The Smell of Us
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85 critiques spectateurs

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Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2015
Des corps qui se frôlent. Des bouches qui se touchent. Des vapeurs de fumées. Des lignes sniffées sur le pubis de l’autre. Des skate-boards qui virevoltent sur le parvis du Trocadéro. De très jeunes hommes, entre l’âge adulte et la fin de l’adolescence. Quelques jeunes filles aussi, surtout une au regard perçant. Des cinquantenaires aux corpas abîmés. De l’argent, du cash, fruit de sexe monnayé. Bienvenue dans le monde de Larry Clark !
Le cinéaste américain que l’on avait un peu perdu de vue depuis le raté et ennuyant « Wassup Rockers » sur le monde du skate-board américain quitte sa Californie pour poser ses valises à Paris et cela lui va comme un gant. Même si le premier quart d’heure on a un peu peur tant sa caméra filme un peu tout et n’importe quoi, dès que le récit se focalise sur ses trois personnages principaux, le film prend son envol. Mais le mot récit est peut-être inapproprié car il n’y a pas vraiment d’arc narratif ni d’intrigue ici, comme souvent chez le cinéaste. On est plus dans une chronique ou des tranches de vies.
Les jeunes acteurs, tous non professionnels, sont impressionnants de vérité. Larry Clark a toujours su caster ses films avec de nouvelles têtes et les diriger pour en tirer le meilleur. Lucas Ionesco et sa gueule d’ange, la sublime Diane Rouxel et le sauvage Hugo Behar-Thinières, archanges et ambassadeurs de la décadence morale, sexuelle et physique d’une certaine jeunesse dorée parisienne en perte de répères qui se fourvoie dans la prostitution, le racket, l’échangisme et la drogue fait froid dans le dos. Mais ces trois-là et les autres également sont magnétiques et la façon dont ils sont filmés rend certaines séquences carrément hypnotiques et belles malgré la laideur des actes montrés.
Car attention, on est chez Larry Clark, et peut-être plus encore que dans « Ken Park » qui poussait le bouchon très loin mais ne nous touchait pas, certaines séquences de « The Smell of Us » dérangent et choquent. Pas la succession de scènes de sexe qu’on a déjà vu ailleurs et qui n’interpellera que les cul-bénis, mais davantage celle avec le fétichiste des pieds par exemple ou celle où Dominique Frot en mère complètement cintrée s’offre à son fils d’une manière si étrange qu’on hésite à en rire…
Dans tous les cas, cette accumulation d’images sur les pratiques de ce petit groupe de post-adolescents délurés imprègne durablement la rétine. Etat des lieux d’une certaine jeunesse ou ode à une nouvelle façon de la vivre ? On doute. Mais la façon de filmer de Larry Clark, son montage et la musique utilisée font de son dernier opus un film à l’ambiance trouble et délétère mais qui nous aspire, à nos risques et périls…
Sylvain P

388 abonnés 1 434 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2015
L'odeur... Larry Clark reste comme d'habitude au plus près des visages, au plus près des corps et pour la première fois, ce n'est pas beau à voir, et à sentir. Il a toujours cette envie de filmer de beaux corps adolescents et prétexte un sujet sur la prostitution des ados camés, mais le vrai sujet de son film est la vieillesse et il filme sans complaisance... lui-même en SDF dégueulasse ainsi qu'en fétichiste des pieds. Ça donne la nausée. Ces vieux corps décharnés veulent profiter de corps fermes, refusent de vieillir, refusent de s'éclipser. Qui pourraient leur reprocher ? La prostitution, d'abord un jeu, devient un engrenage infernal. Bien plus poussé que le film de François Ozon sur le même sujet (Jeune et jolie), The Smell of Us reste quand même en surface, notamment car Larry Clark ne comprend pas la langue de Molière. Les acteurs adultes sont formidables (la mère adultère incroyable), les jeunes sont un peu plus laissés à l'abandon, filmés en roue libre et ça part dans tous les sens. Il s'en dégage une atmosphère irréelle, très californienne, davantage que parisienne où le glauque ne fait pas rêver. Restent quelques torses qui dansent ou qui skatent, et finalement, c'est ça aussi Larry Clark.
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2015
En tant que fan inconditionnel de Larry Clark ("Kids", "Bully" et "Ken Park" pour citer ses meilleurs films), j'avais vraiment hâte de découvrir "The Smell Of Us" au cinéma et je dois dire que je ne suis pas déçu! On retrouve avec plaisir la marque de fabrique de l'artiste et ce talent à montrer cette jeunesse en perdition qui touche à tous les dangers (Drogue, violence, sexe...). "The Smell Of Us" est un peu un mélange de tout ce qu'il a fait dans sa carrière. Ce n'est pas son meilleur film mais il se regarde parfaitement bien! Et puis, quel plaisir que de retrouver les acteurs "Michael Pitt" (qui avait déjà joué pour Clark dans l'excellent "Bully"), "Jonathan Velasquez" (qui avait joué dans "Wassup Rockers") et "Lukas Ionesco" (qui n'est autre que le fils de l'artiste controversée "Eva Ionesco"). Une oeuvre à découvrir mais qui ne plaira pas à tout le monde.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 janvier 2015
à voir absolument une claque visuel et sonore,
une adolescence perverti qui deviendront ensuite les adultes qu'on déteste tant dans le film.
l'odeur persiste après la séance, un gout particulier au fond de la gorge. cela faisait longtemps que la sortie d'une salle noir ne m'avais pas déboussolée
vittoriodesica
vittoriodesica

