Pour son premier long-métrage d’animation, Brad Bird s’est attelé à une œuvre où le trop plein de sentimentalisme et de mièvrerie enfantine à faire pleurer dans les chaumières atteignent un tel paroxysme, que cela en devient vite lassant. Le Géant de fer (1999) nous raconte comment un enfant de 8 ans va se lier d’amitié avec un gigantesque robot de fer arrivé tout droit de l’espace. Pris pour une menace, le gouvernement Américain va tout mettre en œuvre pour le détruire. Si le scénario n’a absolument rien d’original ou de transcendant, hélas, il en sera de même avec la qualité artistique et visuelle de l’animation 2D. On est vraiment très loin de ses autres réalisations, véritables réussites en la matières (Les Indestructibles - 2004 & Ratatouille - 2007). Une réalisation étonnamment encensée, tant au niveau presses que spectateurs, on se demande vraiment pourquoi.
Après avoir vu Ratatouille, remontons ensemble la filmographie de Brad Bird par le commencement. L'histoire peut (pour les fans d'animation japonaise, ndlr) paraître relativement bateau : un jeune gamin à l'imagination débordante, plein de vie, en plein épanouissement, découvre un robot venant d'ailleurs, qui devient rapidement son "ami". On peut facilement faire le rapprochement avec E.T. l'extra-terrestre avec les mêmes rebondissements. Si l'originalité n'est pas son fort, le film reste néanmoins poignant lorsque les véritables difficultés surviennent et l'on a malgré tout de l'empathie pour le gamin et ce robot. On pourra reprocher au film le manque cruel d'interactions entre les personnages, le robot n'étant guère loquace ! Ainsi que le caractère déjà-vu et assez prévisible de l'intrigue. N'y cherchez pas d'impressionnantes scènes d'actions ni des réflexions très poussées, pour ça il y a Evangelion ! Concernant la qualité de l'animation, rien de choquant, on est dans les dernières années de la "Full 2D", et celle-ci est comparable à un Anastasia par exemple. J'aurais bien aimé que le film soit plus long, plus dense, avec davantage de rythme et plus d'audace de la part de l'équipe technique, ce que Brad Bird réparera avec ses films suivants au sein du Studio Pixar.
Un des DA que j'adore, et un des rares qui m'a tiré une petite larme.... ben quoi ??!!
la musique est phénoménale; j'adore l'ambiance années 50, les graphismes des persos sont extras (mais ca c'est du personnel, les gouts et le couleurs...) et j'avoue que la première fois, j'ai vraiment pris une claque quand le géant révèle son coté obscur... Du pur bonheur, je suis fan, ma fille aussi !
Un très beau dessin animé qui nous émeut. On retrouve cette humanisation du robot dans les DA de Myazaki et même si on découvrait à peine à l’époque cette vague japonaise sublime, on ne peut que considérer ce géant de fer comme un formidable conte.
Aujourd’hui Brad Bird est aux côtés de John Lasseter (directeur créatif jusqu’en 2016) et Andrew Stanton, l’un des réalisateurs vedettes des Studios Pixar. Suivant dès son plus jeune âge un parcours relativement classique qui le verra passer chez Walt Disney où il collabore à l’animation de « Rox et Rouky » avant d’être licencié pour avoir trop affirmer ses points de vue artistiques, Brad Bird est recruté par la Warner pour le projet d’adaptation de « l’homme de fer » de l’écrivain anglais Ted Hughes qui décède juste après la sortie du film. Brad Bird qui œuvre au scénario propose une adaptation plus sérieuse au Studio qui envisageait initialement une comédie musicale avec Pete Towhnshend (producteur associé sur le film) des Who au générique. C’est donc dans le contexte de la Guerre Froide que l’intrigue est replacée. Au sein d'une petite bourgade du Maine, le jeune Hogarth vit seul avec sa mère. Passant le plus clair de son temps devant le poste de télévision, il constate un soir que l’image du poste se brouille. Montant sur le toit de la maison, il découvre que l’antenne a été arrachée. Curieux, il décide de remonter la piste du coupable. S’enfonçant dans la forêt, il tombe sur un énorme robot prêt à dévorer une centrale électrique. Mais le robot est pris dans les câbles, recevant décharge sur décharge. Hogarth actionne l’interrupteur et sauve le robot qui devient son ami. Le petit garçon va devoir agir pour le protéger des humains et notamment des autorités qui prises d’une paranoïa anticommuniste veulent éliminer ce qu’il croit être une arme de guerre. Hogarth sera aidé par le gérant d’une ferraille où le robot trouvera refuge et de quoi se nourrir. Brad Bird par une animation appropriée se glisse avec dextérité et transporte le spectateur avec lui dans l’ambiance des films de science-fiction des années 1950 qui ont aujourd’hui retrouvée une aura teintée de nostalgie. Rien ne manque des stéréotypes de l’époque, notamment les militaires prêts à sortir l’artillerie lourde tout comme l’agent envoyé en éclaireur, borné et imbu de lui-même au possible. Les personnages fort bien dessinés (au réel comme au figuré) contribuent à entretenir un suspense teinté d’humour mais aussi de poésie. L’ensemble se révèle une charge contre la violence de nos sociétés et notamment de l’Amérique où la possession d’armes est comme une seconde nature pour de nombreux citoyens. Brad Brid en sait quelque chose qui une dizaine d’années auparavant avait vu sa sœur Susan tuée par son mari. Ce premier essai plus que prometteur qui n’a pas rencontré son public mais a tout de même ouvert les portes des studios Pixar à Brad Bird qui cinq ans plus tard connaîtra la consécration avec « Les indestructibles » qui fera un carton au box-office . On pouvait s’y attendre.
