Crimson Peak
Note moyenne
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490 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 août 2016
Malgré une fin prévisible, il s'agit d'un bon film, bien rythmé, avec de très bons personnages, avec des acteurs investis.
Les images, décors et costumes sont travaillés ce qui offre un esthétique plaisant.
Le caractère le plus énigmatique et intriguant reste Lucille à mes yeux.
kleun
kleun

11 abonnés 666 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2016
Le film est extra, Crimson Peak est à mi-chemin entre un thriller et un film d'horreur.
On est totalement surpris du scénario. On a du mal à comprendre au début comment se fait-il qu'il n'y ait pas plus de fantômes mais in fine, ce n'est pas plus mal puisque cela aurait pu gâcher l'intrigue.
Coté décoration ainsi que les tenues vestimentaires, elles sont bien réussies. On passe ainsi de décors classiques du 19ème siècle à surréalistes en deuxième partie du film, surtout dans le manoir.
PS: Les apparitions fantomatiques sont très réussi. On retrouve toute la laideur des fantômes du film "Mama".
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 mars 2016
Crimson Peak est un bon film. Malgré tout en tant qu’adorateur de cinéma fantastique, je reste un poil déçu de l’ensemble de l’œuvre qui méritait beaucoup plus. On a droit aussi à un bon casting. Son style visuel magnifique, son esthétique irréprochable et sa beauté renversante des images font de cet œuvre quelque chose de plaisant à contempler. Malheureusement l'intrigue est bien trop classique. Une histoire qui peine à nous captiver totalement, c’est donc le reste du contenu du métrage qui nous emporte avec notamment son ambiance gothique très marquée et très plaisante. Au final, le film avec ses qualités indéniables s’avère un peu décevant à cause d’un récit peu appondis et d’un manque de risque dans la narration. Mais le film se hisse largement au-dessus de la concurrence dans le milieu de l’horreur/épouvante.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 mars 2016
Crimson Peak

« Crimson Peak », très attendu par les cinéphiles, est le dernier film de Guillermo Del Toro. Lui qui avait charmé de nombreuses personnes avec « L’Échine du diable », ou plus récemment avec son magistral « Labyrinthe de Pan », revient avec un film possédant une analogie similaire en terme d'ambiance.

Nous suivons les péripéties Edith Cushing, jeune aspirante romancière, hantée par le fantôme de sa mère morte d'une longue maladie pendant son enfance. Celle-ci la met en garde contre "Crimson Peak". Cependant, ce n'est que plus loin dans le film qu'on connaîtra la signification de ce message. Plus tard, Édith tombe sous le charme de Thomas Sharpe qu'elle accepte de suivre en son lieu d'habitation, dans le manoir d'Allerdale Hall en Angleterre, où il vit avec sa sœur Lucille Sharpe. S'ensuit des révélations sur l'histoire de cette maison, de cette famille et des réelles intentions de cette femme mystérieuse qu'est Lucille...

