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Alexis D.
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5,0
Publiée le 23 avril 2021
"Fantasia" est sans aucun doute possible une œuvre expérimentale unique en son genre parmi tous les films qui ont vu le jour au sein des Walt Disney Animation Studios. Sans doute beaucoup trop puisqu'elle n'était en fin de compte réservée qu'à une élite de spectateurs. Son perfectionnisme aura au final eu raison d'elle, et l'œuvre expérimentale qui devait être continuellement renouvelée fut boudée. Walt Disney enterra dès lors son opéra visuel et auditif, avant que sa renaissance bien des années plus tard retrouve au passage son statut de chef d'œuvre culte des studios Disney. "Fantasia" est une œuvre expérimentale qui divise et qui rassemble à la fois. D'un côté, les puristes amoureux des partitions musicales crient souvent au sacrilège les remaniements des partitions faites pour les besoins des segments du film, de l'autre le grand public applaudit cette vulgarisation de la musique classique aux codes trop compliqués. Personnellement, je me rangerai volontiers dans la seconde catégorie, même si je trouve aujourd'hui encore que "Fantasia" aurait gagné d'être amputé d'au moins une de ses séquences. Le film est en effet extrêmement long pour un long-métrage d'animation principalement contemplatif, mais sincèrement quelle séquence aurait pu être ainsi sacrifiée ? Aucune d'entre elles, et c'est là tout le paradoxe de "Fantasia" ! "Fantasia" s'ouvre tout d'abord par une séquence relativement abstraite où la musique ne fait qu'un avec l'image : "Toccata et Fugue en Ré Mineur". Cette courte introduction est d'ailleurs une agréable mise en bouche du film, son principe sera d'ailleurs repris bien des années plus tard pour sa séquelle "Fantasia 2000". Elle est ensuite suivie par "Le ballet de Casse-Noisette" qui compose six thématiques tantôt attendrissantes tantôt humoristiques tantôt envoûtantes. Vient alors le segment le plus célèbre : "L'Apprenti Sorcier". Le long-métrage connaît depuis lors une carrière exceptionnelle, Mickey en est devenu l'emblème du film, et il fut distribué à de nombreuses reprises comme court-métrage autonome (en France, il n'eut cependant l'honneur d'avoir une VHS à son nom qu'à la location, et dans une compilation à la vente) y compris à la télévision. L'histoire de cet apprenti, qui essaie de faciliter sa vie par la magie, tourne vite au cauchemar quand il ne parvient pas à stopper le sortilège qu'il a jeté. C'est l'un des plus grands moments de "Fantasia". Il reste tout de même étonnant de savoir que la version de pré-production aurait dû faire jouer Simplet, Walt Disney eut l'heureuse bonne idée de s'y opposer, offrant ainsi à Mickey l'un de ses plus beaux rôles. "Le sacre du printemps" est sans conteste le segment le plus long du film. Il reste aussi le moins accessible au public non averti. Véritable docu-fiction avant l'heure, ce segment de "Fantasia" reconstitue avec une quasi-exactitude étonnante les premiers cycles de la vie sur Terre, notre planète ayant en effet connu plusieurs extinctions massives. Le caractère inhabituel de ce segment, qui tranche radicalement avec les autres, est également appuyé par une bande-son oppressante. A l'inverse la technique utilisée est d'une rare qualité, tout comme les effets spéciaux très élaborés. Ce segment comporte d'ailleurs l'une des séquences les plus terrifiantes que j'aie jamais pu voir dans un long-métrage d'animation, tous studios confondus, avec l'affrontement spectaculaire entre le T-Rex et le pauvre stégosaure, avec une scène violente, très triste et très cruelle (bien qu'il n'y ait pas de sang). "La symphonie pastorale" permet heureusement de revenir à une narration plus légère, elle arrive d'ailleurs au bon moment pour récupérer les spectateurs qui se sont égarés dans le segment précédent. Les couleurs y sont plus chatoyantes et moins réelles. Les puristes critiqueront d'ailleurs fortement ce parti pris qui ne colle pas du tout à la symphonie de Beethoven. Le segment se décompose d'ailleurs en deux temps, l'un consacré à un troupeau de chevaux ailés et l'autre à un troupeau de centaures. C'est d'ailleurs principalement cette seconde partie qui est malheureusement le résultat d'une forte censure que nous connaissons