The Smell of Us
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84 critiques spectateurs

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benoit_9715
benoit_9715

10 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2015
Choquant !

The Smell of Us reste incontestablement un des films qui m'aura le plus marqué. Il aborde le milieu d'une jeunesse parisienne dépravée, névrosée, fatiguée de vivre... prisonnière. Des gosses cumulant les excès pour divers raisons. C'est tout aussi fascinant qu’effrayant, excitant que triste.

Chapeau bas aux acteurs ! Réussir à jouer ainsi une dépravation de chaque instant, une douleur continue, palpable mais inatteignable. Un manque constant de je ne sais quoi, est remarquable. Lucas Ionesco, héros ou anti héros on ne sait pas trop, brille par la palette d'émotions qu'il arrive a dégager. Ce qui choque n'est pas en soit telle ou telle scène, mais le cruel réalisme de chacune d'entre elles. Larry Clarck augmente cet effet en les faisant se succéder sous différents supports. Le malaise est sans cesse présent. On se demande au final si cela est réellement arrivé ? Que ça n'a pas pu sortir de l'esprit du réalisateur comme ça... 4 étoiles pour le bouleversement provoqué.

Âme sensible s'abstenir... Âme préparée idem ! On ne ressort pas indemne de The Smell of Us !
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 23 janvier 2015
Le sulfureux Larry Clark revient pour un nouveau tour de piste. Mais, avec The Smell of Us, il tourne largement en rond le vieux Larry. Il livre un film très oubliable où le trash, trop souvent, tient lieu de scénario. Vite, vite, choquer le bourgeois puisque je n'ai plus d'idées... C'est tellement caricatural que cela en devient risible.
Non seulement on n'y croit pas une seconde mais, en plus, c'est d'une telle platitude et d'un tel manque d'inventivité qu'on ne peut que dodeliner de la tête d'un air navré en voyant se succéder des scènes qui se contentent de mettre en lumière des ados en caleçons...
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2015
Il est toujours difficile d’appréhender sereinement une œuvre de Larry Clark, avec ses constantes visions exacerbées d’une adolescence en perdition (dans le sens de la morale), ses relents fantasmatiques et malgré tout ses fulgurances d’esthète. Adulé ou conspué, Clark ne déroge jamais d’un iota (de Kids en 1995 en passant par « Ken Park » en 2002 et jusqu’à ce dernier opus) pour ce qui est de son envie de filmer, de montrer et d’appréhender un univers qui le fascine, l’adolescence, de manière presque morbide, une sorte de quête intellectualisée permanente de la fontaine de jouvence. Plus que jamais ressentie avec ce « The smell of us ». Il capte ou surprend des instants présents, pris sur le fait, et évoque le sentiment de liberté, l’intention (le vivre plus), la tentation, le passage à l’acte (no limit), la mort, qui trahissent sa propre peur de vieillir ou de mourir. Il cherche à refreiner le temps, tout en sachant que c’est impossible. Les corps se flétrissent, l’envie s’estompe, la raison défaille jusqu’à une fin de non recevoir. C’est derrière cet illusoire et fugace instant présent que courre Clark, où tout semble possible et sans fin, qu’il s’agisse de sensations, de jouissances, d’indépendance. Une prise de conscience de l’éphémère, qui distille un venin, celui d’un vécu à jamais perdu. Cette peur de l’inconnu (l’avenir) vient contraindre l’amour (plus aléatoire que la mort annoncée si effrayante) mais aussi la morale. Ainsi nous assistons à un paroxysme de comportements plus excessifs les uns que les autres (drogue, sexe, prostitution, alcool, déviances) entremêlés à des moments de grâce, de joie mais jamais d’espoir. « The smell of us » est un film sur la désespérance. Ce n’est par pour autant, ou pour être plus juste uniquement, une espèce d’auto psychothérapie, quelque peu onaniste, de Clark. Son film est une expression d’un monde en souffrance, où les adultes ne réussissent plus à véhiculer l’envie de vivre. Sa réflexion est autant philosophique qu’esthétique (certains plans ou cadrages sont uniques). La musique (comme toujours chez Clark) est prédominante et puissante, elle ajoute à la surexcitation ambiante, à la limite du tenable parfois. Larry Clark signe ici une espèce de film testament, reprenant quelques thèmes dominant de sa carrière, l’insouciance de la jeunesse, l’équivoque, l’ineffable, l’innocence, la précarité de l’existence, la mort… Il se choisit un clone, avec un acteur qui, comme lui, mais beaucoup plus jeune, filme le quotidien de cette bande, sorte de passage de relai, un témoin de ce vécu qui ne peut être annihilé ni par la mort, ni par le désespoir.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2015
Larry Clark est, il est difficile de le nier, un cinéaste important. Pourtant, il risque plus que jamais, avec ce dernier opus de diviser son public. Moins narratif, plus abstrait, The Smell of Us suit la déchéance physique et sexuelle d'adolescent parisiens sans chercher réellement à expliquer les raisons de leurs élucubrations. C'est trash, racoleur, malsain mais étonnement fascinant. Le film de Clark a beau être complaisant, il est empli d'idées de mises en scènes. Plus que jamais l’utilisation des caméras-vidéos, des portables donnent un sens au propos. C'est une société déshumanisée que nous présente le cinéaste américain. Mais cette recherche passe par un refus du réalisme. Clark met en scène un fantasme, des corps jeunes en perdition copulant avec des vieux, des pulsions autodestructrices, une énergie dévorante. The Smell of Us donne un peu la nausée mais est traversé de scènes folles parfois grotesques qui réussissent même à nous amuser. C'est une proposition de cinéma culottée, radicale mais qui prouve que Clark, a plus de 70 ans, n'a rien perdu de sa superbe. Subversif et délirant, mélancolique et malaisant, bref un moment de cinéma aussi atypique que passionnant.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 juillet 2015
