17411 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
341 critiques spectateurs
5
21 critiques
4
70 critiques
3
102 critiques
2
98 critiques
1
39 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Agnes L.
234 abonnés
2 054 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 24 juillet 2023
A chaque fois que je vois un film de James Bond, j'ai l'impression de voir toujours la même trame et donc, d'une certaine façon, le même film. Sont présents des méchants, des traîtres, des courses poursuites, des cascades spectaculaires, un Bond séduisant et malin, de belles filles, bref tous les ingrédients pour en faire un vrai 007. Il n'y a que le milieu et l'enjeu qui changent. A noter que Sophie Marceau était au summum de sa beauté dans ce film.
Je le dis d’emblée, je ne suis pas très James Bond. Je n’ai vu que 4 James Bond au cinéma et suis ressorti à chaque fois peu emballé. A la téloche, l’espion 007 n’est donc pas ma priorité. Je peux même m’en passer. Puisque j’ai la possibilité de tous les voir, je vais me contraindre à parfaire ma culture 007. D’où une naïveté parfois volontaire et sincère.
« Le monde ne suffit pas » 19ème épisode réalisé par Michael Apted et 3ème pour Pierce Brosnan. Encore un que je n’avais encore jamais vu, soit 15 sur 19 !
Le générique nous présente des femmes nues recouvertes de fluides ; corps qui se liquéfient, qui se déchirent, qui éclatent, qui gouttent, qui s’effacent.
Après le générique, Bond a le bras en écharpe spoiler: suite à une chute d’une montgolfière vue dans la séquence du pré-générique ; il tient tellement à accomplir cette mission qu’il s’en va séduire le docteur pour parvenir à ses fins.
Elle cède évidemment quand il s’emploie à la déshabiller !
Voilà bien longtemps que je n’avais pas vu Bond aussi badin. Il faut remonter à Roger Moore et franchement, c’est plaisant. Comparé à Timothy Dalton, Pierce Brosnan s’inscrit plus dans la lignée des Sean Connery et Roger Moore.
On retrouve les mêmes : Samantha Bond sous les traits de Moneypenny, Judi Dench sous le regard de M, la BMW qui fera une apparition fugace et Q toujours assuré par Desmond Llewelyn. Il profitera de James Bond pour nous annoncer sa retraite. « Je voudrais vous présenter le jeune homme qui devrait me succéder. » dit-il à James Bond. Phrase au conditionnel. La saga n’était peut-être pas encore fixée sur son successeur. « Le jeune homme » n’est rien d’autre que John Cleese (60 ans !) appelé R. Pas si jeune homme que ça. Le conditionnel employé par la franchise signifie la prudence, j’imagine. « Toujours sortir en beauté » conclura-t-il avant de disparaître sous les yeux de James Bond qui me semblait un brin touché.
L’acteur et le personnage se confondent si bien qu’on ne retient que Q qui prend sa retraite. Ce dernier rend son tablier après plus de 30 ans de bons et loyaux services ; nous avions fait sa connaissance avec « Bons Baisers de Russie ». Ça remonte ! Oui, il sera sorti en beauté. Le voilà reposé à côté de Sean Connery, de Roger Moore, de Bernard Lee et de Lois Maxwell (la Moneypenny des premiers James Bond) entre autres…
Notre méchant de service a pour nom Renard, Robert Carlyle, terroriste de son état. Il ne ressent rien, ni douleur ni plaisir en raison d’une balle logée dans son crâne. Pour autant, son personnage n’a rien de très inquiétant, il remplit correctement le cahier des charges. Méchant de service ou homme de main ?!
En effet, j’aurai tendance à nommer Elektra King comme véritable « méchant de service ». Oui, une James Bond Girl ! Elektra King est la fille d’un magnat du pétrole spoiler: qu’elle parviendra à assassiner dans les locaux mêmes de MI6 !
Elektra King est une femme traumatisée par son enlèvement et souffre du fameux syndrome de Stockholm spoiler: puisqu’elle est amoureuse de son ravisseur Renard, son complice, plutôt son homme de main pour mener à bien son entreprise.
Elle veut dégager la concurrence russe afin de régner seule et sans partage sur la livraison de pétrole par pipeline.
On retrouve les ingrédients bondiens : bombe nucléaire, mégalomanie. C’est toujours invraisemblable mais ça fonctionne bien.
