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fabrice d.
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4,0
Publiée le 9 mai 2018
Ce film semble retracer fidèlement l'affaire Clearstream avec le journaliste Denis Robert et le juge Van Ruymbeke en figures de proue. Tous les autres principaux acteurs de cette affaire font aussi partie intégrante de l'histoire. Avec le plus souvent une ressemblance physique bien calculée. Ce film permet donc de découvrir ou re-découvrir cette affaire ultra-médiatisée, hyper complexe et avec encore beaucoup de secrets à dévoiler. Le film, entre le documentaire et le film d'espionnage, se regarde facilement car on prend plaisir à suivre le journaliste Robert au volant de sa Saab, allant de gauche à droite glaner des renseignements, tout en essayant de caser une vie de famille entre les 2.
Un très bon film qui m'a bien éclairée sur les rouages de cette sombre affaire politico financière, jamais ennuyeuse, Gilles Lellouche est fantastique et Charles Berling très convaincant.
Passionnant de bout en bout, ce film réussit à rendre compréhensible et digeste une des affaires judiciaires les plus complexe et représentatives de notre époque. Extrêmement bien documenté, le scenario compile à merveille tous les moments clés de cette affaire, sans être à aucun moment ennuyeux. Ceci grâce également à l'excellente mise en scène tout en rythme qui fait penser à pas mal de thrillers d'investigation américains. Gilles Lellouche est parfait dans le rôle de Denis Robert, qui incarnait remarquablement ce combat contre les élites toutes puissantes. C'est d'ailleurs ce qui fait le plus froid dans le dos dans ce film, toutes ces zones d'ombres encore non élucidées.
Difficile à comprendre mais on se rend compte de l'importance du sujet. Le chemin mené par Denis Robert pour faire éclater la vérité et la dure vie qu'il va endurer par la suite est ici très explicite, surtout par le biais de Gilles Lellouche qui arrive à se fondre dans le personnage. Un film tenant, un bon thriller français : L'enquête.
L’enquête un film français sur le parcourt d'un journaliste qui se lance dans une aventure contre le système financier mondial qui va totalement changer sa vie. Ce film est une grosse bonne surprise car malgré un sujet assez dure, complexe et il faut le dire chiant.. Il arrive a porter ça très bien et a nous intéresser! Et même si je ne suis pas ressorti du film avec l'impression d'avoir compris chaque mots j'ai appris des choses et en meme temps découverts des fais qui ont plus de 10 ans. L'histoire est globalement bien mené avec parfois quelque scenes qui nous perdent un peu mais comme le reste est intéressant l'on passe vite a autre chose. Les comédiens sont tous tres tres bons je n'en est vu aucun mal jouer meme les enfants jouent bien!! La mise en scene est bonne bien que basique avec parfois quelque idée mise en pratique et qui rendent tres bien, e pense notamment a un plan avec un journaliste que l'on voit à travers un petit écran de camera et Gilles Lelouche que l'on vois lui a cote et les deux se parle c'est tres bien trouver. Globalement ce film est tres bon je le conseil et il est pas impossible que je le revois vu le sujet qui est grace a ce film plus compréhensible et intéressant!
Adapté des romans de Denis Robert, cet édifiant thriller d'investigation dirigé par Vincent Garenq, mettant en scène le récit aussi complexe que passionnant sur l'affaire Clearstream, est porté par une excellente prestation de Gilles Lellouche. Un chef-d'oeuvre d'utilité publique.
"Clairstream est la banque des banques. L'affaire Clairstream, l'affaire des affaires." Démissionnant de Libération parce qu'on lui censurait ses éditos, Denis Robert a fait un formidable travail d'investigation dans les années 2000 en écrivant Révélation$ et La Boîte Noire. Dévoilant au grand jour les activités frauduleuses de Clairstream et ses transferts d'argent illégaux dans l'international, il provoqua un tollé dans le monde politique et médiatique. Aujourd'hui, c'est au tour de la sphère cinématographique d'y passer.
L'enquête est un film en l'honneur du travail journalistique et de son importance dans notre société. Réfléchi et pertinent, le travail de Robert est minutieusement retranscrit afin d'obtenir un objectif bien précis : la compréhension totale du spectateur. Réalisateur du saisissant Présumé coupable, Vincent Garenq s'intéresse à un nouveau fait divers avec la même vigueur scénaristique, qui est celle de piquer là où ça fait mal.