Un film très fort, très dérangeant, qui impacte souvent violement le spectateur avec des images que l’on a pas l’habitude de voir. Les images ne sont pas léchées, ne sont pas polies, ni policées, elles sont brutes, filmées comme du réel. Clark comme souvent s’intéresse à un groupe d’ados, ici des jeunes parisiens amateurs, de skate board. Mais ce qui intéresse Clark, c’est les fêlures, les marginaux, les êtres qui n’arrivent pas à s’intégrer au système, les ados qui sont en phase initiatique, qui pousse toutes les limites, mettant à mal leur corps, par la drogue, le sexe et le rock &roll , mais avec un côté trash , désespéré . Ici les deux héros, sont deux garçons, au milieu familial déstructuré. Mat est livré à lui même avec une mère possessive, un peu folle, qui obsède son fils avec des cris larmoyants « mon petit garçon » qui reviennent à intervalle régulier dans le film. Et là, il faut noter l’incroyable prestation de Dominique Frot , la mère de Mat, qui nous livre la scène la plus forte du film, une scène d’amour fou où elle va au bout d’elle même et nous surprend complètement. Je ne la connaissais que pour ses apparitions dans le feuilleton TV « Soda ». Et j’ai ainsi découvert que c’était une très grande actrice de théâtre , qui a joué avec les plus grands auteurs, moins connu au cinéma, que sa sœur de Catherine Frot, Elle se met à nue , au sens propre et figuré , et nous bouleverse totalement par son amour fou , presque incestueux pour son fils. Une actrice révélée et bouleversante. Ensuite le 2e héros est Pacman ,fils d’une famille recomposée un peu bobo, livré à lui même et qui n’arrive pas à trouver sa place dans cet univers déconstruit. Et puis il y a surtout Larry Clark et le sexe, sa façon de filmer , la sueur, le sang , la bave , les rejets , des écoulements, des gros plans, si proche de la vérité , si sexuel . L’incroyable scène durant la rave party, ou un vieux barbu, vient se mêler aux jeunes ados , touchant l’un , palpant l’autre , suçant le cou, caressant les sexes ,c’est complètement perturbant. Il y aussi la scène où la JF , la plus stable du groupe, (très bonne Diane Rouxel) veut faire l’amour avec les deux ados, pour trouver un bonheur collectif, dans une partouze gaie ,dansante et ludique, comme déjà dans « Ken Park » où seul le sexe de groupe permettait une communion, une fraternité . Une scène similaire au début du film où une JF Black , surgit de nulle part, fait l’amour devant les autres copains, en osmose , comme une sorte d’apaisement, tout en fumant des joints .. Il y a aussi cette séquence sur la prostitution de Pacman , avec un vieux client, qui tourne à la révolte, il endort le client et invite tous les copains. La party tourne au saccage, à la destruction de l’appart et des œuvres d’art . On est dans la révolte pure sauvage, tous les canapés sont lacérés , les plumes s’envolent de partout , les enfants cassent tout, sautent sur les meubles, et font du skate sauvage dans l’appart. Cela nous rappelle le cultissime « Zéro de conduite » de Jean Vigo . Il y a une filiation certaine , très forte .La scène finale avec la voiture brûlée , quoique simpliste, symbolique est très allégorique, et boucle bien le sujet : il faut faire table rase du passé. Larry Clark vieux grigou de 70 ans est bien le plus révolutionnaire, le plus rebelle de tous. Il filme le sexe avec avidité, avec addiction, comme il le met en pratique lui même dans la séance de fétichisme du pied , où il se filme suçant le gros orteil de Mat, complètement halluciné, en pleine extase, oubliant la caméra et concentré sur sa pulsion. Il ne joue pas, il vit son fantasme, A noter la formidable bande son de Johnatan Velasquez ( qui fait partie de la bande Clark), alternant les ballades mexicaines et le rock alternatif, grunge . Un film formidable , qui malgré le départ anticipé des deux acteurs principaux, avant la fin du tournage , a su garder un bon tempo, grâce à un très bon montage, les scènes s’enchainent et la fiction est belle . Une formidable réussite.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2015
Il semble bien que le tournage chaotique de "The Smell of Us" ait eu un impact direct sur le film, dont il résulte au final un mélange de scènes sensuelles, crasses et brutes, parfois teintées d'une provocation dérangeante. Peu narratif, le film élabore une suite de scènes ayant pour but de dresser le portrait d'une jeunesse particulière (les skaters parisiens du Trocadéro) qui baigne dans la drogue et dans la prostitution sans que le milieu dans laquelle elle vit (une classe aisée) ne soit défavorable. Mais au-delà d'une entreprise sociologique qui tourne court, le véritable intérêt réside dans cette façon de filmer une confrontation des corps, vieux et jeunes, dans un élan contraire de répulsion et d'attraction qui mêle un désir pur à un autre plus calculé (le sexe tarifé). Des lèvres qui frôlent une nuque, des pieds léchés dans une séquence gênante à force de durer ou encore un jeune homme au visage angélique (Lucas Ionesco) qui ne ressent plus rien, le film est partagé entre des scènes envoûtantes à la beauté plastique sidérante et d'autres plus ennuyeuses - trop attendues - qui ne communiquent pas le sentiment d'urgence pourtant visé. "The Smell of Us" est, à l'image d'un de ses personnages, "entier" et "vivant" mais malade d'un jusqu'au-boutisme certes fascinant qui demeure la cause de quelques longueurs et surtout d'une réelle perplexité devant certaines scènes.
Miltiade
Miltiade

