1703 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
186 critiques spectateurs
5
22 critiques
4
86 critiques
3
61 critiques
2
17 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Greg A.
54 abonnés
456 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 23 janvier 2019
Premier "long métrage" de Christopher Nolan et déjà un premier tour de passe passe réussi , une manipulation mentale et intelligente , propre à lui même et fruit de son talent et de sa réussite cinématographique par la suite . Le noir et blanc apporte une touche d'authenticité , déconstruction narrative et scénario costaud ; Pour son premier film en format court et à budget minime , Nolan installait déjà sa patte de fort belle manière .. Ma note : 7.5/10
Petites combines sur fond de cambriolage et obsession originale ! Ce premier long-métrage de Christopher Nolan est agréable à découvrir (sans pour autant être transcendant), et témoigne déjà d'un certain talent en matière de mise en scène. Ce film de courte durée (moins d'1h10) au scénario intrigant, n'aura pas le temps de nous ennuyer.
Dès son 1er long-métrage, le réalisateur anglais Christopher Nolan a démontré un savoir-faire impressionnant et imposer un style qui s’affinera au fil du temps sans jamais se renier. Dans les petites 70 minutes que durent ce « Following », on retrouve la plupart des recettes utilisées par Nolan parmi lesquelles une chronologie déstructurée, une place prépondérante pour la musique, un goût certain pour les héros border line, une intrigue riche en rebondissements et faux-semblants et un twist final qui donne au film une tout autre dimension. On retrouve également une ambiance qui rappelle aussi bien Alfred Hitchcock que David Lynch (ambiance dont était déjà imprégné son court-métrage « Doodlebug ») avec un visuel noir et blanc conférant au film une ambiance glaciale et des plans qui s’allongent (parfois inutilement). C’est sans doute la seule faiblesse de « Following », défaut dont Nolan a visiblement parfaitement eu conscience puisqu’il a abandonné ce rythme trop lancinant dès "Memento" et gagne en efficacité à chaque film. Plus surprenant, le casting composé pourtant d’illustres inconnus réussit à marquer les esprits avec Jeremy Theobald (acteur fétiche des débuts du réalisateur) en écrivain voyeuriste et pigeon de l’affaire, l’insaisissable Alex Haw en classieux voleur (on ne peut que regretter que l’acteur se soit limité à ce seul et unique rôle) et Lucy Russell en héroïne blonde typiquement hitchcockienne. Enfin, Christopher Nolan parvenait déjà à passionner le spectateur avec un pitch pourtant pas forcément excitant mais qu’il a su porter à son paroxysme (comme pour l’amnésique de "Memento", le flic insomniaque de « Insomnia » ou encore l’affrontement entre magiciens du "Prestige"). Bref, malgré son budget cheap et ses quelques imperfections, « Following » est un film captivant et plein de promesse sur le talent d’un réalisateur qui, de "Memento" au récent « Inception » en passant par les derniers « Batman » (le logo sur la porte du héros est d'ailleurs un signe du destin), n’a eu de cesse de confirmer son génie. (Critique reprise et partagée)
Un film pas trop long pas trop court (seulement une heure cinq quand même), qui ne part pas dans un scénario incompréhensible comme dans la plupart des Nolan, chose de très déplaisant. C'est vraiment un super film, populo et compliqué à la fois. Comme dans tous les Nolan on croit à un film dont on ne devra s'attendre à absolument rien, mais à chaque fois on tombe dans le piège, parce que ça finit avec une situation finale qui te laisse le bec cloué, Le suiveur en est la preuve irréfutable. Cet illustre inconnu plus connu sous le nom de Christopher Nolan a lancé sa carrière de manière explosive comme Gaspar Noé avec Seul contre tous : Inconnus, ont un petit budget et envoie des dialogues de fous. Un noir et blanc, proche du style mono par son teint très coloré mais très réservé. Énorme film. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5
Avant d'être le réalisateur respecté qu'il est devenu suite à sa participation à la réactivation du personnage de Batman qui avait disparu des grands écrans après le bide commercial des deux épisodes de la saga réalisés en 1995 et 1997 par Joel Schumacher, Christopher Nolan était jugé comme un jeune prodige venu d'Angleterre ayant réalisé quelques films au mode de narration plutôt surprenant qui indiquaient une personnalité affirmée. "Following, le suiveur", son premier long métrage réalisé avec quelques bouts de ficelle, qu'il a lui-même produit et scénarisé annonce clairement les futurs partis-pris narratifs de Nolan qui se jouera constamment des codes habituels pour faire vivre une expérience sensorielle déroutante à ses spectateurs. Dans ce premier essai qui tient plutôt du moyen