Maps To The Stars
Note moyenne
3,1
3673 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

438 critiques spectateurs

5
21 critiques
4
107 critiques
3
153 critiques
2
90 critiques
1
43 critiques
0
24 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Jean-Claude M
Jean-Claude M

13 abonnés 113 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mai 2014
On a du mal au début de ce film a vraiment comprendre, est-ce une chronique sulfureuse sur le monde d'Hollywood ? une analyse sur l'inceste ? Une psychanalyse sur le mal-être de ces "stars" , de leur névrose. Bref je pense que c'est tous cela a la fois, le casting du film est excellent , on est à la fois choqué par les situations, les dialogues, le scénario. Julian Moore est magistrale et mérite amplement son interprétation . Personnellement , j'ai adoré ce film qui bouscule, glauque, froid, cynique et même parfois plein d'humour. Ce portrait choral d'Hollywood, est loin d'être complaisant . Cronenberg est loin d'être fini n'en déplaise à certain. A voir bien sur , et en VO.
Val_Cancun
Val_Cancun

68 abonnés 764 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2014
Pour moi qui ait découvert Cronenberg dans les années 2000, je reste sidéré par sa capacité à proposer des films aussi différents que "A history of violence", "Eastern promises", "A dangerous method", et désormais "Maps to the stars" (2014), sachant que je n'ai pas vu "Cosmopolis"...
Ici il est question d'un film choral au sein de la petite société hollywoodienne, autocentrée, désaxée, malade... Incestueuse aussi, comme le suggère la métaphore avec cette famille dysfonctionnelle.
Cronenberg dépeint des personnages complexes, peu attachants mais fascinants : l'actrice quelque peu has been au bord de la crise de nerfs (Julianne Moore, justement récompensée à Cannes) ; le coach imbu de lui-même, gourous de célébrités (John Cusack) ; son fils l'enfant-star façonné par le système (excellent Evan Bird) ; le jeune chauffeur de limousine qui se voudrait acteur (Robert Pattinson)...
Le réalisateur canadien n'a pas son pareil pour dépeindre ce microcosme parfois abject, soudain bousculé par l'arrivée d'une personne extérieure, la troublante et troublée Mia Wasikowska.
On pourra trouver le scénario décousu et un peu vain, mais ce "Maps to the stars" filmée en couleurs chaudes, à l'esthétique presque bling bling, reste un objet cinématographique fascinant, à la poésie indéfinissable, avec cette référence entêtante au poème de Paul Eluard : " J'écris ton nom, Liberté"...
SeB_from_Mars
SeB_from_Mars

12 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mai 2014
Une très belle vision assez noire d'Hollywood. Différente histoire que celle de David Lynch dans Mulholland Drive, mais on adhère très vite à la folie qui campe dans le cerveau des personnages.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 mai 2014
Belle plongée dans le côté obscur d'Hollywood. Les fans de Cronenberg devraient y trouver leur compte.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 31 mai 2014
Avec Map to the stars, David Cronenberg revient à son meilleur après Cosmopolis qui péchait un peu par sa lenteur exaspérante. Sa dernière création mélange brillamment thriller et drame avec un brin de fantastique. Cronenberg revient ainsi à ses premiers amours, et ne néglige pas, comme dans l’ensemble de sa filmographie, une certaine critique sociétale. Pour réussir son pari, il s’entoure de Robert Pattinson, qui arrive à nous faire oublier qu’il fut la star de Twilight, pour leur seconde collaboration, de Julianne Moore, récompensée par le prix d’interprétation féminine cette année à Cannes, et de Mia Wasikowska (révélé dans le Alice au pays des merveilles de Tim Burton), qui aurait sans doute mérité davantage cette reconnaissance. Mais on le sait, Cannes est frileux.

Un psychothérapeute en vogue, Stafford Weiss (John Cusack) gère d’un main de fer sa famille. Sa femme est la manageuse de leur fils, Benjie (Evan Bird), un enfant star de treize ans sur qui la production fait pression après qu’il est dû subir une cure de désintoxication. Leur fille, Agatha (Mia Wasikowska) vient d’être libéré de l’asile psychiatrique où elle fut internée après avoir mis le feu à l’ancienne maison de ses parents. Cette dernière, par l’intermédiaire d’un chauffeur, Jérôme Fontana (Robert Pattinson), s’introduit au service d’Havana Segrand (Julianne Moore), star perturbée consultant Stafford Weiss.

