Following, le suiveur
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Diabloxrt
Diabloxrt

85 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2026
Aimant beaucoup le cinéma de Christopher Nolan, j'ai récemment décidé de me lancer dans le visionnage des projets de ce dernier que je ne connaissais pas. Dans le lot, il y avait notamment celui-ci, à savoir son tout premier long-métrage nommé "Following, le suiveur". Comme ce projet était donc sa première réalisation, je ne savais forcément pas à quoi m'attendre lorsque j'ai lancé mon visionnage. Pourtant, je dois dire que j'ai été agréablement surpris par ce petit projet, car le manque de moyens dont il souffre n'a jamais autant été à l'opposé du manque d'ambitions. Sur le papier, ce dernier avait déjà amené son style à l'écran, et cela, dans tous les sens du terme, surtout en matière de narration. Ce premier film va tourner autour d'un concept dont seul Christopher Nolan a le secret et celui-ci était vraiment ce qui m'a intéressé en premier lieu. Ici, l'objectif est de se concentrer sur un personnage de suiveur : un homme qui suit les gens dans la rue. Dis comme cela, il est vrai que cette base peut faire peur, mais le scénario se sert finalement très bien de cette idée. On y découvre ainsi un personnage d'écrivain assez intéressant, celui-ci étant très curieux et utilisant ce moyen pour en apprendre plus sur les gens. Comprenant donc rapidement que l'idée n'était pas de s'attacher à lui, mais bien plus d'essayer de le comprendre, j'ai apprécié la façon dont il est écrit. On ressent bien que Nolan s'est projeté en lui, ce concept du voyeur rappelant évidemment celui d'un cinéaste avec sa caméra. Ce côté très aventurier va alors fortement servir au récit, notamment pour le faire embarquer dans une intrigue plus tournée autour du thriller. Mais malgré tout, il est vrai que l'on pourrait reprocher au film le fait que le concept s'arrête là et qu'il n'est pas emmené plus loin. Ce principe du suiveur est ici uniquement utilisé comme un point de départ, alors qu'il y avait vraiment plus à faire avec cela. Mais finalement, ce souci est assez peu dérangeant quand on regarde le film, car on se laisse naturellement emporter par la force du récit qui en découle. Simple et dans la lignée du style du réalisateur, celui-ci est notamment porté par le montage choisi. Très sèches et liées par des écrans noirs peu subtils, les coupures entre les scènes sont clairement là pour nous faire sentir que quelque chose ne va pas, que la façon dont avance le tout est particulière. Et pour cause, dès ce premier projet, Christopher Nolan a implanté son style de narration non-linéaire et il l'utilise déjà de la meilleure des manières. Pourtant, en ressortant du film, il est assez difficile de ne pas avoir compris l'ensemble, car tout finit très simplement par se mettre en forme. On comprend comment l'intrigue s'est développée et ce jeu de piste s'avère vraiment très bien ficelé, sans jamais perdre le spectateur. Alors, même si le film manquait de budgets à la base, il ne dégage jamais cette impression grâce à cette bonne idée. Le film est simple, mais il est aussi suffisamment complexe dans son récit pour intéresser, ce qui crée sa force. Visuellement, le choix du noir et blanc a d'ailleurs dû être pratique en matière de dépenses, mais cela lui donne quand même une ambiance très particulière, qui n'est pas sans rappeler celles des films noirs de l'époque. Par conséquent, même si tout n'est pas parfait, je tiens à saluer cette première proposition. Il y a beaucoup de belles idées au sein de celle-ci, et c'est assez agréable de voir les premiers pas d'un si grand réalisateur. Pour conclure, une première réussite.
Dawasta
Dawasta

78 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2014
Ce n'est pas parfait mais ça vaut le coup d’œil. C'est avec surprise qu'on découvre des indices précurseurs de sa filmographie à venir (nom du personnage, éléments du décor). Un montage atypique (à l'instar de "Memento"), des personnages mystérieux, et un scénario à twists font que de ce premier film une petite curiosité, en plus bien entendu, de l’intérêt de découvrir les débuts prometteurs de Nolan. (Pas mal)
yayo
yayo

