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    Metro Manila
    note moyenne
    4,1
    765 notes dont 131 critiques
    répartition des 131 critiques par note
    19 critiques
    68 critiques
    35 critiques
    4 critiques
    3 critiques
    2 critiques
    Votre avis sur Metro Manila ?

    131 critiques spectateurs

    Mathilde L
    Mathilde L

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    2,5
    Publiée le 23 août 2013
    Metro Manila tient la route, littéralement : il se regarde comme l'on contemple, un peu absent, le paysage défilant à travers la vitre d'un train qui roule pendant deux heures. Ce train-là traverse le Grand Manille, ses quartiers pauvres et ses quartiers encore plus pauvres. Ses haltes sont discrètes et rapides et la raison de son cheminement, incertaine : Sean Ellis montre certes l'extrême pauvreté ambiante sans trop d'apitoiement -gare aux chatons, tout de même- ni esbroufe, mais également sans conviction. Aussi ne laisse-t-il aucune prise à son spectateur qui se contente de "[regarder les images, et c'est beau]" (1). C'est le tumulte de la capitale philippine qui retient son intérêt, et ce qui surprend, c'est la manière floue et silencieuse qu'il a de le filmer. Puis il plonge dans ce décor, comme l'on jette dans la fosse aux lions, une famille de provinciaux dont le snobisme des Manillais est clairement le moindre des soucis. Bien plus tragiquement déterminante est l'inefficacité du Pôle Emploi local, qui marque le début de la fin mais n'entame pas la détermination du père, Oscar Ramirez, véritable antihéros du film. Tel le Ting du plus kitsch -mais aussi plus stylé- Ong Bak débarquant à Bangkok pour sauver l'honneur de son village, sa naïveté déconcertante, parfois touchante, n'a d'égales que son intégrité et son abnégation. Seulement, lui n'est effectivement pas fait pour la violence qui, film asiatique oblige, finit par lui tomber dessus. Encore que Metro Manila s'illustre par sa retenue, et Sean Ellis par sa capacité à systématiquement désamorcer les scènes dont on redoute -enfin, espère- qu'elles se termineront en bain de sang, de sorte que les évènements ne prennent jamais la tournure de The Raid : Redemption, que rappellent pourtant certains plans. Personnage complexe dans sa simplicité confinant à la bêtise, Oscar n'est ni vraiment ignorant, ni indifférent ; il est terriblement naïf -ce que révèlent tant ses paroles, en plein, que la dureté et la lucidité de tous ceux qu'il côtoie, en creux (2)- et tâche de rester digne. spoiler: Il mène sa vie chienne en silence, traîne son improbable infortune en silence, hurle en silence et meurt en silence. Difficile de voir en la fin une quelconque victoire, plus encore de parler d'héroïsme : le protagoniste l'affirme maladroitement, l'acte est désespéré et l'issue, certaine. Bref, Metro Manila vire à l'ode au misérabilisme et au pathétisme. Si le film se laisse regarder, il est suffisamment niais pour laisser insensible. "Tchô, monde cruel" (3) ! 1) Les Inconnus, "Making of L'Homme qui pleure avec Raoul le boulanger". 2) J'ai trouvé efficace l'échange entre le père de famille et la voisine : "[Nous n'avons pas d'argent. -Personne n'en a, c'est pour cela que nous vivons dans un bidonville.]" 3) Titeuf, Zep, 1997. Si la critique vous a plu, n'hésitez pas à faire un tour sur mon site !
    conrad7893
    conrad7893