aujourd'hui. Si l'on excepte "L'Apprenti Sorcier", mon second coup de cœur de ce film reste indéniablement "La ronde des heures". Délicieux ballet caustique, ce segment met en scène des autruches, des éléphants, des hippopotames et des crocodiles devenus tout comme Mickey très célèbres au-delà du film. La version de Kostal se veut d'ailleurs beaucoup plus humoristique que celle de Stokovski, même si quelques effets rajoutés par ce dernier valent aussi le détour. La légèreté fait alors place à un segment réellement effrayant : "Une nuit sur le mont chauve", inspiré d'une légende Ukrainienne. La musique accentue fortement ce qui se passe à l'écran, le dieu Chernabog y est resplendissant dans toute sa froideur ! La séquence finale se mêle ensuite à l'Ave Maria dont les chants semblent mettre un terme au courroux de Chernabog. Étonnant dans son concept, "Fantasia" est véritablement une œuvre complètement à part dans le catalogue de Disney. Sans aucun successeur depuis lors, le film est donc absolument unique en son genre. Il existe bien "Fantasia 2000", mais celui-ci se place plus en héritier d'un mythe qu'en véritable concurrent. Ainsi, ce "Fantasia" constitue pour moi un immense chef d'œuvre de poésie, d'onirisme, de magie, d'émerveillement mais aussi de terreur et d'épouvante, illustré par des morceaux musicaux de musique classique d'une qualité exceptionnelle, accompagné par des images féériques sublimes et sublimé par une animation d'une exceptionnelle fluidité et d'une splendide beauté. Clairement une expérience cinématographique poétique inoubliable pour ma part
De tous les long-métrages du studio aux grandes oreilles, Fantasia a été et sera pour encore longtemps le plus ambitieux, innovant et surprenant. Né de l’association de Walt Disney et du chef d’orchestre Leopold Stokowski, et développé en parallèle de Pinocchio, Fantasia est une superbe fresque musicale, composée de quelque uns des plus grands morceaux de musique classique, le tout illustré avec un brio certain par les équipes Disney. Pour autant ce film, qui fait clairement figure d’œuvre expérimentale, est aussi somptueux que particulier, et s’il ne parait pas malvenu de le qualifier de chef d’œuvre intemporel, celui-ci n’est pas irréprochable. Je pense notamment aux interludes didactiques, à la finalité mi-figue mi-raisin de mon avis : elles structurent le long-métrage, le rendent plus accessible, mais le revers de la médaille est alors une certaine perte d’immersion. Néanmoins leur présence se trouve conforter par l’absence d’une intrigue globale, Fantasia se composant de sept séquences animées en tous points distinctes les unes des autres (le film est une expérimentation audacieuse après tout) ; concernant ces mêmes séquences, si l’on se doit de reconnaitre leurs beautés visuelles respectives enchanteresses, et bien entendu des bandes sonores grandioses, il n’en est pas de même en terme d’intérêt pur. Ainsi, le long-métrage piétine quelque peu au départ, puis gagne définitivement notre attention avec le mythique Apprenti Sorcier, à la suite de quoi Fantasia ne va cesser de monter en puissance, alternant entre les tons et ambiances onirique, folklorique ou bien sombre… pour finalement se conclure avec calme. En résumé Fantasia n’a pas volé son statut de chef d’œuvre, mais est tout aussi atypique de par ses nombreuses innovations ; à découvrir sans tarder si ce n’est pas déjà fait donc, car voilà un Disney bel et bien unique en son genre, et dont l’expérience ne manquera pas de vous marquer d’une manière ou d’une autre.
un chef d'oeuvre d'une beauté incryoable! je n'aime pas trop la musique classique en temps normal mais là j'adhère! des déssins animés parfaitement en rythme avec la musique, de très belles couleurs, walt disney réalise là une véritable prouesse technique! à voir absolument!
Walt Disney a eu une idée de génie en inventant ce concept donnant sans doute du fil à retordre à ses animateurs (quelle galère ça doit être pour faire un dessin animé basé sur le rythme d'une musique !). Le résultat visuel est époustouflant et n'a pas pris une ride, la musique classique s'accordant parfaitement bien aux images. Les parties sont certes inégales mais toutes charmantes et on retiendra surtout "l'apprenti sorcier" et "une nuit sur le mont chauve", vraiment terrifiant. Un coup de génie.