Déjà pas très beau à l’époque, Le Géant De Fer aura bien du mal à convaincre une nouvelle génération de se laisser bercer par cette histoire déjà vue et revue. Revoir aujourd’hui, le film de Brad Bird est surtout une curiosité pour redécouvrir d’où il est parti et apprécier ainsi encore plus les progrès qu’il a pu réaliser depuis mais seuls les fans inconditionnels prendront vraiment du plaisir à revoir ce long métrage sur grand écran. [Lire la critique complète sur le site]
Alors que les USA sont en pleine Guerre Froide, un robot géant s'écrase dans le Maine, et lie d'amitié avec un jeune garçon intrépide. Un point de départ qui ressemble vaguement à "E.T.", sauf que le film s'en démarque complètement, de par son ambiance et les thèmes abordés. En effet, "Iron Giant" arbore un style délicieusement rétro, qui nous replonge dans l'âge nucléaire et la SF des 50's. Mais surtout, il évoque la paranoïa aigüe de l'époque, entre maccarthysme, xénophobie, et armée réactionnaire. A côté de ces sujets très sérieux, le film offre également une belle histoire d'amitié, magnifiée par une animation sobre mais soignée. Le mélange de CGI et de dessins traditionnels fonctionne bien, et on appréciera l'évolution des couleurs (passage automne/hiver) qui s'inscrit dans le récit. Sans oublier la jolie BO, composée par un Michael Kamen alors dans ses derniers travaux. En somme, "Iron Giant" est une réussite pour petits et grands, et qui ne méritait absolument pas son cruel échec au box-office à sa sortie.
Un très bon film d'Animation coécrit et réalisé par Brad Bird. Son scénario débordant d'imagination nous offre une aventure fantastique pleine de péripéties et d'action. Le réalisateur et coscénariste de l'excellent "Ratatouille" et des " Indestructibles " nous offre un très agréable moment de distraction avec une histoire qui ravira les petits par son esprit, et séduira aussi les plus grands avec une fiction anti violence dotée d'une belle morale.
Il fut le dernier arrivé et assurément le dernier des grands films d'animation "à l'ancienne" (comprenez en 2D) avant que le nouveau standard passe en trois dimensions. Hélas, Le Géant de Fer n'eut pas droit au triomphe qui lui revenait de droit (des recettes à 23 millions de dollars pour 70 de budget). Une injustice que le temps a depuis largement réparé, le film devenant un emblème de la pop culture, au même titre que beaucoup d'autres signés Pixar, Disney ou Ghibli. Et quoi de plus logique pour un film qui la célèbre à sa façon, de ses influences (Miyazaki, King Kong, Terminator 2), à ses références (le Superman de Max Fleischer)? D'une simplicité biblique, Le Géant de Fer réinterprète les codes d'une amitié au delà des frontières, à l'instar d'un E.T L'extra-terrestre (auquel on pense immanquablement). Comme chez Spielberg, la fable humaniste se pare d'une toile de fond critique envers l'Amérique du maccarthyste, fourvoyée dans l'hérésie sécuritaire et l'intolérance normative. Elle est ici personnifiée par un agent fédéral corrompu par la fièvre paranoïaque. Si le message est excessivement verbalisé, il conserve une grande pertinence et n'empiète jamais sur un récit bouleversant et fréquemment burlesque. Le long-métrage joue habilement avec les échelles et l'arrière-plan pour décupler ses effets lyriques et comiques, affichant un dynamisme constant dans la narration (Brad Bird à son meilleur). Impossible de ne pas être transporté par la relation magique entre Hogarth et son copain mécanique, qui additionne gags (visuels ou de situation) et instants de grâce sentimentale. Le Géant de Fer touche des cimes que seuls les grands films d'animation côtoient. Ce qui rend son échec en salles difficile à avaler, et son retour en grâce encore plus mérité. En 1999, il faisait déjà partie des plus beaux. Le monde a juste mis plus de temps à s'en apercevoir.