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    4,5
    Publiée le 10 mars 2014
    un paysan pauvre et sa famille de voit dans l'obligation de quitter leur montagne pour tenter leur chance à Manille pour espérer une vie meilleure hélàs la ville va aspirer cette famille dans ses méandres de la pauvreté et de la désillusion un tableau très noir des Philipines et malheureusement réaliste des moments forts très bien joués
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    4,0
    Publiée le 18 juillet 2013
    Sean Ellis, dans ma tête, c’est l’homme à qui je dois "Cashback". Et voir le nom de Sean Ellis au générique de ce "Metro Manila", moi, tout de suite, ça m’a excité. Or, autant le dire tout de suite, le bonhomme est resté égal à lui-même, dans ses qualités comme dans ses défauts. Pour commencer par ce qui pèche le plus, du moins me concernant, c’est un léger manque de finesse dans l’écriture. C’est vraiment dommage car à de nombreux moments, j’ai un peu décroché, je ne voyais pas trop l’intérêt, je ne voyais pas trop non plus où il voulait en venir. Mais bon, ceci est quand même compensé par LES grands talents de Sean Ellis : la photographie, le cadrage et le montage. Très régulièrement, ce "Metro Vanila" insère des passages purement visuels et musicaux grâce auxquels il parvient à constituer des instants et des atmosphères juste magiques. Certes, l'apparition de ces passages peut avoir un aspect répétitif pour qui n'est pas trop fan de ce type de narration haché, mais pour moi ce fut tout l'inverse, tant ces passages étaient d'une richesse et d'une maîtrise formelle absolument remarquable. Et puis en fin de compte, malgré ces quelques déséquilibres et ses égarements un peu didactiques, "Metro Vanila" parvient dans son dernier tiers à ficeler une intrigue qui prend vite sens et qui permet d’accrocher beaucoup plus facilement. Le final est notamment très bon : il clarifie la démarche et surtout il saisit enfin pleinement l’émotion que le film semblait vouloir susciter. Imparfait, je pense que ce "Metro Manila" l’est assurément : on pourra trouver de nombreuses choses à lui reprocher. Mais d’un autre côté, cette caractéristique est souvent la marque de l’audace, de la prise de risque… Et c’est bien là la qualité qui moi me fait vibrer dans ce film et qui fait que je vous le conseille vivement : "Metro Manila" est généreux et plein d’envie. Rien que pour cela, il devrait mériter votre détour…
    BeatJunky
    BeatJunky

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    4,5
    Publiée le 30 mars 2014
    Un film à voir absolument! Même si le sujet a été maintes fois utilisé, celui-ci fait un constat de la vie dure que mène cette homme trop honnête pour vivre dans ce milieu de requins. On s'attache vite à cet homme qui fait ce qu'il peut pour faire vivre sa famille dans cette jungle urbaine où personne n'a de scrupule à arnaquer les plus faibles. C'est un constat dur de la vie... Le scénario est très bien ficelé et intéressant. On ne sait pas trop où on va, ça semble facile mais finalement pas tant que ça et le final termine le boulot, il vous scotche par la découverte d'un plan bien senti qu'on ne pensait pas pouvoir sortit de la tête de ce monsieur... Très bonne mise en scène, ambiance étouffante de la vile bien ressentie, et interprétation touchante...Bref, un grand film.
    Prad12
    Prad12

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    4,5
    Publiée le 13 juillet 2014
    Un cinéaste anglais filme la face obscure des Philippines et les bidonvilles de Manille..... un film sur la jungle urbaine où les fauves sont les humains et où la misère n'amène aucune solidarité......... La musique accompagne sublimement ce couple dans leur descente aux enfers et pour des acteurs non confirmés, ils sont impeccables........ Un film émouvant et sans complaisance, c'est sûr le réalisateur est anglais.......
    Akamaru
    Akamaru

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    2,5
    Publiée le 9 janvier 2014
    Avec ce troisième long-métrage,le gallois Sean Ellis chasse sur les terres d'un Brillante Mendoza. En effet,son "Métro Manila" prend place au cœur de la misère des habitants des Philippines,et nous entraîne dans une spirale incontrôlable d'événements négatifs et désespérés. Il y a aussi ce point commun de beaucoup travailler l'immersion sonore,et de contrôler avec témérité toute la plastique du film. Une famille de paysans philippins va tenter sa chance à Manille,la capitale,avec l'espoir de s'en sortir,mais entre les arnaqueurs de toutes sortes et la violence usuelle à chaque coin de rue,la descente sera rude... La première partie est purement sociale,alors que la seconde vire vers le polar moins probant avec convoyeurs de fonds pris au piège. J'ai trouvé que le film lissait un peu trop la pauvreté de cette famille,à un point que l'on se sent étranger à leur sort. De même,la fin est un peu trop évidente,laissant étonnamment de marbre. Tout cela est donc un peu chiche du point de vue cinématographique.
    nestor13
    nestor13