Map to the stars bénéficie de plusieurs niveaux de lectures. C’est d’abord, une critique acerbe de la caste hollywoodienne, de ses satisfactions malsaines, et de ses mensonges éhontés. Les producteurs de Benjie se moque bien que le gamin se bousille la santé, tant qu’on ne le sait pas publiquement. Stafford Weiss, psychiatre de toutes les stars, cachent des secrets bien plus lourds que ce qu’il traite dans son cabinet, avec des méthodes, disons-le, assez perverses et dé couple a abandonné leur fille à son sort sans-même prendre de ses nouvelles. Havana Segrand possède un ego démesuré et ne supporte plus la décrépitude de sa carrière, et le fait payer à ses gens de maisons qu’elles nomment « esclaves » et traite comme tels. Enfin, Jérôme Fontana, scénariste à ses heures perdus, entretient une idylle avec Agatha, simplement pour s’en inspirer, lui faisant miroiter un amour sincère. Agatha, la seule à être diagnostiquée comme malade, est pourtant la plus sensible et la plus humaine de la troupe. L’inéluctabilité seule de cette déchéance ambiante, réveille en elle des pulsions nihilistes. Son père est certainement le plus antipathique. Citant le Dalaï-lama à tout rompre, son positionnement zen reste une façade pour un caractère fondamentalement violent, un peu à l’image de la société théocratique et féodale sévissant au Tibet, et dont l’on fait peu la « mauvaise » pub en Occident. L’immolation de sa femme sonne comme le comble du comble. Cronenberg met une gifle à tous ses vendeurs de développement personnel, ses gourous du dimanche. Une claque jubilatoire. John Cusack est tout simplement sidérant tant sa colère sourde transpire à l’écran.

Cronenberg maquille le tout d’un vernis de fantastique. C’est une idée sublime pour représenter ce monde de fantasme. Tous les personnages sans exception ont des visions d’outre-tombe. Havana est hantée par le fantôme de sa mère incestueuse tandis que Benjie semble poursuivie par un couple d’enfant dont on taira ici l’identité pour ne pas trop vendre la mèche. La frontière reste très mince entre des entités malveillantes et indépendantes et le simple reflet de leurs propre psyché. La violence est omniprésente sans jamais éclater, si ce n’est à la toute fin du film. Par le remarquable jeu des acteurs, et une mise en scène sobre et efficace, Cronenberg instille une sensation de malaise récurrente. La violence, est avant tout, celle symbolique, des faux-semblants. Après une interlude sanglante, ramenant le cinéaste aux sources, filmé sans fard, et avec bienveillance pour Agatha, le film se conclu sur un dénouement pensé comme un manifeste anarchiste. Comme si fuir pouvait être une Eluard , poète résistant, qui exaltait la vie, et l’engagement politique est constamment cité durant le film par Agatha à travers son poème La liberté dont je ne peux pas m’empêcher de citer quelques vers :

« Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté"

Une ode à la vie, et à la paix retrouvée, dont je ne suis pas sûr que nos héros est vraiment saisi le sens. Mais qui donne, par sa seule présence, répétée inlassablement, un cachet inestimable au film. Ce concluant sur ces dernières vers, le long-métrage réussit à donner une ineffable beauté au geste sans retour des deux adolescents. Face au mensonge, face au cynisme, face à la mascarade, au cycle ininterrompu de souffrance et de haine, ne sommes-nous libre que face à la mort ?