50 abonnés 178 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 janvier 2015
« The smell of us », c’est du grand cinéma sordide.
L’artiste, pour la première fois, se met lui-même en scène, à travers deux personnages différents (mais égaux de vulgarité et grossièreté). Il y a deux manières de voir cette incrustation du réalisateur dans ses propres images. Vient-il de franchir la dernière limite à ne pas dépasser – la séparation entre l’auteur et son sujet, point de départ du « malaise Clark », étant réduite à néant dans son dernier film ? Ou y fait-il preuve d’une honnêteté rare, courageuse et pleine d’autodérision, en reconnaissant lui-même qu’il est là où il ne devrait pas être ?
Il est en fait difficile de trancher pour l’une ou l’autre manière de voir.
Maintenant qu’il est (et se voit comme) quelqu’un d’âgé, la fascination de Larry Clark pour la jeunesse est plus aigüe que jamais. Lorsqu’il confronte parfois très crûment la jeunesse de la peau de ses acteurs au déclin de la vieillesse, il fait jaillir une mélancolie terrible et poignante.
Mais cette fascination, qu’il assume comme jamais puisqu’il se filme lui-même en adorateur fétichiste de la jeunesse, n’en reste pas moins extrêmement perturbante, et même malsaine – la répétition des scènes de sexe vire rapidement à l’infâme.
Paulo W
Paulo W

