16 189 abonnés
13 142 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 24 juillet 2019
Quelle journèe de folie pour Elizabeth Banks qui assume son statut de bimbo blonde comme corps comique en tenant un film à bout de bras! Elle est perdue et n'a ni argent ni tèlèphone portable! Lâchèe en pleine nuit dans les rues de Los Angeles, Elizabeth Banks / Meghan Miles va vivre une soirèe mouvementèe qu'elle n'est pas prête d'oublier! Quand le soleil se lève dans la Citè des Anges, les choses se compliquent encore et toujours pour cette prèsentatrice qui prèsente les infos [...] Une actrice crèèe sur mesure est un instrument essentiel! Les producteurs, pour mieux atteindre leur but, font èvoluer Banks dans une robe moulante jaune au coeur des quartiers chauds de L.A avec ses dealers et ses tapineuses! Le phènomène dure exactement ce qu'il pouvait durer, c'est à dire 95 minutes montre en main où le spectateur se laisse prendre au charme de cette pauvre et marrante bimbo en dètresse! Certes c'est une comèdie US prèvisible mais l'ensemble est drôle et largement suffisant pour maintenir l'intèrêt...
Vendu comme une sorte de "Very Bad Trip" au féminin, le film est finalement assez loin de cet univers. On est plus dans un Road Trip d'une fille des beaux quartiers atterrissant dans des quartiers malfamés sans argent ni moyen de locomotion. Le tout reste moyen. Aussitôt vu aussitôt oublié.
Elizabeth Banks est typiquement le genre d'actrice que l'on a déjà vu partout sans jamais retenir son nom. De la trilogie Spider-Man de Sam Raimi à Hunger Games, l'actrice a enchaîné beaucoup de second rôles dans de grands films mais n'a eu que très rarement le cas de tenir un premier rôle. Le peu de fois où cela est arrivé, les films sont encore inédits en France ou sortis directement en DVD. Blackout Total est pour la première fois l'occasion d'enfin apprécier toutes les qualités de cette comédienne qui n'a jamais eu peur de jouer avec son image.
Persuadée de ne pas avoir décroché le poste de présentatrice dont elle rêvait et larguée par son fiancé dans la même journée, Meghan se laisse convaincre par ses copines d'oublier ses soucis en allant faire la fête pour une nuit de beuverie qui va se finir dans le lit d'un barman. Au petit matin, elle reçoit un message lui annonçant qu'elle a finalement décroché le poste et qu'elle doit passer un ultime test le soir même mais après cette nuit de folie, Meghan voit sa voiture embarquée par la fourrière avec son téléphone et tout son argent à l'intérieur. La journée de la présentatrice semble mal partie et la route vers son travail va être semée d’embûches inimaginables.
Après le délirant films à sketchs My Movie Project, Elizabeth Banks retrouve le réalisateur Steven Brill qui lui offre son tout premier rôle en tête d'affiche en solo. Si l'actrice avait déjà était en tête d'affiche dans d'autre comédies telles que Zack & Miri Tournent Un Porno de Kevin Smith, elle était tout de même en duo avec Seth Rogen. Ici, c'est bien elle qui mène la barque de cette journée cauchemardesque pleine de mésaventures. Une genre de comédie déjà vu des centaines de fois mais qui pourtant fonctionne encore une fois à merveille.
Il faut dire que, dans le genre, Steven Brill n'en est pas à ses débuts. Il a déjà à son effectif d'autres comédies très réussies avec Adam Sandler, Ben Stiller ou bien encore Owen Wilson. C'est lui qui signe aussi le scénario de cette histoire qui voit une présentatrice du journal d'information de 17h devenir bien involontairement le coeur du fait divers du jour. La jeune femme qui n'avait certainement jamais eu l'occasion de se retrouver dans les bas fonds de Los Angeles va devoir sillonner à pied les quartiers les plus glauques et mal peuplés de la ville pour retourner à temps à son travail.
Le titre original Walk Of Shame est une expression anglo-saxonne pour qualifier le retour de fêtes trop arrosées le lendemain matin alors qu'on assume plus sa tenue de la veille et qu'on ne parait plus très frais. Souvent en fait de jeunes femmes à la robe trop courte et au maquillage coulant comme l'a illustré la chaîne de magasin Harvey Nichols dans une publicité en 2011 qui a du influencer Steven Brill. Un titre qui n'a pas vraiment de traduction adéquate en France qui opte pour un Blackout Total pas vraiment judicieux puisque l'héroïne n'a pas vraiment de trou de mémoire comme les héros de Very Bad Trip. L'histoire rappelle plutôt Eh Mec Elle Où Ma Caisse où Ashton Kutcher et Sean William Scott galérait eux aussi pour retrouver leur voiture.
