102 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
26 critiques spectateurs
5
2 critiques
4
12 critiques
3
11 critiques
2
0 critique
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 novembre 2013
Très beau film, plein de sensibilité, une belle découverte puisque je ne connais pas grand chose au cinéma afghan. L'histoire d'amour est bien menée tout en subtilité Bref, a voir absolument!!
Soutenu par une interprétation formidable, un film poignant qui révèle à quel point les mœurs de la société afghane peuvent paraître rétrogrades. Si loin de nous mais en même temps si proche, ça fait froid dans le dos.
Attention film choc... enfin à condition de survivre aux 30 premières minutes car honnêtement j'ai failli arrêter au moins 2 ou 3 fois mais je me disais que je devais attendre la grossesse de Wajma pour être sûre de ne rien rater et bah j'ai bien fait car quand la nouvelle tombe, ça devient un tout autre film ! Le changement d'attitude de son amoureux, la violence de son père, aussi bien dans les gestes que dans les propos... tout devient choquant et j'avoue que j'ai eu beaucoup de mal à regarder la fin de film (pour une toute autre raison qu'au début) tant ça m'a brassé.. le sort des femmes est vraiment trop horrible là bas c'est insensé... j'en ai des sueurs froides ! Wajma est un superbe film et je suis heureuse de l'avoir vu.
Si la première partie, où l'on nous présente une banale histoire d'amour entre deux jeunes gens de la middle-class afghane, patine un peu, le tempo s'accélère à partir du retour du père et donne du nerf à ce drame familial. Les acteurs sont tous excellents. Le cadre d'un Afghanistan en plein écartèlement entre la tradition fortement ancrée dans une religion qui nous apparaît rétrograde - vue de notre fenêtre -, et un futur hypothétique où les femmes iraient à l'université et auraient la liberté de leur corps, donne à réfléchir à nous occidentaux qui cherchons depuis au moins un siècle à intervenir dans ce pays sans jamais chercher à en comprendre les codes.
Wajma, une fiancée afghane est un film simple mais dans le bon sens du terme. Le film se balade entre modernité et traditions. L’histoire de Wajam est brutale. Les fiancés sont seuls au monde comme dans n’importe quelle ville ou quel pays. Seulement on est à Kaboul. On aperçoit au détour d’une scène les femmes vêtues d’un niqab et la guerre en arrière plan (des militaires, un hélicoptère dans le ciel, le père de Wajma, démineur). Et lorsque la passion tourne au drame, les traditions archaïques prennent le dessus. L’honneur de la famille sali, une vie maudite à jamais, le père de Wajma est en colère, battant, punissant sa fille et songeant à l’immoler. Il va même se renseigner sur la légitimité d’un meurtre. … Mais le film montre aussi le changement, même léger, qui s’opère, le père est capable de se remettre en question. Mais il ne suffit pas de se contenter des signes apparents du progrès que proposent le film. Il faut aussi songer au long chemin à parcourir. La tension règne pendant toute la durée du film.
Les acteurs sont formidables, à commencer par Bahar Wajma, la jeune Wajma et Haji Gul Aser, son père.
Film assez court, qui commence comme une histoire d'amour clandestine entre deux jeunes gens dans Kaboul enneigé, et qui finit de façon dramatique victime de la chape de plomb qui règne sur la société afghane. C'est loin d'avoir la force émotive et dramatique de Syngué Sabour - Pierre de patience - autre film afghan sorti en début d'année. Peinture de la société afghane, de Kaboul semblable à toutes ces villes du moyen orient , rues défoncées, circulation infernale, absence de trottoirs, poussière ou boue selon la saison et la guerre qui y semble absente. Les acteurs sont remarquables notamment Wajma et son père.. Mustafa se révèle d'une insigne lâcheté mais l'ignorance de la sexualité dans une société aussi cadenassée peut en partie l'excuser. Néanmoins dans notre société judéo chrétienne , il y a cinquante ans, on savait aussi éloigner les jeunes filles qui avaient fauté pour éviter le déshonneur à la famille. J'ai vécu cette situation au lycée !!! encore échappait elle aux coups ( du moins je l'espère) et aux menaces de mort...j'ai bien aimé dans le film la casuistique du procureur qui rappelle au père, que faute d'avoir pris les jeunes gens sur le fait, il ne peut les tuer et que la solution est d'éloigner la pécheresse pour éviter sa mort sociale!!! Finalement le père acquiesce car ce sont les regards des autres qui l'ont transformé en bourreau.
Film très émouvant qui nous invite à découvrir Kaboul moderne à travers un couple de jeunes amoureux. Découverte de Kaboul, découverte de la vie quotidienne sur place, découverte de la narration et de la sensibilité orientale, découverte du poids de la société. Réalisé par Barmak Akram et joué par des comédiens talentueux, ce film met à l'honneur la femme afghane, toutes les femmes du monde, à travers un sujet universel. Bref, à voir absolument!
Une œuvre toute en justesse et en sensibilité, qui nous offre des regards de femmes sur leur terrible condition. Les acteurs sont tous excellents. Des scènes dont la sincérité du message, et la violence décrite, sont parfois difficiles à endurer. C'est un film courageux qui interpelle, et questionne sur la liberté des individus (femmes, et hommes également), toute relative à l’injonction de normes redoutables.
J'ai eu la chance de voir ce film suivi d'un débat avec le metteur en scène et l'actrice Wajma. C'est très beau, parfois violent, c'est surtout le premier film tourné en Afghanistan depuis les talibans. Et voir Kaboul comme si vous y étiez est un bonus à ce film qui pose des questions essentielles sur la vie des femmes là-bas et aussi ailleurs. De plus, ce film est à doubler en arabe, pour le diffuser ailleurs, Maghreb entre autres, et aller le voir aidera le metteur en scène à financer ce doublage.
On ne peut pas dire que le film n'est pas bien, car il relate le "droit à l'existence" des femmes en Afghanistan et l'honneur dans ces familles. Je mets cependant un bémol pour une fin un peu trop rose.