Wajma
Note moyenne
3,8
102 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

26 critiques spectateurs

5
2 critiques
4
12 critiques
3
11 critiques
2
0 critique
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mars 2025
Attention film choc... enfin à condition de survivre aux 30 premières minutes car honnêtement j'ai failli arrêter au moins 2 ou 3 fois mais je me disais que je devais attendre la grossesse de Wajma pour être sûre de ne rien rater et bah j'ai bien fait car quand la nouvelle tombe, ça devient un tout autre film ! Le changement d'attitude de son amoureux, la violence de son père, aussi bien dans les gestes que dans les propos... tout devient choquant et j'avoue que j'ai eu beaucoup de mal à regarder la fin de film (pour une toute autre raison qu'au début) tant ça m'a brassé.. le sort des femmes est vraiment trop horrible là bas c'est insensé... j'en ai des sueurs froides ! Wajma est un superbe film et je suis heureuse de l'avoir vu.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 octobre 2018
Soutenu par une interprétation formidable, un film poignant qui révèle à quel point les mœurs de la société afghane peuvent paraître rétrogrades. Si loin de nous mais en même temps si proche, ça fait froid dans le dos.
anna w
anna w

3 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 septembre 2018
Une œuvre toute en justesse et en sensibilité, qui nous offre des regards de femmes sur leur terrible condition. Les acteurs sont tous excellents. Des scènes dont la sincérité du message, et la violence décrite, sont parfois difficiles à endurer. C'est un film courageux qui interpelle, et questionne sur la liberté des individus (femmes, et hommes également), toute relative à l’injonction de normes redoutables.
eli75
eli75

20 abonnés 25 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2014
Film afghan qui ne sera pas resté longtemps sur les écrans où la condition des femmes révolte toujours autant...
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 776 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2014
Wajma a 20 ans, jeune et brillante kaboullienne ; elle prépare son entrée à la fac. Secrètement amoureuse de Mostapha, serveur dans un bar branché de la capitale ; tous deux connaissent tous les codes d’une société étouffée par la morale religieuse. A l’extérieur, ils ne se touchent pas, même pas la main ; mais arrivent tout de même à vivre des moments à deux, dans la quiétude de l’appartement familial de Mostapha ; à l’abri des regards. Mais voilà, le drame arrive ; Wajma tombe enceinte, Mostapha refuse de s’engager ; le déshonneur de toute la famille plane sur les épaules de la jeune femme. Avorter impossible dans ce pays. Lorsque son père, démineur, rentre, il se met dans une colère noire ; la vie de Wajma est alors en danger. Sauver l’honneur familial prime alors sur tout le reste, liens filiaux compris.
Barmak Akram, le réalisateur, pour illustrer son propos choisit des familles modernes : elle, est libre de ses mouvements et ne porte pas de burqa ; lui, travaille dans un lieu branché. Ca renforce d’autant sa démonstration. Il essaie donc de montrer le plus justement cette société où les jeunes peinent à faire bouger les lignes morales et où le poids de l’honneur est un fardeau pour les filles. De fait, peu de burqas à l’image. Didactique, une des limites du film ; Barmak Akram s’évertue à défendre la position de chacun ; même celle du père. A la manière d’un Renoir ; chacun a des raisons objectives à agir de telle ou telle sorte. Le film est donc réaliste mais donc aussi dérangeant dans l’instantané d’une société afghane rétrograde qu’il donne à voir.
Ca donne un film courageux, d’actualité offrant un visage différent des JT sur Kaboul. Intéressant, instructif ; mais comme dans tout film s’attachant avant tout à une grande honnêteté et rigueur du propos, il manque une intensité dramatique.
A voir tout de même pour une vision de la société afghane d’aujourd’hui.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mai 2014
Malgré la quasi homonymie, Wajma (une fiancée afghane) n'est en rien la grande cousine de Wadjda, la saoudienne. Et il faut se méfier de notre prisme occidental qui a tendance à tout condamner, voire mépriser, à l'aune de nos propres valeurs. Le film de Barmak Akram est somme toute une histoire simple : d'amour d'abord, qui prend une autre ampleur quand que ses fruits deviennent concrets. Dans Wajma, le réalisme des situations vous prend à la gorge. Même si le film manque de moyens, sa mise en scène est loin d'être pâle et les interprètes excellents. Akram dresse un tableau remarquable de la société afghane, laquelle, marquée durablement par la guerre, reste coincée entre une modernité qui s'affirme et des traditions qui perdurent. Et c'est la jeunesse qui commence à faire bouger les lignes. Dans ce film dramatique, c'est le message d'espoir qui s'impose, même s'il reste encore ténu.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 mars 2014
J'ai eu la chance de voir ce film suivi d'un débat avec le metteur en scène et l'actrice Wajma. C'est très beau, parfois violent, c'est surtout le premier film tourné en Afghanistan depuis les talibans. Et voir Kaboul comme si vous y étiez est un bonus à ce film qui pose des questions essentielles sur la vie des femmes là-bas et aussi ailleurs. De plus, ce film est à doubler en arabe, pour le diffuser ailleurs, Maghreb entre autres, et aller le voir aidera le metteur en scène à financer ce doublage.
Paul F.
Paul F.

