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Un visiteur
0,5
Publiée le 6 septembre 2014
Lorsque l'on a peu de temps pour se divertir, on devient sélectif dans ses choix d'activités, et notamment dans le choix des films que l'on regarde. Le problème c'est qu'à force de ne voir que de bons films, on oublie ce qu'est un mauvais film et de fait on apprécie plus assez les bons. En cela je suis heureux d'avoir vu Hippocrate, nouveau chef-d'œuvre du cinéma français qui représente à mes yeux le degré zéro du cinéma. Ce désastre cinématographique agit comme piqure de rappel, un réétalonage du barême… Mention spéciale pour l'acteur principal et sa bouche improbable sur laquelle le réalisateur semble focaliser une caméra à vous donner le mal de mer. J'ai rarement ressenti une antipathie aussi viscérale pour une personne que je ne connais pas.
"BB", le "héros" (Benjamin Barois), est incarné par le potache Vincent Lacoste (à la bouche improbable, et au jeu d'une grande monotonie - apathique, apathique, etc.). Lequel a 21 ans, et les fait à peine. Il est supposé avoir 23 ans, et débuter son internat. Ce qui en fait un étudiant très brillant (comme le fut le réalisateur, encore aujourd'hui médecin généraliste - bachelier à 16 ans). On s'interroge tout de suite sur l'opportunité d'avoir "casté" Lacoste.... Impression rapidement confirmée : il n'est pas le début d'un instant crédible ! Le reste du casting se tient, dont Reda Kateb en "FFI" - Jacques Gamblin en chef de service et père (protecteur) de BB étant cependant sous-employé. Cet "Hippocrate" aura peut-être la vertu d'apprendre à plus d'un l'orthographe du nom du médecin et philosophe grec (celui du "serment"), mais c'est sans doute son seul intérêt ! Mauvaise fiction, documentaire médiocre..... Des "enjeux" que la plus basique série "médicale" dramatise mieux, une psychologie rudimentaire, une pauvreté des dialogues confondante (le meilleur moment étant celui des "taches propres", de la BA). Très dispensable, ce second long métrage de Thomas Lilti.
Je n'ai pas saisi le but de ce film si ce n'est effrayer les gens comme tous les médias le font actuellement. Ce film est beaucoup trop péjoratif, négatif.. Étant infirmière j'ai bien reconnu toutes les situations auxquelles nous sommes confrontées à l'APHP, j'en ai vécu et j'en suis parti car a vouloir tout restreindre en plus du lobby "docteur" on fini par faire de la maltraitante. heureusement tout n'est pas si noir à l'hôpital mais on ne le voit pas dans ce film... Dommage.
Hippocrate ou la fausse vie d'un faux interne dans un faux hôpital dans de fausses situations........ tout est faux, il n'y a qu'à visiter de vrais hôpitaux........ et quant à la bouche aux lèvres boudeuses de Lacoste, c'est crispant............
Ce film est très certainement mon coup de cœur cinématographique de l'année.
Je n'ai jamais de ma vie vu de film aussi réaliste. En effet, étant étudiante en médecine (mais pas encore interne) et ayant vu le film avec des amis dans le même cursus, nous nous sommes reconnus en tous points dans ce film. De la blouse jamais à la bonne taille aux décisions difficile n'ayant pas de "bonne" réponse, en passant par les moments entre étudiants, tout y est infiniment juste. On y voit également l'engourdissement émotionnel et l'ambivalence des étudiants entre détachement et sur-implication quant à la situation du patient, mais aussi la rivalité existant entre médecins. C'est là que l'on remarque que le réalisateur connait parfaitement son sujet, étant lui même médecin.
J'aurais adoré voir ce film avant de commencer les études médicales pour réellement connaitre le milieu médical et hospitalier, ce film est à recommander sans hésitations, que vous fassiez ou non partie du monde médical.
Sujet ambitieux. Mais ni le scénario (suite de scènes sans aucun lien, manque d'enjeu) ni la mise en scène (gros plans abusifs comme si on était devant un téléfilm) ne sont à la hauteur. Dommage.
Que dire... Je suis attristé (et malgré tout étonné) de voir que l'on puisse encenser ce film. En dehors du jeu des acteurs que je ne souhaite pas développé ici, ce que je ne comprends pas c'est : Comment peut-on dire que ce film n'est pas caricatural !?
Travaillant moi-même dans le domaine médical, j'ai peut-être pris les choses un peu trop personnellement, je veux bien l'admettre. Je partais pourtant avec un à priori plutôt positif, d'où ma grande déception.
Je ne sais pas ce qu'il y a de plus caricatural entre : spoiler: - Les internes pas très fufute, qui passent le plus clair de leurs temps à dessiner des trucs obscènes, à picoler pour compenser leurs "malédictions" ou le "pauvre" Benjamin condescendant et méprisant à souhait, qui considère que tous les autres sont ses sous-fifres ( si un dixième des internes étaient comme ça, il y a longtemps que j'aurais changer de métier).
- Les aides-soignants (et les infirmiers en général) fainéants, gréviste et pour le coup cette fois, complètement arriérés et incapable de prendre une décision réfléchie en autonomie (et évidemment le peu de fois où ils travaillent, ils font des erreurs (aaah excusez-moi Docteur, j'ai paniqué lol).
- Le directeur qui ne pensent qu'au sousous et au réduction de budget (Bah oui, c'est tous des grands méchants sans scrupules, encore plus méchant que le chasseur qui à tué Bambi :'
- Le médecin qui ne pensent qu'à libérer des lits, pragmatique, sans sentiments, sans âme ...
- Le médecin qui réanime sans se poser de questions ...
