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Gilles D.
9 abonnés
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4,0
Publiée le 27 mai 2016
Très bon film, plutôt novateur malgré le sujet déjà de nombreuses fois abordé. Novateur car sous la forme d'un thriller familial. Novateur également car le regard est porté par le petit fils d'une personne déporté donc par une personne de la generation actuelle. Le casting est flatteur avec une belle découverte en la personne de césar chouraqui qui effectue ici son premier long métrage. Seul bémol peut être : le choix de Richard Berry qui, sans remettre en cause ses qualités d'acteur, m'a paru physiquement difficile à imaginer fils de david wagner et père de Nathan. J'ai découvert le film en avant première à lille avec la présence de césar et Élie chouraqui qui se sont montrés très disponibles. Merci à eux.
Sur une bonne histoire, Elie Chouraqui nous fait un film mièvre et mal interprété. Le plus agaçant est la bande son qui, malgré la 9ème de Beethoven, couvre les dialogues, parasités par les bruits de fond que les preneurs de son français se plaisent à amplifier! Pourrait-on demander aux acteurs d'articuler un peu, et aux preneurs de son de placer les micros convenablement? De plus, dans la plupart des salles de cinéma, la sono est si forte que les amplis saturent, et nos oreilles aussi!
"L'Origine de la violence" adapté du roman de Fabrice Humbert par Élie Chouraqui, n'est guère convaincant... La simple découverte d'une photo au camp de Buchenwald va ici remettre en question la vie d'une famille en l'amenant à affronter ses démons enfouis. Même si le thème du film à la base du roman, peut intéresser, on a du mal à penser que cet homme, prof trentenaire, puisse être aussi chaviré et perturbé au point d'en devenir soudainement aussi transformé, hargneux, violent et incontrôlable comme lors de ce banal fait du quotidien. Cependant dans le cadre de l'étude de la psychologie, l'idée du moment est qu'un traumatisme familial pourrait se transmettre de génération en génération, c'est en tout cas une idée qui a le vent en poupe, même si je reste plus que perplexe à ce sujet ! Pour revenir au film lui-même, on lui reprochera une mise en scène laborieuse et très fabriquée et donc artificielle au possible dont les nombreux flash-backs n'arrangent rien... Aucun des personnages n'est attachant et ne réussit à développer une empathie qui aurait déjà permis une identification et une implication. Le héros est de plus très dans la représentation, en étant filmé plus comme un mannequin (pose et regard étudiés, souvent torse nu devant son écran (!),...), et moins comme un être vraiment bouleversé par ce qu'il découvre, et la petite larme qui coule de temps en temps n'est donc pas trop crédible non plus. C'est d'autant plus regrettable qu'il y avait matière malgré mes réserves déjà énoncées à bâtir un récit poignant où secrets, non-dits auraient eu toute leur importance et leur justification. Les dialogues sont le plus souvent pauvres et n'arrivent pas à rendre ces acteurs captivants... Ce film joue vainement sur des ambiances, des mélanges d'époque où souvenirs et regrets débordent des esprits, mais avec tant d'application que cela en devient lourd et maladroit. Élie Chouraqui semble avoir voulu tout mettre dans sa réalisation, comme s'il n'avait pas réussi à faire le tri dans ses idées. La quête de la vérité prend des allures d'enquête quelquefois mais partir d'une photo si lointaine laisse songeur, et les recherches et aides diverses un peu trop faciles et opportunes pour qu'on y adhère naturellement ! Au final, une histoire un peu trop alambiquée, bien que possible, mais dont le traitement à l'écran ne fait que la rendre improbable et fastidieuse. La fin curieusement vient se recoller maladroitement et semble même avoir été ajoutée comme un montage de dernière minute... Un film décevant, qui promettait pourtant !
Bien qu'il n'y ait pas énormément de scènes dures ou très dures, tout étant relatif, il ressort de ce film une grande intensité dramatique. Une quête familiale perturbante. Questions, réponses, malaise, culpabilité, responsabilité. Tous les éléments du genre. Glaçant. A tel point qu'il est même difficile d'en écrire une critique. Juste un peu confus tant que les personnages n'ont pas pris leur réelle place et dimension au fur et à mesure du déroulement et du dénouement de cette quête familiale, à base de fiction mais sur fond dramatiquement historique.
