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Hastur64
266 abonnés
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3,0
Publiée le 8 mars 2015
Nanti d’une affiche un peu putassière “La crème de la crème “s’avère être un drame plutôt sage dans le monde, un peu mystérieux, des grandes écoles de commerce. On y suit l'ascension d’un trio d’élèves qui montent (malgré l’aspect sympathique de la chose) ni plu ni moins qu’un réseau de prostitution en mettant en pratique les leçons dispensées par leur école. L’histoire est agréable malgré une intrigue à la conclusion un peu prévisible. Les personnages se tiennent, même s’ils ne sont pas loin de l’archétype un peu lourd : le jeune juif brillant et bien introduit - son père va avoir la légion d’honneur - , le gosse de riche beau et arrogant avec la famille de catho BCBG qui va bien et la jeune fille issue de la cité, honteuse d’où elle vient et de son père gros fumeur et buveur de bière… Le mérite du film c’est de pointer parmi ce qui va devenir l’élite de la société (en tout cas c’est ce que leur vend l’école) les mêmes problèmes affectifs et sexuels que les jeunes de banlieue : une difficulté à nouer des liens amoureux entre hommes et femmes et le recourt à des expédients rémunérés. Encore que le film ne traite cela que sous l’angle de vision des hommes et leurs problèmes face à leurs fantasmes de playboys. On peut trouver dommage que le point de vue des femmes soit ignoré et que la seule représentante féminine du film (qui ne soit pas une prostituée au passage) ne fasse que suivre les hommes dans leurs paradigmes de pensée. On a donc une histoire sur la misère affective et sexuelle qui prend pour décors une grande école au public plutôt nanti qui font finalement face aux même problème qu’une population moins favorisée. Distrayant, bien dialogué et pourvu d’une interprétation solide, le film se laisse déguster avec plaisir, même s’il n’en sera pas pour autant mémorable.
Un film générationnel intelligent qui vaut pour les approches économiques de valeurs et normes dont on n'imaginait pas qu'elles pouvaient être traitées de façon aussi libérale et cynique. C'est la puissance du capitalisme : il avale tout. Tant qu'il y a offre et demande : il y a marché. La crème de la Crème possède quelque chose de rare, il est crédible dans son exploration de la jeunesse. Les dialogues sonnent justes et les situations, le vrai. La première partie est la plus intéressante car instructive comme un documentaire en plus d'être très bien filmé. La deuxième partie est davantage portée surspoiler: l'histoire d'amour et les différences de classe sociale de ses deux héros. Moins passionnant car déjà vu mais le couple dégage un tel magnétisme que j'ai continué d'accrocher. Heureusement car j'ai trouvé Dan profondément inintéressant. Au final, il se dégage du visionnage de La Crème une sensation de superficialité. Le film parait inachevé, pas à cause de sa fin spoiler: couillue et réussie mais plutôt d'un manque d'exploitation de ses nombreuses idées et d'un scénario finalement bien mince. spoiler: Une scène : "Si j'avais su qu'elles étaient payées...".
Troisième film de Kim Chapiron, La Crème De La Crème est à l'image de ce que sait faire son réalisateur, c'est à dire un concept intéressant mais mal mis en application. En effet, il trouve toujours des idées de départ qui donnent envie mais le résultat est loin d'être à la hauteur de l'attente. L'histoire ici n'est pas du tout exploité comme il se doit et au bout de même pas une heure on a tout vu et le dernier tiers restant n'a plus aucun intérêt. L'école et les études ne sont qu'un prétexte et le cadre n'est pas assez utilisé. La petite bande des quatre est sympathique mais les personnages manquent clairement d'épaisseur et les dialogues sont trop peu intéressants. Ils sont linéaires et n'évoluent à aucun moment. Rien n'est bien développé que ce soit le club ou les familles des protagonistes. Il n'y a pas d'enjeu et on sent que ça n'a rien à raconter. Alors oui c'est très sexualisé mais au final c'est faussement subversif et c'est plutôt sage. On sent à travers la réalisation - qui est travaillé mais qui manque de personnalité - que Kim Chapiron essaye de nous faire ressentir des sensations avant toute chose mais n'est pas Gaspar Noé qui veut. Pourtant ça fonctionne à quelques rares moments et notamment pendant la scène spoiler: ou ils prennent de la mdma ou il se passe ce quelque chose. Malheureusement ces passages là sont bien trop rares. Heureusement que la magnifique Alice Isaaz crève l'écran par sa beauté et son jeu pour donner un intérêt à tout ça, car dès qu'elle apparaît à l'image j'ai été subjugué. Le reste de la troupe d'acteurs est convaincantes mais sans éclat même si j'ai bien apprécié Jean-Baptiste Lafarge. Autre point fort, la b.o. composée de chansons que j'aime beaucoup et qui est toujours utilisée à bon escient. La fin pour sa part ne sert à rien. On sent bien qu'il ne savait pas comment clore cette histoire qui n'en n'ai pas une. Pour autant j'ai beaucoup aimé la dernière scène spoiler: avec ce baiser fougueux accompagné par la sublime chanson de Sébastien Tellier . Mettre de jolies femmes dans un film ne suffit pas et La Crème De La Crème en est l'exemple même. Dommage car il y avait mieux à faire et en l'état c'est un film tout juste bon qui s'oubliera très vite.
Kim Chapiron est un jeune réalisateur extrêmement prometteur qui apporte un indéniable vent de fraîcheur dans une production française trop souvent engoncée dans ses codes. Avec "Sheitan" et surtout "Dog Pound", on a découvert un metteur en scène / scénariste talentueux et moderne, qui décrypte sans concession la jeune génération. Il poursuit dans la même veine avec son nouveau film qui se révèle une nouvelle fois dynamique et assez addictif. Alors certes, certaines idées sont un peu fumeuses et Chapiron reste parfois en surface de son sujet... La preuve que son cinéma n'est pas encore complétement abouti.
