Major Dundee
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soniadidierkmurgia

1 441 abonnés 4 342 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2021
Tout au long des années 1950, Sam Peckinpah s’initie à la réalisation en passant par l’assistanat, notamment pour Don Siegel puis par la réalisation d’épisodes de séries télévisées ( « Gunsmoke » et « L’homme à la carabine », toutes deux des westerns). C’est en 1961 qu’il réalise son premier film avec « New Mexico » (un western), aussitôt suivi de « Coups de feu dans la Sierra » (1962) dans lequel il a la géniale idée d’associer Randolph Scott et Joel McRea, deux vétérans d’Hollywood qui incarnent le parcours déceptif de deux cow-boys sur le retour. La réussite critique du film lui ouvre la voie pour réaliser un western épique aux moyens plus conséquents qui va permettre à Peckinpah de se frotter au cinéma de ses illustres prédécesseurs et maîtres du genre qui sont tous sur le point de prendre leur retraite (John Ford, Raoul Walsh, Howard Hawks ou Anthony Mann). Le scénario original confié initialement à Harry Julian Fink est jugé bien trop long et trop confus par Sam Peckinpah et Jerry Brestler qui officie alors comme producteur à la Columbia. Peckinpah reprend à sa charge l’écriture, aidé par Oscar Saul. Mais faute de temps, il entame le tournage avec un scénario incomplet qu’il espère combler au fur et à mesure. Le réalisateur présomptueux, s’affrontant pour la première fois à un tournage d’ampleur, commet ici sa première erreur. Les repérages qu’il effectue lui-même prévoient une multitude de paysages situés en des lieux trop éloignés les uns des autres ce qui aura pour conséquence d’alourdir grandement la logistique et par ricochet le budget du film. Sam Peckinpah est donc déjà hors des clous avant même d’avoir déclenché le premier tour de manivelle. Son caractère rebelle ajouté à son intempérance ne va pas arranger les choses. Il a su toutefois convaincre Charlton Heston alors au sommet de sa carrière de le rejoindre pour incarner le Major Dundee, officier frondeur banni après la bataille de Gettysburg durant laquelle il lui a été reproché des prises d’initiative hasardeuses, qui se voit assigné au commandement d’un fort de prisonniers au Nouveau Mexique. Profitant du massacre d’un détachement de soldats du fort et des habitants d’un ranch par un chef indien, Dundee se met en tête de retrouver la horde et les enfants qui ont été enlevés pour rendre sa propre justice tout en outrepassant les ordres de sa hiérarchie. Il consacre alors tous ses efforts à la constitution d'un bataillon qu’il recrute au sein d’une partie de ses soldats mais aussi des prisonniers confédérés qui ont à leur tête Benjamin Tyreen, un capitaine autrefois compagnon de Dundee à West Point et radié de l’institution après s’être battu en duel. Dundee siégeait à l’époque au conseil de discipline. Le capitaine sudiste est interprété par Richard Harris, acteur irlandais alors en pleine ascension. Complètent le casting, des acteurs qui jalonneront toute la carrière de Peckinpah comme Warren Oates, James Coburn, Ben Johnson, L.Q Jones ou Slim Pickens mais aussi Senta Berger, actrice allemande, recrutée pour séduire le marché européen. Hormis les bévues citées plus haut qui auront un effet retard, beaucoup d’ingrédients semblent réunis pour que le réalisateur, encore en devenir, puisse livrer son premier chef d’œuvre. Effectivement, fort de son postulat de départ, « Major Dundee » s’avère excellent dans sa première partie, Sam Peckinpah confirmant son aptitude à savoir donner vie à chacun des personnages qui habitent ses films et à tirer tout le parti des oppositions de caractères. Tout en empruntant beaucoup à John Ford dont il s’inspire des films de cavaleries célèbres, Peckinpah imprime sa touche en expurgeant le lyrisme qui caractérisait John Ford au profit d’un réalisme cru qui sera sa marque de fabrique tout au long de sa filmographie. Le préambule commençant avec le générique, montre le résultat du massacre réalisé par les Indiens de manière très réaliste, exposant des cadavres de femmes et d’enfants, ce qui n’est absolument pas dans la tradition du western hollywoodien jusque-là. Dans son montage initial, Peckinpah avait prévu de montrer l’attaque complète afin de mieux rendre compte du contexte qui détermine l’action. Mais la production qui entendait axer le film sur la poursuite entreprise par Dundee que Peckinpah aurait souhaitée sans fin, a gommé nombre de scènes qui approfondissaient les rapports entre les protagonistes de ce drame rappelant à travers le Major Dundee, l’inanité de la guerre. Il faut rappeler qu'à l'époque, les Etats-Unis s'enlisent dans le conflit vietnamien comme Peckinpah ne l'ignore pas. Les nombreuses coupures qui ne pourront jamais être réparées, Peckinpah n’ayant laissé aucune trace de son travail initial, font de « Major Dundee » un film déséquilibré qui dans son montage définitif semble en partie céder aux convenances du genre comme l’introduction d’une romance voulant racheter un militaire ayant principalement montré jusque-là son arrogance, son racisme mais aussi son inconstance. Fortement déçu par ce qu’il considérera être une trahison, Peckinpah qui aura certes beaucoup appris sur le tournage, entrera définitivement en guerre avec les producteurs qui auront raison d’une carrière qui aurait peut-être été encore plus brillante et surtout plus longue si cette lutte inégale n’avait pas avivé gravement la nature autodestructrice du metteur en scène qui cinq ans plus tard pourra tout de même réaliser avec « La horde sauvage » (1969) ce que beaucoup considèrent comme son chef d’œuvre.
Roub E.