Crimson Peak c'est avant tout une jouissance visuelle à toute épreuve : l'aspect baroque, les lumières, les lieux et la colorimétrie sont là pour nous tendre la main vers l'imaginaire d'un réalisateur décidément très talentueux. Doté de plans et d'une photographie bluffante, Crimson Peak parvient à rester cohérent dans un univers qui n'appartient qu'à lui. Une fois n'est pas coutume, on se doit de souligner la manière dont Del Toro joue avec les couleurs pour donner un sens à cette histoire, à ses personnages, à tel point que le scénario paraît secondaire dans la majeure partie des cas. Ce serait mentir de dire que ce dernier brille à ce niveau, loin d'être fondamentalement mauvais, il pêche toutefois dans une certaine prévisibilité qui sera en agacer quelques-uns. Scénaristiquement parlant, on pourra regretter un manque de développement envers certains protagonistes. Il est palpable que ceux-ci se contentent du minimum syndical et n'ont pour unique but d'établir l'intrigue permettant de se plonger dans l'histoire. Mais comme je le fais rarement, je pardonne volontiers tant ce que propose ce cinéaste est différent, original, maîtrisé et généreux !
Il m'est donc impossible de faire la fine bouche. Les réalisateurs capables de mettre en parallèle deux idées aux antipodes pour en faire un tout cohérent et homogène ce n'est pas courant.
Lorsque Del Toro met en scène, de manière poétique, la neige s'engouffrant via les fuites du château en insérant à son plan d'ensemble une image délétère qui a pour objectif de trancher avec la pureté de celle-ci, le tout, en restant dans un registre rationnel qui est en adéquation avec le message qu'il veut véhiculer : c'est du génie ! Ce n'est pas un cas isolé. L'idée d'opposition et de cohérence d'un message souhaité est explicite dans une scène du film, celle-ci permettant également dans apprendre d'avantage sur l'utilisation que fait Del Toro des couleurs. Alors qu’Édith dort dans son lit, celle-ci est soudainement réveillée par des bruits de plus en plus insistants, n'écoutant que son courage, elle décide de se saisir d'un chandelier pour mener son enquête sur l'origine de ce mystérieux raffuts. Lorsqu'elle commence à marcher d'un pas incertain dans sa chambre, éclairée de son simple chandelier, la signification de l'opposition de deux idées qui n'en font qu'une est perceptible.
En effet, au lieu de choisir une colorimétrie réaliste pour le chandelier, à l'accoutumé d'un ton jaune, Del Toro décide de changer légèrement la teinte de l'éclairage en le rendant rougeâtre. Il y a deux symboliques dans cette réflexion. Dans un premier temps, celle-ci fait office d'un avertissement sinistre, le rouge étant souvent synonyme du sang, la scène se veut messagère d'un malheur arrivant. La seconde, qui casse radicalement avec la première, est de rendre cette couleur réconfortante pour Edith, notamment en jouant sur un arrière plan extrêmement froid et inhospitalier.
Pour ce faire, Guillermo va accentuer le côté bleuté de l'environnement où se trouve la jeune romancière et insister sur le visage rougeoyant de celle-ci pour créer un paradoxe colorimétrique ayant pour but de rejoindre une même doctrine. Dans ce cas, les deux idées étant discordantes sur l'utilisation de la couleur fondatrice (le rouge) n'enlèvent en rien à la cohésion du message final : le danger est partout !
La sensibilité joue évidemment une place prépondérante, une personne moins sujet à l'aspect purement esthétique ne comprendra peut-être pas certains propos et ne fera pas autant de louanges sur l’œuvre. À l'image de la peinture, comme dans les autres arts, le cachet d'un artiste peut te toucher de manière divers et variés.
Le casting quant-à lui tient ses promesses : Mia Wasikowska, Tom Hiileston, Jessica Chastain et Charlie Hunnam interprètent de belle manière leurs rôles respectifs. Mention spéciale à la prestation de Jessica Chastain qui glace le sang tant son ambiguïté est grandiloquente et dont l'intronisation ce fait d'une main de maître grâce à différents facteurs : sa tenue, sa gestuelle, la nuance des coloris et cette symphonie mélodique ayant pour but de l'iconiser. Il suffit d'un plan pour comprendre ce qu'elle symbolise, nul besoin de dialogues, c'est l'image qui est souveraine d'un message. Déjà utilisé dans nombreux de ses films, ce procédé est l'un des talents du réalisateur : donner des mots à une image !
Sans surprise, Guillermo arrive à créer une atmosphère à la fois mystérieuse et emprunte à d'abondants styles déjà aperçus depuis des lustres au cinéma, car si le film se veut doter d'une ambiance noire, il serait fort dommage de le comparer à un bête film d'horreur qu'on nous rabâche depuis 10 ans. En effet, celui-ci mise d'avantage sur un aspect horrifique en instaurant un climat pesant et sombre, au lieu de nous bassiner avec des jump scares (présents par parcimonie) au point du dégoût. Légitimement, on peut se demander si l’incération de jump scares était réellement obligatoire tant ce que le film propose à l'origine est suffisant pour ne pas y aller de ce camouflet fugace. En contrepartie, étant utilisés succinctement, ceux-ci paraissent anecdotiques au vu de l'aura visuelle et de la musicalité dont celui-ci fait preuve. Il est véridique que si l'alchimie opère entre ces différentes directions artistiques, c'est en partie grâce au thèmes somptueux que le film nous legs. Signée Fernando Velázquez, notamment à l'origine de la composition musicale de « L'Orphelinat », la musique nous livre certains morceaux d'une beauté rare qui sublime l’œuvre dans son côté fantastique. Il serait néanmoins maladroit de penser que ce film n'appartient qu'à la catégorie des films fantastiques, comme précisé plus haut avec celle de l’épouvante, celui-ci répond à plusieurs genres, les plus ancrés étant ceux de la dramaturgie et de la romance. Certes, les esprits y sont présents, mais ils sont placés au second plan : ce n'est pas une histoire de fantômes, mais une histoire avec des fantômes ! La nuance, qui peut paraître subtile, ne l'est pas le moins du monde.
La chose fondamentale à retenir, au-delà de toutes ces analyses techniques en elles-mêmes, c'est d'apprécier voir un film qui sait prendre des risques ; un film qui n'a pas peur d'être en marge avec la bien-pensance hollywoodienne ; un film qui ose mélanger plusieurs genres/idées pour en créer de nouveaux ; un film qui laisse une trace de part sa différence, quitte à décevoir certaines personnes et à subir un échec commercial au box-office.