Sophie Marceau a le privilège d’interpréter une James Bond Girl. Elle bénéficie d’un rôle plein, relativement complexe, qu’elle incarne avec une certaine subtilité. Il y a renversement de situation. Son rôle dépasse la Girl faire-valoir. Elle est sexy mais pas sexualisée comme le sont la grande majorité des Girls. Certes, elle n’est pas espionne comme Triple X, comme Way Lin ou Pam Bouvier, mais sa force réside dans son comportement qui relève de la psychiatrie suite à son enlèvement. spoiler: C’est une manipulatrice qui manipule James Bond et à travers son personnage, le spectateur que je suis.
Il me semble que c’est bien la première fois, à ce stade de la franchise, où James Bond est troublé, entendez désarçonné par le comportement d’une Girl. Et si d’aucuns pensent que j’exagère un peu sur la complexité de son rôle, il n’en reste pas moins qu’elle n’a pas hérité d’un rôle simpliste. L’autre Girl : Denise Richards sous le short serré et débardeur moule seins du docteur en physique nucléaire, Christmas Jones. Son look légèrement dévêtue rappelle une certaine Lara Croft. Quand elle enlève sa combinaison anti radiation pour nous dévoiler sa tenue, on ne peut que sourire.
« Le monde ne suffit pas » propose des séquences spectaculaires : la fuite de Bond d’une banque de Bilbao ; poursuite dans le pipeline ; la fusillade dans l’entrepôt à caviar spoiler: avec l’hélicoptère et ses scies circulaires.
Un bon James Bond divertissant.
A voir en V.O pour Sophie Marceau qui, contrairement à Claudine Ogier - « Opération Tonnerre », à Carole Bouquet « Rien que pour vos yeux », n’est pas doublée en …V.O !
Avec Demain ne meurt jamais, James Bond part dans une direction que je n'aime pas trop et qui va continuer avec Le Monde ne suffit pas et Meurs un autre jour. Celui d'un blockbuster efficace certes où le spectateur n'a pas le temps de reprendre son souffle, avec toujours plus d'action, de jolies filles et de gadgets mais réalisé sans âme. D'ailleurs, les scènes d'action, je les ai trouvées très conventionnelles et même redondantes à force. En revanche, les scènes de parlotte sont beaucoup mieux. La personnalité de M est un (petit) peu plus développée et les relations entre Elektra King et Renard sont intéressantes. En parlant d'Elektra King, Sophie Marceau lui donne toute sa sensualité. Avec Carole Bouquet, ce sont les deux James Bond girls incontestablement les plus jolies en plus d'être les meilleures actrices. Donc il y a du bon côté casting féminin...et du moins bon. Et là, ça m'amène à parler de Denise Richards déjà très fade dans Starship Troopers. Bien que Starship Troopers soit une vaste farce avec des personnages volontairement ridicules, si Verhoeven n'a pas su en tirer quelque chose, ce n'est pas Apted qui allait le faire. Rien à dire sur sa plastique. C'est sans doute uniquement sur cette dernière qu'elle a été choisie car son personnage n'est pas d'une folle utilité. Enfin, je finirai cette critique en signalant que c'est la dernière fois que l'on voit Q. Le vétéran Desmond Llewelyn, présent depuis Bon baisers de Russie, tire sa révérence et mourra dans un accident de voiture peu après la sortie du film. Triste fin. Et triste de voir que Barbara Broccoli n'ait pas plus d'ambition pour James Bond qui mérite plus et mieux que ça.
C'est une devise familiale découverte dans "Aux services secrets de sa majesté" qui donne son titre à ce nouvel opus de la saga riche en beaucoup de points. Toujours plus américanisé que jamais James Bond repart dans une aventure plus terre à terre avec cette histoire de vengeance visant particulièrement M qui nous fait découvrir que notre héros risquerait sa vie afin de la sauver. Sophie Marceau nous propose un personnage torturé à divers degrés qui donne une touche d'originalité dans la série. Gravitent autour d'elle de sales "gueules" avec en tête un Robert Carlyle méconnaissable et plus méchants que jamais. L'atout charme est aussi le point faible de ce film, une Denise Richards plus pulpeuse que jamais qui joue les Barbies intelligentes auquelles on ne croit malheureusement jamais. A noter une séquence d'ouverture très longue parmi les plus dynamiques et plus impressionnantes de la série. Un film d'action excellent avec un retour au british par certains décors et ambiances écossais. Un Bond à l'américaine qui tente de renouer enfin avec son ambiance d'antan... Brosnan, plus James Bond que jamais et pour longtemps!