1 314 abonnés 5 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2016
Un film que j'ai vu dans sa version longue (la courte étant visiblement particulièrement charcutée ). Major Dundee est un western gênant mais efficace. Gênant car il raconte la traque de vilains indiens par les américains, mais après tout peut on reprocher à ce film de ne pas évoquer le génocide indiens alors qu'aucun film et encore moins de cette époque ne le fait? Mais il est pour le coup intéressant de le voir avec un oeil plus critique car cette traque se fait à la fin de la guerre de sécession et va unir soldats Yankees et sudistes contre les Apaches mais aussi des soldats Français stationnés au Mexique. Ajoutez à cela une notion religieuse et on voit sur quelles bases se sont fondées les États Unis et leur forme d'impérialisme. D'un point de vue moins politique Major Dundee est un western efficace aux scènes d'action crédibles, à la violence crue et réaliste avec quelques très beaux plans utilisant les paysages naturelles. La musique du film elle est vraiment trop old school et trop appuyée lors des passages "sentimentaux". Charlton Heston se fait littéralement manger par Richard Harris à l'écran ce dernier est vraiment très bon. Par moment vieillot il reste quand même un très bon film.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 19 mai 2013
Première grosse production pour le réalisateur, mi-figue mi-raisin, il ouvre pas mal de voies dans le scénario sans vraiment les exploiter, perd du temps, s'embrouille quelque peu au point qu'on ne comprend pas toujours ce que les personnages cherchent à faire et rate le morceau de bravoure final.
CH1218
CH1218

282 abonnés 3 270 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 mai 2014
Ce western de Sam Peckinpah ne m’a franchement pas captivé. Peu d’intérêt dans cette histoire sans intensité, ni enjeu mais avec un certain nombre de scènes inutiles, beaucoup de longueurs et une bonne dose d’ennui. Mes attaques de paupières ont été plus fortes que cette chasse aux Apaches menées par Charlton Heston, Richard Harris et James Coburn.
sly-stallone88
sly-stallone88

245 abonnés 2 224 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2013
une première heure de haut niveau avant de retombé un peu dans le cliché de ce genre de film !!!
this is my movies