Si Elizabeth Banks est le premier rôle, la plupart des ressorts comiques de cette histoire reposent principalement sur ses rencontres : Deux policiers tire au flanc et pas très malin, un trio de dealers stone, un chauffeur de taxi floué et surtout ses deux meilleures copines jouées par Gillian Jacobs et Sara Wright. Tout plein de second rôles qu'on a eux aussi déjà vu ailleurs sans jamais connaitre leur nom. L'exception est l'ancien X-Men James Mardsen qui prête sa belle gueule pour la romance.
N'allez pas chercher la moindre originalité dans cette comédie de Steven Brill en dehors du fait qu'elle inverse pour une fois les rôles. On a plutôt tendance à voir des acteurs tenir ce genre de rôles tandis que les femmes sont là pour faire jolie à l'écran. Une revanche porté par Elizabeth Banks qui prouve comme Anna Farris ou Emma Stone avant elle que l'on peut être drôle et sexy. Un changement de mentalité certainement aidé par le succès du film Mes Meilleurs Amies.
Elizabeth Banks est incroyable dans cette mini-robe jaune poussin. Si physiquement, elle est parfaite, Blackout Total n'est qu'un succédané de Very Bad Trip. Elle ne se rappelle pas ou vaguement des turpitudes commises la veille. Elle est à la recherche de quelque chose : sa voiture, sa dignité, son portable. Elle va croiser tout un tas de personnages bizarres qui vont refuser de l'aider ou pire l'enfoncer. Un chauffeur de taxi libidineux, un rabbin, un gosse pervers, une conductrice de bus revêche, deux flics idiots. Et même déclencher une mini guerre des gangs. Tous vont la prendre pour une prostituée vu son accoutrement. Dans son discours final, elle dénoncera d'ailleurs toute cette hypocrisie, ces faux-semblants à la télé et dans la vie et étrangement ses propos face caméra sont assez pertinents. Ça ne dénonce pas les petites magouilles télévisuelles, ce n'est pas le sujet, cette fille veut juste se faire aimer et qu'on la considère comme elle est et non pas comme le personnage qu'elle a été. Ce n'est pas qu'une jolie blonde écervelée. Mieux, elle est marrante, romantique, sexy, elle aime la lecture, s'imagine écrivain. Ses copines, toujours prêtes à lui remonter le moral, sont encore plus déjantées qu'elle. Ce ne serait pas la fille parfaite par hasard ?
10 595 abonnés
11 636 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 29 juin 2014
Ce genre de film avec une femme dans le premier rôle et de plus en plus fréquent c'est pas toujours une réussite mais dans ce cas c'est une bonne surprise. C'est une comédie légère et délurée un peu à la very bad trip même si j'aime pas les comparaisons. C'est un divertissement agréable porté par une très bonne Elizabeth Banks qui pendant sa longue route va faire de nombreuses rencontres avec des personnages bien déjantés ce qui va donner quelques situations bien délirantes, elle va aussi subit les préjugés des gens pas aidée par les situations dans lesquelles elle se trouve. C'est vrai que dans l'ensemble on sourit plus qu'on ne rigole mais au moins on ne s'ennuie pas il y a un très bon rythme et aucune longueur.
Le réalisateur est un tacheron auquel on doit des comédies oubliables notamment avec Adam Sandler dans "Little Nicky" (2000) et "Les aventures de Mister Deeds" (2001) et comme c'est un créatif il s'est dit qu'un "Very bad Trip" au féminin était nouveau !... Mais non, depuis quelques années c'est un sous-genre en soi qui est devenu un truc casse-gueule car trop éculé. On suit donc une femme sexy, journaliste, qui après une cuite doit retourner en urgence à son travail pour sauver son job... Poisse sur poisse la pauvre se refait "After Hours" (1985) de Martin Scorcese en version femme super sexy et en comédie mode Apatow, pour continuer dans l'originalité. Rien n'est franchement surprenant, le scénario est trop classique pour sortir du lot. Mais il y a un bonus de poids, Elizabeth Banks, sexy en diable, une vraie bombe genre bonbon jaune qui attire le regard et nous fait oublier quasimment l'ineptie du reste. Elle prouve une fois de plus qu'elle est une des meilleurs actrices de comédie outre-atlantique à défaut de pouvoir sauver le film à elle toute seule.