Mais plus qu'une réflexion sur l'un des plus grands scandales du XXIème siècle, ce film pose les bases de ce que doit être un bon journaliste. Vérifier ses sources, protéger ses témoins, informer au nom de la vérité, toutes ses valeurs se retrouvent dans le personnage de Lellouche. Impeccable et au service de la narration, l'acteur parvient à imposer sa figure magnétique malgré l'importance du récit, au premier plan.
Le scénario montre aussi la difficulté à allier vie privée et professionnelle dans ce genre de travail. Mais alors que de nombreux films préfèrent éviter ce thème, le réalisateur le traite de manière simple et efficace. Deux adjectifs qui collent définitivement bien à L'enquête, l'œuvre à la française solide de ce début d'année.
Une enquête politico-journalistique rondement menée malgré la complexité des questions abordées (compensation interbancaire internationale, paradis fiscaux, contrats d'armement, informatique financière...). Le film est bati de façon classique, peut être un peu trop, mais il sait créer un rythme haletant tout en étant trés pédagogique. On est en permanence confronté à la réalité des affaires en cause et cela donne toute sa force au propos qui, sinon, pourrait paraître manichéen. Belle prestation de Gilles Lellouche et mimétisme surprenant de Charles Berling avec le juge Van Ryumbeck. La réhabilitation, au générique de fin, de Denis Robert et du juge Van Ryumbeck, respectivement par la Cour de cassation et par le Conseil supérieur de la magistrature vient comme un soulagement après tant de déconvenues et de manoeuvres politiques, financières et judiciaires.?
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4,5
Publiée le 13 juillet 2021
Ce film très précis est une plongée en profondeur dans le monde obscur dégoûtant et pourri de la finance internationale. C'est-à-dire des banques corrompues qui nettoient de l'argent sale au profit des plus grandes entreprises du monde. Un monde de requins où seuls les méchants finissent toujours par gagner. Un monde où les bonnes gens finissent toujours lessivés dans le meilleur des cas ou écrasés ou anéantis dans le pire des cas. C'est l'histoire d'un homme seul incarné par Gilles Lellouche qui est un journaliste d'investigation et qui se bat pour montrer au monde entier comment les plus hauts responsables politiques français étaient profondément impliqués dans des transactions illégales dans lesquelles des milliards étaient en jeu. La lutte désespérée de cet homme et perdue d'avance contre le système diabolique qui est celui dans lequel nous vivons terrible et dégoûtant à la fois. J'en ai eu le vertige car nous sommes tous des marionnettes devant tous ces salauds et L'Enquête est tiré d'événements réels malheureusement pour nous...
Le film raconte l’histoire du journaliste Denis Robert et de sa complicité entre 2001 et 2003 avec quelques acharnés idéalistes, tels que le juge Van Ruymbeke, qui, dans la boue délinquante actuelle, croient encore en la justice. Sérieusement documenté, raconté avec fluidité, suspense, riche en enseignements et en constats édifiants, ce bon petit film français nous noie en même temps que ses héros dans les méandres puants d’une soupe de crapules, voleurs, menteurs et assassins : le pouvoir. L’investigation portée à l’écran des affaires Clearstream et des Frégates de Taiwan met en lumière la délirante ampleur de la corruption d’un monde désespérément cancérisé, aux niveaux financier, politique, industriel et militaire, à l’échelle Française, Européenne et même mondiale. Auto-protégés par de puissants mécanismes désormais structurels, la dissimulation et le blanchiment d’argent, les rackets et mensonges internationaux, les assassinats et leur insupportable immunité ne peuvent dramatiquement plus n’être dénoncés que par le cinéma. Gilles Lellouche et Charles Berling portent le film, nous immergent dans les scandales, incarnant de courageux, pathétiques et impuissants héros modernes. Tentant de remuer la fange et le crime, d’établir et de révéler la vérité, ils réalisent avec nous la suprématie déprimante des pouvoirs délinquants et les victoires impunies et quotidiennes du monde d’aujourd’hui.