104 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2015
Pour ceux qui ne connaissent pas Larry Clark, à découvrir ce cinéaste hors norme.
Pour ceux qui le connaissent, un vrzai plaisir de le retrouver, intègre, choc et brillant.
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

148 abonnés 544 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2015
J'ai mal pour Larry Clark. Et j'ai de la peine car son nouveau long ne ressemble en rien à ce qu'il produisait dix à vingt ans plus tôt. Il n'arrive plus à se recréer, il freine sur des idées de mise en scène lourdes, comme filmer avec une mini-caméra pour mieux laisser transparaître la modernité technologique : il n'y a rien de nouveau ni rien de génial là-dedans. Les personnages sont estampillés, limite caricaturés, tandis que Clark crée des situations grotesques pour ici nous montrer le niveau de la décadence d'une partie de la jeunesse parisienne. Mais le parti-pris rend gênantes toutes ces scènes de sexe qui se suivent et se ressemblent. C'est du pur Clark, empreinte génétique comme preuve à la main, mais qui fait beaucoup moins réfléchir que "Kids" au niveau sociologique. Son cinéma nous ferait-il devenir asexué, incapable de ressentir une once d'émotion cachée derrière une sodomie sauvage? C'est possible, ça aussi.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 19 janvier 2015
fan des films de Larry Clark je suis bien entendu arrivé au ciné cet apres midi très impatient de découvrir son nouvel opus.... quelle déception.... je ne comprends pas ! L'histoire et le scénario étaient bons mais rapidement on a du mal à suivre, il y a plusieurs histoires en même temps, la fin est nulle.
Les acteurs jouent bien mais le film n'est pas bon. je trouve cela vraiment dommage.
Aer E
Aer E

16 abonnés 83 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 juillet 2015
A vouloir faire dans le décalé, dans le trash... on tombe dans le n'importe quoi. Le film est une succession de scène où se mélange drogue, prostitution, sexe, alcool... pour l'ensemble des personnages ! On filme quelqu'un qui, lui-même, film ces mêmes scènes tout le long du film ?? Bref, il n'y a rien de bien construit, où veut-il en venir à part nous montrer des gamins paumés ? Pas de vrais émotions, pas de profondeur, peu de dialogues... je ne vois pas où l'on peut mettre 5 étoiles à ce film. J'ai pourtant tenu bon mais sans aimer...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 avril 2018
Grand fan de Larry Clark, je n’ai pas réussi à rentrer dans l’histoire. Elle est en longueur, décousu et manque d’intérêt.
Pour moi on est loin de Ken Park ou de Kids
Julien D

1 340 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 janvier 2015
Fidèle à sa sainte trinité « sexe, drogue et planches à roulettes », Larry Clark vient poser sa caméra dans les rues de Paris pour donner à la jeunesse française exactement la même image que celle qu’il a donné de l’américaine dans notamment Kids et Ken Park, celle d’individus désœuvrés, ne vivant que pour se défoncer et baiser. Un peu plus désireux que d’habitude sur l’envie de filmer des scènes de skate, le réalisateur en vient à faire d’une bande de jeunes acteurs débutants les représentants de leur communauté et même de leur génération. Ainsi les skateurs apparaissent comme des délinquants violents, de la même façon que les homosexuels, à travers le duo Math/JP, apparaissent comme des érotomanes dépravés. Jugé par le réalisateur comme son film le plus abouti, The smell of us ne mérite d’être vu que si l’on n’a vu aucun des précédents. En effet la soi-disant provocation qu’est cette invariable répétition, en alternance, de scènes de sexe grossièrement trash et de scène de skate, sans réel scénario pour les lier, n’a pour seul et unique intérêt que de découvrir le petit univers de Larry Clark mais en aucun de s’enthousiasmer devant un long-métrage intelligent ou vicéral.
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