Les Ardennes
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Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2016
Robin Pront prouve une nouvelle fois que le cinéma flamand est actuellement en pleine possession de ses moyens artistiques et financiers après les réussites du très sombre « The Beast » et du plus caustique « La peau de Bax » pour ne citer que les plus récents. Ici, si l’on ne contestera à aucun moment la naissance d’un réalisateur à suivre, on ne peut s’empêcher de trouver tout cela trop influencé et référencé pour avoir une personnalité propre qui marque durablement les esprits au-delà de la plaisante vision du film. En l’état, ces inspirations plus ou moins flagrantes ne sont pas toujours digérées entre le Nicolas Windingn Refn de « Drive » ou le David Fincher première époque pour ne citer qu’eux.
L’affiche scande le patronage de Danny Boyle ou Quentin Tarantino, rien que ça. Effectivement, toutes ces références plus ou moins avouées et concrètes dans « Les Ardennes », surtout dans la mise en scène, sont visibles et donnent de la gueule au film. C’est clairement très esthétique, mais le long-métrage croule justement trop sous le poids de ses illustres ainés pour se doter d’une personnalité formelle qui lui est propre. Et c’est très dommage même si une atmosphère bien particulière et délétère se dégage lors du dernier tiers, le plus réussi. En effet, toute la première partie fait un peu du surplace et, si on ne s’ennuie pas, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent hormis une réalité sociale flamande et urbaine peu reluisante mais guère innovante. Pour cela, le cinéma du concurrent wallon est plus doué, notamment avec les Dardenne.
Mais toute cette mise en place prépare le dernier tiers dans les Ardennes qui aimante davantage la pupille par sa violence sèche et surtout un retournement de situation tout à fait inattendu qui donne tout son sel au film. On ne criera pas à la révélation de l’année mais on sent chez Pront une volonté de donner quelque chose de nouveau au cinéma. Son scénario n’est pas mauvais, ses images non plus, mais attendons de voir ce qu’il fera de son second film et s’il trouvera sa propre voie, loin des références, influences, hommages ou plagiats qui, sporadiquement, hantent « Les Ardennes ». Pour le moment, on prend un certain plaisir devant un film qui qui sait pourtant se faire original sur le fond en sentant le déjà-vu sur la forme. Ce qui en fait un pléonasme à lui tout seul !
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2016
Deux frères cambriolent des villas pour se payer leur came. L'aîné tombe, refuse de donner son cadet et prend quatre ans de prison. À sa sortie, il espère retrouver sa compagne... qui entretemps a refait sa vie avec le cadet.

Voilà quelques années que nous viennent des Flandres des films diablement intéressants - alors que bizarrement la production néerlandaise reste désespérément plate. Michaël Roskam ("Bullhead"), Felix Van Groeningen ("Alabama Monroe", "Belgica"), Erik Van Looy ("La mémoire du tueur") ont administré la preuve que le cinéma belge ne se réduisait pas aux frères Dardenne et à Benoît Poolvoerde - que j'adore.

Le premier film de Robin Pront a des airs de déjà vu. Quelque part entre le film de voyous (deux frères entre pulsions violentes et désir d'insertion), la chronique sociale (des Flandres grises et paupérisées), le drame familial aux accents shakespearien (Dave cache à Kenneth sa relation avec Sylvie pour ne pas le blesser). Mais à mi-parcours le film prend le chemin des Ardennes - d'où son titre - et bascule dans le polar testotéroné. Pour se conclure par un twist totalement imprévisible et parfaitement logique. On se retrouve dans le film noir pur et dur façon Frères Coen première période ("Sang pour sang", "Miller's crossing").

"Les Ardennes" a deux qualités rarement conjuguées : une mise en scène tendue signée par un réalisateur prometteur et un scénario remarquable écrit à l'origine pour la scène.
Steven Merlier
Steven Merlier

52 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 avril 2016
gros gros coup de cœur ! un film puissant ! violent qui prend au trip dont on ressort troubler ! cette histoire de fratrie prend au cœur et on voyage dans les Ardennes avec eux jusqu au dénouement qui vaut le détour !

C est crade, dégueulasse, ils sont moches laids , on a pas de compassion pour eux mais ont une force de vivre ou du moins d aller de l'avant ! sauf que le frère aine enchaîne les conneries et on est pris dans cet débauche visuel de violence mais aussi de sentiment !

