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boscopax
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2,0
Publiée le 24 décembre 2014
Très difficile de vraiment être passionné par ce film de SF "informatique" alors même que le casting laisse présager le meilleur. Véritable critique de la technologie et des limites à ne pas dépasser, le film s'éparpille malheureusement vers une accumulation d'incohérences et de "pouvoirs" peu convaincants. Depp est également à l'image de son personnage : irréel et quasi numérique. Une belle photo toutefois mais insuffisant pour en faire un bon film.
Un peu mou, pseudo intello et vaguement énigmatique comme les films de Nolan, ce "petit" film de SF qui pique des idées un peu partout sonne creux mais s'en sort pas si mal, à condition de ne pas être trop exigent non plus : le scénario n'est pas abouti et la moitié du prestigieux casting ne fait que de la figuration. Un peu dommage. (Pas mal)
Je ne me suis pas vraiment ennuyer devant ce film, je dirais plus qu'il m'a laissé de marbre... Le scénario comporte des approximations gênantes, les personnages sont brossés de manière un peu grossière, et dans l'ensemble, malgré de bonnes idées, ce film laisse clairement un goût d'innachevé, de superficiel... Je mets quand même la moyenne, mais tout juste. 2,5/5
Un film agréable mais qui laisse un sentiment partagé. Autant l'interprétation de Johnny Depp est époustouflante, autant le scénario manque de crédibilité. On a du mal à croire à l'histoire, l'invraisemblable prend le dessus et c'est dommage. Un bon point pour les effets spéciaux qui sont réussis.
Transcendance, qui souhaite profiter de la mode des dystopies, apparaît paradoxalement dépassé, ringard avant même sa sortie. Il sent terriblement le déjà vu. Deux heures que l'on occuperait mieux à lire une nouvelle d'Isaac Asimov, qui s'intéressait à la conscience des robots bien avant que Hollywood n'y mette le nez. Dans « Le robot qui rêvait, » l'auteur démontrait, sans effets spéciaux ni acteurs millionnaires, que l'homme pouvait être machine et la machine... bien plus qu'un homme.
Pour une analyse détaillée du film et de ses inspirations, rendez-vous sur Marla's Movies:
qu'elle deception, ca manque d'empleur, d'envergure, d'ambition... a part quelques effets speciaux tres bien reussi ce film est sans saveur. j'ai vraiment eu une impression de travail bâclé. ils auraient pu faire bien mieux avec ce casting et ce scenario. surtout que globalement il ne se passe pas grand chose. on sent la montée en puissance et on s' attends a un truc grand et ca retombe comme un soufflet.
Johnny Depp joue les hologrammes après sa mort, envahit et contrôle les réseaux informatiques tout en continuant d'aimer son épouse... à sa façon. Véritable électron libre, est-il une menace ou une bénédiction pour le genre humain ? Malgré son sujet pseudo-scientifique dans l’air du temps sur les dangers technologiques, « Transcendance » n’a rien de transcendant. Le film n’est pourtant pas désagréable à regarder. C’est de la SF populaire plutôt distrayante (les effets numériques lors des régénérations de cellules, les scènes d’action avec les anti-internet), légèrement pompeuse (le discours obscur bourré d’incohérences scientifiques) et exagérée (les personnes « réparées » par la nanotechnologie transformées en zombies d'une force surhumaine « connectés » à l’Intelligence Artificielle). Les acteurs font ce qu’on leur demande, sans plus. La réalisation et le scénario n’évitent pas les maladresses (une ellipse de deux ans dans le futur comme si de rien n'était, les conversations parfois à la limite du ridicule entre l’I.A. et sa bien-aimée, quelques plans sans intérêt). Pourtant, ponctuellement, l’émotion arrive à passer. Il y a un début de réflexion sur les opportunités des nouvelles technologies dans le domaine médical mais aussi sur les risques de la perte de « l’humain ». Evidemment, le message est simplifié à l’extrême. Mais c’est mieux que rien.
Cela paraissait prometteur sur le papier, mais au bout de quelques minutes, on déchante rapidement. Le scénario part vite dans du grand n'importe quoi, les acteurs semblent blasés et certains sont sous utilisés et l'ennui nous gagne très vite.