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    5,0
    Publiée le 1 septembre 2013
    Mine de rien, les films sur les convoyeurs de fonds, ça commencerait presque à devenir un genre bien spécifique du cinéma. On en voit finalement assez régulièrement, nous montrant d'ailleurs à peu près toujours le même synopsis où ces employés qui font un métier à hauts risques mettent au point des stratagèmes à chaque fois plus audacieux pour braquer leurs propres fourgons. Ce surprenant et poignant "Metro Manila" vient d'ailleurs juste après "11.6" adapté de l'exploit du désormais plus célèbre d'entre eux, Toni Musulin. Et c'est amusant, les deux nous montrent la même chose finalement, à savoir les relations fusionnelles mais aussi compliquées entre un chauffeur et son coéquipier. Cette aventure, qui pourrait au départ nous rendre sceptiques puisqu'elle nous parle en creux de la réalité sociale pas très riante d'un pays (les Philippines), arrive en définitive à nous bouleverser. Son réalisateur parvient en effet à nous maintenir toujours en haleine et son scénario est tout simplement excellent, nous offrant action, suspense et émotion. A voir sans préjugés.
    traversay1
    traversay1

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    3,5
    Publiée le 10 septembre 2013
    Metro Manila entend montrer la réalité sociale de la mégalopole philippine tout en offrant un thriller palpitant répondant résolument aux canons du genre. Là réside la force et la faiblesse du film de Sean Ellis, plongée en apnée dans un monde de corruption et de violence qui privilégie cependant l'aspect humain aux bains de sang, ce dont on lui sait gré. D'aucuns attaquent Metro Manila sur sa présumée accumulation de clichés et sa vision touristique et misérabiliste. L'affirmation n'est pas sans doute pas fausse mais elle mérite d'être étayée et seul un public philippin pourrait avoir un avis argumenté et pertinent sur la question. Davantage en tous cas que notre vision occidentale. La comparaison avec les films de Brillante Mendoza est obligée, elle est forcément au désavantage de Sean Ellis qui réalise un film (trop ?) malin et légèrement démagogique, dont la faillibilité et les raccourcis peuvent s'oublier si l'on se focalise sur son efficacité scénaristique, indéniable. Son dénouement renoue lui avec les caractéristiques habituelles du film noir. A l'image d'une oeuvre en définitive ambigüe dans ses intentions.
    Cecile M
    Cecile M

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    1,5
    Publiée le 29 juillet 2013
    je n'ai vu ni justesse ni réalisme dans Metro Manila mais beaucoup de clichés sordides, de vrai faux méchants prévisibles et un couple chialant. le scénario ne tient à rien, c'est mal joué et ennuyeux au possible, dommage la promesse avait l'air sincère mais il faut arrêter de prendre le spectateur pour un touriste voyeuriste
    Pascal I
    Pascal I

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    3,5
    Publiée le 18 janvier 2014
    Un thriller doux de situations et de social bien mené très typé drame. Dommage que la mise en place est très longue mais nécessaire. De bonnes interprétations et une immersion je pense réussie. Un peu plus de tension et de rythme n'aurait pas été de trop. A découvrir ! 3.5/5 !!!
    Thierry M
    Thierry M

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    3,0
    Publiée le 19 juillet 2013
    Une histoire tres bonne , on est tendu tout au long du film.
    Piwi47
    Piwi47