Veeler Baetens troublante de sensibilité malgré le passif de son personnage, une actrice capable de jouer de tout ! un travail visuel sur la camera , la couleur , les prise de vue de nuit des Ardennes. La musique envoûtante et violente tout rend ce film malsain , on s attend au pire , on imagine même pas ce que va nous tomber dessus !!
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2016
Pour une fois, la mention "Par les créateurs de ..." est justifié. Car "Les Ardennes" est un héritier de "Bullhead". Il faut avouer qu'ils sont forts ces flamants. Leurs films sont vraiment très bons. Celui-ci a un style visuel marquant et une ambiance forte. C'est très bien réaliser et la volonté du réalisateur de laisser place aux acteurs tout en stylisant ses plans fonctionne parfaitement. L'histoire a, par moment, un goût de déjà-vu mais la manière de la traiter et la psychologie poussée des personnages permettent de nous intéresser du début à la fin. Veerle Baetens, vue dans le somptueux "Alabama Monroe", est une fois de plus très convaincante. Les deux acteurs principaux sont aussi très bons. Et heureusement que Matthias Schoenaerts ne fait pas parti du casting sinon la comparaison avec "Bullhead" aurait été trop importante. La bande son électro reflète bien le caractère et la relation des deux frères. Rien n'est laissé au hasard dans ce bon film.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 avril 2016
"Les Ardennes" est un polar réaliste et noir bourré de tension au gré d'une bande originale d'enfer sur 2 "frères ennemis" et leur entourage minés par le poison du mensonge. Un film qui renvoie à l'univers de Fabrice du Welz, de "Blood Simple" des frères Coen ou de QuentinTarantino quant il flirte avec les excès. Jeroen Perceval, Keven Janssens et Jan Bijvoet sont particulièrement convaincants sur une réalisation âpre de Robin Pront. Après "the Beast" et "Bullhead", le cinéma belge se porte bien surtout lorsqu'il se drape de noirs atours. 4,5/5
Silence ça tourne
Silence ça tourne

27 abonnés 188 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2016
Les Ardennes est un bonne réussite pour la première réalisation de Robin Pront. C'est un bon petit film possédant une atmosphère froide qui malgré ses petites longueurs réussit à être crédible et nous amené a son final inattendu. Le point fort du film reste ses acteurs totalement habité par leurs rôle.
Archibald T.
Archibald T.