métrage, Bill (Jeremy Théobald) est un jeune écrivain oisif qui pour trouver l'inspiration qui lui fait défaut, décide de se laisser aller à suivre des inconnus dans la rue pour tenter d'allumer le feu sacré de l'inspiration à partir de ces personnages inconnus. Les règles très strictes qu'il tente de s'imposer dans sa démarche volent très vite en éclat, la curiosité étant souvent, on le sait tous, très mauvaise conseillère. C'est de cette manière qu'il va faire la connaissance de Cobb (Alex Haw), un voleur aux pratiques très particulières l'apparentant plus à un esthète de la cambriole qu'à un stakhanoviste de la fauche. Bill assez naïf a mis le doigt sans le savoir dans un engrenage qui va progressivement l'engloutir. A l'aide d'un noir et blanc et d'une caméra tenue à l'épaule qui donne à son film un style documentaire très immersif, Christopher Nolan délivre ça et là des images incongrues de prime abord qui prendront toute leur signification avec le dénouement de l'intrigue. Un procédé qu'il radicalisera avec "Memento" sorti deux ans plus tard, pour lequel le procédé narratif complétement chamboulé tient lieu désormais de principal argument. "Inception" thriller d'anticipation sorti en 2010 alors que Nolan est au fait de sa gloire déroutera encore plus, ce qui n'empêchera pas cet exercice de style un peu surfait d'être un formidable succès au box-office. Une démarche qui rapproche sans doute davantage Christopher Nolan des adeptes de jeux vidéo que des véritables cinéphiles. On peut certes le regretter sans que cela ne remette en cause le talent intrinsèque de Nolan. "Following, le suiveur" œuvre des débuts non exempte de défauts fait preuve d'une fraîcheur et d'une tonicité qui en sus laissaient entrevoir des qualités qui si elles se sont clairement affirmées avec l'arrivée à Hollywood ont peut-être conduit le réalisateur suite à son succès phénoménal à l'enfermement dans une expression un peu trop narcissique de son art. L'avenir nous dira si le grand réalisateur qui se cache encore un peu derrière l'ex-jeune prodige va enfin éclore. A noter, la partition musicale envoûtante de David Julyan devenu le compositeur attitré de Nolan.
Le tout premier Nolan, précurseur de ses autres œuvres, le film est efficace. Même avec un budget dérisoire, Following est un court long-métrage de qualité...
Premier long-métrage de Christopher Nolan, et il faut admettre qu'il met déjà la barre très haut. L'histoire fait preuve d'une originalité notable, surtout dans le registre du polar où beaucoup d'histoires se ressemblent. Le thématique de l'auteur en panne d'inspiration suivant des inconnus dans la rue marche bien. Les personnages sont très intrigants. Le scénario est extrêmement et le choix de suivre l'histoire de façon chronologique est très bien amené. Le film a quelques longueurs, mais rien de vraiment pénalisant. Le retournement finalement est très bon. Par contre, je trouve que le choix de tourner en noir et blanc n'apporte strictement rien, si ce n'est que pour un effet de style sans grand intérêt. Les acteurs jouent correctement, même si aucun d'entre eux ne transcendent vraiment. Christopher Nolan s'annonçait déjà clairement comme un réalisateur à suivre.
Critique de "Following : le suiveur" On retrouve déjà dans ce film la marque de fabrique et les techniques scénaristiques de Christopher Nolan qui le feront connaître à un plus large public : la narration non linéaire mais tout de même habile, le héros naïf et le retournement final. Il réussit à faire un truc assez correct avec un modeste budget de 6000 dollars. Le choix de couleur blanc/noir est intéressant, il nous trouble tant on peut savoir avec précision l'époque à laquelle l'histoire se déroule. 4/5
Pour son premier film, Nolan à su nous convaincre avec ce film court de 1h10 et l'on découvre un style différent de ces film qu'il réalisera par la suite. On a les ingrédients qu'ils faut c'est à dire un bon scénario à suspens, du rebondissement notamment à la chute, une petite musique adaptable aux scènes et énergique, des acteurs (Jeremy Theobald et Alex Haw) jeunes, talentueux et crédible dans leur rôle et tourné en noir et blanc qui donne un effet au film. Des dialogues constructifs et des scènes efficaces. Une première partie essentiellement centré sur l’obsession de cette homme de suivre les gens spoiler: et la rencontre avec l'un d'eux puis notre homme se passionne pour le cambriolage et une deuxième partie un peu plus centré sur la face caché de certains de ces personnages que l'on découvre spoiler: et le piège infernale qui se referme au finale pour ce jeune homme
une chute qui nous emmène de surprise en surprise même si quelques indices nous mettent un peu la puce à l'oreille.
Un premier film correcte qui annonce et lance un début de carrière prometteur pour Nolan.
