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Un visiteur
5,0
Publiée le 4 octobre 2013
Magnifique. Deux acteurs talentueux et épatants de justesse, une photographie remarquable, une mise en scène fine, le tout impeccablement monté et rythmé par une BO sublime. Mon coup de coeur de l'année ! Fingers crossed pour l'Oscar du Meilleur film étranger.
Auteur déjà du trés bon "La Merditude des Choses", Felix Van Groeningen rempile avec "Alabama Monroe". Une oeuvre forte en émotion dont les larmes succèdent rapidement au sourire du début. C'est fort, poignant, magnifiquement bien interprété et ne tombe jamais dans le mélo à deux sous. On attend avec impatience le prochain rejeton de Felix Van Groeningen.
Magnifique ! Il m'a retourné les tripes... Je l'ai vu hier soir et je me réveille, il occupe encore toutes mes pensées... La réalisation est superbe. De la beauté, de la tristesse, de la sensualité, de la joie, de la tendresse, ... quel bouquet de sensations... de très belles images, une musique a coupé le souffle... Des acteurs formidables de force et de fragilité... Et une réflexion sur la vie, la religion, le pouvoir... Splendide.
Très joli film qui change des blockbusters américains. Impossible de ne pas pleurer. Poésie, acteurs tout en retenue et en justesse, musique prenante, bref, un beau moment d'émotion !
Félix Van Groeningen a réalisé ici un magnifique mélodrame sans mièvrerie, dans lequel les émotions font le grand écart en passant de l'amour fou au déchirement, du bonheur intense à la tristesse infinie. Par un jeu d'allers et retours dans le temps, le réalisateur évite de s'enliser dans le pathos. A travers cette histoire qui soude les personnages puis finalement les arrache l'un à l'autre, le coeur du spectateur s'émerveille, s'emballe, ou saigne tour à tour. Les acteurs servent leur rôle sublimement, révélant toute la force mais aussi l'extrême fragilité des personnages qu'ils incarnent. Dans leurs échanges de regards, souvent bouleversants, et particulièrement soignés par la mise en scène, animalité et spiritualité se mêlent. Les corps sont sensuels, elle tatouée de la tête aux pieds, lui ours barbu et hirsute, et en même temps, ces personnages, rugueux en apparence, se révèlent être des êtres purs et tendres. Le réalisateur s'est habilement servi du contraste entre leur enveloppe charnelle et leur intérieur pour explorer toute la gamme des sentiments humains. Une des forces de ce film est aussi d'insuffler une une pulsion de vie, une incroyable énergie même au plus profond du désespoir. On se prend à croire que tout est encore possible, comme dans cette Amérique fantasmée par le héros. Et puis, bien sûr, une mention spéciale pour la musique Bluegrass qui scande les événements et met en relief les émotions, pour ces airs formidablement interprétés par les acteurs eux-mêmes et dont les paroles appuient juste là où ça fait mal. Incontestablement, Alabama Monroe est ce qui s'appelle un BEAU film. Courez-y, vous ne le regretterez pas.
Film émouvant dont la trame chronologique peut surprendre mais est au final un énorme atout. Loin d'etre gnian gnian, ce film nous attache très vite aux personnages ! Les acteurs sont incroyables !!
En Belgique, un couple de musicien de country vit la passion, l’amour, la parentalité et un drame familial majeur. Comment un couple aussi uni autour d’un enfant, d’une passion commune et en harmonie autour de la même vision de la vie peut-il surmonter le plus atroce des événements ? Difficile de livrer plus d’un film reposant sur un suspense et une tension émotionnelle hors du commun. Cette histoire est d’une intensité et d’une violence rare, un vrai grand huit émotionnelle. Félix Van Groeningen ne fait pas dans la demi-mesure et çà ne sera pas du goût de tous. Adorant son précédent film que je qualifie comme un des meilleurs films de 2011, « La merditude des choses », il a un talent fou pour saisir le destin d’une famille et l’étudier avec méticulosité. Il nous entraine dans l’histoire de ce couple en nous mettant la tête sous l’eau : des saynètes reliées les unes aux autres et qui font corps avec grâce. Il ne nous donne à voir que les moments de tension, d’émotion, de crise du couple : première nuit, enterrement, annonce de la maladie, de la grossesse, demande en mariage,… Et pour illustrer tout cela il utilise une narration éclatée et pas uniquement entre deux périodes menées parallèlement, il nous trimballe en permanence durant les 8 ans de cette histoire de couple de manière totalement déstructurée. Il a fait ce choix au montage et cela paraît judicieux pour assommer encore plus le spectateur, passant du bonheur à la tragédie ou de l’euphorie à la douleur. Ce type de montage très déstructuré lui permet de bien montrer combien un couple soumis à l’insoutenable peut aller jusqu’à sa désintégration, et avec une grande fluidité. La sensibilité dépeint dans ce film autour d’un drame entourant l’enfant se rapproche beaucoup de « La guerre est déclarée » ; l’issue est tout autre. Ici, le réalisateur fait le choix de l’âpreté extrême. Plus positif sur le même