48 abonnés 292 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 février 2015
Alors, je comprends ce film qui se veut dérangeant, dans le style de l'inconnu du lac ou jeune et jolie, mais là pour le coup, je l'ai trouvé mal foutu, sans queue ni tête, sans "but", avec beaucoup de scènes inutiles, comme si c'était pour combler du vide dans ce film et arriver à faire un film de 1h30. Des longueuuuurs à n'en plus finir, et des scènes de cul, pareil, non justifiées.
Beaucoup de choses gratuites en fait.
L'effet de mal aise est réussi, mais , je crois que tout est un peu trop caricatural. et les acteurs sonnent un peu faux au départ.
Il veut montrer une jeunesse en perdition, mais il va dans une extrème trop facile je trouve. non justifiée encore une fois. c'est dommage, l'idée de départ était bonne, mais à mon sens super mal retranscrite.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 juin 2015
Ce film avait un bon potentiel mais est gâché, et c'est en grande partie à cause de Larry Clark... Bon ce film est très osé, et donc parfois gênant ( spoiler: scène de "fétichisme" des pieds
).. Et ce n'est pas forcément grave de choquer, ça peut même être très bien.. Mais quand on choque, il faut que ça soit justifié, que ça ait un sens, un but.. Là Larry Clark "montre", mais ne se positionne pas, ou pas assez clairement.. On a l'impression qu'il nous choque juste pour provoquer.. C'est intéressant d'exposer de phénomène de société et notre génération telle qu'elle est, mais il ne faut juste la montrer.. Soit on la dénonce, soit on la défend, mais il faut faire quelque chose, montrer et choquer juste pour le plaisir de choquer ça n'a aucun intérêt ! Ainsi le scénario manque énormément de profondeur, on a même parfois l'impression de ne pas avoir de scénario.. Et c'est dommage car il y a des personnages très intéressants, notamment Math, admirablement joué par Lukas Ionesco dont c'était le premier rôle.. Et aussi le dernier ! C'est dommage, car la raison pour laquelle le scénario est peu profond et presque "bâclé" est surement la même raison qui fait que Lukas Ionesco arrête sa carrière prometteuse à seulement 20 ans, à cause de ce fou à lier de Larry Clarke.. En effet, l'acteur a déclaré (j'explique pour ceux qui ne le savent pas) que lui et d'autres acteurs ont abandonné le tournage à cause de ce fou.. spoiler: Notamment pour la fameuse scène de fétichisme
. Clark a remplacé Gaspar Noé au dernier moment et a léché les pieds de Ionesco pendant 2 heures et murmurant "mon petit garçon".. Et en plus, il en demandait énormément aux ados pour les scènes de sexe, comme si c'étaient des personnages et non pas des acteurs.. Dé là sont venus des débordements et des acteurs ont abandonné (et ça se comprend).. Ce qui se ressent donc au niveau du scénario, on sent qu'il manque des choses ! Des personnages qu'on ne voit plus pendant un moment par exemple.. Puis des choses mal expliquées et sur lesquels on passe trop vite.. Par exemple spoiler: la scène de suicide.. Ok, le personnage se suicide.. Mais quand on met une chose aussi grave, on fait en sorte qu'on soit mal avec le personnage, qu'on ressente des choses comme ce personnage..
Ici ce n'est pas le cas, on passe trop rapidement sur les raisons pour lesquels il a agit ainsi.. Et puis cette scène de fin.. On se demande : pourquoi font-ils ça ? Ce film souffre d'un gros problème de clarté.. Larry Clark, en recommençant à picoler et fumer, a pété un plomb et fait fuir ses acteurs tel un taré, et a donc du gâcher son scénario (et donc son film), et a surtout gâché la carrière pleine d'avenir d'un jeune acteur qui a décidé de se consacrer à la musique et de quitter le monde du cinéma après avoir été trahi et maltraité par l'une de ses idoles..
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 20 janvier 2015
Affligeant. Du sexe pour du sexe, dialogues mal écrits et scènes mal jouées. Nul.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 janvier 2015
Sous couvert de l'observation d'une jeunesse désoeuvrée en proie aux addictions multiples (sexe, drogues et skate board) palliant leurs misères existentielles, L. Clark nous livre de nouveau un film où apparaissent ses fantasmes pédérastiques. Le problème n'est pas tant de montrer les différents ébats de jeunes filles et garçons de 15 à 18 ans mais dans le modus operandi de sa mise en scène. A l'inverse d'un Gus Van Sant qui montre des jeunes garçons sans volonté de souiller leur image, Clark semble vouloir altérer l'apparence de ces jeunes comme conjurer le déclin de son corps de cinéaste de plus de 65 ans. Telle une procédure métonymique, le cinéaste fixe sa caméra le plus souvent sur les abdomens à la pilosité naissante de ses jeunes acteurs qui d'ailleurs ne semblent pas tous très bien jouer. Le jeune au visage d'ange tel un hérault de la mythologie grecque qui évoque l'image de Tadzio dans La Mort à Venise de Thomas Mann, n'est même pas employé correctement même si l'acteur lui, joue bien. The smell of us est à la fois pathétique, risible et ridicule sans compter sa forte dose d'ennui par les mêmes concepts répétés à l'envi. Le ridicule culmine avec la scène d'inceste où le personnage joué par Dominique Frot en devient fort gênant telle cette vieille peau décharnée évoque une apparition morbide dans Shining. Les scènes de baises avec les vieux pédés sont souvent très pénibles. Curieusement, j'avais apprécié la beauté de Ken Park où les scènes de sexes semblaient poétiques. Le cinéaste évite cependant la représentation d'un Paris de cartes postales, grâce entre autres à une belle photographie. Une scène drôle lorsqu 'un jeune saute au skate board au dessus du vieux clochard joué par Larry Clark. On eut préféré qu'il ratât sa figure et empêche le réalisateur de poursuivre son film. Un film raté. Pour le cinéaste, la chair est triste.
Isabelle B
Isabelle B

