Une femme disparaît
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 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2015
Après une entrée en matière quelque peu poussive, "The Lady Vanishes" finit par devenir un suspense d'une efficacité redoutable, en forme de huis-clos mouvant (le film se passe essentiellement dans un train). Hitchcock, comme il sait si bien le faire, joue remarquablement sur l’ambiguïté de la situation, à savoir si l’héroïne est folle ou bien s'il s'agit d'un complot. Une fois le doute levé, le film devient encore plus soutenu du fait de l'opposition qui s'est dessinée. Le suspense est donc prenant mais toujours accompagné de subtiles touches d'humour (les deux anglais qui veulent à tout prix voir leur match de cricket) et d'un charme qui touche l'histoire d'amour entre les deux personnages principaux, interprétés par la ravissante Margaret Lockwood et le séduisant Michael Redgrave. Tout est intelligemment pensé, à l'instar d'un final très hitchcockien, au montage particulièrement rapide. Un film où la finesse de la mise en scène s'accorde parfaitement à un scénario de grande qualité.
Béatrice G.
Béatrice G.

109 abonnés 458 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2013
Un film prenant qui mêle avec brio humour, suspense et romance. L'intrigue policière est particulièrement habile, même si la fin laisse quelque peu à désirer. Le film met un peu de temps à démarrer, mais ce n'est pas plus mal car cela permet de bien introduire les personnages brillamment interprétés; parmi eux, Margaret Lockwood et Michael Redgrave sont absolument charmants. A voir.
dai72
dai72

193 abonnés 2 133 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juillet 2007
Un magnifique film à suspense qui nous tient en haleine dès le début. Personnellement c'est l'un des meilleurs Hitchcock. Tout est là pour que le spectateur soit concentré à chaque instant, c'est drôle parfois, romantique également. Un très bon film qu'il ne faut pas rater!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 mai 2010
Du Hitchcock comme on l'aime! Le scénario nous plonge dans l'histoire comme ci on y était, du suspense du début jusqu'à la fin !!!
Ykarpathakis157

6 209 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 mai 2021
Certains peuvent considérer que Une femme disparaît fonctionne à plusieurs niveaux mais j'ai eu tendance à considérer qu'il n'était capable de se concentrer à aucun niveau. En ce qui concerne l'aspect thriller de l'histoire je n'ai pas été capable de suspendre mon niveau d'incrédulité dans la mesure requise. Quant à l'aspect comique il y a eu quelques répliques intelligentes qui m'ont fait rire mais le niveau général de bêtise a semblé saboter les autres aspects du film. Prenez la bagarre absurde dans le wagon cargo par exemple. La seule façon dont le film a fonctionné pour moi était en tant qu'allégorie politique il y a les deux gentlemen anglais obsédés par les scores de cricket et ne voulant pas être impliqués dans l'intrigue la guerre imminente. Il y a l'avocat plus soucieux de sa réputation que de dire la vérité au système judiciaire britannique distant, le pacifiste agitant son drapeau blanc et se faisant abattre par naïveté, la sérieuse Margaret Lockwood la Cassandre qui voit la vérité mais que personne ne veut écouter. Les connotations politiques sont certes sérieuses mais elles sont banalisées par l'inanité de l'histoire. Les vingt premières minutes dans l'hôtel étaient si ennuyeuses et statiques que j'ai failli abandonner à ce moment-là mais j'ai persisté pour découvrir quelques qualités rédemptrices. Lockwood et Redgrave forment un couple amusant, Naunton Wayne et Basil Radford jouent bien l'un contre l'autre, Dame May Witty est un délice et il y a un travail de caméra intéressant. Mais pour moi les points négatifs l'emportent sur les points positifs...
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juillet 2008
Le film est efficace, troublant et intrigant quand il reste dans le registre du mystérieux à la limite du fantastique, mais dès que l'espionnage pointe le bout de son nez, le film devient moins passionnant. Il reste divertissant grâce aux acteurs qui nous font souvent passer du suspens aux rires.
Movie_Fan
Movie_Fan

25 abonnés 431 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2012
Bon film, j'ai bien aimé. la mise en scène est soignée pour l'époque et les acteurs charismatiques.
Lyson
Lyson

1 abonné 37 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2020
Une femme disparaît, incidemment une idylle naît, se soude au fil du mystère qui insidieusement s'intensifie. Hitchcock jubile et nous aussi.
Redzing

