Le thème de cette comédie est incontestablement d'une autre époque,car tout tourne autour d'un père ayant égaré la robe de communion de sa fille. Heureusement le film est très court il ne fait qu' 1h17,car il ne marche pas vraiment d'un bout à l'autre,il met un certain temps à démarrer et possède un moindre intérêt, cependant les gags marchent très bien. Ils sont portés par le rythme effréné d'Aldo Fabrizi,rendant le tout fort sympathique, le running gag de l’ascenseur est franchement drôle.
La comédie se déroule à Rome et raconte la journée mouvementée du confiseur Carloni dont la fille fait sa première communion. Un problème de robe et c'est une succession de contrariétés et incidents qui bousculent le personnage d'Aldo Fabrizzi. Dans la version française, celle qui nous est imposés, Carloni s'appelle Dupont. Ce qui est grotesque. Le film d'Alessandro Blasetti est emblématique de la médiocrité artistique des productions franco-italiennes. Celle-ci est une des pires qu'on puisse voir. Passons sur la nature du sujet, qui est commun mais pas plus bête qu'un autre dans son genre. La version francisée nous prive de la truculence italienne, de la musicalité de la langue, en particulier lorsque Fabrizzi se frotte à ses concitoyens romains dans des scènes d'attroupement où l'insuffisance du doublage est encore plus flagrante et pénalisante qu'habituellement. Les comédiens italiens sont malheureusement dévalués dans les grandes largeurs. Et puis, il y a les trois vedettes françaises qui prêtent leur nom à cette chose hybride. Gaby Morlay fait quelques apparitions dérisoires en épouse éplorée (Carloni) Dupont; Lucien Baroux tient un emploispoiler: de curé très terne et très bref, tandis que Jean Tissier fait un tout petit tour parfaitement inutile. De ce point vue, la présence au générique des deux derniers relèvent de l'abus de confiance!
Au premier abord le générique laisse penser à un vieux machin poussif, au contraire cette comédie est un tourbillon emmené par un Aldo Fabrizi survolté qui a pu inspiré le figurant De Funès. Les réalisateurs et scénaristes actuels de pseudos comédies pourraient en prendre de la graine ou comment tirer un maximum d'une idée de base très limitée.