20 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 avril 2016
Malgré quelques longueurs, le film tape fort. La banalité est un rêve pour les protagonistes du film, c'est dire. La photographie accentue ce sentiment glauque.
La Belgique sort son cinéma et il n'est pas à négliger.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 avril 2016
C'est une histoire de frères qui se déchirent, une histoire comme il en existe des milliers, depuis la Bible jusqu'à Shakespeare. Difficile de faire original quand on tape dans ce sujet. A défaut de briller par son inventivité, "Les Ardennes" préfère faire dans l'efficace. Ici, il s'agit donc de Dave et Kenneth, deux voyous élevés dans un contexte social difficile. Issue de secours facile, la criminalité leur semblait bien. Mais un cambriolage a mal tourné et voilà que Kenneth est envoyé en prison. Sylvie, sa petite amie d'alors ne lui donne plus de nouvelles. Et pour cause, celle-ci est désormais en couple avec Dave et a décroché de la drogue. Cet équilibre précaire bascule donc quand Kenneth sort de prison. Quatre ans ont passé mais il veut reprendre les choses avec Sylvie et Dave n'ose pas lui avouer la nature de sa relation avec elle. Les retrouvailles sont tendues... Premier long-métrage de Robin Pront, "Les Ardennes" est basé sur une pièce de théâtre écrite par Jeroen Perceval, co-scénariste du film et interprète de Dave. Dès les premiers plans, Pront fait naître une tension renforcée par la musique assourdissante venant illustrer le bouillonnement intérieur de ses personnages. Qu'il verse dans le drame social, le triangle amoureux ou le thriller pur et dur, la tension est là, omniprésente. Il faut dire que Kevin Janssens, incarnant Kenneth, est une vraie boule de nerfs, une bombe qui menace de sauter à tout moment. Entre Dave et Kenneth, Sylvie est incarnée par Veerle Baetens, la révélation d'"Alabama Monroe", trouvant là un rôle touchant, celui d'une femme qui ne rêve que d'une vie banale alors que Kenneth fait tout pour la tirer vers le bas. "Les Ardennes" ne manque pourtant pas défauts, en témoigne sa mise en scène un brin tapageuse et une écriture qui n'embrasse pas complètement toutes les possibilités que le récit lui offre. Cela dit, le film a une véritable authenticité et déborde d'énergie. La première partie, presque un drame social, voit Dave et Sylvie faire face au retour de Kenneth tandis que celui-ci lutte contre sa nature tandis que la deuxième partie verse dans le thriller pur et dur avec un penchant pour la violence sèche et un peu d'absurdité. Si le film prend des allures de thriller pour mieux s'orienter vers un genre, il faut saluer avant tout son envie de faire dans le social : le milieu dans lequel Kenneth et Dave ont grandi ne laisse que peu d'espoir pour une vie meilleure. C'est un monde où les patrons sont des losers, enchaînant cigarettes sur cigarettes en regardant du foot à la télé, un monde où une femme doit servir des boissons à moitié nue pour gagner sa vie et où l'homme est plus facilement poussé vers la criminalité. Un monde impitoyable, parfaitement retranscrit dans la violence qui ronge "Les Ardennes" et qui ne pardonne pas.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2016
C'est belge, flamand pour être précis, et c'est de la dynamite. A combustion lente, dans un premier temps, avant l'explosion qui n'en finit pas de faire des dégâts. Jusqu'au coup de théâtre final qui nous cloue au pilori. Reprenons : Les Ardennes, le premier film de Robin Pront (un nom à retenir), est l'histoire de deux frères avec une femme au milieu. Pas très original, effectivement. Sauf que Robin Pront est d'une maîtrise diabolique aussi bien dans l'écriture que dans la mise en scène et que la violence souterraine ne va pas le rester jusqu'au bout. Deux frères d'Ardennes (elle est facile), donc, et une atmosphère noire comme de la poix avec quelques scènes incongrues voire comiques pour ajouter encore un ingrédient à ce plat succulent qui se mange très froid. Cerise sur cette carbonnade flamande : l'ensemble de l'interprétation : de Kevin Janssens à Jeroen Perceval (coscénariste) en passant par Sam Louwyck, Veerle Baetens et Jan Bijvoet (mention spéciale). Est-ce aussi bien que Bullhead ? Peut-être pas, mais on n'en est pas si loin.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2016
Pour son premier long-métrage, Robin Pront adapte une pièce de théâtre et se frotte au polar poisseux. Une belle mise en scène, quoi que démonstrative, sauve le film de ses maladresses.

LA SUITE :
Tchi Tcha
Tchi Tcha

13 abonnés 247 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 avril 2016
Produit par les producteurs de Bullhead, le belge Robin Pront signe un premier film noir, percutant et esthétique, ne manquant pas de nous rappeler le grand Nicolas Winding Refn. Un film majeur bien interprété et magistralement bien maîtrisé.
flatroncine
flatroncine

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2016
un film un peu surprenant, bien interprété, don le rythme nous entraîne, et où les personnages principaux tisse une relation entre deux frères plaine de rebondissements.
Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mars 2016
Plutôt moyen, lent et moyennement convaincant. Le film ne décolle à aucun moment, linéaire. Même la fin reste mal traitée.
Les acteurs ont des "gueules" , campent bien leur rôle mais avec une mise en scène poussive, difficile de rehausser ! 2/5 !!!
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2016
Excellent ! Ambiance sombre et inquiétante pour ce premier film de Robin Pront qui tient en haleine jusqu'au bout que personne ne voit venir! Le scénario est en effet vraiment bien foutu, la mise en scène impeccable, des personnages qui sortent de l'ordinaire... et les acteurs tous excellents, particulièrement Jeroen Perceval qu'on avait déjà pu remarquer dans "Bullhead". Une vraie réussite pour un premier film ! A voir absolument !
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mars 2016
Grâce une mise en scène soignée, la violence psychologique est sensible à l’image. Une noirceur oppressante imprègne l’ensemble du film, aussi bien dans ses décors urbains que ruraux. Paradoxalement n'émane pas de ce qui devrait la source naturelle, les personnages eux-mêmes. Un résultat qualifiable de superficiel.
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