Crimson Peak
Note moyenne
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491 critiques spectateurs

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🎬 iTz_AvenGer 🎥
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24 abonnés 681 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2026
Un film gothique magnifique, porté par une atmosphère sombre, mystérieuse et particulièrement travaillée. Les décors, les costumes et la photographie sont superbes et donnent au film une véritable identité visuelle.
La réalisation de Guillermo del Toro est élégante et immersive, avec une ambiance entre romance, fantastique et horreur. Mia Wasikowska, Tom Hiddleston et Jessica Chastain livrent de très bonnes performances.
Clément
Clément

2 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2026
Crimson Peak est un film où Guillermo del Toro démontre avant tout une maîtrise impressionnante de la forme. Sans trop en révéler sur son intrigue, c'est une œuvre qui se distingue par son travail minutieux sur la mise en scène, la photographie et l'univers sonore. Chaque élément technique semble participer à la création d'une atmosphère gothique particulièrement dense.

La mise en scène est remarquablement travaillée. Del Toro utilise les mouvements de caméra et la composition des plans pour guider constamment le regard du spectateur. Les cadres sont souvent construits autour de lignes, de portes, de couloirs ou d'éléments architecturaux qui donnent de la profondeur à l'image. Il joue également beaucoup avec la position des personnages dans l'espace, utilisant l'immensité de certains lieux pour renforcer leur isolement ou leur vulnérabilité.

La photographie est tout aussi remarquable. Le travail sur les couleurs et la lumière donne au film une identité visuelle immédiatement reconnaissable. Les teintes chaudes et froides se répondent régulièrement, tandis que les sources lumineuses sont souvent intégrées directement aux décors : bougies, lampes ou ouvertures naturelles sculptent les visages et les espaces. Cette lumière très directionnelle renforce la profondeur des images et donne parfois l'impression que chaque plan pourrait fonctionner comme une illustration gothique.

Les décors constituent probablement l'un des plus grands atouts du film. Ils sont extrêmement riches en détails et ne servent jamais uniquement d'arrière-plan. L'architecture, les objets et les différentes textures semblent raconter quelque chose sur les personnages et sur l'histoire du lieu. Guillermo del Toro accorde une véritable importance à la matérialité des décors : le bois, les murs, les tissus et les mécanismes possèdent tous une présence physique. Beaucoup de détails ont également une signification, ce qui donne envie de regarder attentivement chaque plan.

Le sound design est lui aussi particulièrement soigné. Le film utilise les craquements, les résonances et les bruits environnementaux pour donner une véritable vie aux espaces. Le silence est également utilisé intelligemment : l'absence de musique ou de bruit peut parfois devenir plus inquiétante qu'un effet sonore appuyé. Le son ne sert donc pas uniquement à accompagner l'image, il participe directement à la mise en scène.

Mais le véritable élément qui m'a le plus impressionné reste sans doute la bande originale de Fernando Velázquez. Elle est tout simplement sublime. L'orchestration possède une ampleur remarquable et parvient à être à la fois mélancolique, romantique et inquiétante. Les cordes, les cuivres et les chœurs sont utilisés avec beaucoup de précision, sans que la musique donne systématiquement l'impression de vouloir forcer l'émotion.

La BO possède surtout une véritable puissance narrative. Les thèmes musicaux accompagnent l'évolution des émotions et donnent une dimension presque tragique à certaines scènes. Les morceaux plus imposants impressionnent par leur ampleur orchestrale, tandis que les passages plus délicats savent créer une véritable mélancolie. C'est une musique qui ne se contente pas d'être belle en dehors du film : elle dialogue constamment avec l'image et renforce l'identité gothique de l'ensemble.

Le film peut cependant parfois donner l'impression que la forme prend une place considérable par rapport au récit. Mais dans le cas de Crimson Peak, cette richesse visuelle et sonore constitue précisément une grande partie de son intérêt.