824 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2016
Le film a toujours eu la réputation de symbolisé la difficulté pour un réalisateur singulier de travaillé avec les studios et/ou une méga-star. C'est pourtant C. Heston, en mettant son salaire en jeu qui permit au film d'être fini. Si le style Peckinpah n'est pas encore arrivé à maturité, ses thèmes et son anti-conformisme teinté de pessimisme aigu sont déjà là tout comme une grande violence graphique (voir la bataille du Rio Grande). Interprètes magnifiques, thèmes riches, scénario dense, western atypique s'il en est, ce film, charcuté à sa sortie (mais vu grâce à Arte dans sa version longue), reste un monument du genre, parcouru de grandes scènes, très bien réalisé, un peu longuet par moments mais souvent intéressant bref, un des films du Big Sam qu'il faut voir. D'autres critiques sur
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juin 2008
Un film totalement magistral, avec un casting sublime (Heston, Harris, Coburn, Oates), et doté d'un scénario excellent. Réalisation plus qu'efficace de Peckipah, cinéaste de la violence, qui n'aura jamais été aussi à l'aise que dans les westerns. A noter, les 12 minutes (éparpillées dans tout le film) sont proposées sur le DVD, uniquement en VOST, mais incluses dans le film. Ca porte le tout à 130 minutes, et ayant vu le film dans sa version mutilée, je dois dire que ça change vraiment le film (en bien) ! Un monument. Ce n'est certes pas le meilleur western de Pcjinpah (pour moi, c'est "Pat Garrett & Billy The Kid, suivi juste derrière par "La horde sauvage"), ni son meilleur film tout court ("Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia"), mais c'est un sommet incontestable du genre, et un des meilleurs Peckinpah tout de même. Un monument.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 janvier 2013
Un western de Sam Peckinpah composé de scènes de combats une fois de plus impressionnantes. Charlton Heston et Richard Harris se tirent la bourre, visuellement le film est plutôt bien fait. Je trouve pas que cette oeuvre est manichéenne, tout les personnages sont des crapules à leurs manières.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 12 janvier 2009
Très déçu alors que j'adore les westerns.Véritable fourre-tout qui n'a guère plus passionné le réalisateur que le spectateur. Ni sens épique ni virtuosité du montage, la photo n'est jamais extra chez Peckinpah et il n'y a aucune tension non plus.
Ni suspens d'ailleurs, on attend tranquillement la suite des évènements et la fin. Batailles ridicules.
Tous ces figurants pour ça...
Dynastar21
Dynastar21