9 abonnés 88 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 janvier 2015
Une succession de scènes de sexe trash mettant en scène des ados qui se prostituent dans le milieu de la jeunesse dorée parisienne des skateurs des alentours du Trocadéro et du Palais de Tokyo. Des scènes dérangeantes et crues qui interrogent sur l'intention de Larry Clark, et qui laissent un goût amer de désespérance. Tout les personnages en sortent salis, et nous dans une confusion extrême. Le vieux Larry Clark impose son goût pour la bisexualité multiple de ses adolescents, jusqu'à la nausée, sans limites.
Vanessa W
Vanessa W

39 abonnés 88 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 janvier 2015
Aucune esthétique, Larry Clark ne fait qu accumuler scènes de sexe , d ambiguïté et de violence sans beauté, sans visuel. Il n y a pas cette pointe d espoir et de fraîcheur qu on peut trouver chez Gus vant sant par exemple. On s attend a de la jeunesse décadente et du sexe ..c est gagné sauf que youporn donne la même chose parfois avec plus d esthétique. Les acteurs sont pas mauvais, le sujet aurait pu être mieux aborder mais trop de scènes tué la scène, trop de gros plan, trop de flou bref une mise en scène assez médiocre. Le film se passe a paris mais bizarrement les acteurs ont le physique américain ( le surfeur blond chevelu, l italo américain ..) qui peut s identifier a cette jeunesse ?
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 janvier 2015
(...) Quand Larry Clark choisit de s’intéresser de près à la jeunesse parisienne, le contenu social de son cinéma n’est plus lisible et les provocations multiples deviennent des coquilles vides ennuyeuses, répétitives et malsaines (...) ce qui a marché dans un contexte californien ou new-yorkais ne fonctionne pas du tout à Paris, ce qui a touché avec les scénarios d’Harmony Korine ne résonne pas avec celui de son scénariste français Mathieu Landais, alias Scribe. (...) les jeunes semblent s’ennuyer, les personnages certes, puisque c’est inscrit dans le récit, mais aussi les acteurs, ce qui est nettement plus problématique (...) Des scènes inutiles et éprouvantes, car tournant à vide, sans aucun sens à leur donner. Des scènes d’un réalisateur qui a l’air lassé par son propre sujet si ce n’est son propre cinéma
Butch06
Butch06

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 janvier 2015
Habitué et adepte du cinéma de Larry Clark, c'est avec impatience que j'attendais son dernier film.
Les attentes étaient nombreuses et elles sont totalement comblées. Plus qu'un film qui prend aux tripes, il s'agit également d'une expérience de cinéma: des plans d'une grande maîtrise, une bande originale comme toujours qui donne envie de l'écouter en boucle et des performances d'acteurs qui restent bien après la séance (mention spéciale à la mère du héros). Alors oui c'est sombre, les scènes fortes s'enchaînent mais on reste fasciné par ces personnages qui se cherchent et se perdent.
Totalement dans la lignée de "Ken Park", "Bully" ou "Kids", Larry Clark prouve une nouvelle fois qu'il est bien le maître pour brosser un portrait de la jeunesse, sans concession, toujours avec son esprit punk bien intact. Voir un film avec autant de liberté et d'audace à l'écran, ça fait un bien fou en ce début d'année!
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