En conclusion, Crimson Peak est une véritable démonstration de savoir-faire technique. La mise en scène est précise, la photographie sublime, le travail sur les couleurs et la lumière particulièrement soigné, et les décors impressionnent par leur richesse ainsi que par la signification de leurs nombreux détails. Le sound design renforce constamment l'atmosphère, mais c'est surtout la bande originale qui domine l'ensemble : une BO sublime, ample et impressionnante, capable à elle seule de donner une dimension supplémentaire aux images. Un film gothique où chaque composante technique semble pensée pour construire un univers aussi beau que profondément immersif.
Guillaume.G
Guillaume.G

14 abonnés 971 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mars 2026
Crimson Peak est l’un des meilleurs films de fantômes qui n’a jamais été réalisé. Guillermo Del Toro a sa grande habitude a su placer la barre très haute.

Entre suspens, fantômes et drames le ton est donné dès le début et le film sait nous tenir en haleine jusqu’à la fin
LapinoFurioso
LapinoFurioso

4 abonnés 273 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2026
Je suis assez partagé sur au visionnage de ce Crimson peak.

D'un côté, il possède d'excellentes qualités. J'ai trouvé l'ambiance vraiment prenante de bout en bout avec des décors immersifs et des costumes soignés. Toute la partie à Chicago est accrocheuse mais la magie opère une fois arrivé au manoir de Allerdale hall. Ce lieu possède une ambiance à la fois magnétique et inquiétante. J'adore vraiment cette ambiance gothique assez macabre. J'aperçois des bribes de ce que l'on retrouve dans la tour du docteur Frankenstein en ces lieux.
Aussi, la représentation des esprits est une franche réussite. Ils sont assez effrayants et offrent un aspect qui change de ce qui est communément vu. Je retrouve avec joie la pâte Del Toro, avec une histoire énigmatique et inquiétante, où les monstres ne sont jamais les figures que l'on pourrait attendre.

Aussi, le choix des acteurs est excellent, avec Jessica Chastain qui est assez glaçante et Mia Wasikowska, une actrice que je n'avais jamais vu auparavant, qui incarne à merveille cette jeune femme assez innocente. Tom Hiddelston est également parfait pour ce rôle d'aristocrate britannique charmeur.

Mais j'ai un peu de mal sur le dénouement du film avec [Spoiler] un enchaînement de meurtres et de luttes entre les personnages, là où jusque-là, régnait surtout un climat de tension et de mystère [Spoiler]. Une fois les cartes révélées, l'ambiance tombe un peu à l'eau, même si les scènes sont toujours filmées d'une main de maître avec pour cadre ce manoir toujours aussi impressionnant.

Je suis subjugué par le forme mais malheureusement, le fond me laisse un peu de côte sur la fin du récit avec des révélations que l'on sentait venir arriver. Dommage, car certains des éléments mystérieux et fantastiques ne seront jamais exploités ou explicités à la fin (la bague rouge, les cuves d'argile) et quelques questions en suspens qui semblent un peu incohérentes [Spoiler] (pourquoi garder les preuves avec les lettres et les phonogrammes ? Pourquoi le docteur X reste sans défense alors qu'il sait que les frère et sœur sont des meurtriers ?) [Spoiler]

En résumé j'ai adoré l'ambiance énigmatique qui fonctionne à merveille avec ses visuels qui scotchent la rétine, mais j'ai été moins séduit par un dénouement moins abouti qui déçoit et n'arrive pas au niveau du mystère qui était posé.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

188 abonnés 2 665 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2026
Une histoire romantique alliée à une esthétique gothique, voilà ce que propose ce film de Guillermo del Toro.
Cadreum
Cadreum

79 abonnés 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2025
Qui est le film ?
Crimson Peak arrive à un moment particulier de la carrière de Guillermo del Toro. Après Le Labyrinthe de Pan et son ancrage historique, puis Pacific Rim et son exercice de genre spectaculaire, le cinéaste choisit ici d’explorer le gothique victorien. Le projet, longtemps rêvé, porte en lui une promesse double : revisiter le mélodrame romantique et la maison hantée, tout en leur conférant une matérialité inédite. Sur le papier, c’est une histoire d’amour qui vire au cauchemar : une jeune écrivaine américaine épouse un aristocrate anglais énigmatique et découvre, dans le manoir familial, un secret de sang et de terre. Mais dès ses premières images dans la maison, le film affirme aussi autre chose : non pas une simple romance horrifique, mais une exploration de la façon dont les passions et les héritages s’impriment dans la matière même des corps et des murs.

