Superbe film, esthétique à l'œil et à l'oreille, bouleversant et pleins d'émotions, il ne laisse pas indifférent. Une belle expérience pour une belle leçon de vie.
Le film est réellement manqué. De liberté, Cheryl est enfoncée dans son passé et ne vit pas sa randonnée. Quand il fait chaud, elle ne sue même pas, quand il y a de la neige ou qu'il pleut, elle ne grelotte pas. les paysages sont magnifiques, mais sont interchangeables comme des panneaux de fond d'écran. La partie dramatique du film est traité mécaniquement par un recours au flashback de façon métronomique. Cela en est détestable est plombe lourdement le film. Du coup, ce dernier ne décolle jamais et le spectateur, épris de grands espaces, reste singulièrement sur sa faim. Reese Whiterspoon joue bien mais ne sort pas ses tripes pour incarner les difficultés du trek, sauf sur la courte scène du prologue. Grosse déception.
Un vrai plaisir, il faut aller voir ce film qui semble malheureusement très mal distribué. L'héroïne se lance dans une randonnée de 1700 km dans l'ouest américain qui va lui permettre de se réconcilier avec elle-même et qui permet au spectateur, grâce à de nombreux flashback, d'entrer dans sa vie. Après C.R.A.Z.Y et Dallas Buyers Club, ce film de Jean Marc Vallée touche encore en plein cœur. Cela aurait pu être très classique mais c'est juste, intimiste et nuancé. Reese Witherspoon campe une Cheryl blessée, féministe, tenace et vraie.
Le nouveau film de Jean marc Vallée est bien différent de l'adoubé Dallas Buyers club mais il n'est pas moins intéressant. C'est un film sur une personne qui a oublié qu'elle en était une. C'est, encore une fois, une histoire vraie assez extraordinaire. Le spectateur voyage avec l'héroine, s'embarque avec elle, à la fois physiquement et introspectivement. Vraiment intéressant. Critique entière en cliquant sur le lien
Agréablement surpris car je m'attendais à certes, un beau film mais qui s'inspire trop largement de l'histoire de Christopher Johnson McCandless et ce fut à ma grande surprise une grossière erreur de ma part. Le film débute avec une réelle identité qui certes se base sur des schémas narratifs déjà vu (flashbacks qui sont nécessaires pour comprendre la psychologie du personnage) mais qui offre une vision globale rafraîchissante de la question du deuil avec un véritable "passage à un avenir radieux". Ici, le personnage campée par Reese Witherspoon ne réalise pas son parcours initiatique dans la nature sauvage par envie mais plus par devoir afin de se reconstruire. Les décors qu'elle traverse sont variés et filmés par une photographique discrète mais d'une efficacité redoutable. On ne s'ennuie pas à travers les différentes rencontres, les différents enjeux et questionnements psychologiques qui se posent à Cheryl. Un jolie moment de cinéma qui nous permet de ressentir grandit à la fin de la séance; néanmoins, le film souffre tout de même d'un certains nombres de défauts comme une intrigue qui n'est pas suffisamment intégré au récit (l'ensemble reste brouillon) ce qui incite donc le spectateur a s'intéressé uniquement à la forme du récit et non au fond. Une durée de film qui aurait dut aussi être plus réduite pour générer une plus grande efficacité. Une atmosphère mêlant joie et tristesse accompagnée d'une bande sonore sobre, discrète mais sympathique nous permettant de voyager... Un très bon moment.
"Wild" avait tout pour (me) plaire sur le papier : un hymne à la vie et à la liberté, une rédemption portée par des actrices de bon calibre, sur fond de nature. Le problème est le décalage net entre ce pitch fort et la réalité du film complètement plombée par une mise en scène sans émotion et un montage lent truffé d'insupportables flash back. Il s'agit là du sujet du film : l'introspection sportivo-curative de cette jeune américaine lâchée par la vie... sauf que le parti pris du réalisateur (sans remettre en cause le jeu des comédien(ne)s) est alembiqué et détruit l'essence émotionnelle du film. Un énorme loupé donc qui pousse à retourner voir "Into The Wild" qui maintient son statut de "sans faute" sur un thème proche.
Le point positif : Je ne me suis pas ennuyée pendant les quasi deux heures de ce film, ce qui est plutôt bon signe et me laisse penser qu’il n’est donc pas vraiment raté.
Pour le reste, j’ai tout de même été assez déçue, notamment sur le plan esthétique : Je m’attendais à une photo de qualité, et à une nature particulièrement mise en valeur avec des paysages exaltants ; or, paradoxalement, mis part quelques rares très beaux panoramas, je n’ ai pas trouvé que c’était ce qui était mis en avant dans le film, et je n’ai pas été emballée par la manière dont les scènes ont été tournées.