N'étant pas parfait, lui voyant même certaines longueurs, il serait tout de même dommageable de bouder son plaisir et ne pas donner une chance à ce film tant la maestria de Guillermo Del Toro a encore fait des merveilles. Que ce soit au niveau de sa photographie, de sa mise en scène, de la direction d'acteur, ou même de l'identité qu'il fait preuve, tout est là pour nous poser des questions et nous perfectionner en matière de cinéma tout en étant admiratif de l’œuvre en elle-même.
Il est cependant fort malheureux de se rendre compte de la mésestime et de l'échec commercial du film, bien que celui-ci avait des intentions louables et un vrai savoir faire. Il ne faut pas oublier que d'aimer le septième art, c'est aussi apprécier une diversité cinématographique ; diversité, qui essaye de trancher radicalement avec l’immondice de certaines productions qui ne font que servir la même sauce dans chacun de leurs films au point de prendre les gens pour des andouilles. Hélas, si le succès était synonyme de qualité, ça se saurait !

Les points positifs :

Une ambiance somptueuse ;
Un mélange de genres et d'idées ;
Un casting brillant ;
Des thèmes majestueux ;
Un visuel colorimétrique saisissant ;
Un scénario honorable.....

Les points négatifs :

…..mais qui aurait demandé un développement plus profond ;
Certaines longueurs qui auraient pu être évitées ;
Prévisible sur quelques aspects ;
Des jump sacres qui n'étaient pas indispensables ;
Pas le meilleur film de Guillermo Del Toro.

Note finale : 16/20 !