Que cherche-t-il à dire ?
Del Toro ne filme pas seulement une intrigue gothique, il questionne ce que signifie hériter d’une maison, d’un nom, d’un désir. Le film interroge les logiques de possession : comment la passion devient dette, comment le mariage se transforme en capture, comment la terre exploitée finit par saigner de mémoire. Sa tension principale repose sur une ambivalence : le gothique attire par son romantisme, mais il révèle aussi une économie brutale, faite de transmission forcée et de prédation.

Par quels moyens ?
Allerdale Hall n’est pas un décor, c’est un organisme. Ses murs fissurés, son plafond ouvert au ciel, ses couloirs interminables constituent une topographie de l’enfermement. Chaque strate (poussière, papier peint, rouille) garde la mémoire d’un geste violent. La caméra explore cette maison comme un corps malade : elle glisse le long des escaliers, caresse les moulures, remonte les canalisations. Le gothique devient ici une archéologie de la culpabilité.

La « crimson » du titre n’est pas qu’une couleur : c’est une substance. Terre argileuse, boue industrielle, sang séché.. tout se confond dans cette matière rouge qui imbibe les sols et les murs. Chaque coulée de glaise rappelle que la maison est construite sur une exploitation, chaque tache sanglante inscrit la passion dans le tissu du monde. Rouge de désir et rouge de dette se confondent, jusqu’à rendre indiscernable la limite entre amour et extraction.

Les spectres qui hantent Edith ne sont pas des entités abstraites : ce sont des corps brisés, des victimes rappelées à la mémoire. Leurs silhouettes sont mutilées, leur chair transparente laisse deviner des blessures. Leur fonction n’est pas d’effrayer mais de rappeler : ils témoignent d’une violence passée. Là où le cinéma d’horreur efface souvent les victimes au profit du monstre, Del Toro retourne le procédé : c’est précisément parce que ces fantômes sont des victimes que leur apparition glace.

Le récit repose sur un trio : Edith, Thomas et Lucille. Chacun porte une tension économique autant qu’affective. Edith, aspirante écrivaine, cherche à être sujet de son récit mais devient objet de capture. Thomas, inventeur, oscille entre romantisme sincère et nécessité de survie. Lucille, enfin, incarne la rancœur d’une femme à qui le patriarcat a confié la gestion de la maison sans lui offrir de pouvoir véritable : elle protège et détruit à la fois. Leur triangle ne relève pas d’un simple drame sentimental, mais d’un conflit autour de la dette, de l’héritage et du contrôle.

Le film est traversé par une double figure féminine : Edith, qui cherche à écrire et à aimer, et Lucille, qui contrôle et manipule. L’une tente de s’émanciper par la narration, l’autre survit par la domination. Leurs trajectoires se croisent dans une maison qui, en vérité, est le produit d’un monde patriarcal où le mariage est transaction et où la passion devient une stratégie économique. Del Toro refuse de simplifier : il montre comment la violence exercée par Lucille est aussi le fruit d’une dépossession initiale.

À l’image, tout respire le romantisme : robes somptueuses, chandeliers, corridors embrumés. Mais ce lyrisme est toujours fissuré : la beauté est traversée par la pourriture, les tentures cachent la moisissure, les gestes amoureux côtoient la menace. Le romantisme n’est pas rejeté mais retourné : ce qui séduit est aussi ce qui enferme.

Enfin, la mise en scène privilégie le tangible. Maquillages, prothèses, décors fabriqués : tout semble vouloir être touché. La photographie saturée, les nappes de brouillard, la boue gluante sont moins des artifices visuels que des surfaces sensibles. Même la bande-son participe à cette expérience haptique : les craquements de la maison, les coulées visqueuses, les respirations fantomatiques.

Où me situer ?
Je suis fasciné par la cohérence plastique du film : chaque élément, du décor aux fantômes, participe d’une même logique matérielle. Ce que j’admire, c’est la façon dont Del Toro détourne les codes gothiques pour les charger d’une dimension critique non pas simple choix esthétique. Ce que je trouve plus problématique, c’est la tendance parfois illustrative du récit : le spectateur attentif devine assez vite la mécanique de la maison et des Sharpe, et certaines révélations perdent en puissance. Mais peut-être faut-il accepter cette relative prévisibilité : ce qui importe n’est pas le suspense narratif, mais l’insistance sur la texture, sur la trace que laisse chaque geste.