13 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2013
Le film qu’il fallait surtout ne pas manquer, mais à voir le petit nombre de critiques on se demande si nous sommes aussi cultivés qu’on le prétend. Bref, j’ai beaucoup aimé ce film, il met en évidence une société plombée par la loi de la religion et nous oppose à notre libéralisme occidental, celui-là même qui nous mène au mur. Mais malgré tout on est frappé par la violence du propos qui est toujours d’actualité dans ce pays qu’est l’Afghanistan, un pays dévasté par des décennies de guerre, et qui marche à reculons. Pour illustrer le propos on va parler ici des amourettes de deux jeunes gens, et dont l’ignorance va les mener à la catastrophe ; une jeune fille qui se retrouve enceinte avant le mariage, et son amoureux qui va faire preuve d’une lâcheté qui certainement lui coûtera cher. Le père de la jeune fille est en réalité plus bête que méchant, et la grand-mère va finalement se révélée la plus courageuse de toute la famille face au déchaînement de violence dont va faire preuve le père. On pourrait résumer le film à cette idée : Comment la religion va dévaster cette famille, et comment nous avec notre œil (occidentalisé) nous observons et analysons ces deux mondes. Les acteurs, excellents, sont criants de vérité. 4 étoiles.
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2013
Pourtant, on a presque d'abord l'illusion que Mustafa (rentré d'Irak avec sa mère veuve) et Wajma sont des amoureux 'normaux'. Certes il faut faire attention, se voir en secret et déjouer l'attention d'un frère ou d'une mère, mais le portable est là pour aider, le prétexte d'une cérémonie de mariage idéal pour partager quelques heures. L'illusion éphémère se transforme en cauchemar dans une violence insoutenable comme un exutoire de frustration et de pression. Le père de Wajma, par ailleurs démineur des champs de bataille, frappe et menace de mort sa fille qui jette la honte sur les siens mais négocie avec Mustafa et le procureur pour un règlement qui ne le conduise pas à l'irréparable et à la prison. Doublement rejetée par Mustafa qui ne pourrait pas épouser une femme qui ne soit plus vierge et un père aveuglé et abruti par ses principes, Wajma voit son sort se décider sans elle, à peine soutenue par une séculaire solidarité féminine (une amie, sa grand-mère et sa mère qui subissent aussi les diktats de l'homme de la maison).

Au pied des hautes et imposantes montagnes enneigées, le pays miséreux n'est que le vaste territoire des dommages d'un conflit sans fin. Dans le froid et la neige, le drame personnel et révoltant de Wajma atteint à l'universalité des femmes bafouées et utilisées comme des objets. Serré et sans concession, le film court et dense agit comme un véritable électrochoc.
Qu'elles viennent du Mexique, d'Afghanistan ou encore de Chine, les nouvelles du monde ne sont décidément guère réjouissantes. Elles n'ont que le triste mérite de redire la puissance et la nécessité du cinéma.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2013
Quand sort un film afghan, tourné en Afghanistan avec des acteurs afghans, on n'y va pas, on y court! (d'autant plus que la semaine passée était répertoriée: spéciale semaine du nanar; de Garrel à Lemercier en passant par Klapisch, vous aviez le choix entre tout l'éventail du navet, du plus prétentieux au plus démago...

C'est vrai, peut être, qu'on oublie qu'il s'agit d'un film. Qu'on ne va pas le juger pour ses qualités cinématographiques (réelles pourtant!), parce qu'on est, avant tout, plongés dans une tranche de vie -si exotique!

De fait, vous ne verrez pas de silhouettes furtives sous leur tente bleue. Ou très peu, dans le décor. On est à Kaboul, grande ville moderne (??), et les jeunes filles, comme les iraniennes, portent des jeans bien serrés et, dans la rue, un foulard mollement noué qui glisse largement en arrière de la tête. Dans les fêtes de mariage, hommes et femmes sont séparés, mais personne ne s'offusque quand un homme rentre au milieu de ces dames en cheveux et décolletées.

La modernité ne va pas, certes, jusqu'au déneigement des rues. En arrière plan, la chaine de montagne étincelante est magnifique, mais les passants pataugent, les voitures -surtout des taxis- s'embourbent et dérapent. L'hiver a l'air bien rude, dans cette ville!

Wajda (Wajma Bahar), donc, est jeune et insouciante. Elle va rentrer en fac de droit; et elle est amoureuse. Du très occidentalisé Mustafa (Mustafa Abdulsatar) -l'appartement de sa maman, moderne et même cossu, est totalement meublé à l'occidentale. Donc, voilà: on est dans la bourgeoisie évoluée. Wajda se considère comme fiancée, même si la demande aux parents n'a pas été faite officiellement, mais les familles se connaissent. Alors, elle ne résiste pas longtemps à Mustafa. Sans préservatif, vous pensez bien. Et quand elle est enceinte, le joli cœur se défausse: Wajma n'a pas saigné, c'est donc qu'elle n'était pas vierge. Il ne veut pas élever l'enfant d'un autre.... Vous voyez, on connait ça depuis Marius/Fanny/César.

