Proche dans l'esprit d'un "Into the wild", "Wild" raconte la longue marche rédemptrice d'une jeune américaine tout le long de la côté ouest. Concept simple mais qui peut-être efficace entre de bonnes mains. C'est ici Jean-Marc Vallée, réalisateur du bon "Dallas Buyers Club", qui est chargé du bébé. Malheureusement, le film est un semi-échec. Si "Wild" possède d'indéniables qualités comme sa belle photographie, il lui manque une ambiance, une intensité émotionnelle. La faute, entres autres, aux très très très nombreux flashbacks qui parsèment l'histoire et en cassent le rythme. Le périple se suffisait à lui-même. Du coup, ce long métrage se regarde mais n'est pas l'aventure cinématographique tant attendue.
Une balade existentielle et spirituelle éprouvante et émouvante, aux décors naturels sublimes, avec quelques longueurs mais illuminée par la presta de Reese Witherspoon.
J'avais adoré le livre et j'adore le film. On suit Cheryl dans son éprouvant voyage initiatique au coeur de l'Ouest américain sauvage, dans des paysages d'une beauté infinie. WILD est une oeuvre dépaysante, touchante et pleine d'espoir. Reese Whiterspoon était juste parfaite pour ce rôle.
Sorte de "Into the wild" au féminin, ce film avec Reese Witherspoon est intéressant à voir. On suit le parcours dépressif d'une femme en quête de ressource pour repartir. L'histoire nous renvoie à notre propre personne et pose des questions sur le sens de la vie.
Sur la magnifique et envoûtante chanson Glory Box de Portishead, on suit ce voyage improbable de cette jeune femme à travers les Etats-Unis pour se retrouver et vaincre ses vieux démons. Si cette marche interminable est éprouvante physiquement, elle est entrecoupée de flash-back sur son passé et de toutes les erreurs qu'elle a accumulées : drogue, sexe, drames familiaux. La liste est longue et douloureuse. Et comme elle fait que de se les remémorer, de se sentir coupable, je ne suis pas sûr que cette randonnée soit si bénéfique que ça pour elle. Elle ne résoudra pas tout. Elle va rencontrer des gens qui vont l'aider, d'autres marcheurs comme elles très sympas. D'autres, qui le seront moins. Avec un enseignement à la clé : mieux vaut être accompagné que seul. Même si, pour une jeune femme perdue dans la nature, on ne sait pas sur qui on peut tomber. Si les blessures du passé ne seront pas effacées, ça lui aura permis de se fixer un but à atteindre, de se retrouver, d'avoir une motivation, de réfléchir, d'aller au bout d'elle-même. En cela, au-delà de la performance physique, ce n'est pas du temps perdu. Et les paysages traversés sont magnifiques. Aussi inhospitaliers que magnifiques. Je l'aurai accompagné avec plaisir.
"Wild" retranscrit une histoire simple sur une reconstruction morale à travers une longue randonnée solitaire. Ce voyage introspectif n'est jamais ennuyeux, au contraire, il sait même faire vibrer en de multiples moments et faire traverser de magnifiques paysages sauvages.
Faisant songer a priori au magnifique Into the Wild, cette variation autour d'un cheminement personnel ne vise en réalité pas les mêmes émotions ni ne repose sur les mêmes ressorts psychologiques. Parfois stéréotypé dans sa partie mélodramatique, le récit gagne en pertinence dans son opposition symbolique entre passé et présent tout en distillant ses indices pour reconstruire, à l'instar de l'héroïne - incarnée sans faille par Reese Witherspoon - son parcours intérieur. Mettant à l'honneur les paysages dans une vision romantique de son rapport à l'Homme, Jean-Marc Vallée souligne élégamment la morale de cette trajectoire ardue sans nous toucher pleinement pour autant. Une rédemption personnelle convaincante.
