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Fanny F
23 abonnés
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0,5
Publiée le 19 janvier 2015
Grotesque ! Peut-être la nouvelle façon de faire du cinéma érotique et de le laisser passer en salle ... Je plains les acteurs. Je ne pense pas qu'on soit obligé de laisser tomber autant d'intimité dans ce genre de film sans goût ! J'aime les films d'auteurs, celui-là non.
Superbe ! Évidemment, ceux qui n'aiment pas le cinéma français en chambre et autres tête à tête introspectifs peuvent difficilement adhérer (d'où les mécontents sur ce site...!). Pour les autres, Jacques Doillon a préparé un petit bijou de corps à corps amoureux où la parole fait autant que le physique (quels dialogues !). Bien plus modeste que "L'empire des sens" ou "Le dernier tango à Paris", le film s'inscrit pourtant dans la lignée de ces mises en images des relations physiques au cinéma. Le jeu de ces deux personnages relève autant d'une psychanalyse déguisée que d'une lente approche des corps avant l'amour. Je ne doute pas que ces séances de lutte où la tension érotique se double du souvenir de nos bagarres d'enfance fassent des émules. ça va se castagner chez les jeunes couples les plus au fait du cinéma d'auteur contemporain !!!
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2,5
Publiée le 22 août 2014
Un film aussi étrange à voir qu'il a dû être éprouvant à tourner pour les deux acteurs qui interprètent des personnes qui s'attirent mais se repoussent et ils se repoussent pour mieux s'attirer... c'est étrange mais c'est ce genre de jeu qui s'installe entre les deux avec ces séances de lutte, il fallait y penser quand même car c'est bizarre on frôle même parfois le ridicule mais en même temps il y a une vraie tension qui monte crescendo entre les deux ce qui était l'effet recherché dommage que la mécanique du film soit toujours la même c'est à dire une scène de lutte suivie d'une discussion avec une personne extérieure et rebelote ainsi de suite. Je n'ai pas forcément aimé ni détesté ce film je suis juste resté scotché devant ce spectacle si différent de ce que j'ai l'habitude de voir sans ennuie au contraire grâce à deux très bons acteurs dont une grande Sara Forestier.
LES COMBATTANTS. Doillon filme un ballet stratégique entre 2 corps qui s'aiment, se touchent, se désirent , se confondent, le tout en osmose. Je t'aime, moi non plus comme la vague irrésolu. Un film audacieux avec la merveilleuse Sarah, une complicité, une esquive. A ne pas mettre devant les fans de comédie, car cette folie intime et moribonde provoque le tournis artistique au bout de 20 minutes.
Mieux que ce qu'on pourrait croire. Doillon a qui on reproche souvent d'être très verbal nous donne une belle leçon de rapport des corps, sans voyeurisme. Un peu trop soft?
Un film plus qu'étrange !!! L'affiche est alléchante (dans tous les sens du terme), la bande annonce est explosive, mais alors le film est une vraie déception.... Les scènes croustillantes de la bande annonce ne sont présentes que dans la bande annonce. La manière de jouer de Sara Forestier est détestable (uniquement dans ce film, je tiens à le préciser). Les séances de lutte ne sont finalement que spoiler: des séances de lutte verbales pendant les 3/4 du film qui ne m'ont pas passionnées du tout ! C'est vraiment plus que dommage... Le petit-fils de Charlie Chaplin s'en sort un peu mieux.
Un film atypique d'une grande intensité. Les corps-à-corps sont très bien filmés, les deux acteurs brillamment dirigés, et les dialogues acérés. Quelques longueurs sur la fin mais ce film mérite le détour.
les dialogues pseudo intello et complètement surréalistes surajoutés à des comportements psychopathologiques de deux acteurs principaux (pratiquement il n'y a que ces deux) rend ce film plus qu'ennuyant...fatiguant. Pour moi sans aucun intérêt. Cela m'arrive rarement...
Dans une interview, Jacques Doillon se demande pourquoi on le range parmi les cinéastes intellectuels. On a envie de lui répondre : il n'y a qu'à écouter ses comédiens parler pour comprendre que, dans "Mes séances de lutte", ce n'est pas tant le fait de parler qui est en cause que la nature de cette parole : invasive, proliférante, avec l'impression forte que les dialogues que Doillon dépose dans la bouche de ses comédiens sont tellement pensés que dans la fiction, ils semblent préexister à toute narration.
De plus, dans "Mes séances de lutte", il y a un argument psychanalytique (autour de la mort du père) qui vient justifier (et solidifier) les incessants débats entre Sara Forestier et James Thierré. Comme si le trauma dont serait victime Sara Forestier ne pouvait que retarder le vrai sujet du film, autrement dit le dialogue des corps. Dès le départ, la tendance explicative des dialogues prend le pas sur tout abandon comportemental, toute découverte de l'autre. C'est sans doute ce qui peut fatiguer très vite : cette incessante manière de différer - qui ne tient même pas du marivaudage, dans le sens qu'aucun plaisir n'est lié à un report conscient d'une quelconque jouissance.
Pourtant, dans ce déluge verbal, Doillon arrive quand même à atteindre son but, in extrémis, car dans son dernier mouvement, les personnages s’abandonnent tout simplement, laissant tomber leurs oripeaux langagiers. Les échanges corporels qui, petit à petit, grignotaient le champ invasif du langage, se transforment littéralement en ballet, sans recours pour autant à une esthétique léchée (on n'est pas dans un combat issu d'un film de sabre chinois). C'est à ce point que les deux acteurs s'y engagent totalement, avec ce que cela suppose d'aléas (on remarque même des bleus sur les corps).