76 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 août 2012
Pour son premier film on peut dire que Nolan a frappé fort et qu'il savait déjà où il allait. On retrouve pas mal de choses de ses films récents dans ce Following et il est très intéressant de les chercher. Bon, outre les clins d'oeils sympathiques à Inception et Batman qui interpelleront, c'est bien la mise en scène qui est importante ici. Nolan sait jouer avec son spectateur, dans un montage qui rappelera forcément Memento. La musique omniprésente, envahissante dans certaines scènes porte la tension à son comble. L'ensemble est plaisant à suivre et on est pris de court par le dénouement qui reste assez surprenant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 juillet 2013
"Following" est le premier film du réalisateur Christopher Nolan (trilogie Dark Knight, Inception, ...) et ici on reconnaît tout de suite son style de réalisation et d'écriture. Les scènes du film ne sont pas toujours dans l'ordre chronologique, les personnages sont assez mystérieux et manipulateurs, on sent dès le début que quelqu'un va se faire piéger mais on ne se doute pas de la façon dont ça va arriver. C'est un film vraiment prenant, surprenant, l'histoire se suit avec plaisir et jusqu'à la dernière minute le suspense tient en haleine le spectateur, puis c'est vraiment intéressant de voir le premier film de ce réalisateur de génie. A voir absolument !
Cadreum
Cadreum

63 abonnés 813 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2026
Avant qu'il ne devienne l'architecte de blockbusters labyrinthiques à la mécanique millimétrée, Christopher Nolan a tourné, en 1998, un film d'à peine plus d'une heure, financé avec moins de sept mille livres, les week-ends, avec une équipe et des acteurs bénévoles. Following est de ces premiers films qui ne ressemblent en rien à des brouillons : on y trouve déjà, presque intégralement formé, le système nerveux d'une œuvre entière — la non-linéarité, le double, le manipulateur invisible, l'indice. Le film raconte l'histoire d'un jeune homme sans emploi, aspirant écrivain, qui prend l'habitude de suivre des inconnus dans les rues de Londres, par désœuvrement autant que par fascination. Il s'impose des règles pour contenir cette pulsion avant de les briser en filant un homme qui se révèle être un cambrioleur professionnel, Cobb, lequel l'entraîne dans une spirale de complicité, de manipulation et, finalement, de meurtre.

Le dénuement matériel du film devient la condition même de son écriture. Trois acteurs, des appartements réels prêtés par des connaissances, une caméra portée à l'épaule, aucun effet spécial — Nolan construit un récit qui n'a besoin de rien d'autre que ce qu'il possède. Le misérabilisme matériel du tournage devient ainsi une manière de filmer, une attention au petit, au négligé, à ce qui d'ordinaire échappe au regard — exactement ce que fait le protagoniste lorsqu'il suit des inconnus. Le film et son dispositif de production partagent la même éthique du regard : faire d'une économie de moyens une économie de l'attention.

Le montage non-linéaire, qui entrelace trois temporalités sans jamais signaler explicitement où l'on se trouve, reproduit l'expérience cognitive du Young Man (parallèlement à celle du spectateur), dont la compréhension du monde avance par hypothèses provisoires qu'il faut sans cesse réviser. Cette homologie entre la structure du récit et la psychologie du personnage est la réussite du film, parce qu'elle transforme un procédé qui pourrait n'être qu'un gadget de scénariste en une véritable proposition de mise en scène : comprendre, ici, c'est toujours comprendre trop tard, après coup, à rebours du moment où l'on aurait pu agir différemment. C'est une manière de dire que la connaissance que l'on croit posséder sur les autres — et sur soi-même — est presque toujours rétrospective, reconstruite après que les dégâts ont eu lieu.

Aussi, le noir et blanc granuleux efface toute séduction visuelle superflue pour ne laisser subsister que les visages, les regards, les gestes de filature. La caméra de Nolan ne cherche jamais à magnifier Londres ; elle filme une ville cloisonnée, faite d'appartements clos les uns sur les autres, où la proximité physique des habitants ne produit aucun lien réel. Cette tension entre la densité urbaine et l'isolement de chacun est la condition de possibilité du geste même du protagoniste. On ne suit des inconnus que dans une ville où l'on ne connaît déjà personne ; la filature devient alors un succédané pervers de sociabilité, une manière de fabriquer du lien à partir de pur voyeurisme, faute de savoir en construire autrement.

