Bon, bah voilà un film vraiment symptomatique de ce qu’est le cinéma français. Certes, l’idée est louable. Certes, il est difficile de ne pas dire qu’on a déjà vu ce film mille fois… Mais d’un autre côté, toutes ces remarques ne valent que si on se limite au sujet. OK, la démarche qui consiste à nous immerger à l’intérieur du système hospitalier a quelque-chose d’intéressant et rien que pour cela, le film pourrait valoir le coup car on sent de quoi le film parle. Mais pour ce qui est de la forme, « Hyppocrate » atteint pour moi trèèèès rapidement ses limites et c’est vraiment là que le bas blesse. Désolé de le pas trouver une autre façon de le dire, mais je trouve la réalisation de ce film particulièrement moche. Je n’ai pas ressenti, ni dans la mise en scène, ni dans le cadrage, ni dans le montage, un réel travail de composition d’atmosphère ou de cheminement formel. « Bah l’hôpital c’est l’hôpital » a semblé me dire la réalisation de Thomas Lilti. C’est juste illustratif, avec la même photo et la même mise en scène qu’un « Envoyé spécial ». Alors, certes, c’était sûrement là une volonté de la part de l’auteur. Pourquoi pas. Moi, après, la question que je pose c’est « est-ce vraiment pertinent ? » J’ai ressenti ce manque de relief dans la réalisation une froideur et une pesanteur qui font que jamais ce milieu de l’hôpital m’est devenu « hospitalier ». Les protagonistes y travaillent et y vivent durant des mois, et pourtant la réalisation continue de nous offrir le regard du premier venu, celui du journaliste de France 2. C’est dommage car, à voir l’intrigue se dérouler, il y avait clairement matière à faire quelque-chose de sympa, notamment dans l’écriture des personnages et dans leur interprétation. Seulement voilà, en plus de cette réalisation totalement plate, qui essaye de temps en temps de rompre la monotonie avec quelques artifices pas vraiment inspirés (le coup des chansons mélancoliques anglo-saxones dont les paroles ne correspondent pas du tout au propos : un grand classique qu’on retrouve ici !), je me dois bien de reconnaître que les étapes par lesquelles passe cette intrigue sont vraiment téléphonées et ne rendent pas du tout service au propos. Alors oui, sûrement ce film a été fait avec de bonnes intentions, mais non, cela ne suffit pas à mes yeux pour en faire un divertissement plaisant et à la hauteur de ses ambitions.
Si le film est une fiction, il a un côté presque documentaire. C'est une vraie immersion dans le monde de l'hôpital. Loin des séries américaines traitant (plus ou moins) du même sujet, là les préoccupations sont plus réalistes et concrètes. On suit donc le quotidien d'un jeune interne. Son parcours. Ses doutes. Ses erreurs. Son "initiation". A par quelques petites incohérences ou inexactitudes, tout est très réaliste. Il ne s'y passe pas d'aventures extravagantes, mais pourtant on reste plutôt captivé par cette histoire. Evidemment, il ne faut pas avoir d'allergie au monde médical pour voir ce film dans la mesure où il se déroule dans son intégralité (ou presque) au sein même d'un hôpital. Plutôt une bonne surprise.
Sous ses airs de comédie sur un jeune interne découvrant la « vraie vie » d’un service, Hippocrate est en fait bien plus un film d’apprentissage qui, en plus, pose beaucoup de questions autour de l’institution hospitalière et de ses contradictions, porté par des acteurs bien dans leurs rôles respectifs. C’est juste dommage que ce ne soit pas plus maîtrisé, notamment dans le dernier quart d’heure. Mais ça reste quand même correct.
Bravo pour ce film qui traite d'un sujet sensible, qui nous concerne tous. Le jeu des acteurs est excellent, ils ont tous su endosser avec justesse la blouse hospitalière. C'est aussi un film qui suscite beaucoup de réflexion. A voir et à revoir.
Loin des greys anatomy ou dr house, ce film semi documentaire, montre enfin la réalité actuelle du monde hospitalier. Pour faire partie du milieu, j'ai totalement reconnu mon quotidien. Le scenario, les acteurs font de ce film, mon coup de coeur de cette rentrée.
