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Dik ap Prale
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3,5
Publiée le 4 août 2014
Felix Van Groeningen détient une sensibilité rare. Une disposition à favoriser avec aisance des instants de vérités qui émergent avec un naturel. D'un égal affect, Rabbit Hole (2010) nous ramenait à lui... Aujourd'hui ce sont Maybelle et le Bluegrass qui font partie de nous.
un uppercut dans la tête ferait le même effet que le visionnage de ce film. âme sensible s'abstenir. c'est tristement beau, superbement interprété et avec une BO extra. un cinéphile n'a pas le droit de passer à côté.
Un drame belge qui déclenche l'unanimité aussi bien du côté presse que du côté spectateur, forcément cela a attiré mon attention. Et cette avalanche de louanges est, selon moi, plutôt méritée. En effet, Alabama Monroe nous embarque dans un récit qui brille de par son côté esthétique, à travers une photographie sublime, mais également de par ses montagnes russes d'émotions. Cette histoire d'amour est traitée via un montage déconstruit très astucieux, bien que déjà vu, mélangeant subtilement séquences musicales, flashback et flashforward. Un réel attachement émotionnel se crée ainsi avec ces personnages, et on vit le combat contre le cancer de leur fille à leurs côtés. Le film de Felix van Groeningen sonne comme une sombre poésie, agréable à l’œil mais évoquant de nombreux sujets aussi délicats que lourds. En se frottant à des thèmes aussi graves que la maladie et la mort, Alabama Monroe frôle quand même la pathos un peu trop prononcé. Cet écueil est évité grâce au charme naturel qui se dégage du long métrage, cette atmosphère fraîche et mélancolique, qui trouve sa beauté dans la douleur. Une bonne partie de ce charme est évidemment à mettre au crédit du duo d'acteurs Veerle Baetens - Johan Heldenbergh, qui crève l'écran. Notamment grâce à un final orchestré d'une main de maître, cette triste mélodie country se révèle être une belle surprise.
(...) Alabama Monroe met la Belgique à l’honneur ! Quatre ans après La merditude des choses (premier film du cinéaste), le talentueux Felix van Groeningen réalise un véritable mélodrame, poignant, d’une force et d’une délicatesse extrêmes. L’histoire de ce beau film dépeint la rencontre d’un couple passionné, fusionnel, dont l’alchimie est sublimée à l’écran par l’interprétation remarquable de Veerle Baetens et de Johan Heldenbergh, en parfaite osmose. Ces acteurs sont tellement brillants que l’on oublie très vite qu’ils jouent un rôle. L’humanité des deux personnages crée une empathie immédiate et émeut le spectateur. La toute jeune Nell Cattrysse, livre également une prestation étonnante, qui vous demandera un effort personnel pour ne pas fondre en larmes. Outre un casting formidable, l’intelligence du film tient en la destruction chronologique, qui transcende un scénario linéaire, et qui permet d’explorer les émotions et de varier les tons, la joie, la gaieté, le bonheur familial, puis la descente aux enfers, la déstructuration d’un couple face au drame, la tristesse, le malheur inéluctable… La musique Bluegrass est au final le cœur de cette belle histoire et transcende le drame; elle s’accorde parfaitement au tempo d’Alabama Monroe, et ponctue brillamment la variété des émotions fluctuantes des personnages, en permettant de cristalliser immédiatement un sentiment. La technique du film est sans défaut avec des tons sombres, un cadrage et des mouvements de caméra imperturbables. Dans une esthétique à la photographie irréprochable de Ruben Impens, le film prend des couleurs captivantes et des lumières rougies (...)
Le meilleur. Génial, c'est magnifique ! C'est un film que j'ai vu chez moi toute seule en cassette, et j'ai pleuré. C'est un film superbe. C'est le plus beau de la semaine, hein. Y en a aucun autre aussi bien. C'est triste. Evidemment, c'est l'histoire de parents géniaux, très beaux, chanteurs en plus. Ils chantent très très bien. Même moi qui n'aime pas la musique, j'ai trouvé que c'était très beau, la musique. C'est encore mieux que La guerre est déclarée. Et c'est magnifique. Mais c'est beau, hein. C'est un très très très très beau film. C'est le meilleur. On pourrait craindre que ce soit gnan-gnan. Pas du tout ! Ils sont tellement vivants. Leur fille est morte, ils sont malheureux, mais ils sont tellement vivants, pleins de vie et d'amour, et de chanson, et de musique, qu'on n'en peut plus de bonheur.
Meilleur film de 2013. Des acteurs sublimes et tellement justes. Une réalisation soignée. Un scénario pudique et réaliste. Une musique super. Extraordinairement touchant, poignant, vrai.
Une tranche de vie très dure, les acteurs sont exceptionnels, leur jeu ultra réaliste et la mise en scène parfaite entraine une identification particulièrement forte. Une film prenant, on en ressort touché dans sa chair et son ame. Une très belle réussite. Le genre de film qui aurait mérité en plus de quelques prix, quelques sous pour récompenser tous les gens qui ont bossé dessus.
Un vrai chef d'oeuvre. Une histoire d'amour bouleversante. Ce film montre le bonheur à l'état pur et la dégringolade jusqu'à l'abandon de sois. Des acteurs formidables, des images à couper le souffle, même le rythme du film est parfait, on voudrait qu'il ne s'arrête jamais. Un pur concentré d'émotions, qui vous prend par la gorge. A voir.