Jordan Ralite-Leprince.
nestor13
nestor13

74 abonnés 1 222 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2016
Beau film horrifique que ce "Crimson Peak". On a peur au début que le réalisateur mexicain retombe dans ses travers qui avaient fait de "Le labyrinthe de Pan" une bouillie indigeste. Mais non. Une belle esthétique, du suspense, des beaux sentiments, on se laisse envoûter avec délice par ce conte fantastique. Qui doit aussi sa réussite à un très bon d'acteurs avec notamment Tom Hiddleston, l'affreux Loki frère de Thor. Mais pourquoi est-il si méchant ?
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 avril 2016
Enfin un film d'épouvante réussi ! Personnellement, je trouve assez rarement des films d'horreur qui combinent un scénario avec une vraie intrigue, des frissons, du supense, de bons acteurs et de l'esthétisme. Il manque souvent un ou deux de ces ingrédients et on se retrouve face à des films lambda et semblant bâclés, dans lesquels on n'arrive pas à être transporté. Dans Crimson Peak, on trouve une vraie ambiance avec de talentueux acteurs et pas mal de scènes flippantes, sans forcément être répugnantes pour autant (même s'il y en a quand même... un peu... parfois...). Petit bémol : la réalisation aurait pu pousser plus loin les scènes de tension, ils avaient de la marge pour nous faire encore plus peur, sinon, tout y est. A voir !
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 296 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mars 2016
Crimson Peak a quelque chose de magique, c'est un conte poétique et machiavélique. L’atmosphère qui s'en dégage est unique, haute bourgeoisie du 19e ou début 20e siècle, vêtements étoffés et colorés, tout est dans la grâce des personnages, on nage dans une ambiance enivrante, chic. Mais une partie fantastique, voir quelques scènes de crimes viennent délicatement et habilement entaché ce superbe conte. C'est une réussite ! Avec ses personnages charismatiques et sa réalisation sans reproche, Crimson Peak aurait pu frôler le chef d’œuvre s'il n'y avait pas ces quelques longueurs, cependant bienvenues...
black B.
black B.

47 abonnés 533 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2016
Le film nous livre des images magnifique, l'immersion est parfaitement réussi, mais mon dieu niveau scénario c'est extrêmement plat et téléphoné, on connait le résultat de l’équation dés la première variable. Si le scénario avait était complexifié on aurait eu droit a un très bon film. 3/5
Marianne D.
Marianne D.

2 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 avril 2016
Gothique à souhait ! On retrouve l'univers torturé et haut en couleurs de Guillermo Del Toro. Magnifique moment qui mêle romance, thriller et fantastique avec une grande attention aux couleurs et à l'esthétique. Avec les costumes, les décors et les effets spéciaux, on en prend plein les yeux. Par ailleurs les 3 acteurs sont excellents chacun dans leur rôle : Jessica Chastain joue parfaitement les femmes machiavéliques, Mia W. est ingénue sans être gnangnan et Tom Hiddleston est très juste dans son rôle.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2016
Après son hommage aux films de kaiju japonais ("Pacific Rim" en 2013) relativement décevant, Guillermo Del Toro revient à l'univers fantastique et onirique exploré de belle manière dans "Le labyrinthe de Pan" (2006), pour un exercice de style qui nous plonge dans l'atmosphère oppressante des romans d'Edgar Allan Poe autrefois visités de manière satirique par le facétieux Roger Corman et son complice, le génial Vincent Price. C'est un peu le regret que nous laisse la vision de "Crimson Peak" comparée à celle du "Labyrinthe de Pan". Rien du point de vue narratif ne parviendra à surprendre vraiment les habitués du genre. Il faut donc que sur le plan visuel, Del Toro compense le manque d'inventivité de son récit. Quant on connait la maîtrise du réalisateur sur cet aspect de son travail, on peut s'attendre à ce que l'écrin soit à la hauteur de la beauté de ses deux actrices principales Mia Wasikowska et Jessica Chastain. On est en rien déçu, tant le luxe de détails et la beauté de la photographie de Dan Laustsen ("Mimic", " Le pacte des loups") parviennent à nous immiscer dans ce conte sur spoiler: les malheurs de l'inceste
. A côté des deux actrices, l'acteur anglais Tom Hiddleston campe un séducteur fracassé par une mélancolie sans nom qui en fait le personnage le plus touchant du film. Guillermo Del Toro doit malgré cette réussite plastique indéniable retrouver la verve créative de ses débuts qui l'avait amené à des réussites comme "L'échine du diable", "Hellboy" ou "Le Labyrinthe de Pan". En somme une semi-réussite.
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 mars 2016
Le célèbre cinéaste mexicain, Guillermo Del Toro, en revient en 2015, du moins en apparence, à l’univers gothique coloré qui fît son succès sur le Labyrinthe de Pan. Les divers aficionados étaient aux anges à la suite de la présentation de la première bande-annonce de ce Crimson Peak, film horrifique empreint d’un romantisme élégant et pourvu d’un casting prometteur. En définitive, le bel emballage cadeau, le paquet savamment décoré, source de toutes les promesses pour un public lassé des films horrifiques contemporains, ne renferme que peu de chose. Une coquille vide, ou presque vide. Voilà ce qui me vient à l’esprit au sortir de ce curieux pamphlet esthétisé, hommage à une certaine culture qui n’approfondi quasiment aucune de ses thématiques, qui tourne à vide tout du long et pire encore, qui n’est jamais passionnant, jamais attrayant.