Alors déjà, il y a plusieurs éléments qui démarquent cet opus : intro plus axé sur les personnages et mettant mieux en place les enjeux. Le début est d’ailleurs assez bon car c’est bien rythmé, mis en place avec efficacité. Cependant, la seconde moitié m’a l’air d’un peu sortir comme un cheveu sur la soupe : comme s’il manquait une « transition » pour accrocher les ponts entre les 2. Par ailleurs, les ambitions des antagonistes me paraissent confus ; difficile de faire le lien. En plus de Pierce Brosnan, Judi Dench a plus d’importance et confirme une fois de plus qu’elle fait bonne figure en M. Sophie Marceau est tout à fait crédible spoiler: en antagoniste et Robert Carlyle reste très bon dans son genre de rôle (même si je le préfère dans "Once Upon a Time"). Par contre, Denise Richards manque d’importance : elle ne sert que de fonction que de réel personnage et joue pas très bien. En revanche, Robbie Coltrane offre humour au film. Par rapport aux 2 derniers, la mise en scène est plus posé et plus agréable : ça jongle bien entre les genres action et moment calme. Apteld nous fait aussi ressentir le malaise spoiler: notamment avec la scène de torture . David Arnold, revenu pour la musique, offre des morceaux plus spectaculaires, sans répéter son travail de "Demain ne meurt jamais". Les scènes d’action s’enchaînent et on reste accroché à son siège et l’humour est mieux maîtrisé, sans venir parasiter.
Avec du recul, "Le Monde ne suffit pas" a des défauts similaires à "Demain ne meurt jamais", sauf pour la mise en scène. Même si ça manque d’éclaircissement, ça n’en reste pas moins un divertissement généreux qui offre plus d’action, des acteurs impliqués et une toute aussi réussie si ce n’est plus que le précédent.
Robert King, un puissant magnat du pétrole est assassiné au sein même du siège du MI6. Craignant que sa fille Elektra ne soit la prochaine sur la liste, James Bond est chargé de la protéger d’un anarchiste se faisant appeler "Renard".
Pour ce 19ème opus, on retrouve aux commandes Michael Apted (Gorilles dans la brume - 1988) et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a mis les bouchées doubles pour (tenter de) nous convaincre, avec un film rythmé et sans le moindre temps mort, comme en témoigne cette impressionnante scène de pré-générique, une course-poursuite sur la Tamise qui dure près de 6min (et qui prêche par excès de zèle).
Pendant un peu plus de 2h, le film nous entraine en Espagne, en Angleterre, en Azerbaïdjan, en Écosse, au Kazakhstan, ainsi qu'en Turquie. Une traque sans répit, sur fond de missile nucléaire, de pipeline géopolitique et de… syndrome de Stockholm (ok, pourquoi pas). Clairement le scénario n’a rien d’original, voir d’excitant, on pourra toujours se rabattre sur le sympathique casting que l’on retrouve aux côtés de Pierce Brosnan. A 32ans, Sophie Marceau incarne la 5ème James Bond Girl française de la franchise aux côtés Robert Carlyle et de la séduisante Denise Richards dans un rôle absolument pas crédible puisqu’elle campe à 27ans une physicienne nucléaire ultra sexy (sans parler de la séquence du débardeur blanc dans le sous-marin). Si le casting est sympathique au premier abord, il faut tout de même avouer qu’en terme de jeu, c’est assez catastrophique, Marceau ne dégage absolument rien et Richards décrédibilise son rôle en se retrouvant grimée en Lara Croft dans son mini-short & crop-top moulant (alors certes, c’est loin d’être désagréable de les avoir toutes les deux, mais privilégier le physique au détriment de l’interprétation, ce n’est pas ce qu’il y a de plus judicieux).
A l’orée du nouveau millénaire (c’est le dernier film de la franchise du XXème siècle), les gadgets sont toujours aussi présents et paraissent surannés, voir ringards (le hors-bord qui fait un bruit de moteur à réaction et qui klaxonne comme une vieille guimbarde, les lunettes à rayons X, la BMX équipée de missiles ou encore les images satellite thermique révélant le coït de l’agent 007). D’ailleurs, en parlant de gadget, signalons qu’il s’agit ici de la toute dernière participation de Desmond Llewelyn (l’agent Q, le célèbre inventeur des gadgets) après avoir participé à 17 films de la franchise.
Enfin, pour la petite anecdote, c’est la seconde fois qu’un pipeline est utilisé comme moyen de locomotion, après Tuer n'est pas jouer (1987) avec Timothy Dalton. Le monde ne suffit pas (1999) se regarde sans déplaisir certes (ça fait le job), mais ne restera pas mémorable pour autant.
