Kim Shapiron semble aimer changer de registre et il le fait avec plus ou moins de panache. Son premier long le film d’horreur « Sheitan » était horrifiant à bien des égards mais pas ceux qu’il aurait voulu. Une horrible purge de lycéen nourri aux références qui finissait par être indigeste. D’où notre surprise avec son implacable film de prison « Dog Pound », choc autant visuel que psychologique. Il nous revient avec ce campus-movie français à thèse au sujet intriguant mais au traitement décevant. Le film manque clairement d’ambition et s’il se révèle relativement intéressant sur les versants sociologique et psychologique, il se vautre sur le reste. En effet, le regard porté sur les grandes écoles et leur fonctionnement est inédit hormis le très peu connu et diffusé « Grande école » et s’avère donc relativement novateur. Quant aux rapports entretenus entre les principaux protagonistes, ils évoquent quelques vérités bien senties. En revanche, niveau campus-movie le film est à la traine comparé à ses antécédents américains comme l’inégalable « Les Lois de l’attraction » ou le dingo « Kaboom ». Pas trash pour un sou - même si ce n’est pas le sujet - mais encore moins provocateur contrairement à ce qui était annoncé, tout cela reste bien sage ; même les histoires sentimentales sont triviales et sans intérêt. Quant à la fin, elle est tarte et ratée à souhait. On ne peut cacher notre déception devant un tel sujet. Pas désagréable mais totalement inabouti.
Après un film tapageur (Sheitan) et un autre coup de poing (Dog Pound), Kim Chapiron ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin. Cette fois, c’est La Crème de la Crème, une comédie dramatique dans les Grandes Ecoles.
Situé à HEC, le film narre l’histoire de la création d’un réseau de prostitution avec de pauvres hères manipulés par des étudiants de première année. Si les quinze premières minutes sont assez prometteuses, avec le très drôle Karim Ait M’Hand, le côté Kourtrajmé de Kim Chapiron reprend le dessus très vite avec un irrespect criant pour les simples règles de scénario : le film traverse tous ses sujets sans jamais les étudier et tourne très vite en rond après la mise en place de la situation initiale, tout en tombant dans des poncifs digne d’une sitcom AB Productions : le nanti tombe amoureux de la banlieusarde pendant que le petit gros tombe raide dingue d’une idiote vendeuse de parfum au corps parfait (mais au jeu d’acteur catastrophique, Marine Sainsilly étant une des plus mauvaises actrices françaises depuis Steffi Celma, ce qui est déjà une performance remarquable). En enchaînant les termes ronflants sur les lois du marché, Kim Chapiron et Noé Debré livrent un film insupportable, extrêmement lent et long, avec des séquences qui ne servent absolument à rien (voir une soirée HEC une fois, ça passe. Deux fois, ok. Quand c’est pour montrer ses potes comme Justice ou Mouloud Achour, c’est quelque peu odieux…) qui se répètent à l’infini.
Le titre anglais de La Crème de la Crème, c’est Smart Ass… Impossible de ne pas appuyer leur titre pour un film qui présente des abrutis qui se pensent plus intelligents qu’ils ne le sont, que ce soit dans l’histoire ou derrière la caméra.
Mal écrit d'abord, on ne comprend pas vraiment comment ça fonctionne le réseau et surtout on ne comprend pas les motivations des personnages. Le personnage interprété par Thomas Blumenthal n'est pas bien écrit: il a l'air d'un benêt et l'interprétation premier degré par l'acteur le rend ridicule. Dans ce film sans scénario, sans véritable talent (vous imaginez la comparaison avec The Social Network ?!!!), seule surnage la splendide Alice Isaaz. Le réalisateur la sert bien. Sinon quelle barbe ce film, avec sa prétention d'être un film de jeune ! Quel producteur a pu accepter ce scénario et une telle absence de mise en scène ? Elalouf a confondu un étron avec de l'or.
La vrai prouesse de ce film c'est de nous faire croire qu'il est seulement mediocre jusqu'à la dernière minute. Alors qu'il est vraiment nul ! Plein de clichés un peu absurde, il en devient drôle malgré lui !
Mention spéciale au scénariste qui réunit dans un même cours de management les premieres années et les deuxièmes années... comme c'est pratique ! Surtout pour les apprentis proxénète !
bref, une bonne tranche de rire sarcastique pour : - Les caissières - Les vendeuses Sephora - Les vendeuses Starbuck - Les diplômés d'école d'ingénieurs - Et surtout pour ceux qui sortent d'une école de commerce
"La crème de la crème", c'est un film difficile à juger car techniquement, le réalisateur ne réinvente pas le cinéma (malgré une dernière scène proprement surréaliste ...) et le principal intérêt réside dans son sujet (en gros, des jeunes étudiants arrivent dans une école de commerce et découvre les classifications des élèves - qui existent, ne nous leurrons pas. Dès lors, ils décident de modifier cet ordre en appliquant les règles du commerce au marché sexuel de l'école ...). Même si je n'adhère pas forcément au concept et à l'immoralité qu'elle contient, j'aime bien les films qui parlent de délires politiquement incorrects : moins excentrique qu'un "Projet X", plus terre à terre qu'un "Las Vegas 21", "La crème de la crème" reste dans les mêmes propos avec une histoire qui dépasse ses créateurs ...