Les premières minutes attirent l'attention sur le thème de l'expérimentation sociale, avant de bifurquer vers un excitant Arsène Lupin. Mais un plot twist avait déjà savamment été mis en place, il déroule sa mécanique implacable, le rythme est parfaitement maîtrisé de bout en bout. Le scénario est redoutablement bien ficelé, et ne laisse pas indifférent : lorsque l'intrigue se referme le spectateur plonge dans l'abîme vertigineuse du (anti)héro.
Premier long métrage de maître Nolan et son talent saute déjà aux yeux au moins sur deux points, la mise en scène pour commencer, un modèle du genre avec des scènes dans le désordre, ce qui fera le succès de son film suivant, "Memento" mais surtout avec déjà une maestria sidérante quand au contrôle du récit. Le noir et blanc rend une certaine tension, accentuée s'il en était besoin par une ambiance musicale discrète mais non moins excellente. Mais c'est bien au niveau du scénario que Nolan fait déjà des merveilles, on se demande dès le départ où il veut nous emmener avant de saisir petit à petit la finalité de l'intrigue, de recoller les quelques morceaux parsemés de ci de là et de découvrir les nombreux rebondissements qui jalonnent cette première pépite dans la carrière exemplaire de Nolan. Un mot sur les acteurs, quasi inconnus à l'heure actuelle mais qui auraient sans doute mérités un meilleur sort, et sur le nom d'un des personnage, Cobb, qui constituera sans doute un petit clin d'oeil lors du tournage de "Inception". Déjà une belle réussite pour un coup d'essai, à voir et à revoir.
C'est souvent à leur premier film qu'on reconnaît les talents, et l'ainé de Christopher Nolan ne fait pas exception à la règle. "Following" n'est quand même pas irréprochable: la narration déstructuré chère au réalisateur n'est jamais justifiée dans le scénario (quelque chose que Nolan prendra note avec son second film), et puis le faible budget et les conditions de tournage éreintantes se sentent, on ne va pas se le cacher: sa durée tient presque du court-métrage et son noir et blanc n'a rien de somptueux. Reste que dès ses débuts, la patte de Nolan est déjà palpable: de la fascination du metteur en scène à explorer et sonder les recoins l'esprit humain à la malice avec laquelle il mène le spectateur en bateau jusqu'au twist, "Following" respire bel et bien le Nolan. Seulement, Nolan est pour moi le seul réalisateur qui ne s'exprime jamais avec autant d'ardeur que lorsqu'il dirige des productions au budget pharaonique. Ici Nolan prouve ses talents de conteur, mais n'a pas encore les moyens de prouver ses talents de etteur en scène. Mais je garde une affection toute particulière pour ce "Following".
Si on fait fi de Doodlebug, un (très) court-métrage tourné en 1997, on peut dire sans se tromper que Following est le premier véritable film de Christopher Nolan et qu'il faisait déjà montre lors de sa sortie en salles en 1999 des talents d'un cinéaste devenu aujourd'hui incontournable. Réalisé avec des moyens réduits, ce premier long-métrage réunit un casting d'acteurs issus probablement de son entourage puisqu'on retrouve au générique Jeremy Theobald qui jouait dans Doodlebug, Alex Haw dont il s'agit vraisemblablement du seul film mais également John Nolan, l'oncle de Christopher ainsi que Lucy Russell qui poursuit depuis une carrière riche mais sans rôle marquant. Pour l'anecdote, ces deux-là jouent de petits rôles dans Batman Begins. Pour narrer l'histoire de cet écrivain sans inspiration dont la manie voyeuriste va le pousser dans un piège inextricable, le cinéaste a opté pour le noir et blanc et misé sur une réalisation façon documentaire qui donne l'impression que les images ont été volées. spoiler: Afin de renforcer encore l'ambiance singulière du film, Nolan a inclus un faux défaut qui revient perpétuellement, telle une boucle, donnant de ce fait l'impression que la bande est endommagée . Au-delà de la forme - une petite prouesse visuelle - le fond est lui aussi bien ficelé et déroule une intrigue où les faux-semblants sont monnaies courante et où les buts des différents protagonistes ne seront révélés qu'en fin de course, puisant son inspiration du côté de Hitchcock. Deux des trois comédiens n'exerçant apparemment plus dans le métier, leurs performances et tout particulièrement celle d'Alex Haw sont d'autant plus bluffantes et donnent à ce film un caractère d'oeuvre culte et méconnue. Following est clairement le genre de film que peu de gens connaissent mais dont l'acquisition du DVD devrait vous procurer nombre de commentaires jaloux de vos amis cinéphiles, d'autant plus qu'il n'est disponible - selon mes sources - qu'en V.O.S.T.
Décevant pour ce premier film du grand Christopher Nolan. C'est court mais c'est long.. Malgré un postulat de départ original et un montage qui montre le balbutiement de celui de Memento, on s'ennuie ferme. Dommage mais heureusement il n'a pas empêché de faire de C. Nolan le génial réalisateur qu'il est aujourd'hui.