Très beau film sur un secret de famille et des non dits. Les acteurs sont épatants ! Parfois on a du mal à savoir qui est qui car le réalisateur a pris l'option de faire jouer le rôle du grand-père et du petit-fils au même acteur mais avec les décors et les costumes, on finit pr s'y retrouver. Film que je reverrai bien une 2eme fois !
Aurait-on définitivement perdu Elie Chouraqui ? Depuis son excellent film sur les reporters de guerre (« Harrison’s flowers ») sorti il y a plus de quinze ans, le metteur en scène n’a livré que des films mineurs voire ratés entrecoupés de longues périodes de silence radio. Et ce n’est pas cet « Origine de la violence » qui va redorer son blason. Le film, très sérieux dans son sujet, est raté dans les grandes largeurs et frôle parfois dangereusement le ridicule involontaire. Et quand on parle des camps de concentration, du poids du passé et des rapports de filiation, sombrer dans de tels travers est encore plus dommageable.
Si ce n’était que cela (mais c’est déjà malheureusement beaucoup), pourtant non ! L’esthétique du film est terriblement laide et terne. Du générique daté comme jamais à ses mouvements de caméra et choix de décors, tout semble avoir été fait pour ne pas rendre la vision du film plaisante à ses spectateurs. C’est terne et visuellement vraiment triste ; une mise en scène en totale roue libre ! Viennent les dialogues ensuite, pas toujours bien écrits et qui sonnent faux, puis le jeu des acteurs dans les flashbacks. A plusieurs reprises, on se croirait dans un épisode de sitcom et sur un tel sujet, c’est impardonnable. Et que dire la psychologie caricaturale évoquée et surlignée jusqu’à l’excès…
Si la deuxième partie reprend un peu des couleurs et qu’on en vient à s’intéresser très brièvement au fin mot de cette histoire, le naufrage est déjà trop entamé. Les choix incongrus et les incohérences ajoutent au sentiment de déjà-vu de l’ensemble. Dommage car sur un sujet si rebattu, choisir de le traiter par le prisme du drame familial mâtiné de thriller aurait pu être excitant. Mais, las, on ne peut que constater la perte d’un cinéaste autrefois doué. Un film totalement dépassé, suranné et désagréable à regarder qui se prend, comble de l’ironie, beaucoup trop au sérieux. A se demander ce que Michel Bouquet, toujours aussi impérial, est venu faire dans cette galère !
Le sujet : un jeune homme qui se croit issu d'une famille catholique et normande, va découvrir au hasard d'une visite au camp de Buchenwald une photographie qui va le conduire à remettre en question tout ce qu'il sait de lui et de sa famille. L'origine de la violence a été un peu une surprise pour moi dans la mesure où je m'attendais plutôt à un film très "devoir de mémoire" dans le style du Fils de Saül, par exemple. Il y est bien sûr question de la tragédie de la Shoah et de l'horreur des camps de concentration. Cependant, le film m'est surtout apparu comme une belle et triste histoire d'amour, très romanesque, un amour du passé, interdit, ayant fait l'objet d'un lourd secret de famille. C'est du moins ainsi que, personnellement, j'ai ressenti le film. C'est un joli film, intéressant, un peu inégal, un peu compliqué avec tous ses personnages, ce qui nuit parfois à l'intensivité du film en la diluant et quelque sorte. Mais le film m'a tout de même fait passer un moment agréable et j'ai été heureuse d'y voir jouer Richard Berry et Didier Bezace, deux acteurs que j'apprécie beaucoup, quoique leurs rôles dans ce film ne soient pas de premier plan.
le pire du pire du pire du cinéma, en pire... je sais pas si j'arrive à exprimer le sentiment inspiré par ce machin, après 20 minutes de projection (ensuite j'ai gagné la sortie en courant)... à éviter, sous aucun prétexte !