1 455 abonnés 4 944 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 août 2024
Passée une très jolie maquette qui introduit le décor, le premier acte de « The Lady Vanishes » tient pratiquement de la comédie. Avec cette présentation des personnages, qui se retrouvent coincés dans un hôtel d’un pays fictif d’Europe centrale. On y verra divers chassés croisés, et des situations amusantes. Dont ces deux amateurs de cricket, portrait drolatique mais réaliste et toujours d’actualité du touriste britannique dans sa splendeur.
Puis on rentre dans le vif du sujet. Un huis-clos dans un train. Et une héroïne qui, à son réveil, ne retrouve plus la dame avec qui elle a sympathisé dans le compartiment. Problème : personne ne peut confirmer que la dame était bien à bord. Hallucination due à un choc ou complot d’envergure ?
Un mystère intrigant, qui fonctionne encore très bien plus de 80 ans après sa sortie. Hitchcock gère en légèreté et en suspense ce high concept qui sera repris par d’autres (« Flightplan » pour ne citer que lui). Il exploite bien son décor de train, à la fois fermé mais mouvant, et tout ce qu’il y a derrière. Les acteurs sont plaisant à voir. Dont Michael Redgrave (le père de Vanessa) dans son premier rôle au cinéma.
Et puis, même en se cachant derrière un pays fictif, il n’est pas difficile de déceler ici une portée politique. Les méchants étant une représentation à peine voilée de l’Allemagne nazie.
Je reprocherai juste une résolution dévoilée un peu vite, mais qui n’enlève rien à la qualité du dernier acte.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 octobre 2011
"Une femme disparaît" suit la même recette que "Les 39 Marches" : du suspense, un McGuffin (on se fiche royalement de savoir pourquoi tout ce petit monde s'agite), de l'humour anglais et une romance entre ses deux personnages principaux. Soit une comédie d'espionnage espiègle et captivante qui compte sans aucun doute parmi les meilleurs films d'Hitchcock période anglaise. On peut avoir l'impression que la première partie traîne un peu, mais ce n'est qu'histoire de familiariser le spectateur avec les différents personnages. La scène de la disparition est typiquement hitchcockienne (on en retrouve même des traces dans "Fenêtre sur Cour"). La seconde partie est menée à un train d'enfer, littéralement (Hitchcock aime beaucoup les trains, et c'est sans doute dans ce film que l'on voit le mieux, devant "Un crime presque parfait" et "La mort aux trousses"). Un peu oublié, ce film est pourtant un Hitchcock tout à fait recommandable.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2020
Après le succès de Jeune et innocent en 1937, Alfred Hitchcock, au sommet de son art en Grande-Bretagne, commence à jouir d’une grande réputation outre-Atlantique et s’apprête à conclure la décennie des années 1930 avec un thriller d’espionnage qui n’est pas sans faire penser au cadre et à l’atmosphère de l’une des œuvres majeures d’Agatha Christie, Le Crime de l’Orient-Express, publié seulement 4 ans plus tôt.
Ce rapprochement est toutefois à nuancer. Là où Agatha Christie s’inspire d’une affaire médiatique de kidnapping, Alfred Hitchcock déroule son récit à la lumière de la menace nazie grandissante, un an avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Attribuer le rôle des méchants de ses films aux représentants de cette idéologie ténébreuse n’est pas chose nouvelle dans la filmographie du cinéaste, qui a commencé cette pratique dénonciatrice dès 1933, avec L’Homme qui en savait trop.
Au départ, ce projet cinématographique n’était pas confié au maître du suspense, mais à Roy William Neil, producteur à la Gainsborough Pictures, contraint de laisser sa place après une blessure durant les premiers jours de tournage et un incident diplomatique avec la Yougoslavie relatif au traitement négatif des autorités du pays dans le script du film. Hitchcock arrive et remanie l’équipe du film, puis modifie le scénario en y ajoutant un ton léger et comique, qu’il mélange au genre dramatique de l’intrigue initiale. Il invente un nouveau pays, la Bandrika, et change quelques éléments scénaristiques.
Ce nouveau long-métrage, basé sur le scénario du roman « The Wheel Spins », se tient presque à huit clos, dans la mesure où les décors varient peu. Dans une première partie au ton presque intégralement comique et proche du vaudeville, introduite par la maquette d’une gare faisant penser à celle de Jeune et innocent, les différents personnages sont présentés et introduits entre les murs d’un hôtel plein à craquer. Dans la seconde, le train en direction des Balkans voit se dérouler l’intrigue principale et dramatique, l’enlèvement de Miss Froy, une vieille dame anglaise en apparence ordinaire. Pour mener l’enquête, une jeune héritière américaine prête à se marier, Iris Mathilda Henderson, et un musicien fantasque et vif d’esprit, Gilbert Redman, s’associent pour interroger les différents témoins. Néanmoins, chacun d’entre eux dispose d’intérêts personnels qui les motivent à ne pas coopérer et qui font d’eux autant de suspects potentiels. Dans cette partie de Cluedo grandeur nature, nos deux détectives en herbe font fonctionner leurs cellules grises et mettent leur réflexion en commun jusqu’à mettre à jour un vaste complot impliquant des agents à la solde d’une autorité faisant penser à celle du régime nazi. A la veille de la Seconde Guerre mondiale et alors que cette idéologie menace l’Europe, Hitchcock stigmatise clairement le pacifisme, dénonce la neutralité et soutient l’entrée en guerre de l’Angleterre contre l’Allemagne. Le passager du train qui agite un mouchoir blanc est tué tandis que les deux amis anglais, représentants de la détermination britannique et longtemps restés indifférents au drame qui se joue dans le train, prennent les armes pour sauver le petit groupe d’une mort certaine.
Pour porter son film à l’écran, Hitchcock fait confiance à deux inconnus : Margaret Lockwood, qui n'a alors que quelques seconds rôles derrière elle, et Michael Redgrave, célèbre au théâtre, qui obtient son premier et plus grand rôle au cinéma. Ce duo crève l’écran, prolongeant celui de Robert Donat et Madeleine Caroll dans Les 39 Marches, dans une même dynamique de séduction.
De l’arrivée mouvementée et comique dans l’hôtel à l’épilogue au registre plus sérieux, le rythme ne faiblit jamais et le spectateur se retrouve coincé dans ce train, emporté dans cette enquête le long des chemins de fer. Dans ces wagons qui se suivent, les apparences sont trompeuses et on se rend compte à quel point le cinéaste a pu s’amuser à perdre le public avec des fausses pistes et des zones d’ombres. Pris au jeu, difficile de cacher son propre plaisir à participer avec le couple de premier plan pour dénouer cette affaire énigmatique.
Quelques mois plus tard, après une dernière production (La Taverne de la Jamaïque), la période anglaise d’Hitchcock s’achève. Celle qui a offert ses premiers succès au réalisateur et qui lui a permis d’améliorer ses techniques cède sa place aux studios Hollywoodiens, qui donneront naissance aux plus grandes réussites hitchcockiennes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 octobre 2015
Le troisième film de mon cycle Hitchcock est encore une fois une réussite : le scénario est bien ficelé et contient des rebondissements efficaces, on s'identifie facilement aux personnages, la mise en scène est maitrisée... Si j'ai un seul reproche à faire au film, ce serait le même qu'aux autres Hitchcock que j'ai vus : la conclusion est trop rapide : une fois que le mystère est résolu on balance une scène de situation finale et c'est tout. Ça manque véritablement e dernier plan iconique ou au moins qui conclut le film sans qu'on ait l'impression qu'Hitchcock avait juste besoin de le boucler. Mais je chipotte, ça reste très bon.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Trop de lenteurs, le film ne fonctionne plus à notre époque : histoire abracadabrante, irréaliste, je cherche encore l'humour dont certaines critiques ont parlé.
Max Rss
Max Rss