Le motif du double, incarné par la ressemblance croissante entre le Young Man et Cobb, est sans doute l'idée la plus dense du film. Cobb ne se contente pas de recruter un complice : il façonne un miroir, jusqu'à littéralement endosser l'apparence du protagoniste dans la scène finale, où la confusion entre les deux hommes devient totale. Cette stratégie dit quelque chose sur la manière dont la fascination pour un autre — pour ce qu'il a, ce qu'il ose, ce qu'il semble être — finit toujours par nous absorber au point de nous faire perdre nos propres contours. Le Young Man voulait observer la vie des autres pour mieux écrire la sienne ; il finit par disparaître dans celle de Cobb, devenant l'instrument d'un crime dont il n'a jamais vraiment compris les enjeux, jusqu'à porter seul la responsabilité d'actes orchestrés par un autre.

L'interprétation volontairement plate de Jeremy Theobald, est un choix cohérent avec cette logique du double. Plus le Young Man reste une surface neutre, peu expressive, plus il devient crédible comme réceptacle vide sur lequel Cobb peut projeter son propre double. À l'inverse, le charisme d'Alex Haw, comédien le plus aguerri du trio, installe Cobb comme centre de gravité magnétique du récit — celui que l'on regarde, que l'on croit, et dont on accepte sans trop de résistance la domination progressive sur le récit comme sur le protagoniste. Cette asymétrie de jeu reproduit, à l'intérieur même du dispositif actoriel, l'asymétrie de pouvoir que le film raconte : entre celui qui manipule en pleine conscience et celui qui se laisse façonner sans en avoir l'intelligence.

Ainsi tout cela, filmée dans une ville où la proximité physique ne produit aucun lien, raconte quelque chose qui nous concerne directement, bien au-delà de 1998 : la manière dont notre époque a fait de l'observation des autres une activité quasi permanente — sur les réseaux, dans l'espace public, à travers les écrans — sans jamais interroger ce que cette observation continue fait de notre propre identité. Nolan, dans son tout premier film, filmait déjà cette vérité : on ne regarde jamais quelqu'un impunément. À force de vouloir comprendre les autres en les épiant, on finit par perdre la capacité de savoir qui l'on est soi-même et c'est cette dissolution, plus que le meurtre final, qui constitue le véritable crime du film.
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2013
Malgré l'absence de budget et d'expérience, l'essence de Nolan est déjà présente dans "Following". J'aime particulièrement cette idée de cambrioleur qui veulent non pas dérober des biens matériels, mais créer du chaos dans l'esprit de ceux qui habitent l'endroit où ils s'introduisent.
Un peu comme si ils étaient des cambrioleurs de l'âme ... n'est ce pas un petit peu ce que font les personnages d'Inception également, en pénétrant les rêves, donc la psyché, d'être humains?
Voilà une idée scénaristique fascinante, que Nolan développe à travers un scénario de haute qualité, à la chronologie non linéaire, manipulant intelligemment le spectateur (on sent bien les germes de Memento).
La mise en scène est très soignée également, avec par exemple un plan final de toute beauté.

Bref, un film qui intéressera tous les fans des derniers Nolan, qui y verront peut être la matrice de l'oeuvre à venir.
Un film petit par le budget mais grand par ses idées et sa personnalité!
Acidus

880 abonnés 3 961 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2013
"Following" marque le premier coup d'essai cinématographique pour Christopher Nolan. Ce dernier arrive à pondre un bon thriller en noir et blanc avec un budget ridicule (6000 dollars). On retrouve d'ailleurs des éléments qui seront repris dans ses oeuvres suivantes comme le scénario destructuré et alambiqué fait de nombreux flashbacks par exemple. Ce n'est certe pas son meilleur film mais celui-ci constitue déjà une bonne démonstration de son talent de scénariste.
L'Info Tout Court

466 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2020
Following, le suiveur, recontextualisé dans la filmographie de Christopher Nolan, s’affirme comme un manifeste Nolanien. Son histoire à twist, sa narration éclatée, ses personnages posent les premières bases de son cinéma qui trouvera écho tout au long de sa filmographie. Plus encore, le métrage contourne ses grandes limites de production pour focaliser sa force sur son récit ingénieux, maîtrisé d’une main de maître. Nolan a saisi dès sa première expérience tout le pouvoir cinématographique qu’il avait entre ses mains et a fourni le premier long métrage que tout cinéaste en herbe aimerait réalisé.
Nicothrash