Je ne voulais pas allée le voir mai juin étant très calme au ciné je suis donc allée voir ce film et bien je trouve que c est un peu tirer par les cheveux le scenario. Mai on passe malgré tout un bon moment
Fête du cinéma 2014, mardi soir. S’il était sorti à un autre moment de l’année, j’aurais probablement regretté d’avoir payé près de 8€ pour ce film. Mais je me vante d’avoir pu découvrir « Transcendance » pour 1,75€ seulement. Malgré une idée de base intéressante, focalisant sur les limites morales des avancées technologiques, le film de Wally Pfister ne passionne pas. Les fanas de nouvelles technologies et d’anticipation devraient y trouver leur compte, sans pour autant y déceler le film de l’année. Pour son premier film, Wally Pfister propose une œuvre à l’influence nolanienne non dissimulée. Le réalisateur va même jusqu’à reprendre les acteurs fétiches de son mentor. La mise en scène de l’ex-directeur de la photographie n’est ni mauvaise, ni remarquable. Une caméra qui tremblote toujours trop lors des rares scènes d’action exceptée, c’est passable. Le gros problème de « Transcendance », c’est que l’ensemble est terriblement mou. Non pas que j’aurais aimé que tout explose de partout, mais qu’il se passe des choses un minimum intéressantes aurait pu être bien. Dans ce film, les héros, bon scientifiques, sont bavards. On nous parle de physique quantique, de processeurs derniers cris aux noms impossibles à se rappeler... C’est peut-être de la mauvaise foi, mais je me suis vraiment ennuyée devant leurs échanges pleins de mots compliqués glissés exclusivement pour rabaisser le spectateur à l’état d’esprit inférieur. Il est difficile de cerner précisément ce qui cloche, mais tout semble vain. Je ne me suis jamais sentie anxieuse ou même concernée par le sort de ces personnages. Le tout se suit avec un certain détachement. L’une des meilleures trouvailles de « Transcendance » est son audace par rapport aux nanotechnologies. Le propos est assumé, les technologies devraient permettre de révolutionner le monde. Le plus difficile étant de trouver la frontière pour préserver notre humanité. Une question soulevée de deux points de vue différents par Will et Bree. Créer une intelligence artificielle ne correspond-il pas à créer un Dieu ? Le dénouement proposé par le scénariste Jack Paglen est simpliste et moralisateur. spoiler: En gros pour ceux qui se fichent d’être spoilés ou qui ont vu le film : Will a deux choix : se suicider gentiment pour faire plaisir au monde ou refuser de se soumettre et dominer l’humanité, sa femme mourant dans les deux cas. Parce qu’une fin apocalyptique ne plaira pas au public moyen, Will se soumet. Avec l’excuse bateau qu’il reste une part d’humanité en lui, qu’il est encore gentil, il laisse ses hôtes partir et s’en va de façon admirable. Après avoir voulu se développer durant une heure et demie, il abandonne avec plein de bons sentiments bien humains. Oh excusez-moi. Est-ce qu’il fallait pleurer ? Ah bon ? Et devant ce plan terriblement esthétique de la dernière étreinte du couple aussi ? (l’ironie c’est le mal). Le couple phare, sur qui repose toute l’œuvre, suscite aussi peu d’intérêt que les évènements. Il y a un petit quelque chose dans la relation Will/Evelyn qui rend leur histoire peu crédible. Est-ce les vingt ans d’écart des acteurs, le manque d’alchimie entre eux ou la présentation superficielle de leur couple qui en est la cause ? Aucune idée, mais à aucun moment le duo fonctionne. Elle, est interprétée par Rebecca Hall, qui est la plus remarquable du remarquable casting de « Transcendance ». Est-ce vraiment une surprise ? L’actrice interprète à la perfection chacune de ses scènes. Elle en devient bluffante lors de spoiler: sa prise de conscience après une grosse moitié de film. Face à elle, Johnny Depp. Je ne sais pas si on peut parler d’une bonne performance pour l’acteur qui est mono-expressif tout le temps, qu’il soit dans la machine ou non. Bon. Disons qu’il joue bien l’intelligence artificielle. L’intrigue se focalisant surtout à donner de la profondeur au couple Caster, il ne reste pas grand-chose à dire sur la suite du casting ; les présences de Paul Bettany (bon comme d’habitude), Cillian Murphy (coucou je ne sers à rien) ou Morgan Freeman (s’auto-parodiant dans son énième interprétation du vieux mentor savant) sont anecdotiques. Ah ! Et Kate Mara. Ancienne stagiaire, elle est maintenant à la tête d’une organisation terroriste. Un peu jeune pour le poste, mais ça n’a l’air de choquer personne, alors passons. C’est beau la fiction. L’actrice surjoue son rôle de dure à cuire, avec les expressions qui vont avec (comprenez aucune, les sourcils froncés suffisent). Une interprétation très moyenne pour un des pires personnages de cette histoire. A l’image du très jeune leader des RIFT, l’élite des scientifiques de ce monde (Depp, Hall, Bettany) a des allures de top modèles. C’est beau la fiction.