Je m'attendais à un film sans prétention et plutôt basique et j'ai eu un film sans prétention et plutôt basique qui fait le nécessaire pour que l'on passe un bon moment avec quelques sourires aux lèvres. Sympathique mais sans grand intérêt.
J'attendais sans doute un peu trop de cette comédie avec E. Banks en vedette. Le film propose une virée intéressante dans un L.A urbain loin des beaux quartiers avec ce voyage retour d'une présentatrice TV vers chez elle afin de décrocher le job de ses rêves. Le plus intéressant dans le film, c'est quand il présente une société qui fonctionne à l'envers avec les agents des services publics, ceux qui sont censés aidés leur prochain, incapables de porter secours à notre héroïne tandis que les dealers et quelques autres personnages sont bien plus utiles. Ce n'est pas hilarant et surtout, il peine parfois à exploiter le potentiel comique de ses acteurs mais il dresse le portrait assez acide de notre société, prompte à juger aux apparences. C'est bien fait, plutôt bien rythmé et quelques gags sont réussis mais je reste un poil sur ma faim. D'autres critiques sur
Un "very bad trip" pour filles qui se laisse regarder. Honnêtement, on rit plus d'une fois, même si le côté "pour filles" est un peu trop présent (romance à la noix, héroïne qui a un peu trop l'air de débarquer d'un épisode de "sex and the city"...). Certains gags sont un peu lourdingues, mais dans l'ensemble, cette surenchère de situations excessives est amusante.
Depuis Very Bad Trip, on a droit à une bonne dizaine de films qui racontent comment une nuit peut déraper avec un verre en trop. Le dernier en date, c’est Walk of Shame de Steven Brill.
Walk of Shame est donc une comédie burlesque contant le trajet chaotique d’une fille sympathique (c’est tellement rare dans ce genre de comédie que le protagoniste principal soit quelqu’un d’ouvertement sympathique) entre un appartement dans un quartier qu’elle ne connaît pas et le bureau de son futur employeur. Bien évidemment, cela donne lieu à une belle fournée de gags bien régressifs et souvent réussis, grâce à l’abattage exceptionnelle d’une Elizabeth Banks qui se transforme de plus en plus en une actrice incontournable de comédie et un supporting cast de bit players talentueux, comme Alphonso McAuley, Larry Gilliard Jr., Ethan Suplee ou encore le toujours excellent Bryan Callen. En effet, ces acteurs ont bien plus d’importance que les réels seconds rôles, comme James Marsden, Gillian Jacobs et Sarah Wright Olsen, franchement sous-utilisés. Etrangement, Steven Brill semble manquer de sens du rythme dans la mise en scène, heureusement contrebalancée par une écriture habile, qui si elle ne révolutionnera pas la comédie, permet au spectateur de passer un bon moment.
Walk of Shame n’est évidemment pas la comédie de l’année, mais c’est une comédie furieusement drôle et surtout jamais autant cynique que les autres comédies du même genre.
Un petit film un peu dans l'esprit de very bad trip. L'humour est assez lourd, il n'y a aucune surprise. Après, ça se regarde sans trop de difficulté malgré tout car les temps morts sont assez faibles.
Rien de bien surprenant , un bon film de divertissement sans grande prétention. L histoire n est pas très originale est à même du Mal à décoller sa reste lourdingue. On oubliera très vite ce film qui ne fait que reprendre ce qui a déjà été fait. Sans intérêt
Énième comédie de Steven Brill qui est clairement son genre de prédilection, "Blackout total" est porté cette fois ci par Elizabeth Banks, qui pour une fois a le rôle principal et ca lui va plutôt bien, surtout dans son cliché de la journaliste américaine qui fait une course contre la montre pour arriver a son (peut être) futur job. La scène du chat est épique même si elle ne dure que quelques seconde. Ethan Suplee en flic débile est excellent. Le groupe de fumeur de crack qui l'aide au début est épique. Il faut avouer que je m'attendais a une comédie américaine de plus sans saveur et bien je me suis trompé, les copines de Mégan sont complètement déjantées et il n'y a aucun temps mort dans cette comédie déjantée a souhait.