    Suivre son activité 27 abonnés Lire ses 246 critiques

    3,5
    Publiée le 19 juillet 2013
    En 2006, le photographe / clippeur anglais converti réalisateur Sean Ellis ne se doutait absolument pas qu’avec le désarmant et tendrement naïf « Cashback », il signerait là l’une des plus belles comédies romantiques de ces dernières années. Aujourd’hui, de l’eau a coulé sous les ponts, mais Sean Ellis n’est toujours pas parvenu à se hisser au rang de metteur en scène mondialement reconnu. Son troisième long métrage, « Metro Manila », qui sort mercredi 17 juillet sur les écrans français après avoir été présenté au Festival de Sundance 2013 en début d’année et y avoir remporté le prix du public, devrait, on l’espère, changer la donne. Synopsis Allociné : Aspirant à une vie meilleure, Oscar Ramirez et sa famille quittent les montagnes du nord de la Philippine où ils vivent et viennent s’installer dans la ville de Metro Manila. Proie idéale dans cette ville impitoyable, Oscar va devoir tout risquer pour les siens. Après avoir adopté un ton très autobiographique dans « Cashback », puis s’être adonné à l’exercice de style sur « The Broken » en 2008, Sean Ellis semble enfin convaincu par son talent et inscrit « Metro Manila » comme une sorte d’accomplissement. Inspiré par une scène d’une violence extrême dont il fut lui-même témoin lors d’un voyage aux Philippines – une rixe en pleine rue entre deux convoyeurs de fonds – Sean Ellis évoque l’histoire de « Metro Manila » comme puissante et intéressante. Il amorce son film sur une chronique sociale et morale intéressante, autour de la misère des régions rurales des Philippines, et cette quête absolue d'un idéal urbain – une famille en précarité à la campagne se rend à Manille, la capitale, en vue de prospérer. Très immersif, le réalisateur anglais est allé à bonne école puisque le bonhomme a déjà collaboré à de nombreuses reprises avec David Lynch et n'hésite pas à citer comme références le culte « Training Day » aussi bien que « La Cité de Dieu », ou encore l'excellent « Tropa de Ellite ». Sean Ellis bascule ensuite, de manière assez radicale et inattendue, vers le polar noir tendance factice (le héros devient convoyeur de fonds et se frotte à la corruption et aux dangers de ce métier hors normes), délaissant en conséquence l'aspect « docu » du début pour se concentrer sur un genre beaucoup plus fictionnel. Certains le condamneront probablement, mais cette partie est pourtant enrichissante car elle permet de mettre en lumière la personnalité « plastique » du metteur en scène, qui n'hésite pas à enrober « Metro Manila » de séquences filmées au ralenti absolument renversantes – la scène finale de « Cashback » lorgnait déjà sur ce terrain là – de musiques classiques grandiloquentes, d'une image léchée et d'une écriture maîtrisée. Bilan : Sean Ellis, repéré par les cinéphiles grâce au magnifique « Cashback », poursuit son bonhomme de chemin cinématographique avec un troisième long métrage poignant et efficace, scindé en deux parties en apparence antinomiques, mais en fin de compte relativement complémentaires. Secret de tournage : désespéré et fauché, Sean Ellis est allé rendre visite à son ami Ridley Scott pour lui demander d'intégrer le budget de « Metro Manila » à celui de « Prometheus » en faisant passer ça pour des frais de maquillage !!!!
    omar A.
    omar A.

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    5,0
    Publiée le 5 août 2014
    Que dire de METRO MANILA, si ce n 'est qu'il est totalement reussi . L 'histoire emouvante du perd de facile qui tente de survivre et subvernir au besoin de sa famille dans une capitale de tous les vices et dangers. Egalement tres bien filmé , ce film nous laisse tout de meme un gout amer d une certaine realité et nous plonge d'emotions !!! A voir
    Gustave Aurèle
    Gustave Aurèle

    Suivre son activité 30 abonnés Lire ses 1 699 critiques

    3,0
    Publiée le 18 janvier 2014
    Une évocation intéressante et sans espoir (ou si peu) de l'enfer urbain philippin.
    Wingnut7
    Wingnut7

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    4,5
    Publiée le 6 août 2013
    Si S. Ellis réussit son œuvre, c'est aussi par passion et abnégation. Mais pas seulement. Modeste, avec une excellente interprétation, le film gagne en puissance grâce à un scénario couillu, réfléchi et fort émotionnellement. Derrière son histoire, S. Ellis réalise un histoire humaine, universelle et touchante tout en étalant son style cinématographique et ses références. Même si un développement plus personnel des personnages aurait été appréciée, pour nourrir l'empathie encore plus, sans tomber dans le mélo, mais histoire de s'attacher un peu plus à la femme et à l'enfant, le film reste une réussite qui mérite le coup d’œil. Une fois de plus, R. Scott forme et soutien des vrais réalisateurs qui ont quelque chose à dire et qui pourraient bien nous donner ce vent d'air frais qu'Hollywood semble étouffer sous les blockbusters.
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