C'est amusant de constater à quel point Transcendance, premier film de Wally Pfister, a été victime d'un bashing injustifié avant même la sortie du film en France. Injustifié si ce n'est qu'il se basait sur des critiques américaines assassines. Le plus consternant dans tout ça résidait dans la manière dont les spectateurs (je ne vise personne, je parle d'une tendance) retournèrent leurs vestes lors de la parutions de ces critiques. Passant ainsi d'un "Il a l'air trop bien ce film ! Le concept à l'air assez original" à un "pffou c'est du déjà-vu, ça a l'air naze" (une tendance faux-cul en fait...) sans même avoir vu le long-métrage, juste histoire de s’accommoder avec les critiques des amerloques. Mais depuis quand les critiques américaines (et même françaises) sont-elles sources de fiabilité pour tout les films ? Cloud Atlas était-il la merde décrite ? Et Lone Ranger ? Quoi qu'il en soit et malgré ces avis plus que mauvais, j'ai tout de même décider de bouger mes miches pour voir ce qu'il en était, en réalité. Puis la sortie du film tombant quasiment pile pendant la fête du cinéma, c'était l'occasion de se faire son avis sans trop casquer. L'intrigue m'intéressait énormément et même avec les différentes mauvaises critiques que j'avais pu lire, je ne pouvais penser qu'avec un tel postulat de départ (quoi qu'on en dise, l'idée de départ restera original), le long-métrage pouvait être une bouse. Car ce postulat soulevait un tas de questions de plus en plus actuelles sur la place de l'intelligence artificielle dans la société et de son pseudo-contrôle que l'Homme avait dessus. Malheureusement, cette intrigue ne profite pas de ce concept pour répondre à ces interrogations, on les effleure parfois mais sans jamais faire place à la réflexion. L'intrigue se contente de se servir de quelques idées plus ou moins bonnes pour faire avancer le récit, qui fait son petit bonhomme de chemin sans faire d'écartements, assurant le minimum syndical pour une production si ambitieuse sur le papier. Cependant, est-ce pour ça que le film doit être qualifier de m*rde ? Même si le scénario déçoit clairement, entre sous-utilisation de thématiques intéressantes et théories fumeuses (fumeuses car mal amenées, pas si incohérentes que ça) amenant des situations "dafuq ?", le reste constitue un honorable divertissement et une bonne première tentative pour Pfister (ça fait nom de désodorisant vous trouvez pas ? "Avec Pfister, dites adieu aux mauvaises odeurs"). On retrouve forcément une certaine patte nolanienne puisque le réalisateur de Transcendance opérait auparavant comme directeur de la photographie pour la quasi-totalité des films du metteur en scène. Et ce n'est pas pour me déplaire (en même temps, quiconque voit mon pseudo s'en doute...), c'est propre, peut-être un peu trop au point d'en devenir un peu fade mais les scènes d'actions et plus généralement toutes les séquences contenant des effets spéciaux sont très bien filmées (avec quelques touches de poésie en prime). Les acteurs font aussi leurs jobs, ni plus ni moins, on aurait peut-être aimé voir un peu plus de la part de Cilian Murphy ou Paul Bettany (qui reste quand très bon) et ressentir une meilleure alchimie entre Johnny Depp et Rebecca Hall. Car au fond, Transcendance est plus un film sur le deuil qu'un film sur la technologie, mais malheureusement la relation entre les deux acteurs est tellement transparente qu'on peine à croire qu'ils soient mariés. Et c'est pas une petite gueulante de Rebecca Hall qui démontrera au spectateur à quel point l'amour entre les deux est fort. Y'avait un épisode de la saison 2 de Black Mirror qui abordait un peu la même idée de combler un manque créé par la perte de la personne aimé et qui réussissait parfaitement à retranscrire à l'écran la complexité et la puissance de l'amour liant les deux personnes. Ici, c'est d'autant plus dommage quand l'on voit la fin du long-métrage, très belle sur le papier mais manquant de force émotionnelle à cause de la fadeur de la relation. Loin d'être la bouse annoncée, donc, Transcendance est un thriller qui se laisse suivre avec un certain plaisir. Même si le pitch n'est pas exploité à fond et laisse une impression d'incertitude quant à adopter un vrai point de vue, le premier long-métrage de Wally Pfister dégage une certaine élégance dans la mise en scène. Pas transcendant, mais divertissant.