- Et le meilleur pour la fin (et peut-être le pire) ... Le médecin prix nobel de la paix, du dévouement et de l'empathie (Je pense qu'il peut rivaliser avec Chuck Norris, sisi jvous jure !). Le seul de tout l'hôpital à vraiment se soucier du bien-être du malade et à se battre pour ses convictions.
Fin, comme pratiquement toutes les scènes sont du même acabit, ça serait trop long d'en faire une liste exhaustive, car dieu sait s'il y en a encore !!
Le film montre juste ce que les gens veulent voir (encore une fois je suis étonné) mais ne représente en rien une quelconque réalité (Hormis peut-être les tâches sur la blouse :)), et heureusement !!
Je ne dis pas que dans la réalité tous les soignants sont des anges, l'hôpital reste un reflet de la société, avec des gros .... (ça commence par c en 4 lettres), des fainéants, des incompétents mais aussi des gens formidables, et ceux dans tout les corps de métiers. Je finirais donc en disant désolé à tous les aides-soignants et infirmiers, à tous les internes et médecins (même si au moins eux peuvent se venter d'avoir Chuck-Norris dans leurs rangs et de s'identifier en super héros pour flatter leurs égos surdimensionner).
A éviter absolument, perdu du temps dans le film et dans la critique en plus ! mais parfois faut savoir donner de son temps pour le bien de tous :). Bref, je n'ai pas trop aimer lol
Une pure merveille propagandiste pour vous rappeler que l'exploitation des êtres humains les plus formés de nos anciennes colonies ne sont que de la main d'oeuvre à bas prix pour nous. Formés à peu de frais et payé au smic, là est le marché aux esclaves modernes.
Au niveau de la réalisation, c'est médiocre mais ce n'est pas grave on ne risque pas de l'exporter.
Docu-fiction improbable. Dommage! un superbe acteur Reda KATEB. Jacques Gamblin très bon. Vincent Lacoste n'est pas crédible. Scénario pauvre qui considère que pour faire avancer l'action,les acteurs doivent fumer. Caricature d'infirmières! Passez votre chemin!
Revu principalement afin de comparer avec la série éponyme sortie quatre ans plus tard et signée par le même Thomas Lilti, c'est évidemment avec un regard légèrement différent que j'ai suivi « Hippocrate », tant la structure narrative (évidemment beaucoup développée) et les personnages de 2018 s'inspirent en grande partie du film (jeune interne ayant un de ses parents comme chef de service, médecin étranger n'ayant pas le même statut, crise des moyens, dilemme moral face à la situation médicale d'une patiente...). Bon, c'est sûr, niveau réalisation, ce n'est pas le Pérou, à l'image d'une photo à peine plus probante que n'importe quel téléfilm « made in TF1 », ce qui peut toutefois s'expliquer aussi bien par le manque d'expérience de Lilti (médecin de formation) que le côté presque « sale » de certains hôpitaux, se sentant oublié par l'État. Heureusement, la forme est ici compensée sans grand mal par le fond, le sujet étant traité avec intelligence et même une relative subtilité, la connaissance du réalisateur pour le milieu apparaissant évidente. Le cadre est bien exploité, les enjeux souvent crédibles et certaines scènes fortes, à l'image des choix que sont régulièrement obligés de faire le personnel hospitalier, représenté à travers des personnages assez convaincants. Côté interprétation, si Vincent Lacoste s'en sort honnêtement, il est toutefois éclipsé par Reda Kateb, impeccable dans ce qui est certainement le meilleur rôle du film, sa légère ambiguïté s'avérant un atout intéressant. Rien d'extraordinaire, mais une peinture lucide et bien informé sur ce qu'est le milieu médical aujourd'hui et en particulier l'hôpital, avec ce qu'il faut d'engagement citoyen pour que cela passe encore mieux : plutôt réussi.
C'est ma faute, ma très grande faute, je suis allé voir "Hippocrate" en ayant envie de voir un documentaire de Depardon sur les hôpitaux publics en 2014. Désillusion totale, bien sûr : j'ai vu "Polisse" dans le milieu hospitalier ! Non, je rigole... Mais, en tous cas, j'ai vu un scénario très mal écrit autour d'un personnage assez détestable, un vieil adolescent en crise qui peine en tous cas à porter le dilemme éthique du sujet du film (en gros, l'efficacité financière versus le traitement "humain" des patients), et une mise en scène pour le moins approximative, qui confond filmage serré et caméra portée avec réalisme... Tout cela condamne "Hippocrate" à n'être qu'un patchwork incohérent de poncifs : la douleur des malades - peu filmés d'ailleurs - et l'impuissance du personnel soignant, la révolte du personnel hospitalier bien intentionné à la fin... Pourtant, grâce à l'excellent Reda Kateb - juste en permanence, dans un rôle qui aurait pu facilement prêter à la caricature - et aussi du fait de l'importance littéralement "vitale" de son sujet, "Hippocrate" reste un film honorable, auquel on a envie de pardonner toutes ses maladresses... et même le pénible, très pénible, Vincent Lacoste ! En attendant Depardon, quand même...
Lorsqu'une fiction semble plus réaliste qu'un documentaire, il faut le souligner. Hippocrate nous plonge dans la vie d'un hôpital à travers les yeux d'un jeune interne. On y suit tous les corps de métiers de la cave au dernier étage, leurs relations professionnelles et personnelles, les soucis de la crise, le besoin de rentabilité, les prises de risque, la présence de la mort, l'acceptation de ses actes... Les acteurs sont bons, très bons ce qui permet de rendre encore plus crédible le propos. La réalisation n'est pas extraordinaire, la caméra colle aux personnages, peut-être un peu trop par moment, pour rendre le tout encore plus réaliste et parfois on a envie d'espace, de respirer. Les dialogues sont bons, avec de vraies lignes drôles qui disent tout haut ce que les gens pensent tout bas. Une belle découverte.