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yeepee
26 abonnés
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5,0
Publiée le 28 juillet 2013
Certes, les situations sont un peu stereotypées au début: couple courageux et adorable, honnête, mais un peu trop naïf pour être 100% crédible, ok. Pourtant.. on est vite entraîné comme le héros du film dans une situation haletante et un suspense très bien maîtrisé. Tous les acteurs sont géniaux, le lieu très bien rendu (et je parle d'un pays que je connais). Vraiment un film que je recommande et sans nul doute ma toile préférée pour l'instant depuis le début de l’année!
De très belles images, des rebondissements souvent inattendus, des acteurs principaux pleins de charme, une satire sociale ... : ce thriller poignant nous tient en haleine jusqu'au bout après un début un peu lent.
Sean Ellis (réalisateur de "Cashback") signe un excellent quatrième film avec "Metro Manila", qui oscille entre polar et drame social et décrit le parcours émouvant d'une famille dans la jungle urbaine philippine, où tous les mauvais coups sont permis. Pas d'acteurs connus, un rythme soutenu, une atmosphère tendue jusqu'au final, et une réflexion sur le désespoir social menant à la destruction par esprit de sacrifice. Un reproche cependant: à part le protagoniste à l'esprit pur et sa famille, presque tous les autres sont violents, corrompus, noirs, pervers. N'y aurait-il pas un soupçon d'humanité dans ce pays ? Le film est tout de même une bonne surprise, et le décor inhabituel ainsi que le casting sans stars nous changent des productions occidentales standardisées.
Après le charmant "Cashback" (2006) et "The Broken" (2008) Sean Ellis change encore de style et de genre avec ce film hyper réaliste sur les bas-fonds de Manille aux Philippines... Le réalisateur a été inspiré par une rixe violente entre deux convoyeurs de fond un jour qu'il se trouvait à Manille... Bonne idée pourrait-on dire. Pour seulement 1 million de dollars il signe là un thriller tendu qui n'est pas sans rappeler "Training Day" (ce que e réalisateur assume) ; en effet la relation entre les deux collègues et le temps passé dans le fourgon a toute son importance. Mais c'est aussi un beau film d'amour, qui n'évite pas quelques clichés inévitables, mais qui offre son lot d'émotion sentimentale comme forte. Un bon suspense et un scénario non balisé font de ce film une oeuvre solide et efficace auatnt dans le fond que dans la forme. Peut-être un peu long au début, néanmoins nécessaire pour instaurer les bases émotionnelles pour une histoire terriblement pessimiste. Une très bonne surprise.
Malgré quelques longueurs, Metro Manila est un film qui marque tant par l’histoire de ce couple que par l’image donnée de la capitale des Philippines. Une vraie plongée, pas toujours agréable, que nous offre ce long-métrage. Plutôt une bonne surprise.
Après " Man of Steel", voici un deuxième film que je vois et dont je découvre au moment d'écrire ces lignes que j'avais déjà critiqué un film du réalisateur. Mais autant l'image du dernier Superman m'avait laissé un goût de déjà-vu moche, autant peu d'éléments de ce "Metro Manila" pouvaient me rappeler " Cashback", tant les deux films peuvent paraître dissemblables, entre un film conceptuel et arty inscrit dans la réalité britannique, et ce polar à dimension documentaire tourné à Manille, caméra à l'épaule, par Sean Ellis qui écrivait ses dialogues en anglais, les faisait traduire en tagalog par les acteurs et validait la sincérité des scènes sans comprendre cette langue.
Après l'échec commercial de "The Broken", Sean Ellis a mis quatre ans à monter la production de ce film pourtant à petit budget, moins d'un million de dollars. Il raconte en avoir eu l'idée en 2008 en assistant à une rixe d'une très grande violence en pleine rue entre deux convoyeurs de fonds, et c'est une évidence que la violence sous-tend tout le film : violence sociale d'abord, dans une première partie quasiment documentaire, où nous suivons les péripéties de la gentille famille qui se voit chassée de sa terre, incapable de racheter des graines après avoir vendu sa récolte de riz 2 cents le kilo, alors que l'année d'avant on la lui avait achetée à 10 cents. Arrivés à Manille, ils trouvent un logement minuscule pour 1200 pesos, toute leur fortune, avant de s'en faire expulser le lendemain par la police, le soit disant loueur n'étant qu'un escroc qui avait profité de la vacuité provisoire du logement.
Cette violence de l'exploitation se retrouve à tous les niveaux, que ce soit la tenancière du bar à escort girl qui reproche à Mai son manque d'entrain, et qui voyant sa fille de 9 ans, lui offre une deuxième chance si elle accepte de la mettre elle aussi au "travail", celle du patron de l'agence de transport de fonds qui envoie le coéquiper informer la veuve du décés d'un convoyeur, avec ses effets personnels et quelques billets, ou encore celle des lumpens qui s'escroquent ou se volent le travail entre eux. Il y a une dimension documentaire, non seulement dans le sujet, mais aussi dans la façon de filmer, d'aller saisir des détails comme on place des plans de coupe dans une interview.
Un film très (trop) travaillé visuellement. Un thème éculé. Des acteurs télégéniques. Mais pourtant, entre émotion, critique sociale et pseudo thriller, ça marche. Je me suis laissé prendre par l'histoire et surprendre par une fin belle et dure. A voir !
Grosse claque pour ce petit film indé, remarquablement interprété et très bien réalisé. Si l'histoire met du temps à se mettre en place, le scénario est glaçant avec cette succession de galères qui tombent sur cette famille qui fait tout pour s'en sortir. La trame est remarquable, le suspense est omniprésent jusqu'à une chute finale qui vous ferait presque verser une petite larme. Bien plus qu'un thriller, une critique d'une société vénale sans aucun repère, "Metro Manila" est avant tout un superbe hymne (tragique je le concède) à l'amour. A ne pas rater....
Je savais que c'était un projet étranger. Un gallois avait réussi « The Raid » à Jakarta, alors pourquoi pas un anglais à Manille ? Dans le cinéma de genre, peu importe la sincérité. On veut juste du spectacle. Mais pour un drame social, surtout joué dans la langue locale, le tagalog, j'espérais un peu de sincérité... Un peu de vérité ! Mais tout est absolument bidon dans ce film inutile. Les personnages n'ont aucune épaisseur, et ce père de famille est beaucoup trop fade pour qu'on s'intéresse vraiment à lui. Sur la société philippine, qui semble être une des sociétés perdues de la planète sur le plan moral, mieux vaut voir les films de Brillante Mendoza.
Avec le très joli Cashback en 2007, Sean Ellis laissait entrevoir de très bonnes choses mais décevait beaucoup avec The broken (2008). C'est donc avec prudence que je suis allé avoir ce nouvel opus, il est vrai bien encouragé par une belle rumeur. Assez bizarrement, j'ai tout de suite su que le film allait me plaire. D'entrée, on est saisi par la beauté des images. La photographie est absolument superbe (Sean Ellis est son propre directeur de la photo). On s'attache aux personnages immédiatement aussi...