Dès les premières minutes du long-métrage, nous savons que l'on va vivre une expérience éprouvante cedt souvetn le cas avec les film de survie et notamment les bon et les très bon . Reese Witherspoon se cherche dans sa quête de l'extrême. L'actrice y est crédible et les flash back qui expliquent son parcours de vie sont bien intégrés à l'histoire. Alors oui il est question d'une randonnée, pour ceux qui ne le savent pas, on suit Cheryl Strayed qui a décidé d'entamer une randonnée , durant ce long voyage elle va ce découvrir mais aussi ce redécouvrir pendant que niu s spectateurs allons essayer de comprend sont parcours et ce qu'il la poussé à entamer ce périple semer de difficultés. Décors magnifique a travers les état unis , leur paysage naturels grandiose qui nous dit attention il faut continuer de les préserver , des condition parfois extrême pour l'actrice sont les clef de ce film afin de nous faire passer un bon moment de cinéma. Les allergiques à Reese Witherspooon doivent absolument éviter le film.
Ce film de Jean Marc Vallée est tiré d’une histoire vraie, celle de Cheryl Strayed qui pour surmonter ses démons se lance le défi de faire un trek : le Pacific Crest Trail long de 1700 km. Le film est réalisé par flash-back entre la randonnée elle-même et des retours sur la vie passée de Cheryl. Cette réalisation permet au spectateur de ne pas s’ennuyer malheureusement les scènes des flashbacks sont peu claires de la direction que veut le réalisateur, ce n’est qu’en avançant dans le film que l’on finit par comprendre. Il est d’ailleurs dommage que la relation mère fille ne soit pas plus exploitée. Ce qui fait la force de ce film c’est la prestation exemplaire et saisissante de Reese Witherspoon. Un bon film dans l’ensemble.
Le film s'apparente comme un chemin de redemption pour l'héroïne qui à travers ce voyage effectue un voyage intérieur au plus profond d'elle. Même si reese whiterspoon interprète bien cette personne paumée expurgée de la vie qui s'inflige ces douleurs , le scénario en forme de flash-back est sympa mais pas forcément fort et poignant. Essayant de surfer sur l'idée d'un " intox the wild " car cela se ressent fortement sans forcément atteindre le niveau émotionnel. De jolies paysages d'une Amérique nature et sauvage sur de jolie musique en fond. Intéressant tout de même car la réflexion intérieur et le chemin de croix entreprit se regardent avec facilité.
Malgré une construction narrative à base de flashbacks plutôt conventionnelle « Wild » est un drame porté avec force et conviction par Reese Witherspoon campant une ancienne droguée effectuant une longue randonnée pédestre pour se retrouver. Jean-Marc Vallée signe un film oscillant entre le parcours de sa protagoniste dans des magnifiques paysages et son passé qui se dévoile peu à peu et qui lui permettra de se redécouvrir.
Ce qui aurait pu être un road trip banal ne l'est pas, et l'on est surpris à quel point chaque personnage apporte sa pierre à l'édifice au long chemin du personnage principal. Ce film est un beau message sur le fait que l'on peut ne pas se perdre dans les jours sombres et finalement retrouver le bon chemin pour avancer.
À lire les commentaires, je vois que beaucoup ici sont passés à côté du film... Cessez les comparaisons foireuses, de grâce, ce film n'a rien à voir avec « Into the wild », sauf le titre...
Réalisation qui nous fait entrer habilement dans l'intimité de cette jeune femme perdue, ayant décidé, sur un coup de tête, de se lancer dans une longue randonnée dont elle ne mesurait pas les difficultés. Difficultés qui se révèleront finalement rédemptrices.
Touchant et profondément humain, le film est porté par deux actrices au sommet de leur art: Laura Dern, magnifique mère-courage, lumineuse et une Reese Witherspoon totalement investie dans son rôle. Le scénario évite habilement tout pathos, n'hésitant pas à alléger le récit en ajoutant ça et là des touches d'humour.