Ce qui m'a le plus marqué dans ce film c'est l'émotion qui s'en dégage. En voyant la bande d'annonce je ne m'attendais pas à un film si dur, si sombre, il faut quand même le préciser, si vous voulez un film léger et joyeux passez votre chemin. spoiler: Ici il est question de maladie, de mort, de deuil, de suicide. Des sujets durs traités avec une grande finesse. Les acteurs jouent à la perfection, leur alchimie est parfaite à l'écran, vraiment. spoiler: On voit se couple se déchirer peu à peu après la mort de l'enfant, une séparation qui est comme provoquée par la mère, voulu, comme si elle cherchait volontairement le conflit pour briser le bonheur auquel ils ont pu gouter dans le passé. Comme s'il fallait se punir, effacer ce qui a été.
J'ai apprécié la beauté des images, de la musique, la profondeur du message et des questions soulevés. On passe du rire aux larmes dans ce film, certaines images sont frappantes spoiler: comme celle de la mère serrant le corps de son enfant sans vie contre elle.
C'est un film qui bouleverse, qui prend au tripes, il laisse sa trace, je ne suis pas prête de l'oublier.
Tout simplement sublime, percutant et excessif. Une simple histoire d'amour passionnée entre 2 marginaux, qui vivent une vie à travers la musique narré à l'état brut. La BO est superbe et elle berce à la perfection les émotions qu'ils éprouvent. Les acteurs sont naturels et tout est filmé avec pudeur, l'intimité de leur vie nous est donnée de plein fouet, on est à fleur de peau en visionnant ce film. On vit avec eux leur histoire grâce à une chronologie du film complètement déréglé qui rend ce drame encore plus vivant. Le réalisateur en fait en trop, et c'est ce qui donne l’authenticité. Il y a trop de musique, trop d'émotions tout se mélange et se confond et rend le tout beau. Ce drame saturé de mélodrame est une ode à la vie, une vraie claque cinématographique!
Le film le plus beau et poignant que j'ai vu cette année 2013. Il est d'une justesse incroyable autant dans les thèmes abordés que dans le jeu de ces acteurs talentueux. Le titre original du film me parle plus, "the broken circle breakdown", rappelle que la vie est est un cycle fragile.
La bande originale nous fait vivre l'histoire d'un couple néerlandais et leurs proches, des moments de joie et de peine. Le bluegrass est étonnamment efficace pour raconter cette histoire. Felix Van Groeningen m'avait déjà impressionner avec "la merditude des choses". Il maîtrise son sujet, il maîtrise le cinéma et l'émotion. Il sait aussi s'entourer de très bons professionnels et techniciens, le scénario m'a touché même en VO (néerlandais je précise), la photographie est sublime, une postprod presque parfaite. En effet, je sens un léger bémol autour du montage narratif, pas toujours évident, il découpe inutilement l'intrigue. Cela n'en reste pas moins un film d'une grande qualité. Bémol : peu de cinémas ont projeté ce film. C'est dommage de voir autant de nullité américaine sur les affiches et si peu de films ces films européens qu'il faut dénicher avant d'apprécier.
J'en reste sans voix, mais pas sans émotions ni réactions après les 1:40 de film. Jamais un film ne m'aura paru aussi proche de ce thème, aussi réaliste de ce couple avec un enfant atteint d'un cancer. Pourquoi est-il aussi attachant et intriguant à la fois? Car il alterne entre les moments de bonheur du trio et les moments où le monde semble s'écrouler. On peut être rebuter par ce détail, mais il fonctionne très bien! Ensuite, le film tient des lignes de dialogue qui sont très bien écrites et parlent à la façon d'un métaphysicien. L'idée qu'a voulu utiliser le réalisateur est que lorsque l'histoire avance il y a des clins d'oeil à l'actualité de l'époque (notamment lorsque qu'on voit le couple jouer avec leur enfant et la télévision allumée en arrière plan qui montre un discours de Busch le lendemain du 11 septembre). Mais le point marquant de l'oeuvre est sans aucun doute la place que prend la culture américaine plutôt basée sur le country et les cow-boys. Ceci aussi peut rebuter, mais se marie parfaitement avec le film. Dernier point important: la prestation des acteurs qui est excellente. Parfaite. Le déchirement que vit cette famille est sans aucun doute une des découvertes de l'année.
Récompensé par le César du meilleur film étranger ; ou comment primer un cinéaste de son caviardage assumé de dizaines d'autres. Il n'en fallait donc pas moins à la haute académie, dans la lignée de son palmarès ahurissant décliné en cette année 2014. Oui car comme à l'heure actuelle, on ne sait plus de quelle façon émouvoir et faire pleurer les gens au cinéma, une seule chose compte : la surenchère de pathos. C'est donc ce que fait continuellement Felix Van Groeningen avec le pompeux "Alabama Monroe", sorte de "La guerre est déclarée" version Belgique, subtilité (et inventivité) en moins. D'une banalité désespérante, le film enchaine en effet tous les chausses-trappes du mélodrame, confondant ceux-ci en une débauche de situations téléphonées et clichés insupportables. Les thématiques abordées sont d'une tristesse absolue, servant de prétexte à pallier tant bien que mal le côté cul-cul la praline. Tout comme les situations et autres enjeux dramatiques, les personnages sont on ne peut plus vides, déjà croisés un million de fois. L'interprétation quant à elle ne fait vraiment rien pour arranger cela. Un film qui vous mettra le moral à zéro pour un tas de raisons, essentiellement cinématographiques.