40 abonnés 439 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 août 2023
Comme souvent avec Sam Peckinpah, il y a toujours plein de choses à dire. Etant un grand fan du metteur en scène, je visionne méthodiquement toute sa filmographie. Et ce "Major Dundee" m'a laissé comme une impression de malaise. Pourquoi ? Car cela aurait pu être un très grand western, une sorte de film étape, de montée en puissance entre "Coups de feu dans la Sierra" (Ride the High Country) et un de ses chefs d'œuvre, "la Horde Sauvage" (The Wild Bunch) : finalement c'est un goût d'inachevé qui prévaut. Tentons d'analyser.
I] Sam P. réalise un solide western qui pose les bases de son Cinéma.
Premièrement, en ce qui concerne le scénario, il est somme toute assez classique, un détachement de tuniques bleues part pourchasser un chef indien qui a enlevé des enfants et pour ce faire, ils passent en territoire Mexicain. Et c'est à partir de cette intrigue que va avoir lieu cette quête impossible et insensée car menée par un ramassis de gens qui ne peuvent travailler ensemble (voleurs de chevaux, alcooliques, sudistes prisonniers etc.) et par deux chefs charismatiques qui se respectent mais se détestent. On retrouve ici les éléments du western crépusculaire où les cow-boys ne sont plus que des bons à riens violents, en partie immoraux et qui agissent souvent dans une logique autodestructive.
Deuxièmement, la mise en scène est clairement maîtrisée, les paysages naturels tournés au Mexique sont somptueux et on ressent clairement l'amour pour ce pays voisin de l'Oncle Sam de la part du Sam qui nous intéresse. Lors de la bataille finale sur le Rio Grande, alors que la violence s'est jusque-là montrée sous ses aspects psychologiques (manière de gérer ses hommes, tensions entre confédérés et unionistes, soldats noirs mal traités), elle éclate au grand jour de manière sanglante et violente contre les troupes françaises (et peu de temps auparavant contre les indiens de Sierra Charriba) dans un tourbillon rouge et bleu. On discerne même quelques tentatives de ralentis typiques du metteur en scène par la suite.
Troisièmement le casting trois étoiles soutient de tout son poids l'ensemble. Charlton Heston et Richard Harris (les deux chefs) se défient à l'écran (et visiblement sur le tournage) amplifiant la qualité de leurs prestations d'acteurs. James Coburn vient apporter sa subtilité dans un rôle de diplomate manchot.
Alors que sur le papier et dans la manière de tourner tout semble annoncer une grande réalisation, les choses vont se gripper notamment à cause des relations entre le metteur en scène et son producteur (Jerry Bresler).
II] Hollywood a sabordé le travail de Peckinpah et Sam aussi.
Tout d'abord, il faut se documenter pour découvrir les coulisses du tournage mais on peut s'en rendre compte si l'on est observateur. En effet au début, il est écrit qu'un seul survivant a raconté l'histoire dont est tirée le film et à la fin, ils sont une petite dizaine à traverser le fleuve et à rentrer aux États-Unis vivants. Comment une aussi grosse coquille peut-elle être possible ? Cela tient au montage du film qui a été imposé au réalisateur. La première version (1965) sortie au cinéma et à la télévision a été restaurée et ressortie il y a une quinzaine d'années avec douze minutes supplémentaires, c'est celle-ci que j'ai vue.
Charlton Heston a expliqué que quand le tournage avait débuté le scénario n'était pas complètement terminé, ce qui parait invraisemblable et pourtant s'avère sûrement vrai.
Ensuite, alors que le casting fort de ses trois acteurs vedettes constitue un point fort, le reste du casting et la multitude des personnages secondaires sont clairement un point faible pour la compréhension globale. De plus certains rôles ont été rajoutés comme celui de Teresa Santiago jouée par Senta Berger, pour palier au manque de personnage féminin. L'idylle avec Charles Dundee (Heston) semble avoir été montée de toute pièce pour faire plaisir au public friand d'histoires sentimentales.
Enfin le metteur en scène lui-même par ses choix artistiques et personnels (il s'est marié, a divorcé et s'est remarié avec Begonia Palacios, de 15 ans de moins que lui, créditée d'un petit rôle et rencontrée sur le tournage) et sa manière de se comporter (alcool et drogue), couplé aux conditions sur place au Mexique, ont nécessité une rallonge budgétaire pour boucler l'affaire. Charlton Heston qui soutenait son réalisateur a donné son salaire et a tourné le film pour "rien".
L'idée géniale de Peckinpah selon moi est d'avoir montré par l'absurde qu'une bande de soldats dépenaillés soit capable de poursuivre et tuer des indiens ayant la connaissance du terrain, et l'armée française de Napoléon III (légionnaires) en expédition au Mexique, humiliée alors que bien organisée et réputée redoutable ; le tout alors que la guerre de Sécession n'est pas réglée et la ségrégation au sein de la société américaine non plus. En cela c'est encore un autre aspect du western crépusculaire qui ridiculise l'image du cow-boy conquérant, gentleman et fine gâchette qui combat les méchants indiens. C'est pour cette raison que ce "Major Dundee" penche plus dans le positif que dans le négatif.
En conclusion, je pense sincèrement que visionner ce film est nécessaire pour quiconque s'intéresse à la filmographie de Sam Peckinpah, à sa personnalité et à la compréhension de ce qu'il a voulu transmettre à travers le cinéma.
cylon86

