Crimson Peak
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490 critiques spectateurs

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Guillaume.G
Guillaume.G

7 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mars 2026
Crimson Peak est l’un des meilleurs films de fantômes qui n’a jamais été réalisé. Guillermo Del Toro a sa grande habitude a su placer la barre très haute.

Entre suspens, fantômes et drames le ton est donné dès le début et le film sait nous tenir en haleine jusqu’à la fin
LapinoFurioso
LapinoFurioso

3 abonnés 271 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2026
Je suis assez partagé sur au visionnage de ce Crimson peak.

D'un côté, il possède d'excellentes qualités. J'ai trouvé l'ambiance vraiment prenante de bout en bout avec des décors immersifs et des costumes soignés. Toute la partie à Chicago est accrocheuse mais la magie opère une fois arrivé au manoir de Allerdale hall. Ce lieu possède une ambiance à la fois magnétique et inquiétante. J'adore vraiment cette ambiance gothique assez macabre. J'aperçois des bribes de ce que l'on retrouve dans la tour du docteur Frankenstein en ces lieux.
Aussi, la représentation des esprits est une franche réussite. Ils sont assez effrayants et offrent un aspect qui change de ce qui est communément vu. Je retrouve avec joie la pâte Del Toro, avec une histoire énigmatique et inquiétante, où les monstres ne sont jamais les figures que l'on pourrait attendre.

Aussi, le choix des acteurs est excellent, avec Jessica Chastain qui est assez glaçante et Mia Wasikowska, une actrice que je n'avais jamais vu auparavant, qui incarne à merveille cette jeune femme assez innocente. Tom Hiddelston est également parfait pour ce rôle d'aristocrate britannique charmeur.

Mais j'ai un peu de mal sur le dénouement du film avec [Spoiler] un enchaînement de meurtres et de luttes entre les personnages, là où jusque-là, régnait surtout un climat de tension et de mystère [Spoiler]. Une fois les cartes révélées, l'ambiance tombe un peu à l'eau, même si les scènes sont toujours filmées d'une main de maître avec pour cadre ce manoir toujours aussi impressionnant.

Je suis subjugué par le forme mais malheureusement, le fond me laisse un peu de côte sur la fin du récit avec des révélations que l'on sentait venir arriver. Dommage, car certains des éléments mystérieux et fantastiques ne seront jamais exploités ou explicités à la fin (la bague rouge, les cuves d'argile) et quelques questions en suspens qui semblent un peu incohérentes [Spoiler] (pourquoi garder les preuves avec les lettres et les phonogrammes ? Pourquoi le docteur X reste sans défense alors qu'il sait que les frère et sœur sont des meurtriers ?) [Spoiler]

En résumé j'ai adoré l'ambiance énigmatique qui fonctionne à merveille avec ses visuels qui scotchent la rétine, mais j'ai été moins séduit par un dénouement moins abouti qui déçoit et n'arrive pas au niveau du mystère qui était posé.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2026
Une histoire romantique alliée à une esthétique gothique, voilà ce que propose ce film de Guillermo del Toro.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2025
Qui est le film ?
Crimson Peak arrive à un moment particulier de la carrière de Guillermo del Toro. Après Le Labyrinthe de Pan et son ancrage historique, puis Pacific Rim et son exercice de genre spectaculaire, le cinéaste choisit ici d’explorer le gothique victorien. Le projet, longtemps rêvé, porte en lui une promesse double : revisiter le mélodrame romantique et la maison hantée, tout en leur conférant une matérialité inédite. Sur le papier, c’est une histoire d’amour qui vire au cauchemar : une jeune écrivaine américaine épouse un aristocrate anglais énigmatique et découvre, dans le manoir familial, un secret de sang et de terre. Mais dès ses premières images dans la maison, le film affirme aussi autre chose : non pas une simple romance horrifique, mais une exploration de la façon dont les passions et les héritages s’impriment dans la matière même des corps et des murs.

Que cherche-t-il à dire ?
Del Toro ne filme pas seulement une intrigue gothique, il questionne ce que signifie hériter d’une maison, d’un nom, d’un désir. Le film interroge les logiques de possession : comment la passion devient dette, comment le mariage se transforme en capture, comment la terre exploitée finit par saigner de mémoire. Sa tension principale repose sur une ambivalence : le gothique attire par son romantisme, mais il révèle aussi une économie brutale, faite de transmission forcée et de prédation.

Par quels moyens ?
Allerdale Hall n’est pas un décor, c’est un organisme. Ses murs fissurés, son plafond ouvert au ciel, ses couloirs interminables constituent une topographie de l’enfermement. Chaque strate (poussière, papier peint, rouille) garde la mémoire d’un geste violent. La caméra explore cette maison comme un corps malade : elle glisse le long des escaliers, caresse les moulures, remonte les canalisations. Le gothique devient ici une archéologie de la culpabilité.

