Ce film craint. L'odeur nauséabonde de l'histoire fait penser qu'aucun des protagoniste n'a jamais foutu les pieds dans une grande école française. Ce film aurait pu concerner d'avantage une grosse fac américaine que française. Pour en avoir fréquenté une, je n'y ai rien retrouvé, ni l'ambiance, et surtout pas la mentalité. L'élitisme, tant jalousé par ce film, est justement plus sain en France qu'ailleurs car c'est le mérite et non le fric qui domine. Pas le temps pour des orgies, car la sanction est sévère. Bref, une histoire qui ne tient pas debout une seconde. C'est plutôt un porno pour potaches boutonneux qui regrettent leurs mauvais résultats scolaires et qui ont traîné leur misère dans des facs qui ressemblaient plus à des impasses...
Alors que l’on nous a vendu le film comme une œuvre générationnelle subversive traitant avec cynisme des marchés sexuels liés à la démocratisation du phénomène de prostitution étudiante, La crème de la crème n’est en fait rien de plus qu’un campus-movie sans éclat. L’âge des personnages étudiants en commerce aura en définitive moins servi à Kim Chapiron à bâtir une étude sociologique d’une jeunesse dans laquelle il ne semble plus se reconnaitre, qu’à justifier les caméos de ses amis issus de la scène musicale française en guise de guest-stars à les fêtes orgiaques qui, à ses yeux, semblent être le principal élément de la formation des futures élites nationales (d'ailleurs le fait que ceux-ci n'écoutent que la musique française est la seule audace artistique, et même politique, du film). Le parallèle fait entre les ficelles financières et le proxénétisme au sein de la vie étudiante, censé être au cœur du scénario, ne couvre au final que trois lignes de dialogues. Le reste du récit n’a pour seuls arguments que les bluettes entre les deux couples qui cherchent à se former. Dans le trio d’acteurs, seul Jean-Baptiste Lafarge, et son sourire carnacier, semble à sa place, car Alice Isaaz et Thomas Blumenthal ne sont pas convaincants et n’aident pas à nous rappeler que le film ne fait rien d’autre que de brasser de l’air.
Croisement improbable entre The Social Network et American Pie, La crème de la crème de Kim Chapiron (comme une queue de pelle) s'évertue à nous plonger dans l'univers très select des grandes écoles de commerce made in France, haut lieu de débauche d'une élite déconnectée du réel dont le réalisateur de Sheitan semble malheureusement lui même peu familier, malgré son éternelle posture de pseudo réalisateur underground.
Si l'analyse sociologique de l'affaire semble quelque peu vraisemblable au premier abord, le film se vautre lamentablement à force de trop vouloir systématiser des comportements ayant plus à voir avec du mépris de classe qu'autre chose (en gros toutes les filles de prolos sont des prostituées en puissance prêtes à toutes les galipettes pourvu qu'on allonge la monnaie) l'empathie allant finalement vers des personnages dans lesquels Chapiron semble se reconnaitre lui même (voir comment le type "utilise" littéralement ses acteurs en bon petit privilégier dans l'hallucinant Making of disponible sur le DVD).
Reste comme à l'accoutumée la prétention artistique d'un réalisateur ne maitrisant même pas les fondamentaux du champs contre champs (le dialogue dans le rayon de Supermarché) et un final niais au possible, à se demander si le film ne traduit pas, d'une certaine façon, une part d'autobiographie chez son auteur (soit un type ayant su très tôt de quels "amis" s'entourer pour gratter sa place au soleil)...Circulez il n'y a rien à voir!
Enfin un film français qui relève un peu la côte du cinéma français. De très bons acteurs et une histoire hors du commun, interessante du début à la fin.
Fausse satire sociale dans la lignée de "Jeune et jolie" de François Ozon, cette pseudo comédie estudiantine voudrait nous conforter dans l'idée que le sens moral se perd et qu'une certaine jeunesse semble manquer cruellement de repères. le problème est que la réalité dépassera toujours la fiction, et que ce film n'est que ce qu'il est: un gentil divertissement plutôt superficiel dans la lignée de ce que nous pond le ciné US depuis des décennies. Il reste Alice Isaaz qui, elle, a tout d'une grande...
A la fois original et délirant, et assorti d’un casting prometteur malgré son manque de célébrité, ce qui nous donne une comédie dramatique excentrique d’un Kim Chapiron, qui n’oublie pas ses thématiques fétiches tels que celle la jeunesse en dérive, et d’un monde rempli de perversions. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
De bonnes intentions, mais un film type campus movie tiède et finalement pas si coup de poing. Bo au top et effets de mise en scène sympa, plus un buddy movie pour l’électro parisienne qu'une satire sociale efficace. Décevant au final. Risky Buisness ou Les Lois de l'Attractions réussirent avec talent là où ce film français ne satisfera que les pseudo hipsters fan de Justice. Il manque le talent de mise en scène de Dogpound , long métrage absolument génial adapté de Scum d'Alan Clarke.
Des personnages sincères et attachants, des dialogues travaillés: malgré quelques clichés trop en lourdeur (Sardou et Carla Bruni, ça pèse et on s'en passerait bien) Chapiron nous livre un nouvel opus plutôt réussi dont on sort avec un ressenti à mi-chemin entre The Bling Ring et Social Network.
Film que je conseil vivement de voir puisque c'est un film qui a un scénario très prenant, un bon humour bien rechercher ainsi que des acteur tout simplement énorme qui savant s'y prendre. Ce film peut aussi nous montrer je vais pas dire jusqu'à des idées philosophiques mais un aspect réel du monde vis a vis de la jeunesse et de profiter de la vie tant qu'on est jeune . Bref film vraiment a regarder!!!! Allez le voir si ce n'est pas déjà fait !
C'est donc cela qu'on qualifie d'avenir du cinéma français ! Il n'y a pourtant rien qui rattrape ce film. Le scénario de Noé Debré qu'on présente comme un petit génie n'est rien d'autre qu'une sorte de dissertation mal digérée. c'est sans doute ce qu'il y a de plus énervant : tout est systématiquement dit et appuyé par le dialogue et rien n'est confié à l'image ou aux situations. Résultat : la mise en scène de Chapiron est assez indigente. Hormis les quelques fêtes qui ont bénéficiées de beaux moyens, le reste ressemble vraiment à un épisode d’Hélène et les garçons (en plus, le fond de l'histoire n'est guère qu'une bleuette entre un bellâtre versaillais et une petit pauvre au charisme d'huitre). Résultat final : les acteurs patauges, tout sonne faux et là jeune héroïne offrait une meilleur interprétation chez Joséphine Ange gardien. C'est dire ! Ha ! la puissance du réseau Canal + ...
Excellent scénario, drôle, fin, profond, très bien mené, avec de très bons dialogues. Servi par un très bon cast très bien dirigé. Super BO. On est pris du début à la fin, on ne s'ennuie pas une seconde et on rit en plus. Très bon film.