Un conte musical qui reprend de grands thèmes classiques avec une mise en image parfois féérique, "pédagogique", mythique (la scène des balais laveurs de l'apprenti sorcier Mickey) et toujours superbe! Il faut aimer la musique classique car ce sont quasiment 2h non stop que nous propose Fantasia. Une très belle mise en image onirique qui reste intemporelle. A voir...mais surtout à écouter!
Walt Disney a toujours aimé mélanger la musique et l'animation. Il l'avait déjà démontré avec certains courts-métrages de Mickey, ainsi qu'avec les Silly Symphonies, une série de courts-métrages d'animation musicaux qu'il a créés. Avec Fantasia, il s'attaque au long-métrage avec plusieurs segments d'animation ponctués de brefs passages d'explications. Dans ces segments, il y a du très bon comme du moins bon. Mes segments préférés sont les premiers, où la musique se mêle magnifiquement au spectacle visuel. J'aime aussi beaucoup le segment de l'Apprenti Sorcier, dans lequel Mickey s'improvise magicien en "empruntant" le chapeau magique du maître Yen Sid (lisez ce nom à l'envers). Le ballet des crocodiles et des hippopotames est aussi un très bon moment d'animation. Enfin, ce long-métrage se termine sur "La Nuit au Mont Chauve", un passage animé assez sombre dans lequel apparait un des plus grands méchants de l'histoire de Disney: Chernabog! Le tout agrémenté de très belles partitions musicales classiques. Bien évidemment, certains segments sont un peu moins intéressants. Par exemple, la partie concernant la création de l'univers m'a profondément ennuyé, j'ai carrément eu un coup de pompe. Par ailleurs, je vous conseille de le voir en Blu-Ray, la qualité d'image de ce disque est à tomber par terre, tellement c'est magnifique. Par contre, il faut s'adapter au format 4:3, qui peut être assez déroutant quand on a un grand écran plat. En tout cas, Walt Disney a toujours eu de l'amour pour la musique classique, et ce qu'il a fait là avec bien évidemment la collaboration de plusieurs réalisateurs, car ne les oublions pas, ils ont tous bossés sur ce film (James Algar, Samuel Armstrong, Ford Beebe, Norman Ferguson, Jim Handley, T. Hee, Wilfred Jackson, Hamilton Luske, Bill Roberts, Paul Satterfield & Ben Sharpsteen), est une absolue maîtrise du genre. Fantasia est ce que l'on peut appeler un film culte, qui va bien plus loin que les films d'animations habituels (on raconte une histoire qu'on met en animation), grâce notamment à son approche musicale.
Musical, culte, symbolique de l'avant guerre Hitlérienne, ce 3ème film est le début d'une révolution pour le studio puisqu'il est le premier à mêler le live orchestrale à l'animation d'accompagnement. S'il on sait parfaitement aujourd'hui que Disney aura renouveler une seule fois le film, il fut à l'époque une révolution pour ce genre. D'abords dynamique sur des aires classiques tel "Casse-Noisette" pour une avalanche de beauté, poétique et ensorcellent, la partie destinée aux mastodonte du Crétacé et du Jurassique fut à l'inverse totale, molle, peu engageante et très peu passionnante, même si l'animation fut magique. Puis l'apprenti sorcier Mickey, on ne va pas se le cacher "Fantasia" n'est connu que pour cette séquence joyeuse d'abords, dynamique et entrainante finissant dans un déluge aquatique, Mickey démarre donc fort pour sa toute première apparition dans un film de "son studio". La séquence mythologique Grecque fut démentielle d'un dynamisme, d'une poésie et d'un grand coup scénaristique. Le passage de Satan et ses disciples fut aussi nostalgique, sombre et donc théologique sur la religion. Une conséquence dont le message "d'avertissement" de Disney+ m'aura largement étonner, tout comme Dumbo par la suite, le service indique en effet "des scènes, propos et donc situations à prendre en contexte avec leurs époques qui sont aujourd'hui remises en cause pour raison théologiques, religieuses...", en effet ce film animer met beaucoup en scène la puissance de Dieu mais d'un côté, ce scénario globale est la création du monde, des mythes religieux et donc de toutes les croyances, après, à chacun de savoir s'ils sont on non choqués par cela mais franchement, un film d'animation Disney a-t-il réellement pour objectif de choquer et de provoquer des heurs... Arrêtons l'abus. Animation culte, séquences dynamiques et passages mous, "Fantasia" peut toujours se considéré tel un classique mais certainement pas comme "LE CHEF D'OEUVRE ULTIME".