C’est plutôt une interminable succession de gros plans sur le visage de l’actrice, qui incarne bien son personnage, mais dont la nature même de son rôle ne lui laisse pas beaucoup de latitude . On ne voit qu’elle en gros plan, son sac à dos, son matos foireux, ses pieds esquintés ou mal chaussés , quelques grosses caillasses, les touffes d'herbes de la pampa californienne et le « plafond » de sa tente.
Par ailleurs ses rencontres successives tout au long de son périple ne sont pas passionnantes, et n’apportent rien de spécial à la réflexion que pourrait susciter ce parcours rédempteur. Il y a même quelques incongruités un peu naïves qui peuvent prêter à sourire.
Ce film m’a en fait donné l’impression d’être assez plat, et je n’ai pas vraiment décollé de mon siège. Ces allers retours incessants entre le moment présent et les différents épisodes tragiques de l’existence passée de l’héroïne m’ont également dérangée. Du coup, cette jeune femme enlisée dans un passé ravageur, ne semble pas plus que le spectateur parvenir à tirer un profit quelconque de son voyage, puisque ses souvenirs viennent sans cesse s’interposer dans le moment présent qui n’est pas vécu pleinement, et ne semble pas lui insuffler beaucoup de sérénité.
Bien sûr, l’histoire de sa mère est touchante, et d’ailleurs j’ai beaucoup aimé la prestation de Laura Dern, lumineuse : un très beau portrait de femme, un très bel hommage.
Mais les deux périodes ainsi contées (passé/présent) ont du mal à cohabiter, il aurait sans doute fallu construire le scénario différemment. On a la sensation de survoler deux histoires, voire trois (sa famille, son couple, sa marche), sans vraiment rien approfondir, ni sans vraiment parvenir s’immerger dans l’une ou l’autre. Reste une sensation d’inachevé, de quelque chose d’un peu superficiel pas vraiment abouti , d’une marche « thérapeutique » à laquelle manquent une vraie réflexion, et une vraie transformation : même une fois le pont final franchi, et même avec le petit renard qui s’ en va ( mignon comme symbole, mais bon…), on a du mal croire que , ça y est, voilà notre personnage libéré de ses démons .
On ne perçoit pas le mécanisme de pensée, la transcendance, la libération, tout ce chemin psychique et intime vers une purification de l’âme et un apaisement de la douleur qui n’est pas du tout mis en avant. Finalement, ce qui nous reste, ce sont ces souvenirs abominablement crus martelés tout au long de ce chemin qui semble plutôt aboutir dans une impasse
4000 kms de randonnée et penser à sa vie, à sa mère et aux aléas de son existence c'est faire le pari d'un changement, comme si on prenait une nouvelle peau...Bien plus qu'un témoignage le film relate la vie de Cheryl STRAYED dans cette randonnée Américaine. Entrecoupé d'un esprit revival, le film porte l'essentiel de ses images sur une histoire singulière, dont on en ressort conquis. Une vraie réussite scénaristique pour un rôle en or en ce qui concerne Reese WITHERSPOON.
«Wild» est un drame saisissant où l'on suit le parcours spectaculaire et haletant de Cheryl Strayed, interprétée avec un talent ahurissant par Reese Witherspoon, qui se lance dans une périlleuse marche dans le sauvage américain. Le film ouvre d'ailleurs sur une scène particulièrement intense de la douleur aussi physique que morale ressentie par Cheryl Strayed, ce qui est était plutôt jouissif pour la suite. Après son excellent «Dallas Buyers Club» récompensé aux Oscars en 2014, Jean-Marc Vallée dresse cette fois-ci un portrait complexe, mais réaliste, d'une jeune femme rongée par le sexe et la drogue, et profondément affectée par le décès de sa mère et par son propre divorce, qui lance inexplicablement dans une longue marche. Pour certains, ce film est une redite sans originalité version féminine du chef d'œuvre de Sean Penn : «Into the Wild», pour d'autres, dont moi, ce film reste un spectacle naturel sans effets spéciaux qui mêle émotion, drame, aventure et éblouissement, et qui, malgré ses légers aspects rébarbatifs, captive par la qualité de ses dialogues, de ses acteurs, de sa mise en scène et donc de ses magnifiques images qui offrent une véritable immersion dans les paysages grandioses des États-Unis. Même reproche que pour «Dallas Buyers Club», ce périple émotionnel souffre d'une fine traînée en longueurs, mais qui est heureusement vite oublier grâce à l'épatante et crédible Reese Witherspoon. D'ailleurs, c'est ce qui fait de ce long-métrage un film crédible et épatant : la violence et la complexité de ses personnages et de son intrigue, qui reflètent avec habileté une dure réalité. Les flash-back, nombreux dans cette aventure humaine, sont la bienvenue pour comprendre la psychologie du personnage principale et son douloureux passé. Un drame à l'état sauvage pertinent qui happe du début à la fin.