Brosnan est de loin le moins crédible James Bond et en plus il se paie le loisir d'avoir les pires Bond ! Cependant celui-ci n'est pas le plus mauvais. Les cascades et autres action rappelleront à tous d'autres Bond de la franchise. Donc rien de bien neuf, Bond perd de la vitesse, ne se réinvente plus. Sophie Marceau est la seule qui s'en sort avec les honneurs ; elle m'a même surpris ! Robert Carlyle est une bonne surprise également mais employé pour un rôle ridicule d'une caricature. Ca se regarde comme un énième bonbon dont on ne s'occupe même plus du goût.
Critique de "Le monde ne suffit". Troisième film de Pierce Brosnan dans le personnage de James Bond , Le monde ne suffit est sur la lignée de son prédécesseur, le film assure l'essentiel : action, de la tension, de l'humour, des rebondissements bien qu'ils soient attendus. Le scénario est bien rythmé et il n'y a presque pas de temps mort. On retrouve l'esprit du film d'espionnage avec beaucoup d'idées innovatrices pour mettre de côté les longues scènes de gunsfights. Sophie Marceau offre une prestation très bonne dans son rôle. 3,5/5
LE MONDE NE SUFFIT PAS (1999): L'empire de magnat du pétrole, Sir Robert King, fragilisé par la concurrence. Sa fille, Elektra King, devra assurer l'héritage familial. La sentant en grand danger, M fera appel aux services de James Bond. Une ouverture de film très audacieuse avec cette course nautique effrénée sur la Tamise, vraiment impressionnante. Cette vivacité se fondra alors dans un générique langoureux, comme une spirale visuelle annonçant les reliefs de l'histoire à venir. Troisième participation de Pierce Brosnan dans le costume de 007. Une allure rassurante, décontractée, l'acteur sera plus à l'aise dans son rôle. "Le monde ne suffit pas" produira cet effet d'un retour aux sources, un charme perdu et bien retrouvé par sa B.O mais aussi par cet esprit léger associé au sérieux de l'intrigue. Elektra King, un personnage aux multiples facettes, incarnée par notre Sophie Marceau nationale, elle ne décevra ni par sa beauté, ni par son jeu d'actrice, elle sera tout simplement parfaite. Le méchant, Renard (Robert Carlyle, Trainspotting), un terroriste anarchiste qui saura trouver l'allié idéal pour mener à bien son projet. La James bond girl, le docteur Christmas Jones (Denise Richard, Starship Troopers), jolie, athlétique, mais pas vraiment convaincante, pour moi elle ne fera que passer. Un scénario riche en rebondissements, jamais en perte de vitesse. Une réalisation qui continuera de voyager, Londres, Ecosse, mais surtout sur les magnifiques pentes enneigées d'Azerbaïdjan (Hum! Hum! En fait celles de Chamonix). Un James Bond distrayant, comme on les aime.
J’ai trouvé le film plutôt moyen, scénario assez pauvre et qui n’a rien de bien original par rapport aux autres films de James Bond. Le casting est excellent et les personnages sont bien développés. Un peu d’humour, beaucoup d’action avec de belles cascades et bien évidemment quelques scènes sentimentales. Je trouve que malgré tout le film est très fidèle à l’univers des James Bond et que ça reste un film agréable à regarder pour passer un bon moment. Je vais lui donner un peu plus de la moyenne, 11 / 20.
Encore un excellent James Bond avec un magnifique Pierce Brosnan d'ailleurs que je trouve le meilleur James Bond devant Sean Connery.Pour revenir au film il y'a du suspens des super effets speciaux et de beaux combats.Notre petite française jouent tres bien son rôle.Je trouve que c'est l'un des meilleurs James Bond que je vous conseil.