Wajma est soutenue par sa mère (Breshna Bahar) et sa grand mère, qui ont pitié d'elle malgré le silence dans lequel elle se mure. Mais son frère, un crétin qui ne s'intéresse qu'aux combats de chien, n'est pas dans les mêmes dispositions. Il prévient le père (Hadji Gul), démineur qui travaille loin de Kaboul. La réaction paternelle est d'une violence inouïe, terrifiante. La jeune fille est battue à coups de ceinturon. Les coups atterrissent aussi sur les femmes qui tentent de s'interposer. Wajma est enfermée dans la remise, sans chauffage, sans nourriture. Il va la brûler, dit-il, c'est la seule façon de laver son honneur; et tuer le suborneur (dont Wajda refuse, désespérément, de dévoiler l'identité). Non sans avoir pris un conseil juridique (voila qui nous rappelle aussi les films iraniens). Si le père avait surpris les amants en pleine action, il aurait pu les tuer sans être inquiété, dit ce sage homme; mais, ne connaissant les faits que par ouï dire, ça change tout! S'il les tue (enfin, j'imagine, surtout s'il tue l'amoureux...) il risque au minimum l'emprisonnement à vie, voire la mort!

De toutes façons, le père malgré sa honte, n'est pas un tueur -et Wajma ne sera pas brûlée.... Je vous laisse découvrir une fin aigre-douce.

Le film de Barmak Akram nous passionne, donc, cette plongée dans ce monde où la virginité d'une fille est un bien familial, et où la perte de cette virginité déshonore tout le clan est à voir, absolument. En plus, le film est très bien fait.
Loul G
Loul G

7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2013
On ne peut pas dire que le film n'est pas bien, car il relate le "droit à l'existence" des femmes en Afghanistan et l'honneur dans ces familles. Je mets cependant un bémol pour une fin un peu trop rose.
douds17
douds17

4 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 décembre 2013
Un film à voir absolument, sur un sujet dur et délicat mais abordé avec justesse et sincérité par le réalisateur Barmak Akram.

L'interprétation est de grande qualité. Notamment le père de Wajma qui est absolument extraordinaire, une espèce de force de la nature au charisme exceptionnel. L'actrice qui joue Wajma livre également une performance impressionnante.

Il y a dans le film des scènes très fortes et très réussies qui prennent véritablement aux tripes dont un climax totalement saisissant.

Il est assez surprenant de voir ce contraste entre la modernité des deux "amoureux" (dans leur façon de s'habiller, leur utilisation de téléphones portables et leurs envies d'ailleurs) et les règles encore archaïques de la société dans laquelle ils vivent.

L'image vraiment belle et la réalisation très soignée ne font qu'apporter au plaisir de visionnage.

Une réussite selon moi!
JoRod
JoRod

77 abonnés 336 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2013
Deuxième réalisation pour Barmak Akram, après L’enfant de Kaboul, où il nous raconte l’histoire de la rencontre entre Wajma, une adolescente afghane et Mustapha, un jeune serveur. Une rencontre qui laissera libre cours à leur amour et leurs sentiments ; amour qui ne fera acte que dans l’ombre d’une société aux règles désuètes et impitoyables. L’œuvre est à la fois douce et violente. Douce par la fraicheur, la tendresse qui se dégage des personnages et par l’élégance et la subtilité de sa mise en scène. Violente par l’injustice et l’absurdité d’une société rabaissant réduisant la femme à un vulgaire objet, que l’on peut enfermer et battre pour avoir simplement aimé. Le film prend alors une tournure universelle nous poussant à la réflexion et à l’indignation face à un excès d’inhumanité et de brutalité ; il nous questionne sur la liberté en général, mais aussi la liberté celle de la femme, ses droits et sa place dans une un pays où les résidus de la guerre sont encore présents. Comment parler de liberté lorsqu’on est emprisonné dans sa propre culture ? C’est tout le sujet de cette œuvre, politiquement forte, qui mérite d’être vu.
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 décembre 2013
Magnifique film , des scènes tres dures et tres intenses.
Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 245 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2013
Excellent film de mœurs qui retrace une histoire assez commune dans certains pays arabes, d'un jeune couple d'amoureux dont la fille se retrouve enceinte....grand malheur dans une culture où l'honneur familial est plus important que la vie humaine et où la loi protège à celui qui tuerai le responsable d'un tel péché s'il est surpris par l'offensé "les mains à la pâte"... Société hypocrite qui préfère regarder ailleurs, dans laquelle tout peut être justifié tant que ce n'est pas vu ou entendu... De ce point de vu là, le film montre tout son intérêt mais il est vrai que le scénario ne réservé pas la moindre surprise sur son déroulement. Dommage, car l'ensemble est bien mené par Barmak Akram avec de bons acteurs dans un film qui nous montre un Afganistan actuel et relativement moderne en apparence où la place de la femme est toujours en deuxième plan même si elle révèle la lâcheté de l'home et c'est là son principale mérite.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse