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Marc Taton (Belgique)
42 abonnés
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1,5
Publiée le 1 janvier 2026
“Le Crabe Tambour” est un film qui nous plonge dans l’univers de la Marine à travers le récit de trois officiers. Malheureusement, l’un des principaux défauts de cette réalisation est sa narration, qui se révèle bien trop complexe pour le spectateur. La lenteur du film, qui dure près de deux heures, peut devenir insupportable. L’arrivée du générique de fin semble presque être une délivrance.
Ce que j’ai retenu de ce film : des trompettes résonnant sur un navire et des scènes de mer déchaînée. Malgré ses défauts, le film a tout de même remporté trois César, dont ceux du meilleur acteur dans un second rôle, du meilleur acteur et de la meilleure photographie. À cette époque, il n’était pas rare que des œuvres au ton pompeux soient récompensées. 3/10
Long et fastidieux comme une traversée en haute mer, "Le Crabe-Tambour" nous plonge dans l'odyssée du panache, de l'amitié et des vieux loups de mer. L'authenticité des prises de vue rejoint la sincérité des personnages pour composer ensemble une oeuvre à la fois lourde en émotions et légère en formalisme cinématographique moderne, à la limite de l'amateurisme. Les regards profonds et doux de Jean Rochefort et Claude Rich sont comme des phares au milieu de l'océan déchaîné, donnant au spectateur l'amertume d'une vie regrettable en plus d'un sérieux mal de mer. Ce film est une bouteille jetée à la mer, un roman pour solitaires, une escale pour gens trop pressés. Partez à la recherche du Crabe-Tambour et, si vous le voyez un jour quelque part dans une crique ou un maelstrom, saluez-le comme on salue les vieux marins : la main ferme, le regard altier, et l'oeil emplit de ce qu'on ne devinera être le reflet de l'écume ou une larme versée sur le sort d'un vieil ami.
Un vrai GRAND film d'hommes, réalisé par un grand metteur en scène et servi par une galerie d'excellents acteurs. Un film sur la bravoure, le sens de l'honneur, de la loyauté et sur les illusions perdues d'une génération. A voir, à revoir et à montrer.
De magnifiques images de mer et de bateaux, une atmosphère unique.
Les raisons pour lesquelles ce film compte parmi mes préférés sont simples:
-L' Indochine Française
-Le port de Cherbourg, la pêche à Terre Neuve
-Et surtout le conflit cornélien entre l' attachement à la terre de France outre-mer et le serment d' obéissance à l' autorité prété par tout militaire.
Cela parrait simple mais il faut savoir que mon enfance s' est déroulée à Fécamp, port de Terre Neuvas, que mon oncle était attaché culturel au Cambodge dans les années 50 et que je voue un culte à Tixier-Vignancourt qui a sauvé la tête du général SALAN par la force de la parole. Né en 1947, je suis un contemporain de cette époque, ce qui est une raison de plus pour mon attachement à ce film.
"La justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique."
Le Crabe-tambour est un très beau film qui prend corps au contact des vagues et de la mer. Pierre Schoendoerffer nous offre un très beau métrage basé sur les souvenirs de militaires français. Le Crabe-tambour n'est autre qu'un gradé que tous ont connu lors de l'Indochine, un homme charismatique et sans concessions qu'ils ont tous admirés. Le film retrace avec beaucoup de lenteur et de mélancolie le parcours d'hommes de guerre, éparpillés sur les mers après les guerres coloniales françaises. S'il est très poignant et bien réalisé, le film est toutefois déroutant par son absence de but. Les souvenir évoqués ne sont là que pour faire prendre conscience de tout le patos qui intervient lors de l'adieu du capitaine au Crabe-tambour. Ce film n'est que souvenir, il est beau, mais il manque quelque chose.
C’est le genre de film dans lequel il faut faire l’effort d’entrer, dans lequel l’histoire sera distillée au compte-goutte. La patience est alors récompensée. Jean Rochefort y est sublime en capitaine de vaisseau, taiseux, droit et noble.
Je comprends que ce film n’émeut pas les gens de gauche, qui voient dans tout militaire un nostalgique du fascisme, du colonialisme ou tout autre système d’oppression (comme le communisme). Mais le film décrit bien ce qu’est le charisme de certains référents. On a tous eu un mentor, voire une personne qu’on admire au point qu’on puisse en être aveuglé. Le Crabe Tambour raconte l’histoire d’un tournant, d’un abandon dont nous mesurons bien aujourd’hui les effets. Ces hommes d’honneur avaient compris. Les uns se sont dressés avec vigueur contre cette transformation. Les autres l’ont accompagnée sans enthousiasme. La récapitulation de ces trajectoires convergent vers le constat amer qu’ils ne s’étaient pas trompés sur le diagnostic mais seulement sur le remède.
"Le crabe tambour" ne m'inspire qu'un long et éternel baillement. J'ai passé plus de temps à lutter contre le sommeil qu'à suivre l'histoire. Cela est dû à l'absence d'un sujet captivant et à une façon de l'aborder (les récits des protagonistes) encore moins intéressante voire même confuse par moment.