Pour sa troisième aventure sous les traits du plus que convaincant Pierce Brosnan, James Bond va malheureusement retomber dans l'archétype-même de la franchise à travers un 19e film simple mais efficace où le scénario n'est ici pas seulement folichon mais surtout tout simplement raté. La faute à des scénaristes de plus en plus en manque d'idées neuves qui tentent tant bien que mal de booster la franchise après le plutôt sobre Demain ne meurt jamais. Aussi vont-ils nous rabâcher cette énième histoire de mégalomanes destructeurs bien dérangés du ciboulot qui veulent détruire le monde pour s'autosatisfaire. Et si l'idée n'est pas neuve, on appréciera cependant le rôle de M ici bien étoffé, liée de près à l'intrigue. Hélas, c'est face à un casting pas très reluisant que nous faisons face, en témoigne la présence de notre délicieuse Sophie Marceau nationale, vénéneuse au possible, avec à ses côtés le pourtant génial Robert Carlyle au rôle malheureusement sous-exploité et surtout fortement ringard, le bad guy du film étant ici un freak improbable qui, après avoir pris une balle dans la tête, se retrouve insensible à toute forme de douleur. On a vu pire mais tout de même, ce genre d'extravagances auraient pu être délaissées. Pour la James Bond Girl de choc, c'est l'improbable bimbo Denise Richards qui peine à nous faire croire qu'elle campe une experte en armement nucléaire... en mini-short über-sexy, bien entendu. On regrettera donc une interprétation presque caricaturale et des jeux de mots de plus en plus incessants balancés par un 007 plus blagueur, dans la même veine que Roger Moore (sans toutefois aller jusqu'au burlesque exécrable de jadis). Pour le reste, Michael Apted (Cœur de Tonnerre, Mesure d'urgence...) nous livre une mise en scène exemplaire, dosant convenablement ses scènes d'action, comme cette mémorable course-poursuite sur la Tamise ou celle, dantesque, sur les pistes enneigées d'Azerbaïdjan. Bref, Le Monde ne suffit pas reste un James Bond bourré de défauts mais un bon divertissement tout au plus sympathique qui marque notamment la dernière apparition du regretté Desmond Llewelyn dans le rôle de Q, laissant ainsi sa place au comique anglais John Cleese.
Dix-neuvième mission pour l'agent Bond qui ici doit protéger la fille d'un magnat du pétrole récemment assassiné. Il est donc envoyé en Azerbaïdjan et entrera en contact avec le monde du pétrole.
Une petite déception pour cette nouvelle mission et la troisième où Pierce Brosman endosse le costume de l'agent 007. Maintenant entré dans une ère assez spectaculaire où le réalisme n'est plus vraiment une priorité, "Le monde ne suffit pas'" pèche par un gros défaut d'écriture, que ce soit au niveau des dialogues qui sont parfois même ridicules, du scénario qui perd un peu de son intérêt dans la seconde partie du film ou des personnages dont certains sont assez caricaturaux ou d'autres, à l'image de la scientifique en physique nucléaire, qui sont franchement inutiles voire même médiocres.
C'est bien dommage car à côté de ça, le film est plutôt bien rythmé et reste un minimum efficace. Brosman campe un très bon James Bond même si on peut regretter que le personnage n'évolue pas alors que son environnement lui évolue, Judie Dench est toujours géniale en M et Sophie Marceau est une méchante plutôt convaincante contrairement à son sbire. De plus, "Le monde ne suffit pas" réserve tout de même quelques moments de bravoures et plutôt bien foutu, même si c'est rarement transcendant et que l'ensemble manque de tensions.
À noter aussi la dernière apparition de Desmond Llewelyn dans le rôle de Q, le pourvoyeur de gadgets de James Bond, qui était présent depuis "Bons Baisers de Russie" et n'en loupa aucun à l'exception de "Vivre et laisser mourir".
Bref, un opus pas désagréable mais qui laisse clairement sur la faim de par ses défauts d'écritures et une certaine surenchère qui finit un peu par lasser.
Le meilleur Jambes Bond de Pierce Brosnan avec un excellent scénario. En effet, le film frappe des les premieres minutes avec Bond qui saute du 3ème étage puis avec la sublime course-poursuite du générique. L'action s'enchaîne ensuite très vite, la photographie sur la BMW en Azerbaidjan est tout simplement sublime, et nous mène dans le monde du petrole, tenu par une Sophie Marceau qui joue remarquablent bien son role, c'est ne des meilleurs james bond girl car elle tient une place primordial ans l'intrigue. Le couple Bond-Marceau fonctionne a merveille. La course-poursuite en montagne est superbe. La james-bond girl n'est plus une décoration mais est une pièce maîtresse de l'intrigue. Le méchant est superbe, on retrouve ici un adversaire plus fort physiquement que Bond. Le retour de Robbie Coltrane (présent dans Goldeneye) est très bien aussi. Pour conclure, le scénario est là, mettant en place des personnages superbes, sauf Denise Richards qui est certes très belle mais ne sert pas à grand chose. Pour moi, le meilleur James Bond après Casino Royale