(...) La grande force de Vincent Garenq en tant que réalisateur, c’est de refuser de se cantonner à un but pédagogique, mais d’instaurer un souffle purement cinématographique à son œuvre. Il y a dans L’Enquête de nombreuses influences, un héritage assumée dans la réalisation qui confère au film un aspect fort sympathique. On a l’impression de voir un film policier plutôt qu’un documentaire sur une affaire, et c’était sans doute le choix le plus judicieux parmi ceux qui se sont imposés au réalisateur. Fidèle à ce parti-pris, la photographie est une réussite, sobre, classique, mais soulignant efficacement cette volonté d’objectif cinématographique plutôt que documentaire. Pas de steadycam, pas de lumières trop « visibles » ou parfaites ; le cinéaste privilégie la véracité de la caméra-épaule et l’hommage au cinéma américain des années 70. Une petite volonté de réalisation qui passe très bien à l’écran et fait plaisir à voir. Quelques imperfections technique, un montage parfois trop brusque et quelques plans pas franchement jolis, viennent légèrement ternir le tableau, mais aucune n’est réellement gênante à côté d’une mise en scène aussi réussie. Il y a finalement bien peu de choses à reprocher à L’Enquête, si ce n’est ses quelques séquences familiales bien moins inspirées que le reste du récit, et quelques maladresse narrative ; pour autant, le charisme de Gilles Lellouche et la réalisation de Vincent Garenq valent à eux seuls le déplacement. N’espérez cependant pas sortir de l’Enquête en ayant tout appris de l’affaire Clairstream ; le film reste toujours assez vague et n’a clairement pas pour objectif de devenir un documentaire. C’était sans doute le mieux à faire(...
L'intégralité de notre avis à propos de L'ENQUÊTE, sur Le Blog du Cinéma
Je n'aais à l'époque pas compris grand chose à l'affaire Clearsteem. Après avoir vu ce film, cela reste toujours aussi nébuleux. J'avoue ma perplexité à l'idée que l'appât du gain puisse faire système à une échelle mondiale. Le poids de la vie importe peu, la loyauté encore moins, le capitalisme dispose d'un tapis rouge aux dimensions infinies. Les jeu des acteurs (du film, pas de l'histoire!) est intéressant, Gilles Lellouche, en journaliste littéralement obsédé par une histoire qui ne le lâche plus et l'obsède littéralement, est intéressant, Charles Berling en juge Van Ruimbeeke, est formidable. On retrouve quelques noms qui ont beaucoup été prononcés : Gergorin, le général Rondeau, Imah Lahoud et puis des politiques, qui dirigent une enquête parlementaire : Peillon et Montebourg... Des têtes sont tombées, mais le système a perduré. Le financement des partis était en cause, des commissions souterraines lors de la vente d'avions militaires, qui donnent lieu à des circulations de mallettes de billets... Quel drôle d'univers tout de même!
Ce film, largement inspiré de faits réels, est l’occasion de revisiter une des affaires les plus houleuses qu’à connu l’Hexagone ces dernières années. Pour ceux qui s’intéressent à la politique française et aux intrigues inspirées de celle-ci, « L’Enquête » constituera un bon divertissement sur base de faits réels. On revisite la tant décriée affaire « Clearsteam » en deux tours de cuillères à pot. Bien réalisé, le long métrage de Vincent Garenq n’est cependant pas aussi efficace que « La conquête » (de Xavier Durringer).
En tête d’affiche de ce long métrage, Gilles Lellouche, qui incarne le célèbre journaliste Denis Robert de façon magistrale. Il n’est plus à prouver qu’il peut endosser divers costumes et que celui de lui va comme un gant. Le casting secondaire est tout à fait correct, bien que moins transcendant. Charles Berling (méconnaissable), le belge Laurent Capelutto ou encore Eric Naggar viennent seconder le journaliste dans ses investigations.
On regrettera cependant le manque d’explications plus détaillées. En effet, pour ceux qui sont restés imperméables à l’affaire médiatique du début des années 2000, il y a fort à parier qu’ils seront vite largués. Les autres se remémoreront les rebondissements du dossier et apprécieront davantage l’intrigue présentée. Même si une piqûre de rappel est faite en début de film, elle ne suffit peut-être pas à planter le décor de façon plus précise… L’avantage est que cela évite des lourdeurs politiques qui traîneraient en longueur et laisseraient quelques spectateurs sur le bas côté.
Bien moins médiatisé que l’affaire qu’elle met en lumière, « l’Enquête » reste une bonne réalisation pas trop intellectualisée. A voir si vous apprécier l’univers impitoyable des dérives capitalistes, les jeux d’influence et la politique en règle générale.
Comme tous les films d'enquête, celui-ci se laisse suivre avec plaisir grâce au rythme haletant de la découverte des indices et peut faire office de documentaire pour les néophytes. Les acteurs sont tous excellents, Gilles Lellouche en tête. Après, il faut aimer les affaires politiques et autres montages financiers pour en apprécier tout le contenu...