6 192 abonnés
18 103 critiques
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1,0
Publiée le 1 mai 2021
Ce film m'a fait réaliser qu'il y a beaucoup de choses pour lesquelles je ne suis pas doué. Premièrement la vie d'un marin deuxièmement les petites villes et les sociétés fermées troisièmement la vie militaire et quatrièmement les films français avec trop peu de dialogues. J'ai été vraiment déçu par Le Crabe tambour. Je comprends qu'il y a de grandes questions philosophiques mais sincèrement la seule que j'ai vraiment comprise était la parabole du talent que nous connaissons depuis notre enfance. Les images sont fantastiques et la mer presque gelée semble incroyable et certains gros plans du navire la rendent encore plus belle. Mais l'aspect anthropologique de la vie du navire, les machines, les pêcheurs, l'humour des marins, les histoires et les appels à l'autorité ont fini par m'énerver. Sans parler du lieutenant Willsdorff. Je suppose que la mention d'un officier militaire portant un chat tout le temps ferait ricaner n'importe quel vrai militaire. Le Crabe Tambour était totalement perdu dans son propre monde. Il a montré son leadership avec les Africains quand il leur a fait gagner une bataille. Lorsqu'il a ensuite été nommé général il a semblé pour la première fois s'amuser sans les étudier comme disons un ethnographe. Mais ce n'était pas suffisant. La signification de ses silences sont juste bon pour s'endormir...
un film lent, qui parle de la mer, des marins, des soldats, de l'honneur, dont le personnage central est décrit indirectement par 3 officiers de marine qui l'ont connu à différents moments de sa vie et en dressent un portait à la fois cohérent et totalement incomplet qui nous laisse sur notre faim. De bons interprètes, de jolies images de la mer et d'Indochine, et beaucoup d'ennui !
"Cap à l'Ouest, Cap sur le Crabe" Pour toute personne aimant de près ou de loin la mer, ce film est un passage obligé, un incontournable. Film excellent dont la photographie de Raoul Coutard y est pour beaucoup. A la fois film quasiment historique (le personnage du Crabe-Tambour est en fait celui de Pierre Guillaume) et quasiment documentaire avec des séquences sur le travail des Terre-Neuvas et celui des marins de la Marine Nationale à bord d'un bateau d'assistance des pêches. A noter que le film à reçu un succès inattendu avec près de 1.5 millions de billet vendus, il remporta 3 césar (meilleur second rôle Dufilho, meilleure photographie Coutard, meilleur premier rôle pour Rochefort) .
Mais alors le Crabe-Tambour qu'est ce donc ? Avec ce film Pierre Schoendoerffer adapte au grand écran son propre roman éponyme (grand prix de l'Académie Française). Des rivages fluviaux du Mékong en pleine guerre d'Indochine, aux paysages du grand nord, en passant par le rift éthiopien, le réalisateur nous emmène sur les traces du Crabe-Tambour, alias Willsdorff, lieutenant de vaisseau pris dans la tourmente des guerres d'Indochine et d'Algérie. L'évocation de ce Crabe-Tambour s'effectue à bord d'un escorteur d'assistance des pêches aux large de Terre Neuve. Dans un huit clos où trois protagonistes (un commandant mourant, un médecin de marine et un chef mécanicien) vont se rencontrer, n'ayant aucun point commun entre eux si ce n'est d'avoir rencontré à un moment de leur vie le Crabe-Tambour. Chacun à leur tour ils vont refaire la vie de Willsdorff, chacun complétant ce que les autres ignorent. Le tout entrecoupé de tabous, d'honneur entaché, des travaux à réaliser à bord, d'histoire absurdes d'un prêtre dans le pays bigouden, d'escales à St Pierre et Miquelon, d'accident en mer. Tout semble retarder ce qui est inévitable, la rencontre avec le Crabe-Tambour au large de Terre-Neuve.
Un film long et ennuyeux, sans queue ni tête, dans lequel quelques bidasses pontifiants (comme la majorité des officiers que j'ai connus lors de mon service militaire) parlent avec nostalgie d'un de leurs anciens compagnons qu'ils ont connu lors des guerres d'Indochine et d'Algérie. Que de vains bavardages et aucune action tout au long du film. On s'y ennuie fermement d'un bout à l'autre.
Je suis fier d'avoir tenu jusqu'au bout. Je suis courageux d'avoir affronté cette oeuvre d'un ennui mortel. Sans aucun intérêt malgré de bons acteurs. Pitoyable.
Adaptation de son propre roman, "Le Crabe-Tambour" est encore une fois une totale réussite de Pierre Schoedoerffer, dans laquelle on retrouve Jacques Perrinspoiler: (qui interprète un personnage qui n'est autre que le frère de celui interprété par Bruno Cremer dans "La 317ème Section", au passage) , et où on trouve aussi, casting impeccable, Claude Rich, Jean Rochefort (dans un de ses plus grands rôles) et Jacques Dufilho. On y suit, en filigrane, le parcours d'un homme, officier au pédigrée imposant et à la réputation parfois glissante, héros de l'Indochine ayant fait des erreurs, un militaire certes, un homme avant tout, avec ses parts d'ombre, ses obsessions. On y suit aussi et surtout la spoiler: probable dernière campagne maritime d'un commandant de la Marine Nationale qui, tout du long, se liera d'amitié avec le médecin du bord, durant leur traversée en direction de Saint-Pierre-et-Miquelon. Immense film que je ne me lasse pas de revoir, et pour les amateurs de lectures, le roman initial est lui aussi une totale réussite.
"Le crabe tambour" est un film que j'ai vu plusieurs fois et que j'aime beaucoup. Il est quasi unique dans l'histoire du cinéma par son ambiance, puisqu'il se passe presque exclusivement sur un navire de guerre en temps de paix, qu'on ne nous parle d'Indochine et d'Algérie que pour expliquer l'origine d'amitiés régies par l'honneur et forgées dans les traumatismes de ces conflits. C'est plutôt lent et contemplatif, mais comment rester insensible à ses superbes images d'un navire pris dans la tempête et dans les glaces du grand nord, à l'interprétation tout en retenue et en authenticité de magnifiques acteurs ? En conclusion, "Le crabe tambour" est envoutant et est tout simplement l'un de mes films français préféré.