La « crimson » du titre n’est pas qu’une couleur : c’est une substance. Terre argileuse, boue industrielle, sang séché.. tout se confond dans cette matière rouge qui imbibe les sols et les murs. Chaque coulée de glaise rappelle que la maison est construite sur une exploitation, chaque tache sanglante inscrit la passion dans le tissu du monde. Rouge de désir et rouge de dette se confondent, jusqu’à rendre indiscernable la limite entre amour et extraction.

Les spectres qui hantent Edith ne sont pas des entités abstraites : ce sont des corps brisés, des victimes rappelées à la mémoire. Leurs silhouettes sont mutilées, leur chair transparente laisse deviner des blessures. Leur fonction n’est pas d’effrayer mais de rappeler : ils témoignent d’une violence passée. Là où le cinéma d’horreur efface souvent les victimes au profit du monstre, Del Toro retourne le procédé : c’est précisément parce que ces fantômes sont des victimes que leur apparition glace.

Le récit repose sur un trio : Edith, Thomas et Lucille. Chacun porte une tension économique autant qu’affective. Edith, aspirante écrivaine, cherche à être sujet de son récit mais devient objet de capture. Thomas, inventeur, oscille entre romantisme sincère et nécessité de survie. Lucille, enfin, incarne la rancœur d’une femme à qui le patriarcat a confié la gestion de la maison sans lui offrir de pouvoir véritable : elle protège et détruit à la fois. Leur triangle ne relève pas d’un simple drame sentimental, mais d’un conflit autour de la dette, de l’héritage et du contrôle.

Le film est traversé par une double figure féminine : Edith, qui cherche à écrire et à aimer, et Lucille, qui contrôle et manipule. L’une tente de s’émanciper par la narration, l’autre survit par la domination. Leurs trajectoires se croisent dans une maison qui, en vérité, est le produit d’un monde patriarcal où le mariage est transaction et où la passion devient une stratégie économique. Del Toro refuse de simplifier : il montre comment la violence exercée par Lucille est aussi le fruit d’une dépossession initiale.

À l’image, tout respire le romantisme : robes somptueuses, chandeliers, corridors embrumés. Mais ce lyrisme est toujours fissuré : la beauté est traversée par la pourriture, les tentures cachent la moisissure, les gestes amoureux côtoient la menace. Le romantisme n’est pas rejeté mais retourné : ce qui séduit est aussi ce qui enferme.

Enfin, la mise en scène privilégie le tangible. Maquillages, prothèses, décors fabriqués : tout semble vouloir être touché. La photographie saturée, les nappes de brouillard, la boue gluante sont moins des artifices visuels que des surfaces sensibles. Même la bande-son participe à cette expérience haptique : les craquements de la maison, les coulées visqueuses, les respirations fantomatiques.

Où me situer ?
Je suis fasciné par la cohérence plastique du film : chaque élément, du décor aux fantômes, participe d’une même logique matérielle. Ce que j’admire, c’est la façon dont Del Toro détourne les codes gothiques pour les charger d’une dimension critique non pas simple choix esthétique. Ce que je trouve plus problématique, c’est la tendance parfois illustrative du récit : le spectateur attentif devine assez vite la mécanique de la maison et des Sharpe, et certaines révélations perdent en puissance. Mais peut-être faut-il accepter cette relative prévisibilité : ce qui importe n’est pas le suspense narratif, mais l’insistance sur la texture, sur la trace que laisse chaque geste.

Quelle lecture en tirer ?
Crimson Peak n’est pas tant un film d’horreur qu’une méditation sur la façon dont les passions et les dettes marquent la matière. La maison qui saigne, les fantômes mutilés, les robes imprégnées disent tous la même chose : ce qui a été pris (amour, terre, vie) ne disparaît pas, mais revient, inscrit dans la texture du monde.
Thomas39
Thomas39

5 abonnés 23 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2025
Une très belle œuvre visuelle et esthétique, et c'est là sa plus grande réussite.
Le manoir est un personnage à part entière et les fantômes sont magnifiquement conçus. Le film est une romance gothique plus qu'un film d'horreur, et son intrigue, bien que classique, est efficace.

C'est un film qui se savoure pour son ambiance et son casting.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2025
Le réalisateur Guillermo Del Toro renoue avec la veine de l’épouvante et du fantastique et signe un long-métrage romanesque qui explore avec délice l’époque victorienne pour en tirer une esthétique gorgé en symbolisme et visuellement très réussi. Porté par un formidable trio d’acteurs, composé de la fragile Mia Wasikowska, de la vénéneuse Jessica Chastain et du charmeur Tom Hiddleston. Le film du cinéaste s’agence non dans l’horreur pur mais dans un cri d’amour pour les monstres et fantômes dans une atmosphère brumeuse délicieusement envoutante. C’est beau, parfois un peu maladroit mais qu’importe tant le cinéaste régal en retrouvant une vraie liberté artistique lui permettant de dégager son film le plus personnel depuis longtemps.
Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 février 2025
Même en donnant une deuxième chance à ce film je n'ai pas réussi à être emballée par l'histoire, les personnages... Les décors et les costumes sont beaux mais la sauce ne prend pas, dommage...
Alexis C.
Alexis C.