Quelle lecture en tirer ?
Crimson Peak n’est pas tant un film d’horreur qu’une méditation sur la façon dont les passions et les dettes marquent la matière. La maison qui saigne, les fantômes mutilés, les robes imprégnées disent tous la même chose : ce qui a été pris (amour, terre, vie) ne disparaît pas, mais revient, inscrit dans la texture du monde.
Thomas39
Thomas39

5 abonnés 26 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2025
Une très belle œuvre visuelle et esthétique, et c'est là sa plus grande réussite.
Le manoir est un personnage à part entière et les fantômes sont magnifiquement conçus. Le film est une romance gothique plus qu'un film d'horreur, et son intrigue, bien que classique, est efficace.

C'est un film qui se savoure pour son ambiance et son casting.
Kouto
Kouto

33 abonnés 4 815 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2025
Le réalisateur Guillermo Del Toro renoue avec la veine de l’épouvante et du fantastique et signe un long-métrage romanesque qui explore avec délice l’époque victorienne pour en tirer une esthétique gorgé en symbolisme et visuellement très réussi. Porté par un formidable trio d’acteurs, composé de la fragile Mia Wasikowska, de la vénéneuse Jessica Chastain et du charmeur Tom Hiddleston. Le film du cinéaste s’agence non dans l’horreur pur mais dans un cri d’amour pour les monstres et fantômes dans une atmosphère brumeuse délicieusement envoutante. C’est beau, parfois un peu maladroit mais qu’importe tant le cinéaste régal en retrouvant une vraie liberté artistique lui permettant de dégager son film le plus personnel depuis longtemps.
Alasky

465 abonnés 4 761 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 février 2025
Même en donnant une deuxième chance à ce film je n'ai pas réussi à être emballée par l'histoire, les personnages... Les décors et les costumes sont beaux mais la sauce ne prend pas, dommage...
Alexis C.
Alexis C.

13 abonnés 452 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2024
Du bon Guillermo Del Toro. Mise en scène propre, histoire intéressante et atmosphère prenante.
Dommage que le film souffre de longueur et que la fin soit "too much".
Mat-V
Mat-V

24 abonnés 87 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2024
Ce conte horrifique à la photographie bien léchée comme à l'accoutumée avec Del Toro, nous laisse entrer dans cet univers victorien, de plus en plus sombre au fil de l'histoire. Si l'amour rend fou, cela en est la parfaite illustration dans tout ce qu'il y a de plus tragique et horrifique, avec la dimension fantomatique en plus.
Taahz
Taahz

3 abonnés 322 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2024
Toujours un plaisir de plonger dans l'univers effrayant de Guillermo Del Toro, qui propose avec Crimson Peak un conte macabre à l'esthétique réussie.
Charlotte28
Charlotte28

209 abonnés 2 963 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2024
Graphiquement superbe ce macabre conte gothique ose de glauques thématiques ainsi que des pas de côté par rapport aux attendus initiaux du trio amoureux ou de la cupidité humaine. S'appuyant sur une réalisation audacieusement funèbre et un solide casting qui renforce la densité psychologique des personnages, le récit infuse une tension palpable que les aspects gore ou fantastique renforcent. Cependant quelques aspects du scénario peuvent laisser dubitatifs spoiler: (que les coupables aient gardé des preuves, qu'une lettre arrive plusieurs mois ou années après à une défunte, que le chien disparaisse à la fin...)
qui altèrent quelque peu l'impression d'ensemble - qui demeure positive d'abord par son esthétique assumée. Ténébreux.
Suzy Cosson
Suzy Cosson

2 abonnés 62 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2024
Très gore, trop pour moi. Très dur à regarder au global. Très psychologique et complexe. Un jeu d’acteur super et une ambiance tellement sombre. C’est déchirant …
Romain Saint-prix
Romain Saint-prix

37 abonnés 336 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2024
Malgré quelques séquences bien tournées et un bon début de film, on s'ennuie très rapidement. Beaucoup trop de lenteurs et un film qui met du temps à se lancer. La première heure est anecdotique. Pas incroyable.
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