Jean-Marc Vallée se contente de filmer la nature comme un décor interchangeable, échouant à nous faire ressentir l'hostilité et le danger d'une faune et d'une flore prêtes à engloutir l'héroïne. Qu'elle soit purement fonctionnelle ou parasitée par des tics irritants (la construction en flash-backs explicatifs), sa mise en scène privilégie une approche introspective et mélodramatique à un récit organique, prompt à retranscrire un long parcours initiatique. Dès lors, quand arrive la rédemption finale, il ne reste plus qu'une voix-off encombrante pour apporter une conclusion malhabile à un film privé de personnalité.
Des paysages magnifiques, une BO à la perfection et de la profondeur autant dans le scénario que dans certain plan fixe. Reese Witherspoon joue un rôle qui lui va à la perfection ! Si vous avez envie de voyage, de relativiser et de revenir à l'essentiel foncez voir ce film ! Un véritable coup de coeur !
Un film très chouette. À l’image de 126 heures, le film réussit parfaitement à tenir son sujet sans longueurs, sans ennuyer le spectateur. On découvre peu à peu le personnage de Cheryl, on s’attache à elle, on traverse avec elle le célèbre Pacific Crest Trail. Et pour le coup on a le droit à des paysages magnifiques, mais pas que. On fait également la connaissance de plusieurs personnes qui chacune va apporter quelque chose de plus permettant à Cheryl de parvenir au bout de son périple. Et quand on y est, on se retrouve submergé par l’émotion : ça y est, on l’a fait, on y est, on a réussi. C’est vraiment puissant. Et pas seulement parce qu’on est arrivé au bout du chemin, mais parce que comme pour Cheryl, on a redécouvert son passé, on s’est posé un questionnement sur nous même, sur notre vie, sur nos relations et on a trouvé les réponses. C’est ce qui est puissant avec ce film. Un film plein de courage, mais surtout un film débordant de volonté. Une histoire vraiment très chouette.
À cela on peut ajouter un casting globalement bon, avec une Reese Witherspoon superbe du début à la fin, portée par des rôles secondaires tout aussi bons. On en retiendra surtout Laura Dern, impeccable dans son rôle. Un rôle en parfaite opposition avec celui de Witherspoon mais en même parfaitement complémentaire. Le duo fonctionne à merveille.
Techniquement, le film est réussi. La bande son est super ; comme je l’ai dit, les décors sont superbes (ça donnerait presque envie d’y aller nous aussi) mais ils sont surtout magnifiquement mis en valeur par une mise en scène efficace. Elle réussit parfaitement à nous transmettre toute cette majestuosité tout en restant au plus proche de Cheryl, nous aisant ressentir tout ce qu’elle ressent.
Peut-être pas aussi extraordinaire que Dallas Buyer Club, on retrouve néanmoins cette même façon de nous raconter une histoire, de nous y plonger et de nous poser des questions sur nous-même à chaque scène ou presque. Un film magnifique à voir !
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3,0
Publiée le 22 janvier 2015
Après l'énorme succès de "Dallas Buyers Club", le nouveau film de J.M Vallée était très attendu et pour ma part ce film est une réussite, il n'est peut-être pas aussi puissant au niveau des émotions, mais je l'ai tout de même bien-aimé. Wild est un road-movie intimiste puisqu'il est basé sur le livre de Cheryl Strayed qui raconte son incroyable voyage durant lequel, on assiste à une longue introspection envoûtante et apaisante, mais qui aurait pu être bien meilleure et plus profonde s'il n'y avait pas eu autant de flashbacks. Des flashbacks qui empêchent une totale immersion, ils sont certes nécessaire pour comprendre le pourquoi du comment de ce voyage, mais il aurait été plus judicieux de les interposer d'une manière différente pour ne pas casser à chaque fois l'ambiance de ce superbe voyage. Je trouve aussi qu'on passe trop à coté du voyage et des paysages pas souvent mis en avant ce qui dommage, car même sans ça, on a quand même envie après avoir vu le film de participer à ce périple. Pour ceux qui voudraient voir un voyage bien plus fort et prenant, je vous conseille l'excellent film de John Curran "Tracks". En tout cas, ça plaisir de revoir une Reese Witherspoon beaucoup plus présente au cinéma après cette période loin des plateaux.