Il semble alors évident, à qui veux bien le voir, que Del Toro tente de renouer avec son public de jadis en nous balançant une grosse dose de poudre de Perlimpinpin, un nuage d’esbroufe qu’il pensait capable de masquer les diverses lacunes de son long-métrage, un film qui souffre avant toute chose d’un scénario d’une banalité embarrassante. Oui, qu’importe les efforts des acteurs, du chef costumier, des décorateurs, de mise en scène, Crimson Peak ne captive jamais, faute à un manque d’intérêt cruel pour le scénario, la grande faiblesse de cette coquille vide. Qui plus est, le cinéaste ne s’approprie jamais vraiment la thématique du surnaturel, des fantômes qu’ils s’efforcent de faire paraître effrayants alors qu’ils ne le sont jamais. Le surnaturel, ici, n’est lui aussi qu’un emballage, un décor mouvant qui le réalisateur pensait sans doute nécessaire à la bonne narration de son histoire d’escroquerie romantique. Erreur. En effet, le film n’est jamais franc, semblant toujours vouloir en mettre plein les yeux pour ne finalement qu’en revenir à un propos faiblard. Le manoir des Sharpe, finalement, est le seul ‘’personnage’’ intéressant de ce brûlot horrifique, mais là encore, Del Toro ne lui rend pas hommage. Lui aussi est une coquille vide.

Mia Wasikowska endosse le costume de l’héroïne timide, tandis que Tom Hiddleston s’efforce de paraître indéfinissable. Ce dernier, révélé dans un autre genre cinématographique, semble ici en faire des caisses en vue d’honorer le statut de bellâtre qu’à bien voulu lui confier le cinéaste. On pressent dès lors que le comédien sera d’avantage à sa place dans sa nouvelle série d’espionnage. La seule, d’apparence, à tirer son épingle du jeu, c’est Jessica Chastain. L’actrice démontre suffisamment de malice et de mauvaises intentions pour parfois, momentanément, nous faire oublier la platitude ambiante. Mais l’effort est plutôt vain tant le reste ne suit pas. Finalement, le populaire Charlie Hunnam ne fait pas mieux qui ses confrères, incarnant un personnage sans relief qui ne sert quasiment à rien. Le casting, bien que prometteur, ne parvient donc pas à rehausser le niveau général de l’œuvre.

On retiendra donc de ce Crimson Peak uniquement les décors et le talent de mise en scène de Guillermo Del Toro, sur le strict plan plastique, esthétique. Les décors sont formidables, envoûtants, ce qui n’est accessoirement pas le cas des fantômes, eux, plutôt ratés. C’est donc déçu que je ressors d’un visionnage que je pensais susceptible de me réconcilier avec le réalisateur mexicain. Il est pourtant aisé de comprendre l’intérêt du public pour un tel film, romantique, gothique et surtout rattachable, dans sa forme, aux films de la Hammer, à quelques productions passées de son metteur en scène. Pour ma part, les deux heures m’ont parues longuettes. La prochaine fois, Guillermo, revient avec quelque chose à raconter. Tu soigneras la forme dans un second temps. 07/20
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 9 mars 2016
Ca commence a devenir une habitude avec les Del Toro surévalués (Pacific Rim en tête)...