Un pétard mouillé qui paraissait subversif mais se vautre dans le téléfilm M6. Les personnages sont fades et creux, le rythme absent, le real à juste voulu traiter des grandes écoles en bricolant un scénario et en invitant ses potes musiciens.
Kim Chapiron signe un film désenchanté qui ne juge jamais cette "génération Y" sans repères. (...) Le réalisateur réussit un final scandaleusement tendre, à la fois risible (pour le versant cynique) et symptomatique d'une volonté de dépasser les clivages sociaux (pour le versant optimiste).
C'est moyen dans l'ensemble. L'idée est intéressante mais quand même un peu trop dans l'abus. Femmes=prostituées. C'est trop réducteur comme idée. Ye actrice principale qui a de l'avenir dans ce métier. Pas le film du siècle en résumé.
Un film particulier , déroutant au démarrage car vulgaire et trop cru , donc très éloigné de la vie sur un campus de grande école ( je connais un peu pour en être issue ..il y a 30 ans c'est vrai !!!!!!!!!! ) . Puis nous entrons dans le film et dans cette mécanique que 3 jeunes étudiants mettent en place comme un jeu , comme une application pure et simple des cours de marketing qu'on leur ensigne ....et là le coté voyeuser , purement sexe disparait , et l'on entre enfin dans la psycologie du film . Qui montre bien finalement l'ambiance et la mentalité des écoles de commerce en France et de ces étudiants quis e prennent pour l crème de la Crème et qui dechanterons pour la plupart en entrant sur le monde du travail .. Une fin un peu trop nian-nian...avec cette idyle entre deux des étudiants dont on se demande ce qu'elle vient faire dans un fillm si cruel ... Au final , un film qui monte crescendo en puissance ...je me suis tout de même demandée ce qui a bien pu ppousser le réalisateur à faire un tel film , sur un tel sujet ....
Quand on lit le pitch, ça ne sent pas le cinéma français, et j'ai envie de dire tant mieux, on lorgne vers le côté du cinéma américain corrosif. Le film arrive à nous happer dans un univers malsain. Bien sur la métaphore du monde capitaliste qui est partout et qui dévore tout est bien là, jusqu'à infiltrer la sphère des relations sexuelles. Rien de nouveau, mais que ça soit transporté dans un milieu bourgeois des grandes écoles, met le film au cœur d'un nouveau phénomène. Les bourgeois bons élèves sont les personnages principaux et c'est jouissif, car on tombe pas dans le cliché des gens miséreux. Au fond dans ce film peut importe que l'on soit riche ou pauvre, la prostitution existe. Elle est moins glauque, mais seulement à première vue, car elle est basé sur une autre forme de misère, qui n'est pas économique, mais qui est la misère de la vie. La vie semble parfois vaine dans ce film. Alors ce film est bon, mais sa mythologie aurait pu être encore plus abrupte, ça reste parfois à quais, comme si Chapiron avait été trop sage. Mais bon j'ai apprécié ce film, avec son duo d'acteurs très bons, surtout Alice Isaaz ravissante et paumée, même si je trouve le film trop court.
Des acteurs formidables, convaincants, touchants et toujours juste, au service d'une histoire qui se résume intégralement dans la bande annonce. En résulte donc un ennuie profond devant un scénario qui oublie qu'une fois le sujet lancé, il faut le développer et trouver de quoi relancer l'intrigue. Apres le formidable Dog Pound, c'est donc une grosse déception, tant au niveau de l'écriture que de la mise en scène, certes sans fausses notes, mais terriblement plates, à l'image de l'histoire. A éviter.
Le thème de l'histoire est vraiment pas mal, mais La Crème de la Crème tombe dans les défauts d'un teen-movie où baise, alcool et drogue sont de rigueur. Mais, peu à peu le film perd de son intérêt, on attend juste le moment fatidique pour les étudiants mêlés dans cette affaire. Pas mal de choses réalistes, d'autres le sont moins, mais le film aurait pu vouloir le détour s'il avait réussi à capter un peu plus l'attention, sans s'écarter tout le temps du sujet.
Un teen movie français qui raconte avec intelligence une jeunesse heureuse et désenchantée, à la fois arrogante qui cherche constamment à ce trouver, avides de transgressions et d'excès afin de tester leurs limites. Malgré une fin un peu vite expédiée, le scenario tiens en haleine, la mise en scène est efficace et les acteurs principaux sont convaincants.
Faussement irrévérencieux et sans surprise, La Crème De La Crème est en partie victime de sa crédibilité. Le mépris et la prétention de ses personnages arrogants déteignent sur le film et Kim Chapiron s’enlise dans un drame sans envergure et juvénile. Malgré un emballage attractif et légèrement sulfureux, La Crème De La Crème ne fait que survoler une tendance déjà défraîchie en exposant l’envers du décors d’une jeunesse plus ou moins dorée, de façon superficielle et attendue. Avec ses précédents film, Kim Chapiron nous avait pourtant habitué à mieux.
Un film inégal et décevant comparé au très réussi Dog Pound. Pourtant tout n'est pas à jeter dans ce 3eme film de Kim Chapiron. Un œil acerbe et lucide sur les business school, sur la valorisation des individus et sur la jeunesse dorée en général. Dommage que le scénario manque tant de consistance et de fond car au final le film tourne en rond sans apporter de véritable morale à l'histoire. De plus la fin est bâclée. La moyenne tout de même mais peux largement mieux faire.