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Un visiteur
3,0
Publiée le 4 avril 2014
Je n'ai pas fait de grande école de management mais Sc Po qui n'en est pas loin et ma première critique est à double tranchant : d'abord, oui, on reconnaît bien dans le film l'ambiance esprit de corps qui règne dans toutes les grandes écoles (cf aussi les écoles d'ingé, surtout les plus prestigieuses) et non, en revanche, les jeunes ne sont pas si cyniques. La pente malheureusement très caricaturale et assez dépassée du film qui consiste à considérer que seuls les enfants issus de milieux dits favorisés (car financièrement favorisés) est désespérante car elle véhicule une contre-vérité : certes les enfants issus de classes sociales aisées réussissent mieux mais surtout ces écoles recrutent de manière très sélective les meilleurs élèves…tous les milieux y sont les bienvenus et toutes ces écoles ou presque ont mis en place un système de bourses. C'est très français de cracher sur ses élites au lieu de se réjouir d'en avoir encore. Enfin, c'est trop facile de taper sur ceux qui réussissent en leur reprochant leurs origines sociales: réussir à entrer dans une grande école, c'est, encore une fois, une question de mérite scolaire et les parents des enfants des milieux défavorisés pourraient motiver leurs enfants à travailler autant que les autres…c'est d'ailleurs le cas de ceux qui s'en sortent bien….j'en ai assez d'entendre mêler l'argent à la réussite scolaire. Les élèves des grandes écoles sont très majoritairement issus des classes moyennes (y compris à HEC dont les concours d'entrée sont particulièrement difficiles). Heureusement, ce film reste d'abord une histoire et pas le vecteur d'une idéologie poussiéreuse ; côté histoire, personnages et rythme, la créativité cinématographique est au rendez-vous, l'émotion aussi. L'association du titre, assez intéressant, au sous-titre, stupidement caricatural, résume bien mon commentaire!
Une fois l’école de commerce intégrée, que peut-on faire, concrètement, pour trouver sa voie ? Le film débute sur le cérémonial d’accueil des étudiants fraichement reçus, dont Kelliah fait partie, dans l'une des meilleures écoles de commerce de France. Louis, Dan et Jaffar sont, pour leur part, des étudiants plus anciens. Si le premier appartient à un milieu aisé, ce n’est le cas ni pour les deux autres, ni pour Kelliah. Or, pour avoir un réseau, et ainsi réussir sa carrière, il faut appartenir à un club, ce qui est inenvisageable quand on ne vient pas du bon milieu. Alors, ces étudiants vont adapter les lois du marché aux relations interétudiants et créer leur propre club, leur propre business. J’avais l’appréhension de tomber sur un film facile, alliant blagues potaches, sombrant dans le graveleux, comme déjà vu ailleurs. Non, le scenario est très bien structuré et servi par trois comédiens, Thomas Blumenthal (Dan), Alice Isaaz (Kelliah) et Jean-Baptiste Lafarge (Louis) qui devraient nécessairement faire parler d’eux !
Une belle brochette de jeunes comédiens pas mal du tout. Une drole histoire pour ces étudiants soit disant appelle a etre l'elite de la France qui nous tiens jusqu'au bout mais le probleme est qu'il est tres difficile de comprendre ou veut en venir le realisateur a l'image de la derniere scene.
Troisième long métrage après "Sheitan" (2006) et l'excellent "Dog Pound" (2010) pour Kim Chapiron qui en profite pour créer un 3ème monde dans lequel on pourrait leur trouver un lien commun : une jeune génération paumée... Emmené par un trio d'acteurs nouvelles générations qui pointent tout juste leur nez Chapiron est en plein dedans. Thomas Blumenthal est un ex de "Les Choristes" (2004) de Christophe Barratier, Jean-Baptiste Lafarge a été vu dans "Les Yeux de sa mère" (2010) de Thierry Klifa et l'adorable Alice Isaaz a déjjà été remarqué dans "La Cage Dorée" (2013) de Ruben Alves et "Fiston" (2014) de Pascal Bourdiaux... Très bon casting par ailleurs. Le point de départ est bien vu, à savoir comparer le marché économique au marché du sexe dans le monde étudiant. Hyper cynique et provoc Chapiron plonge donc un trio d'étudiants aussi cons qu'intelligents dans les méandres du business, mettant en pratique ce qu'ils apprennent. Néanmoins l'audace de Chapiron s'érode assez vite, et malheureusement le pamphlet social et trash se transforme bientôt en campus movie de base. Les transgressions son finalement plutôt légères en dépit du délit de proxénétisme et le film n'atteint jamais la férocité qui aurait due être la sienne. On a l'impression déplaisante que le réalisateur n'a pas osé aller au bout des choses. Une tentative qui se termine en petit coup de poing plutôt qu'en uppercut. Sympa, quelques bonnes idées et un joli trio d'acteurs mais c'est aussi une baisse de régime pour Chapiron.
La bande annonce avait l'air sympa mais quelle déception au final. On tourne en rond, linéaire et sans action, Français quoi. Ils montent un réseau de prostitution au sein de leur FAC avec une telle facilité et avec des gens sans aucun problème. Et une histoire d'amour évidente mais non assouvie conformément au script rigide et incohérent. Un film d'amateur fait avec des amateurs
Pour faire simple, quasiment tout est réussi dans ce film, mention spéciale aux acteurs. Mais parce qu'il y a un mais, une fois le film fini on se rend compte que beaucoup de petites intrigues ou détails nous sont montrés et ne sont finalement pas développés ou s'avèrent totalement inutile.
Un concentré de clichés sur les écoles de commerce, un film somme toute assez réducteur. Certes il faut alerter sur certaines pratiques de ces grandes écoles, mais pas jusqu'à les "dénigrer". A noter : quelques notes d'humour, et des acteurs qui jouent très bien. Ce n'est pas du tout un must see, mais à voir par pur curiosité. On aurait préféré que le réalisateur aille plus loin et que la réflexion soit plus fine, dommage qu'il soit tombé dans de "l'évidence" !!
Film à préjuger, il faut y aller en roue libre et çà passe, crème. Sincèrement, çà fonctionne. Une première partie que je trouve un peu longue à enclencher. Des scènes un peu banales qui se succèdent. Une seconde nettement meilleure. Un vrai parti pris, autant scénaristique que visuel. Une bande son galvanisante qui fait partie prenante de l'atmosphère que veut donner Kim Chapiron à son long métrage. Un trio de jeunes acteurs brillants par un jeu bien vu, qui fait réel à l'écran. Bonne surprise.
Un sujet peu original mais traité de manière original, plus proche du documentaire que de la teen comédie à la American Pie. Le tout est passionnant et se suit avec plaisir, grâce également à des acteurs formidables, mention particulière à l'attachante Alice Izaac (qui illuminait déjà de sa présence les quelques scènes où elle apparaissait dans le mauvais Fiston). Même si le scénario est un peu gros, le parallèle entre les lois du marché et celles du sexe dans les Écoles est intéressant. Même si ce n'est pas le choc comme fut Dog Pound, Kim Chapiron est définitivement un réalisateur à suivre.