Pas mal, mais peut mieux faire. Dans l'une des meilleures écoles de France, où la fête et les soirées et l'alcool sont à l'honneur, un groupe de trois personnes vont tenter de faire leur propre marché : celui d'un réseau de proxénète, si l'on peut dire. Intéressant comme concept, mais hélas, plus le film avance, plus il tire vers le romantisme, encore et toujours... Un film français avec des jeunes sans histoire d'amour, ça n'existe plus ? Concernant les acteurs, il y a de tout concernant leur crédibilité. Dommage qu'une histoire comme celle-ci tombe forcément dans le cliché.
D’un côté nous avons la crème : une école de commerce, soi-disant l’une des meilleures de France, où les étudiants ayant la chance de l’avoir intégrée sont destinés à devenir l’élite de demain. De l’autre, nous avons la crème : un mec est en train de se palucher avec beaucoup d’entrain devant un film porno en 3D. Laquelle de ces deux crèmes va être choisie ? L’une ou l’autre ? Misère, ça fait peur… A moins que... les deux ? Eh bien le roulement de tambour sera de courte durée Le scénario de "La crème de la crème" va se diriger vers une seule et unique crème, laissant complètement de côté les cours donnés dans les amphithéâtres. Comme s’ils n’existaient pas. La seule chose qui a été gardée, c’est l’enseignement tiré et mis en pratique dans la vie quotidienne des étudiants sur le campus. Cette vie parascolaire semble assez bien retranscrite : fiestas à gogo (distillée sur une très bonne B.O. et pas seulement sur les séquences discothèques), et des groupes très fermés qui se dessinent. Ça, tout le monde le sait. Et puis une poignée d’entre eux ne calculent que des conneries, manipulant au passage les uns et les autres grâce à une utilisation chirurgicale des mots soigneusement choisis. Ça aussi, tout le monde le sait. Certains élèves sont plus influençables que d’autres, et/ou parce que d’autres voient tout simplement un moyen de mettre un terme à leur désir profond, voire leur détresse intérieure. L’orientation choisie pour ce film existe. Ou a dû exister. Disons que ce n’est pas difficile à imaginer. Pas la peine de le nier, nous avons été plus ou moins tous étudiants un jour ou l’autre. Enfin tous ceux qui ont eu la chance de prolonger ne serait-ce qu’un peu leurs études. Mais comment dire ? Ce film n’a aucun intérêt. D’autant plus que le point de vue proposé est placé uniquement au niveau de celui de ces jeunes. Même le semblant de morale est ruiné par les dernières images qui tombent à plat et qui nous font dire : « et ça se termine comme ça ? ». Eh bien oui, ça se termine comme ça. Et surtout, ça ne donne pas envie d’envoyer ses enfants dans cette université aux cours fantomatiques. En résumé : ennui assuré par cette vue dégradante de la personne, mais une bonne B.O. à écouter.
Je m'attendais à une satire des écoles de commerce et de leur idéologie, je suis tombé sur un pitoyable "campus movie" racoleur. Au niveau de ce qui se fait de pire dans le genre aux Etats Unis. Les acteurs cabotinent, les dialogues sont gras et lourdingues. A fuir !
Enfin un film français original cette année. Kim Chapiron ose tenter des choses, ce que peu de réalisateurs français osent faire ces derniers temps. Alors bien sûr ce n'est pas toujours réussi, mais c'est enthousiasmant. Son scénario, loin des codes, peut perturber et dérouter, mais il est truffé de bonnes surprises. Déjà, le trio de jeunes acteurs est très à l'aise et plein de talents. De plus, un second rôle, utilisé avec parcimonie, crève l'écran. Il s'agit de Karim Aït M'Hand qui interprète le très sympathique et décalé personnage de Jaffar. Le scénario est assez peu crédible (transformer n'importe quelle inconnue rencontrer dans la rue, et la transformer en prostituée de luxe pour étudiants de grandes écoles !), mais n'est pas en réalité le vrai fil conducteur du film. C'est plutôt la relation ambiguë entre deux des principaux acteurs (Alice Isaaz et Jean-Baptiste Lafarge) qui retient l'intérêt du réalisateur, et qui nous offre donc un final surprenant et réussi. A noter une BO de très bonne facture, avec un mélange des genres assez détonnant.