Sous la direction du maestro Leopold Stokowski, lOrchestre Symphonique de Philadelphie prend place. Une voix off détermine les types de musiques que lon rencontrera au cours dun copieux programme : la narrative, lillustrative et celle qui nexiste que pour elle-même. "Fantasia" constitue un parfait éveil à la Grande Musique pour les enfants qui ont déjà un minimum de culture et surtout de curiosité. Inutile de le montrer aux autres, ça tournera rapidement au désastre avec une flopée rageuse de : "Cest chiant, y se passe rien" En clair, ça serait donner de la confiture à des cochons si vous me passez lexpression. Déjà de par la durée il peut rebuter (on dépasse lheure cinquante tout de même), par sa forme aussi. Indépendantes à lexception des deux dernières qui se marient étonnamment bien, les séquences senchaînent avec simplement un bref mais nécessaire exposé sur ce qui va suivre. Devenu anthologique, le passage sur lApprenti sorcier de Paul Dukas arrive peut-être un peu tôt (après vingt-cinq minutes). Comme annoncé, il démontre ce quest une musique narrative. Lexercice savère passionnant et on prête autant attention à la musique quaux images ! A contrario, lorsquelle sert daccompagnement comme pour le segment olympien sur la Symphonie pastorale de Ludwig van Beethoven, on peut se laisser distraire par lhistoire qui nous est racontée. Surtout que la mythologie y est fidèlement retranscrite (on y croise Zeus, Eole, Dionysos, des chevaux ailés, des centaures ). Jai quand même trouvé bizarre que les mâles centaures repartent tous avec une femelle de leur couleur alors quil y avait lembarras du choix Sûrement pour ne pas choquer lassistance (rappelons quen 1940 les Etats-Unis appliquaient la ségrégation). Le ballet dhippopotames ma amusé. Le dessin manque parfois de détail mais il y a une énorme recherche visuelle et la technique suit. Un long-métrage imposant qui traduit en images quelques beaux airs classiques (ce quon appelle synesthésie).
Opéra animé, on peut qualifier cet ovni made in Disney comme cela. Opération unique, on agrémente ici les plus grands airs de musique classique de l'animation, on permet ainsi à la musique de prendre le devant de la scène. L'opération est réussi, mais il faut savoir apprécier l'opéra et la musique classique pour regarder et surtout écouter cet exercice de style. Le son passe avant l'image, et permet un émerveillement de synchronisation autour de thèmes parfaitement maitrisés. Ça pourra paraitre long pour certains, et ce sera carrément ennuyeux pour les enfants de cette génération ( et même les parents ! ). En quelque sorte, l'art ultime dans ce que peut faire l'animation par le studio Disney.
Une des grandes réussites de Disney, Fantasia c est l exaltation de l ouïe et de la vue ou une magnifique illustration de grands morceaux de musique classique. Étant donné que l on a à faire à plusieurs tableaux tous ne sont pas égaux. Si l apprenti sorcier et le sacre du printemps sont les plus réussis à mon goût avec également l inénarrable ballet des hippopotames avec des crocodiles; il est en revanche dommage d avoir fini avec l Ave Maria dont l animation n apporte rien. Un formidable moyen d accéder à ces différentes œuvres et de les faire découvrir aux plus petits.
Fantasia est le premier long-métrage Walt Disney et certainement l’un des plus culte. Les images sont magnifiques, l’histoire est excellente, le film est captivant du début à la fin, sur le plan technique c’est un sans faute etc… Bref c’est certainement l’un des plus grand film Walt Disney, 16 / 20.
Une belle réussite en 1940 de réunir dessins et musique classique dans une féerie audiovisuelle. Le choix des musiques est particulièrement bon notamment le final Une nuit sur le Mont Chauve de Moussorgski suivi de l'Ave Maria de Schubert. Les dessins peinent parfois dans leurs recours allégorique à convaincre je pense surtout au 6 avec des animaux qui dansent qui m'ont parus un peu ridicules les fois où je l'ai vu. Le plus fameux le 3 l'apprenti sorcier avec Mickey est repris dans Fantasia 2000.