2 838 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2014
Grande fresque violente sur fond de guerre de Sécession mutilée par les producteurs, "Major Dundee" n'est pas le premier film réalisé par Sam Peckinpah mais il est son premier "grand" film, celui dans lequel il met son cœur et ses tripes. Le tournage fut chaotique, conflictuel et Charlton Heston dût menacer de quitter le film pour que Peckinpah puisse le finir. Il en résulte un grand film malade dont on aurait bien aimé en voir plus mais qui laisse tout de même entrevoir le talent de son metteur en scène, qui ne balance pas encore vers des films crépusculaires comme il a pu le faire après. Épique, racontant l'histoire d'une escouade formée de divers soldats (nordistes, prisonniers sudistes volontaires) lancée à la poursuite d'une tribu d'Indiens, "Major Dundee" dresse un regard assez complexe sur la guerre de Sécession et sur ses différents acteurs. Très bien filmé et interprété avec conviction (on retiendra surtout Charlton Heston et Richard Harris), le film est un incontournable du genre, l'un des meilleurs de son réalisateur.
Redzing

1 455 abonnés 4 944 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2016
Afin de pourchasser une horde de bandits indiens, un officier de l'Union doit composer un groupe de soldats mêlant ses propres hommes, des prisonniers civils et confédérés, et des individus en tout genres. "Major Dundee" s'intéresse moins à la traque des indiens qu'à la relation entre ses deux protagonistes : un officier ambitieux qui espère remonter en grade, et homme d'honneur sudiste, contraint de collaborer avec son ennemi. Le film développe ceci de manière classique mais adroite, et s'appuie sur ses très bons interprètes. Outre James Coburn dans un rôle secondaire, Charlton Heston et Richard Harris sont en effet excellents. Nous avons également le droit à de bons décors, et de bonnes scènes d'action. On ne reconnait pas (encore) la patte de Peckinpah, notamment au niveau du montage conventionnel des fusillades, qui tranche avec le futur travail du réalisateur. Ceci peut également être au caractère particulièrement chaotique de la production, et aux nombreuses coupes que le film subit. Néanmoins, en l'état, "Major Dundee" est un bon western, à voir pour les curieux.
Bruno65
Bruno65

62 abonnés 828 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2015
Un western dans la pure tradition du cinéma américain de ces années là.Un montage par moment surprenant et un peu d'ennui en prime pour un produit correct rien de plus.
orlandolove
orlandolove

170 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2010
L'Ouest à la fin de la guerre de Sécession... Le major Dundee monte une expédition pour combattre une bande d'apaches rebelles. Manquant d'hommes, il doit engager des prisonniers sudistes... Peckinpah signe un western savoureux à la distribution impressionnante : Charlton Heston (dans un de ses meilleurs rôles), Richard Harris (la grande classe), James Coburn ou Senta Berger entre autres. Les face à face entre Helston et Harris sont fantastiques. C'est un quasi sans faute, excepté peut-être lors du passage assez bancal où Dundee (Helston) récupère de sa blessure.
videoman29

316 abonnés 1 923 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2015
« Major Dundee » est un grand classique du western Hollywoodien signé Sam Peckinpah, cinéaste hors paire et indiscutable spécialiste du genre. Son scénario singulier, entre western et film de guerre, est d'une incroyable qualité malgré les coupes drastiques imposées par les studios de production. On ne peut que regretter que la version originale, qui devait durer une heure supplémentaire, ne soit pas disponible. Elle aurait sans doute inscrit ce film passionnant parmi les plus grands chefs-d’œuvre du cinéma. Ceci dit, malgré les obstacles mis sur son parcours, Sam Peckinpah parvient, une nouvelle fois, à imposer sa vision si particulière de l'histoire Américaine. Il se repose pour cela sur une réalisation impeccable, une volonté inébranlable de coller au plus près de la réalité historique et une superbe distribution composée de grands noms comme Charlton Heston, James Coburn ou encore Richard Harris. Génial !
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