Un film assez bancal, peu réaliste et à la construction simpliste, mais qui se laisse regarder. Si l'affiche et la promo du film annonçaient un univers sulfureux et décadent, il n'en est rien. On se plonge dans les soirées pseudo branchées-décalées des écoles de commerce parisiennes, les acteurs ne sont pas trop mal, mais le film n'apporte pas grand-chose. La non-fin se veut originale mais frustre plus qu'elle n'étonne.
Kim Chapiron m'avait marqué avec son "Sheitan", une comédie-horrifique malsaine avec Vincent Cassel. Il revient cette fois-ci avec un troisième long-métrage après "Dog Pound", toujours sur la jeunesse.
Mélange de "The Social Network" et "Le Loup de Wall Street", "La Crème de la Crème" est un film sur le business et l'économie du marché sexuel. Si le concept n'est pas assez exploité, le sujet reste abordé de façon intelligente. Avec une histoire captivante et une mise en scène prenante, Kim Chapiron fait un film intéressant et effrayant sur la différence des classes sociales.
Nous suivons trois jeunes étudiants qui dans leur école de commerce vont créer un réseau de prostitution. Ce trio porté par Thomas Blumenthal, Alice Isaaz et Jean-Baptiste Lafarge nous entraine durant 1h30 dans ce rouage financier et sexy. Si la magnifique A. Isaaz et JB Lafarge sont très convaincants, j'ai trouvé que T. Blumenthal surjouait par moment. Heureusement, cela n'entache en rien l'esprit et le charme du film et de son propos. Leur psychologie se développe durant la deuxième partie du métrage, laissant cependant de côté le sujet de base. Les personnages qu'ont nous présente sont fascinants ; et superbement interprétés. La direction d'acteur est très satisfaisante, tout comme la réalisation. Certains plans mettent en valeur ces comédiens par de gros plans, ainsi qu'une photographie tout bonnement ravissante. La fluidité de l'image et des plans-séquences se montre efficace et intensifie la tension ou le bouleversement de certaines scènes. Mais si le rythme traine un peu en longueur sur la fin, le résultat final est très cohérent et parfaitement captivant. La musique contribue aussi à cette immersion française et est plutôt bonne et vraiment entrainante. Par contre je peux souligner cette fin qui laisse un goût d'inachevé, une sorte de twist final laissant le spectateur réfléchir.
Malgré ses quelques défauts, "La Crème de la Crème" est une œuvre intelligente et rafraichissante, un film audacieux et plaisant à regarder.
L'entrée dans une nouvelle école n'est facile pour personne. Encore plus quand il s'agit de l'une des plus grandes écoles de commerce. Kelly vient d'arriver en première année et découvre que de véritables rôles sont donnés à chacun des élèves pour qu'une micro-société puisse évoluer au sein de l'établissement. Exploitant à fond cette idée, elle va commencer un trafic sexuel avec l'aide de deux amis, Dan et Louis.
Quelles sont les véritables intentions du réalisateur ? Montrer le côté artificiel de nos relations dans cette société. Dénoncer les grandes écoles et leur philosophie de la réussite. Ou décrire ce constant soucis de plaire, à n'importe qui et n'importe quand. Chapiron veut sûrement traiter tout cela à la fois, ce qui rend parfois son film inégal et inabouti. Faussement trash, La Crème de la crème plonge parfois trop dans le paraître en délaissant l'analyse sociologique qui avait pourtant bien commencé.
En effet, par des dialogues intéressants, des répliques piquantes et une mise en scène permettant de nous faire vivre ces soirées étudiantes de l'intérieur, nous entrons directement dans cette ambiance inconfortable. Car derrière ces fêtes et l'alcool coulant à flot se cache des gens tristes et souvent solitaires. Le bon point du film réside dans sa manière et décrypter cette ambiance, finalement très anxiogène. Mais en voulant également traiter les relations à l'intérieur de ce trio d'amis, le jeune réalisateur perd la base de son propos et s'égare dans des scènes inutiles (rencontre avec les diverses familles).
Les trois principaux acteurs s'en sortent bien même s'il poussent un peu leur jeu vers de légères caricatures. De même, il est réellement dommage d'avoir laissé le personnage de Jaffar sur le côté au fur et à mesure que le récit progresse, alors que ce dernier apportait de l'énergie et un réel avantage comique à cette œuvre. À l'image de l'ensemble du film, la dernière scène nous laisse légèrement perplexe. Sachant que Chapiron est aussi auteur de clips musicaux (Oxmo Puccino), on reconnaît un effet stylistique indéniable à ce final, mais qui ne passe malheureusement qu'à moitié. Et cette sensation de superficialité nous laissera un goût amer.
Film un peu lent mes drôle fait pour tout ado en grande découverte de leur future on rigole mes ces pas une comédie qui tiendra 5 semaine âpres les vacance de pâque je craint qui soit encore à l'affiche certain jeune viendront par curiosités pour moi babysitting à pris déjà les devant