Très bon dessin animé qui n'a rien à envier techniquement aux meilleures réalisations du genre et aux Disney en particulier. Et l'histoire est jolie, drôle, et pleine d'émotions. A conseiller pour les petits et les grands.
Un film d’animation vraiment super et très, très intéressant. L’histoire mêle astucieusement les différents thèmes propres aux films jeunesses que sont l’amitié, la tolérance ou encore la peur de l’inconnu, le tout dans un film d’aventure qui fera voyager et rêver petits et grands. Mais l’énorme plus de ce film, c’est qu’il traite également avec brio cette paranoïa qui avait court lors de la Guerre froide, déclenchant réactions disproportionnées et panique générale à la moindre alerte. Cette réflexion, incarnée par l’antagoniste, est vraiment superbe et constitue selon moi l’énorme point fort de ce film. Les personnages sont attachants, que ce soit Hoghart (notons là l’hommage à Howard Hughes), sa mère, Dean, Kent Mansley ou même le général. Mais bien sûr, c’est surtout le géant de fer qu’on retiendra du début à la fin, avec ses émotions, ses réactions tellement humaines qu’on oublie presque qu’il est fait de métal et mesure 30m de haut. Sur le plan technique, le film se dote d’une musique vraiment superbe et d’une animation vraiment très efficace, mêlant astucieusement 2D et 3D sans que cela ne se remarque tant que ça. Bref, un film d’animation vraiment super que je n’avais encore jamais vu et je comprends ce que j’ai raté.
La bombe. C’est le premier long de Brad Bird. Jusqu’alors, il avait à son actif quelques épisodes des Simpsons et le scénario du génial et vintage Miracle sur la 8ème Rue. Depuis, il a navigué dans d’autres sphères avec en point d’orgue, Les Indestructibles et Ratatouille. Mais revenons-en à nos robots puisque Bird entretien un rapport certain avec le monde des comics. On est dans les années 1950 et Hogarth est un gamin curieux, passionné par la SF. Un soir, alors que sa mère travaille au diner du coin, il fait la connaissance d’un immense robot venu de l’espace dont il va vouloir cacher l’existence. C’est sans compter sur l’opiniâtreté des agences fédérales, alors occupées à traquer toutes les nuances de rouge. Ça commence comme un film pour mômes mais fort heureusement ça se réveille vite. Les situations sont drôles et les personnages plutôt chouette. Dans un sens, ça peut rappeler Lilo et Stitch qui sortira 3 ans plus tard. Mais c’est dans la deuxième moitié du film que tout le potentiel de l’intrigue se révèle. Ce robot gentil ne l’est peut-être pas tant que ça et surtout il entretient un rapport étrange à la violence. Étrange ? En fait non, pas plus que les humains autour de lui. Eux sont prêts à l’autodestruction plutôt que laisser un potentiel ennemi s’en tirer. C’est un regard acéré que nous offre Bird sur la paranoïa et la violence américaine de la guerre froide. C’est aussi une main tendue vers le dialogue et l’écoute. On sort de là charmé et ravi de l’entourloupe tout en émotion à laquelle on vient d’assister. Fortement recommandable.
Un grand classique d'animation en 2D. Une belle histoire mêlant parfaitement humour et moment de tristesse. les personnages sont bien caractérisés. C'est une belle réussite qui n'a pas eu le succès qu'il aurait mérité. 9/10
Magnifique, magique, un chef d'œuvre! On m'en a souvent parlé mais je ne l'avais jamais vu, et c'est Ready player one qui m'a fait sauter le pas avec la présence du robot géant. C'est simple, j'ai tout aimé dans ce film, les dessins, l'histoire, l'émotion, l'époque durant laquelle se déroule l'histoire... bref ça n'est pas du Disney ou du Pixar mais c'est instantanément devenu l'un de mes animés préférés.