Super film! On a vraiment l'impression d'être immergé avec ce jeune interne dans ce service de médecine interne. Très bien filmé, ce long métrage fait beaucoup penser a Polisse. J'ai adoré la performance de Reda Kateb, bref, bon film
c'est pas mal mais trop copié sur le film Polisse. Vincent Lacoste n'est pas crédible le mieux c'est qu'il change de profession. je le lui le conseille. tout est traité des problèmes hospitaliers mais tellement survolé que ça en fait trop.
Un bon film sur les hôpitaux. Il manque juste un peu de peps pour que ça soit excellent... Mais on passe un bon moment, et, mine de rien, on touche à des sujets de fond, comme la fin de vie et l'acharnement thérapeutique. Acteurs excellents, en particulier Reda Kateb dans un rôle ingrat.
Sur le papier le sujet, lié à l’actualité, éveillait la curiosité. Versant caméra, devant, Reda Kateb valeur montante du cinéma français et Vincent Lacoste éveillaient de leur côté l’intérêt, derrière, Thomas Thomas Lilti n’avaient à son actif que la réalisation de «Les yeux bandés», «Charlie et Greg» et quelques courts-métrages. Le résultat s’avère plutôt convaincant, car en évitant les stéréotypes dont le milieu hospitalier pouvait être vecteur, le réalisateur établit un état des lieux, critique, du monde médical et plus précisément de la vie hospitalière. En choisissant l’axe de la comédie légère, le réalisateur, bien aidé par la justesse de son regard, prouve que le cinéma français peut faire autre chose que se caricaturer dans l’humour. Ici, émotion et intelligence se mêlent à la justesse du propos, un ensemble surélevé par un casting (seconds rôles inclus) qui semble être fait pour porter la blouse. Reda Kateb prouve une fois de plus son talent et la pluralité de son jeu, tout comme Vincent Lacoste qui trouve ici sans doute un de ses meilleurs rôles. Seul bémol, il semble cantonner à faire du «Vincent Lacoste» ce qui pour l’instant n’est pas gênant dans la mesure où ce genre de rôle lui va comme un gant. Reste le propos, qui sans être nouveau, a le mérite de dénoncer un mal interne au monde médical et poser dans un même élan, un regard, qu’on estime juste, sur les futures générations de médecins et urgentistes. Porté par la force de son casting «Hippocrate» trouve l’équilibre entre comédie et émotion. Comme quoi en France on peut faire du cinéma populaire, différent, intelligent et touchant. Sans être la forme ultime de l’exemple à suivre, le film de Thomas Lilti est un bel exemple à suivre dans le genre.
Tout en faisant réfléchir sur la dérive de la gestion des hôpitaux sous un angle purement financier et sur ses conséquences pour les patients, ce film est une formidable leçon d'humanité au sein d'un corps de médecin, qui en se serrant les coudes, trouvent Dans leur fraternité le seul moyen de faire face à la dureté du métier.
Traduire dans un film la complexité de l'hôpital, n'étais pas une chose aisée. Ici, le pari est totalement réussi. Dés les premières minutes, le film devient immersif et vous oubliez que vous êtes dans une salle de cinéma. On vous transporte à côté de ces internes. On sent que les acteurs ont été coachés. Les gestes sont précis dans les différents gestes médicaux, surtout dans la ponction lombaire. Le rapport aux malades est d'une réalité qui vous touche au cœur. La réalisation est poussée jusqu'aux revendications des soignants. C'est terriblement efficace. A voir.
Meme si la trame de fond est un peu romancée, ce film colle incroyablement à la réalité de tous les internes de France, passé et probablement à venir. Après 6 ans de médecine, voici ce qui attends les internes de spécialité pendant 5 ans encore avant de passer leur doctorat. A la fin, un salaire de 3500 euros en début de carrière et 6500 après 26 ans d'exercice... Brut bien sûr. Les pilotes d'Air France pourraient en prendre de la graine... Courrez y.