A chaque fois, on regarde les critiques et on y croit et à chaque fois, c'est l'ennui devant un film de fan qui place et replace ces références sans l'originalité qu'il avait en début de carrière.

Ici, un film de couloir de nuit ! 3 nuits d'affilées où le schéma reste le même avec le faux méchant fantôme qui prévient des vrais méchants humains. Ouah. Outre ce classicisme absolu et le degré 0 de surprise, on reste finalement devant un beau package avec décors sublimes et le côté gothique bien mis en valeur. Donc l'emballage est jolie (même le neige copié/collé SIlent Hill au centre la maison) mais voilà ca reste de la plastique. A quand un véritable renouveau de Del Toro ?
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2016
On attendait avec hâte le dernier Guillermo del Toro. S’entourant des très bons, Mia Wasikowska, Jessica Chastain et Tom Hiddleston, le réalisateur nous plonge dans ces vieux contes noirs qu’on ne voit aujourd’hui plus. Pleins de poésie et même d’érotisme viennent enlaçant ce film de vampires et d’horreur. La photographie, les décors et les costumes viennent d’ailleurs éterniser cette idée. Avouons-le néanmoins, nous aurions préférés ressentir davantage d’angoisse et de frissons pendant la lecture de ce Crimson Peak. Quoi qu’il en soit, le réalisateur prouve encore une fois son don de créativité et sa grande qualité de direction d’acteur. Crimson Peak est une œuvre qu’on a envie de revoir.
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Tony L'Ambassadeur
Tony L'Ambassadeur

41 abonnés 566 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2016
On retrouve dans Crimson Peak un esthétisme gothique certain et qui n'est pas sans rappeler Le Labyrinthe de Pan. La photographie du film est vraiment belle et fait froid dans le dos. Il n'y a rien à redire sur la distribution qui est parfaite, particulièrement la belle Jessica Chastain qui est véritablement excellente dans le rôle de Lady Lucille Sharpe. L'histoire est plutôt bien ficelée, mais j'aurais aimé plonger davantage dans le monde fantasmatique d'Edith Cushing et peut-être enlever par la même occasion quelques couteaux ou autres jets de sang. Finalement, les scènes plus terrifiantes sont celles qui laissent place à l'imagination, malheureusement trop rares...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 mars 2016
Les décors sont vraiment magnifiques, on plonge sans effort dans l'époque. Un jeu d'acteur correct. Malgré le registre "horreur/épouvante" dans lequel il est souvent répertorié, ce n'est pas vraiment le cas. Et ce n'est pas le régistre Del Toro. C'est probablement pourquoi certains déçu de ne pas avoir vu un film d'épouvante mettront une moins bonne note. Par contre il est vrai que le scénario aurait pu être beaucoup plus travaillé... Certaines scènes laissent à penser que les personnages ne sont pas très futés (il n'y a pas vraiment d'autre mot...), spoiler: par exemple Edith est terrifiée par les âmes la veille, et le jour d'après elle reprend ses habitudes au manoir comme si de rien n'était, elle apprend par les bandes son du phonographe que le thé est empoisonné, mais mange quand même la nourriture qu'on lui apporte (oui parce qu'elle ne fait pas la cuisine, préférant sans doute se laisser empoisonner), elle va au sous sol ouvrir un conteneur d'argile, mais ne referme rien... le médecin ce n'est pas vraiment mieux, il apprend que les frères et sœurs sont des tueurs mais repars tranquillement avec edith dans les bras en leur tournant le dos, il se fait gentiment poignardé...
il en faut dans tout film d'horreur, mais dans un film aussi beau que celui-ci c'est dommage. A voir au moins une fois :)
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