469 abonnés 3 315 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2016
Premier long métrage de maître Nolan et son talent saute déjà aux yeux au moins sur deux points, la mise en scène pour commencer, un modèle du genre avec des scènes dans le désordre, ce qui fera le succès de son film suivant, "Memento" mais surtout avec déjà une maestria sidérante quand au contrôle du récit. Le noir et blanc rend une certaine tension, accentuée s'il en était besoin par une ambiance musicale discrète mais non moins excellente. Mais c'est bien au niveau du scénario que Nolan fait déjà des merveilles, on se demande dès le départ où il veut nous emmener avant de saisir petit à petit la finalité de l'intrigue, de recoller les quelques morceaux parsemés de ci de là et de découvrir les nombreux rebondissements qui jalonnent cette première pépite dans la carrière exemplaire de Nolan. Un mot sur les acteurs, quasi inconnus à l'heure actuelle mais qui auraient sans doute mérités un meilleur sort, et sur le nom d'un des personnage, Cobb, qui constituera sans doute un petit clin d'oeil lors du tournage de "Inception". Déjà une belle réussite pour un coup d'essai, à voir et à revoir.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 novembre 2012
Ce premier film du grand Christopher Nolan était déjà une belle réussite. Brillamment construit avec sa narration non linéaire et une mise en scène qui sonne très "film noir britannique" et en plus le noir et blanc est beau. Une curiosité a voir car très représentatif de ce que le cinéaste allait devenir.
Parkko
Parkko

194 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2013
Following n'est pas juste intéressant à regarder parce que c'est le premier de Christopher Nolan (qui a donné par la suite on sait quoi), contrairement à ce que j'ai pu lire dans certaines critiques. Quand on voit le dernier Batman de Nolan, Following a rien à lui envier...
Le film est un peu foutrac et c'est un peu ça le problème à mon avis. Y a des bonnes idées mais c'est pas complètement tenu, et même sur un film de 1h10 y a un côté bordélique qui n'est pas complètement souhaité, contrairement à ce que Nolan voudrait nous faire croire. Mais il y a quand même une certaine façon de filmer intéressante, des vraies idées, aussi bien sur la forme que sur le fond, et mine de rien avec Following Nolan réalise un film sans budget vraiment pas mal du tout. C'est un bon premier film, en espérant que les prochains du réalisateurs seront meilleurs que Dark Knight Rises.
Abarai
Abarai

188 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2012
Première réalisation de Christopher Nolan, "Following" est un thriller en noir et blanc, façon puzzle.
On retrouve déjà les spécificités du cinéma de l'auteur; un scénario recherché, des répliques qui font mouche et un sens de la narration très particulier (Nolan ne sait décidément pas faire un film dans l'ordre chronologique).
Intéressant, mouvementé, plein de rebondissements maitrisés, le film souffre malheureusement d'une esthétique parfois trop classique, manquant d'ambition. Le faible budget (6000 euros) se ressent, et l'oeuvre fait parfois un peu amateur. Les musiques sont aussi un point noir, répétitives.
Pourtant, grâce à la force de son histoire, son interprétation et sa structure pertinente, "Following" est un excellent premier film.
Ashitaka3
Ashitaka3

130 abonnés 1 238 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 novembre 2012
Un film non chronologique qui repose entièrement sur l'écriture et sur les personnages. Chaque détail a son importance et c'est tellement bien amené qu'on en sort à la fin à bout de souffle. Le suspens est haletant et le scénario dantesque. Bourré de coups de théâtre. C'est vraiment génial. La mise en scène est malgré tout sans budget et le choix musical n'est pas forcément évident. Un premier long-métrage diablement réussi.
real-disciple
real-disciple

115 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2012
Avec ce film on retrouve le style Nolan (qui exultera avec Memento). Dans cette intrigue bien écrite anti-chronologique, on suit le parcours d'un suiveur qui se lie avec un cambrioleur. Je ne peux en dire plus tant la chute est bonne. Par contre on peut parler du choix judicieux du noir et blanc, de la bonne prestation des acteurs (j'ai beaucoup aimé le jeu de Alex Haw) et la musique d'ambiance. On y voit aussi une sorte de film noir dans ce Following qui s'en être un grand film (il faudra attendre Memento) s'en sort bien.
belo28
belo28

87 abonnés 1 130 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juillet 2011
Une mise en forme complexe pour une histoire plutôt banale mais qui arrive à se rendre intéressante grâce à une mise en scène affirmer. Un film un peu difficile d'accès aux premiers abords (le présent, le passé et le futur sont montés cut) mais qui trouve une cohérence après l'heure de film, une cohérence solide soutenu par un scénario habilement écrit! Le début d'une grande aventure...
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