257 abonnés 2 329 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2019
Les vingt premières minutes ne laissent augurer rien de bon. Ça piaille dans tous les sens, c'est foireux et c'est franchement chiant. On se dit que si tout le film est comme ça, ça va être une horreur. Heureusement, il n'en est rien. Après ces vingt premières minutes pénibles, le film démarre enfin. Et la maîtrise d'Alfred Hitchcok, encore jeune à l'époque, ne tarde pas à se faire sentir. Ce qui se passe en huis-clos dans le train est d'une très honnête facture. J'aime bien l'idée de cette jeune femme qui remue terre et ciel pour retrouver une vieille dame dont il n'aurait pas existé la moindre trace de son existence dans ce train. Elle se fiche de se mettre tous (sauf un) les passagers à dos. Elle n'a qu'un but et elle s'y tient. Bon, ce n'est pas sans défauts : on pourra reprocher au scénario de tuer tout suspense trop tôt, ainsi qu'une scène s'étirant un peu trop en longueur : la baston avec le magicien italien. Certainement pas un Hitchcock incontournable, ni même celui par lequel il faut commencer pour le découvrir, mais ça reste pas mal. Et, s'il n'y avait pas eu ce démarrage aussi poussif, j'aurais certainement revu la note un peu à la hausse.
mister
mister

25 abonnés 202 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mai 2008
un film jubilatoire aux dialogues ciselés qui se moquent délicieusement des anglais. Un petit bijou de film avec des acteurs remarquables et attachants. Les personnages sont merveilleusement croqués et la version française est excellente. Cette version est bien meilleur que celle de 1978 grâce à une mise en scène virtuose. Un dex meilleurs hitchkock!
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