Cheryl Strade, le personnage principal, hantée par la mort de sa mère et l'échec de son mariage, découvrira en elle, au fil de son périple, des ressources qu'elle ne soupçonnait pas et accomplira, finalement, son destin. Superbe! Le chemin comme métaphore de la vie, dans toute sa sauvagerie.
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3,0
Publiée le 22 janvier 2015
Après l'énorme succès de "Dallas Buyers Club", le nouveau film de J.M Vallée était très attendu et pour ma part ce film est une réussite, il n'est peut-être pas aussi puissant au niveau des émotions, mais je l'ai tout de même bien-aimé. Wild est un road-movie intimiste puisqu'il est basé sur le livre de Cheryl Strayed qui raconte son incroyable voyage durant lequel, on assiste à une longue introspection envoûtante et apaisante, mais qui aurait pu être bien meilleure et plus profonde s'il n'y avait pas eu autant de flashbacks. Des flashbacks qui empêchent une totale immersion, ils sont certes nécessaire pour comprendre le pourquoi du comment de ce voyage, mais il aurait été plus judicieux de les interposer d'une manière différente pour ne pas casser à chaque fois l'ambiance de ce superbe voyage. Je trouve aussi qu'on passe trop à coté du voyage et des paysages pas souvent mis en avant ce qui dommage, car même sans ça, on a quand même envie après avoir vu le film de participer à ce périple. Pour ceux qui voudraient voir un voyage bien plus fort et prenant, je vous conseille l'excellent film de John Curran "Tracks". En tout cas, ça plaisir de revoir une Reese Witherspoon beaucoup plus présente au cinéma après cette période loin des plateaux.
La marche comme source de renaissance ou démarche piaculaire, beaucoup de pèlerins de Saint Jacques de Compostelle vous en parlerons. "Wild" de Jean-Marc Vallée le désormais "oscarisé" cinéaste canadien ne nous parle pas d'autre chose, s'inspirant d'un livre témoignage de Cheryl Strayed qui relate le cheminement d'une jeune femme le long du Pacific Crest Trail (4000 Km de la frontière mexicaine à la frontière canadienne) dans un effort purgatif tout à la fois organique et mental. Si Cheryl Strayed interprétée par Reese Witherspoon rappelle parfois le Christopher McCandless (Emile Hirsch) de "Into the wild" (Sean Penn en 2007) il faut bien distinguer les deux démarches. Là où le futur jeune avocat brillant s'enfonçait dans la nature pour fuir la civilisation, Cheryl Strayed l'emprunte pour mieux y retourner. En ce sens sa démarche plus prosaïque peut paraître moins noble mais aussi plus banale. C'est sans doute pour cette raison que Jean-Marc Vallée insiste davantage sur le passé traumatique de la jeune femme (des flashbacks parfois un peu pesants) dont elle cherche à se délester du fardeau. La nature est certes omniprésente mais elle n'est qu'un élément accessoire du processus expiatoire entamé qui repose davantage sur la souffrance physique imposée à un corps en quête de pénitence, de manière un peu analogue à l'auto-flagellation des moines. Dans cet esprit, il est clair que l'accent est mis parfois un peu exagérément sur les bobos articulaires et dermatologiques de Cheryl. C'est sans doute ce que certains reprochent à Vallée, qui trouvent que deux heures à ce rythme et sans aucun rebondissement sont un peu vaines pour ne pas dire ennuyeuses malgré le visage expressif de Reese Witherspoon qui n'a pas son pareil pour susciter l'émotion. En contrepoint, on pourra aussi trouver la démarche de Vallée très réaliste et d'une honnêteté intellectuelle sans faille qui offre un joli témoignage incitatif sur les bienfaits de l'introspection grâce à l'effort. Ceux qui espèrent trouver un peu d'un survival sauce "Délivrance" '(John Boorman en 1972) en regardant "Wild" doivent passer leur chemin. A noter la très belle mise en valeur de la chanson "El condor Pasa" de Simon en Garfunkel lors d'une scène poétique et douloureuse.