11 abonnés 444 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2024
Du bon Guillermo Del Toro. Mise en scène propre, histoire intéressante et atmosphère prenante.
Dommage que le film souffre de longueur et que la fin soit "too much".
Mat-V
Mat-V

23 abonnés 87 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2024
Ce conte horrifique à la photographie bien léchée comme à l'accoutumée avec Del Toro, nous laisse entrer dans cet univers victorien, de plus en plus sombre au fil de l'histoire. Si l'amour rend fou, cela en est la parfaite illustration dans tout ce qu'il y a de plus tragique et horrifique, avec la dimension fantomatique en plus.
Taahz
Taahz

2 abonnés 305 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2024
Toujours un plaisir de plonger dans l'univers effrayant de Guillermo Del Toro, qui propose avec Crimson Peak un conte macabre à l'esthétique réussie.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2024
Graphiquement superbe ce macabre conte gothique ose de glauques thématiques ainsi que des pas de côté par rapport aux attendus initiaux du trio amoureux ou de la cupidité humaine. S'appuyant sur une réalisation audacieusement funèbre et un solide casting qui renforce la densité psychologique des personnages, le récit infuse une tension palpable que les aspects gore ou fantastique renforcent. Cependant quelques aspects du scénario peuvent laisser dubitatifs spoiler: (que les coupables aient gardé des preuves, qu'une lettre arrive plusieurs mois ou années après à une défunte, que le chien disparaisse à la fin...)
qui altèrent quelque peu l'impression d'ensemble - qui demeure positive d'abord par son esthétique assumée. Ténébreux.
Suzy Cosson
Suzy Cosson

2 abonnés 62 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2024
Très gore, trop pour moi. Très dur à regarder au global. Très psychologique et complexe. Un jeu d’acteur super et une ambiance tellement sombre. C’est déchirant …
Romain Saint-prix
Romain Saint-prix

37 abonnés 325 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2024
Malgré quelques séquences bien tournées et un bon début de film, on s'ennuie très rapidement. Beaucoup trop de lenteurs et un film qui met du temps à se lancer. La première heure est anecdotique. Pas incroyable.
Alexandre FIGUEREO
Alexandre FIGUEREO

26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2024
Rare sont les films qui me submergent d'émotions. Au-delà des navets du cinéma français, avec leurs comédies très peu réalistes à mon goût, j'avais besoin de frissons, de vivre de grandes et belles émotions.
Je remercie la vie de m'avoir mis sur mon chemin deux êtres exceptionnels. Quant ils ont évoqué l'idée de refaire mon éducation cinématographique, j'ai pris leur conseil au pied de la lettre pour me lancer dans l'aventure qu'est Crimson Peak.

C'est un film qui coche plusieurs cases pour m'avoir séduit. En effet, réalisé par Guillermo del Toro, le film allie, belle époque, costumes de qualités, ambiance, poésie, décors à couper le souffle et un soupçon de mystère qui vient le sublimer.

D'autant plus, que je souligne la créativité et l'originalité musicale, la magnifique BO signée par Fernando Velazquez,
la musique est remplie de mélancolie. On y retrouve beaucoup de cordes, violons et pianos sont notamment au rendez-vous. J'entends là des souvenirs bien trop ancrés dans le présent. Une souffrance continue qui rythme l'intrigue.

Il y a ce fil rouge, fil conducteur, élément omniprésent qui tapisse les murs, au sens propre, comme au sens figuré. Cette argile, toujours là ; elle ne cesse de grandir et de se recouvrir. On en vient à penser que l'argile est sang ou bien que le sang est argile.
C'est à se demander où est véritablement la vérité. Qu'en est-il ? Qui croire ? Que voire ? Qui ment ? Une chose est sur, c'est que ce sont bien les fantômes qui vous livreront le fin mots de l'histoire.

Pour les amoureux de la vie, ceux des mots et de la poésie, pour les tenues de cette belle époque et de ses décors somptueux, pour la musique et la tragédie, pour ces acteurs si talentueux, dotés d'une très belle bonté d'âme, je ne peux que vous recommander le visionnage de ce chef-d'œuvre.

Petit avertissement de lecture, je conseillerai un visionnage à partir de 15 ans seulement, et ce, pour plusieurs raisons : notamment la compréhension de l'intrigue (assez complexe et morbide), mais aussi pour les quelques scènes de thriller / horreur à la baroque.
Bert R
Bert R

27 abonnés 345 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2023
ambiance à la Tim Burton. on surf entre fantômes et relations malsaines. les décors sont magnifiques. petit bémol pour certaines longueurs
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