Venez lire nos autres critiques sur :
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 mai 2014
Maps to the stars...de David Cronenberg avec qui j’étais un peu en délicatesse ces dernières années. Ce n’est pas ce qu’on pourrait appeler un film choral, bien qu’il narre un moment dans la vie d’un groupe d’individus, ou plutôt de monstres quelque part du côté de Beverly Hills, plus précisément dans le monde du show business.
Cronenberg a aiguisé sa caméra comme un équarrisseur ses outils, et dépèce dans une douce torpeur, le Hollywood d’aujourd’hui. C’est d’abord une satire sur le monde du cinéma, mais ensuite c’est le monde entier made in USA qui en prend pour son grade.
Je lisais un papier sur les inrocks ou le mec écrit qu’il s’agit d’une comédie désopilante...franchement je n’ai pas esquissé un sourire. C’est une comédie, certes, acide, trash, implacable. Ce film m’a plutôt foutu les jetons, m’a angoissé, m’a rendu triste et m’a surtout rappelé comment fonctionnaient les personnes qui touchent de près ou de loin à l’Hollywood écrit sur la montagne ! J’en connais...c’est les mêmes : tarés, egocentrés, pas généreux pour un sou, la liste pourrait être longue.
Le casting est merveilleux, les comédiens endossent superbement leurs rôles de freaks, mention spéciale pour Julianne Moore.
De plus, le film permet de nous remémorer le sublime poème d’Eluard «Liberté», trésor mondial. Je recommande plus que vivement.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 octobre 2014
Vision noire & très pessimiste du hollywood systeme, ce film est bon cru, meilleur que ses 2 précédents. Un OVNI parfois caricatural, parfois cruel mais probablement proche de la vérité
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2014
(...) Cronenberg, fidèle à son habitude, ne prend pas de gants et dressera un pamphlet aux odeurs de brûlot sur le star-system hollywoodien, machine à fric malsaine, cynique et dérangée au possible. Une industrie qui érige en code moral le faux-semblant et qui dépeint de manière sombre, cru et quasi hypnotique le quotidien de ces personnes tentant désespérément de s’y frayer un chemin.
(...) Un genre de film, qui assez peu présent dans la filmographie de Cronenberg, ne s’en révèle pas moins inventif. Car, après avoir exploré les névroses et les combats intérieurs auxquels s’adonnent ses personnages la plupart du temps solitaires, il est amusant de voir les différentes facettes que revêtent ces figures clichées. Car entre le gourou des stars campé par un John Cusack dément, l’actrice sur le retour interprétée par une Julianne Moore désarmante de sincérité et de folie ; les personnages sont encore une fois le meilleur atout de ce voyage d’une froideur étonnante aux confins de la démence !
En clair, Maps to the Stars, adroit mélange d’horreur, de cynisme, d’humour noir, d’hypnose, parvient à cristalliser toutes les attentes qu’un film de Cronenberg peut susciter et permet d’opérer la renaissance de son auteur, qui a l’instar de Martin Scorsese, a dû attendre son plus vieil âge pour sortir sa meilleure œuvre ! Un pamphlet sur le star-system hollywoodien délicieusement cynique et incroyablement violent, doublé d’un humour noir décapant !
Nicolas D.
Nicolas D.

57 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 mai 2014
Cronenberg dénonce les dessous d'Hollywood avec brio : démesure, drogue, irrespect, argent, médias, hypocrisie et folie.
Servi par un casting réfléchit et hyper crédible, Maps to the Stars raconte le succès autour d'une histoire unique, originale et surtout dévastatrice.
Une excellente mixture de tous les dangers que la surmédiatisation entraîne.
Adri P
Adri P

12 abonnés 294 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juin 2015
du grand cronenberg ou on part encore dans du grand n'importe quoi... tres gros final.
Le Blog Du Cinéma
Le Blog Du Cinéma

121 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2014
« Une satire entière, sans complexes, qui ne laisse pas place à l’ennui. » Christelle
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 1 juin 2014
J'ai définitivement décroché lorsque Cronenberg nous montre Julianne Moore pétant bruyamment sur ses toilettes, porte ouverte, avec son assistante à 2 mètres.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 juin 2014
Aucun intérêt, je le déconseille vivement. 1/2 etoile c'est déjà trop.
Il faut vraiment être sur une autre planète pour sortir un film pareil, 2h de perdues.
aupaysdesreves
aupaysdesreves

1 abonné 39 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 juin 2014
Je ne vois aucun intérêt à ce film...
Si ce n'est que de nous montrer que les gens riches et célèbres sont névrosés et dérangés... mais ça on le savait déja!
Donc rien de nouveau
Et encore du sexe et du sang, maintenant il n'y a plus que ça dans les films.... est ce vraiment ça qui fait vendre!?
Bref je ne vous conseil, absolument pas d'aller le voir, le scenario est faible et il n'y a que des scènes "commerciales et gratuites"
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 juin 2014
Plusieurs histoires s'imbriquent sur fond de drame fantastique. La trame se devine au bout d'une vingtaine de minutes et nous permet d'avoir une vue d'Hollywood, de ses sommets cliquants au bord du gouffre. Stars capricieuses, agents flatteurs ou assistants esclaves, tous sont prêts à vendre leur âme au diable pour réussir. Juliane Moore est époustouflante dans le rôle de la star déchue gavée aux anxiolytiques. On hésite entre la pitié et le dégoût, devant ses crises de nerf face à ses rivales qui montent. Son désir de gloire a dévoré son humanité et n'a laissée qu'une créature tourmentée et seule qui vide ses intestins comme elle répéterait un rôle. Ce film montre les aberrations de cet univers sous cloche ou chaque pas peut vous faire escalader des montagnes ou bien vous précipiter dans le ravin.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse