La crème de la crème, passe crème. Bien que l'ironie du titre est plaisante, ce film de Chapiron est fort car il raconte notre monde sans hypocrisie. Je le classe dans une comédie générationnelle, qui nous permet de mettre un pied dans ces écoles "d'élites" et nous plonge dans son folklore trash des soirées, où l'art de tisser des liens est galvanisant. Tiercé gagnant de jeunes comédiens. Alice Isaaz est très forte !
La Crème de la Crème n’est pas un film sur la prostitution estudiantine. La Crème de la Crème n’est pas vraiment un film sur les dérapages en école de commerce. La Crème de la Crème est plutôt un film sur la génération actuelle des tout jeunes actifs ou quasi-jeunes actifs. Motivés par la crise et les théories du pouvoir d’achat, de la loi du plus fort et de la dictature de l’argent, les jeunes d’aujourd’hui, avides de pouvoir, combattent la sinistrose en s’affranchissant de toute morale. En gros, tant que y’a du fric à faire, fonçons tête baissée et l’amour c’est pour les cons. Il faut dire que l’innocence, le manque de réalité et le culot transpirent pendant tout le film [suite en cliquant sur le lien]
Voici le troisième long-métrage de Kim Chapiron, jeune réalisateur hype sorti du giron de Kourtrajmé qu'il a cofondé avec Romain Gavras. Après le déjanté mais poussif Sheitan et l'intéressant mais pompé Dog Pound (sur la série Oz, nettement meilleure), Chapiron continue à explorer des sujets qui choquent. Cette fois-ci, il met un peu plus de finesse dans la chose. Le cadre est celui d'une école de commerce regroupant des étudiants parmi les meilleurs de France, à qui l'on promet un avenir radieux professionnellement, le plus dur étant déjà fait au moment où ils franchissent le pallier de l'institution. Trois d'entre eux, que Chapiron a méticuleusement pris le soin sélectionné de provenances et de sexes différents (pour finalement ne heurter personne en particulier) s'unissent pour monter une sorte de club visant à faire monter la cote de leurs camarades sur le marché de l'amour. Car oui, si tout peut constituer un marché, l'amour en fait bien partie. D'ailleurs, le plus savoureux moment du film est celui où l'on reçoit une leçon sur ce qu'est un contrat de mariage entre un jeune homme à l'avenir professionnel prometteur et une jeune femme extrêmement jolie. Manque de bol, le film manque de rythme et est parfois poussif, voire longuet, ce qui est un peu bête pour un film d'une heure trente à peine. Et puis, personne n'est dupe sur le caractère que prend peu à peu l'entreprise de nos jeunes anti-héros ; le proxénétisme version strat-up cheap. L'issue du film est alors anecdotique. Il y a avait matière à faire mieux, en exploitant notamment davantage le potentiel d'Alice Isaaz, qui n'est autre qu'une des plus belles femmes de sa génération, et qui procure un plaisir certain à chacune de ses apparitions à l'écran.
Des jeunes acteurs qui joue plus que moyennement, un scénario médiocre... une bonne recette pour un film ennuyeux, qui essaye de se paraître intelligent.... tout ce que je n'aime pas.... Des petits passage intéressant et une histoire de base qui aurait pu être mieux exploité.
Idée novatrice, mais j'ai trouvé ça un peu tiré par les cheveux quand même. L'ensemble parait un peu gros et surtout beaucoup trop facile pour les 3 héros. Mais bon, les 3 jeunes sont plutôt convaincants, et notamment la magnifique Alice Isaaz, et le tout se laisse regarder, vu que ce n'est pas si long.
Kim Chapiron nous plonge dans le milieu élitiste des hautes écoles de commerce, et s'amourache d'un scénario provocateur : comment une poignée d'étudiants va créer un réseau de prostitution déguisé en observant les relations homme/femme et en y appliquant le modèle des marchés. Ambiance de campus, de jeunesse dorée et de soirées festives, le film renvoie une image assez détestable du milieu mais surtout trop racoleuse pour ne pas peser sur la crédibilité de l'ensemble. En terme d'efficacité, la mise en scène est assez soignée, le montage limpide pour ne pas s'ennuyer. Le sujet original permet d'en faire un film qui se démarque franchement des autres. Le rythme est solide, baigné dans un univers musical ambiant.
En terme de point de vue et d'analyse du propos, les choix sont souvent réducteurs. Kim Chapiron n'hésite pas à employer des raccourcis qui peuvent questionner : les étudiants sont soit des cons superficiels, soit des intellos boutonneux, ou encore n'importe quelle fille de bas rang social est prête à se prostituer. L'emploi des facilités est cependant balayé par une écriture des dialogues globalement percutante. En effet, faute d'un scénario plus crédible et mieux abouti, la mise en scène a le mérite de sonner plutôt vrai.
Pour son troisième film, Kim Chapiron aborde une nouvelle fois un sujet osé : celui de trois jeunes étudiants dans une école de commerce qui se servent de leur connaissances pour créer un réseau de prostitution. L'univers dans lequel nous plonge le film est aussi effrayant que fascinant et nous montrer ces jeunes arriver à leurs fins sans trop de problèmes montre bien la mentalité qui règne dans un monde où tout se rapporte au sexe et à l'argent. "La crème de la crème", c'est un peu "Le loup de Wall Street" à l'école. Hélas, sur un tel sujet, le réalisateur ne parvient pas vraiment à ses fins et on sent qu'il manque quelque chose au scénario pour vraiment nous accrocher complètement. Mais Chapiron sait y faire avec une caméra et parvient à nous accrocher avec certaines scènes rien qu'avec sa mise en scène comme il nous le prouve avec le plan final. Et pour une fois dans un film français, les jeunes acteurs sont vraiment bons en particulier la jeune et jolie Alice Isaaz qui s'impose ici comme une révélation.
Une belle brochette de jeunes comédiens pas mal du tout. Une drole histoire pour ces étudiants soit disant appelle a etre l'elite de la France qui nous tiens jusqu'au bout mais le probleme est qu'il est tres difficile de comprendre ou veut en venir le realisateur a l'image de la derniere scene.
Y à de l'idée, basé un film sur la loi du marché était plutôt une bonne initiative. Même si le film reste simple, on peut apprécier cette comédie à sa juste valeur sans pour autant crier au génie.
Portrait cynique, voyeur, instructif des héritiers de l'élite. Le film y va a grand coup de vérités générales avec un petit manque de subtilité mais dévoile les tares d'un système quasi monarchique ou la recherche de l'argent, du pouvoir, de la reconnaissance n'ont pas de limite. Seule la fin apporte une note d'espoir. La réalisation est prenante, la vulgarisation des principes économiques plutôt bien faite et le piège de la vulgarité évité.
Ce film ne sera pas la crème de la crème. Le scénario n'est pas captivant, il est peu intéressant, et dénué de sens et de cohérence, et à part deux ou trois moments sympa, on s'ennuie ! On a spoiler: une histoire d'amour suggérée mais pas vraiment exploitée sauf à la toute fin du film, et pourquoi finir ainsi ?!
Tout est dans le casting. Les acteurs sont très bons et se donnent entièrement ce qui en fait une histoire intrigante et intelligente.Beaucoup de caractère dans ce film même s'il est loin de la perfection ; il nous en livre beaucoup.