C'est là qu'est vraiment l'originalité dans ce film clivé. Doillon, au fond, semble nous avouer que cet accès vers le langage du corps devait nécessairement passer par un flux verbal et que la libération du corps de ses acteurs y serait proportionnée. C'est ainsi que l'on retrouve le trouble ressenti par l'un de ses films (La pirate) où le corps prenait le plus de place . Le corps, meilleur rempart face à l'hégémonie du langage.
Fumisterie ou chef d'œuvre ? J'ai bien failli partir au milieu du dernier film de Jacques Doillon. Depuis une heure je poussais des soupirs las devant le face-à-face répétitif de Sara Forestier et James Thierrée (mal) filmés en numérique par un vieux cinéaste que je commençais à suspecter de sénilité. L'intrigue me semblait totalement manquer de crédibilité. A l'occasion de la mort de son père, l'héroïne retrouve un voisin avec lequel une histoire d'amour s'était ébauchée quelque temps plus tôt. Ils se parlent, s'engueulent, se rapprochent. Ils s'embrassent ? Non. Ils se bagarrent, au propre comme au figuré dans un ballet chorégraphique de plus en plus intime. Les mots sont bavards. Le film devient envoûtant quand les acteurs se taisent laissant parler la troublante alchimie de leurs corps. Il n'est pas anodin que James Thierrée, génie multifacettes (c'est le petit film de Charles Chaplin), ait tâté à la danse. La confiance placée par Sara Forestier dans le réalisateur force l'admiration : tour à tour fragile et forte, elle se donne à la caméra. On pourrait trouver grotesque la répétition de leur protocole : ces scènes de combat proprement pugilistiques vont crescendo jusqu'à un dénouement final aussi violent que sensible. Je m'y suis laissé prendre et en suis sorti (une demie heure plus tard heureusement) enthousiasmé.
Après les 15 premières minutes d'installation, le film prend forme et s'envole au plus profond de deux personnes - 1 homme/1femme - qui tout d'abord se cherchent, se rapprochent puis se battent, se cognent, font l'amour dans un corps à corps époustouflant. Et s'aiment sans doute tout simplement.
Ce film m'a fait peur parce que je me suis pas mal ennuyé pendant 1h et j'ai cru que ça allait durer jusqu'au bout. Ce qui m'a gêné ce sont les dialogues trop psychologisants et sans grand intérêt ni sens, et la désagréable impression de voir du théâtre au cinéma, bref beaucoup de mal à rentrer dedans. Mais les 40 dernières minutes, c'est autre chose, les scènes deviennent subitement poignantes. Les dialogues sont meilleurs et s'effacent pour laisser la place aux "séances de lutte", qui sont d'une telle intensité qu'elles en deviennent palpable pour peu qu'on y soit sensible, c'est peut-être pas le cas de tous. Tout comme ceux des acteurs, nos corps sont mis à contribution, on sent très concrètement dans le corps ce qui se passe à l'écran, et ça devient physique, concret, immersif et présent, et c'est là que le film est très fort. C'est une sacrée expérience, donc je recommande mais faut s'accrocher.
Un film qui laisse une drôle d’impression , très mitigée au départ , mais montant crescendo par la suite,. On est déçu par ce scénario très faible, des dialogues évanescents, et abscons, sur l’amour , la séduction, pas toujours bien écrits, difficile à suivre. Une réalisation approximative, une caméra qui tremble souvent, des plans de coupe mal cadrés, des contre champs souvent mal montés. On une impression d’un film fait à la va vite. Et puis arrive la partie chorégraphie, puis/et, bagarre qui est parfaitement réussie .Cette « lutte » entre les deux acteurs, cette performance incroyable, un affrontement rare et unique au cinéma. Cette lutte va crescendo et nous inquiète. L’héroïne extériorise tout d’abord sa haine, son déni suite au décès de son père, par ce besoin physique de combattre. Elle ne veut plus séduire, elle en veut aux hommes en général, elle a besoin d’extérioriser sa rage, et cela se fera contre cet homme qui avait essayé de la séduire une 1ere fois. De son côté, lui, il va devoir « dompter » cet animal sauvage, come un jeune cheval fou. Un combat à multiples répétitions commence alors. Il y a bien sûr un jeu de séduction qui va se créer, mais sauvage, violent , pour déboucher sur les 2 combats finaux, plutôt érotiques. C’est comme un combat de boxe en plusieurs rounds. Les deux personnages vont finalement céder, et « faire l ‘amour », mais d’une manière non conventionnelle avec un violence corporelle inhabituelle. Le dernier combat dans la chambre est « énorme », on souffre avec les deux acteurs, ils sont à la limite du possible, il ya une rage non simulée. On se demande comment ils ont pu en sortir indemne. Un grand bravo au chorégraphe/acteur James Thiérrée, qui nous produit une superbe création, digne des meilleurs troupes de danse contemporaine,. Et puis surtout bravo à Sara Forestier , non professionnelle de la danse, pour s’être investit totalement dans ce projet un peu fou. Elle se donne entièrement dans ce très beau combat au corps à corps. Et toute cette partie est magnifique. Un film rare.