thème, « Rabbit hole » offre une alternative plus douce et plus acceptable ; tout simplement une autre réalité. Ici, il faut être bien armé pour résister au film. Et comme dans son précédent opus, il met en scène des comédiens bluffant de justesse et de cinégénie. Et puis la musique hyper présente mais jamais utilisé à des fins nauséabondes et destinée à nous tirer la larme, elle est plutôt là pour alléger les peines et permet aux protagonistes comme à nous spectateurs de reprendre contre souffle. Ce film aborde aussi le thème de la croyance. Comment s’en sortir lorsque l’on vit un drame horrible ? Là, dans le couple, le pragmatisme s’oppose au mysticisme ; chacun voulant imposer sa vision à l’autre. Dans un couple est-on toujours en capacité d’accepter un trajet de reconstruction différent du sien ? Et puis dans l’adversité, les pires reproches sur la responsabilité du conjoint peuvent ressurgir afin d’expier son propre malaise. En un mot ce grand succès du cinéma belge ne vous fait aucun cadeau. C’est un véritable listing du pire à vivre dans la situation ; pas de positif comme dans « Rabbit hole ». C’est le seul reproche que l’on peut faire au film qui pourtant ne joue pas dans le pathos. Dans Ecran Large : « Un pur mélodrame bien lacrymal mais émotionnellement juste, qui réussit la gageure de faire rimer espoir, marginalité, révolte et passion avec un brio éclatant. Et servi par des comédiens talentueux sidérants de naturel et une mise en scène qui évite avec bonheur les artifices du genre. »
Tellement encensé par la critique comme par le public, Alabama Monroe crée énormément d'attente chez le spectateur. Présenté un peu partout comme le bijou de l'été, ce film relate l'histoire d'un couple passionné dont la vie est rythmée par la musique. Ils ont un enfant, Maybelle. Sauf que, et fort heureusement, tout ne se passe pas si bien qu'il n'y paraît dans le synopsis. Leur fille est dévorée par un cancer. Sa lente descente aux enfers sera surtout la leur. Leur couple tremble, les langues se délient, l'autre semble tout à coup détestable. Van Groeningen réussit la prouesse de faire vivre ce film, dont même ses moments les plus durs et les plus âpres, à travers la musique folk. Même moi, pourtant pas friand de ce genre musical, suis tombé sous le charme des cette BO. On ne peut que vibrer en voyant les regards d'Elise et de Didier se croiser, leur prunelles s'entrechoquer et danser , éperdus d'amour, sur ces mélodies colorées de l'Amérique traditionnelle. On ne peut que s'émouvoir en assistant au déchirement de cette famille, à tous les niveaux. Outre la BO, le film surprend par sa réalisation juste. Le choix d'aller chercher une trame narrative à rebours de la logique chronologique est très judicieux: on assiste aux bonheurs abondants du couple sans jamais que cela ne tombe dans le gnangnan, leur noir destin surplombant constamment notre regard de spectateur. En revanche, cette acrobatie cinématographique n'aura pas suffi à m'ôter de l'esprit l'impression que le scénario est assez inélégamment cousu de façon à arracher la larme au spectateur. La petite fille agonisant sous les assauts du cancer, le couple tout nouveau tout beau qui tombe soudainement dans des disputes assassines, à la limite de la rupture justement en raison de la maladie de la fille...ce n'est pas ce qu'il y a de plus original et de plus recherché, soyons clairs. Cela dit, encore une fois, la BO et la réalisation, et surtout la combinaison des deux, relève du génie. Dernière chose, et non des moindres, le casting est renversant. Johan Heldenberg, dans le rôle de Didier, a délivré une performance qui fait pour moi partie des plus mémorables de cette année. Veerle Baetens, malgré un charisme moins criant que le premier cité, reste largement au-dessus de la moyenne. Remarquable. En somme, un film qui, hormis ce condensé factice de fils scénaristiques cherchant à tout prix la compassion du spectateur, confirme son statut de bonne surprise de l'été. Mieux, il est à classer dans les grands films de l'année de 2013, sans aucun doute.
Ce film est plus qu'un drame ! Scènes poignants, musiques très agréables. Les sujets traités (religion, politique et science) dans le film font réfléchir. Film à conseiller !! (sauf pour âme sensible!)
Fantastique, émouvant, simple et pourtant bouleversant! Des acteurs tellement vrais, qu'il en devient difficile de voir la différence entre la fiction et la réalité!
Touchant Renversant. Un couple diamétralement opposé de par leur style de vie et leurs croyances vont s'unir et se déchirer dans la douleur du deuil. Amour, religion, maladie, suicide tout y passe par cette Amérique que le père a pour modèle. Seulement la souffrance et la solitude d'un être ne s'efface pas ou ne se remplace pas comme un tatouage sur la peau, son encre reste bien gravée et profonde. Des acteurs merveilleux, sans superflu. Elle est magnifique, Il est poignant. Et cette musique qui fait si bien le lien et exprime toute l'émotion et la distance du couple sur scène. A voir et à revoir, ss oublier que la BO fait du bien aussi aux oreilles ;-)