, chaque journée est rythmée avec les règlements de compte et jalousies des filles du défunt et son lot de secrets de famille révélés au grand jour. Le film est plutôt réussi même si il n'est pas dénué de quelques défauts comme les clichés sur les personnages (la marocaine qui fait carrière dans le cinéma américain pour jouer une terroriste kamikaze entre autres) et un léger manque de rythme au début du film. Rock The Casbah est une bonne comédie dramatique qui plus est se déroule dans un magnifique pays qu’est le Maroc. A noter les apparitions pleines de poésie d'Omar Sharif, toujours très en forme et charismatique pour son âge.
"Rock the Casbah" est décomplexant pour un film en provenance des pays arabes comme peu on voit même si ces dernières années, la tendance s'amplifie. Une riche famille marocaine se retrouve après la mort subite du patriarche et c'est l'heure des règlements des comptes entre la mère et les trois filles. Rythmé par les nombreux coups de gueules dus surtout par la plus jeune des filles partie faire carrière d'actrice aux États-Unis et a donc tourner le dos à sa famille. Réalisé par une femme, Laîla Marrakchi, ces charmantes actrices nous offrent de bons moments marrants. "Rock the Casbah" jongle entre humour et drame humain et la spontanéité des actrices charme ce film dépourvu de défauts de construction et d'un manque de profondeur chez les hommes. Sans polémiquer, la situation sensible des femmes dans les pays musulmans est encore mis en avant et on voit le contraste de notre époque et les mentalités des hommes et des femmes avec l'interprétation du Coran. Un film décomplexé qui ne s’empêche pas d'occidentaliser ces interprètes. A conseiller pour un bon moment de détente !!
J'avais beaucoup aimé le premier long-métrage de Laïla Marrakchi ("Marock"), qui malgré quelques faiblesses, portait un regard tendre et original sur la jeunesse aisée de Casablanca. Avec le nouveau film de Marrakchi, on quitte Casa pour Tanger, mais on reste dans la haute bourgeoisie marocaine, avec une famille en crise contrainte de se réunir pendant trois jours suite au décès du patriarche, qui ne laisse derrière lui que des héritières. Un film de femmes donc, qui explore avec un ton décalé les dysfonctionnements de la société marocaine, en particulier quant à la condition féminine.
Mais "Rock the casbah" (2013) est aussi et surtout une chronique familiale, puisque nombre de vérités et secrets de famille vont surgir lors de ce week-end partagé. Ressentiments, jalousies et règlements de compte seront ainsi au programme... Et c'est là que le bât blesse quelque peu : les personnages sont caricaturaux, les situations extrêmes, les dialogues outranciers ; bref, Laïla Marrakchi a maladroitement voulu en faire trop, ce qui nuit à la vraisemblance de son récit.
Malgré ce sérieux bémol, je reste un adepte du style de la réalisatrice marocaine, en particulier de ses choix de comédiennes (Morjana Alaoui, Lubna Azabal, etc), qui font de "Rock the casbah" un joli voyage vers une destination méconnue...