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Ge0kok0
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5,0
Publiée le 6 août 2020
Une œuvre majeure de Clouzot tirée de l'inspiration littéraire de Steeman. Même en noir et blanc cette adaptation a fière allure et ne semble pas avoir prit une ride. Difficile de s'adapter à la conversation et les intonations des protagonistes de l'époque dans les premier acte mais l'adaptation est rapide. Un e d'après guère austère en plein mois de décembre ou fume le tabac à coup de canon.
Une Enquête policière frôlant avec l'absurdité, brillamment menée, visant le trio de la même rue pour l'assassinât d'un homme riche et malsain. Certain tableau sont cocasses comme celui du "tapissage" et d'interrogatoires.
Au final une Police a deux vitesses source de polémique et de crainte pouvant arranger une situation en fonction des envies pour garder les pieds propres.
Un grand film Français plein d'audace incontournable.
Grand classique du cinéma français, un polar noir sublime, à l'atmosphère poisseuse, avec quelques longueurs certes, mais porté par des dialogues savoureux et une sublime galerie de personnages, notamment un énorme Louis Jouvet.
Suite aux deux injustes années d’interdiction de travail auxquelles il fût condamné à la Libération à cause de la réalisation du Corbeau, Henri-Georges Clouzot arrive à retrouver les plateaux de cinéma avec un nouveau modèle de film policier, Quai des orfèvres. En effet, cette enquête à propos d’un meurtre est une magnifique réussite où tous les personnages, à commencer par celui de Maurice Martineau, entraînent l’empathie du spectateur. Cela provient notamment du fait que cette histoire pourrait facilement arriver dans la vie quotidienne malgré un enchaînement de circonstances assez rare que l’on découvrira à la fin. En outre, le scénario se permet d’inclure certains thèmes assez audacieux pour l’époque comme le métissage du fils de l’inspecteur Antoine et surtout le lesbianisme assez clair de Dora. En plus de cette histoire tout à fait crédible, le spectateur est impliqué dans celle-ci grâce à une distribution éblouissante. Que ce soit pour les premiers rôles ou les seconds, nous sommes face à du très haut niveau : Louis Jouvet, Simone Renant, Suzy Delair (qui était alors la compagne du réalisateur et qui avait, elle, clairement des sympathies pour le régime d’Occupation mais qui n’avait été condamnée qu’à trois mois de suspension de travail), Pierre Larquey, Charles Dullin, Robert Dalban et surtout Bernard Blier éblouissant dans son rôle d’un pathétique homme jaloux soupçonné d’un meurtre qu’il n’a pas eu le temps de commettre. La musique de Francis Lopez et d’Albert Lasry, de son côté, est très réussie et met en avant, comme c’était assez habituel à l’époque, plusieurs chansons dont le célèbre Avec son tralala interprété par Suzy Delair. Tout cela est orchestré par un Henri-Georges Clouzot à la réalisation classique mais extrêmement précise et sans faille. Il suffit de voir la séquence où l’inspecteur Antoine allume sa pipe avec un morceau de papier où est noté l’adresse de Brignon : le cinéaste joue brillamment la carte du suspense avec la disparition progressive mais lente de cette preuve ! Ainsi, avec Quai des orfèvres, Henri-Georges Clouzot prouve que ses problèmes avec les comités d’Épuration n’ont en rien entamé son talent de cinéaste et signe un des grands classiques du film policier français.
Bon film de clouzot mais pas le meilleur. Blier n'est pas a la hauteur même s'il se défend bien. Jouvet par contre, il casse la baraque ... Les dialogues sont populaires et crédibles ...
Hommage aux petites gens de cabaret, le film constitue une charnière dans l’histoire du cinéma français par la peinture de mœurs qu’il propose. Au sortir de la grisaille des années de l’Occupation, contemporain de Sartre et Camus, il développe une certaine vision de l’homme et de l’humanité que l’on a pu qualifier de « noire » : homme sans dieu, fasciné par ses propres zones d’ombre, jeté dans un monde absurde, et souvent victime d’une organisation sociale qui fait de lui une victime, et que seul l’amour — quelle qu’en soit la forme —, peut justifier.
Deuxième long métrage que je découvre de ce cinéaste Français qui avait beaucoup de talents après "L'assassin habite au 21", monsieur Henri-Georges Clouzot qui fait du travail plus que remarquable méritant reconnaissance avec "Quai des orfèvres" !! Un polar qui date des années 40 avec une superbe intrigue autour d'un meurtre, on voit les faits sous différents angles avec des personnages impliqués et un inspecteur de police qui connait son métier qui est très malin pour retrouver le ou les coupables. Le scénario co- écrit par Henri-Georges Clouzot ménage le suspense et on suit l'enquète avec intérèt en se demandant comment ça va se finir. La mise en scène, tourné bien souvent pendant la nuit et dans des décors de rue, de restaurant, d'une salle de spectacle ou du commissariat et qui joue avec les lumières souvent obscures nous ménager le mystère, les plans sont magnifiques. Quant aux acteurs, ils sont formidables, de Louis Jouvet en inspecteur de police qui est grandiose au couple joué par Suzy Delair et Bernard Blier plus le reste du casting, ils sont tous excellents. "Quai des orfèvres" est un chef d'oeuvre du cinéma Français et il me tarde de creuser la filmographie du cinéaste Henri-Georges Clouzot qui donne très envie.
Ce drame de la jalousie débute sur les répétitions et le succès éclatant de Jenny, chanteuse. Ce succès attire les hommes déjà conquis, Martineau, son mari, est réduit au rôle d’observateur inquiet de voir filer son épouse entre ses doigts. Peu à peu, cette jalousie se transforme en enquête criminelle dont le suspect numéro 1 est Martineau.
Ce qui frappe dans le quai des Orfèvres, c’est le montage fragmenté. Clouzot suit une même action dans plusieurs espace-temps. En complément de la photographie d’Armand Thirard et du casting, le film est une claque visuelle.
Avec Quai des Orfèvres, Clouzot nous embarque dans une enquête policière dans le milieu du music-hall. Et comme toujours avec Clouzot, c'est d'une maîtrise irréprochable. Les acteurs sont excellents, les dialogues sont aux petits oignons et la réalisation est au millimètre près. Le scénario est bien ficelé et nous tient en halène jusqu'au bout et j'ai adoré la répartie de Louis Jouvet, absolument géniale. Bref, un excellent Clouzot qui montre, avec ce troisième film, que le réalisateur avait tout d'un grand.
Je sors juste du cinéma, ou je viens de voir le film pour la première fois en version restaurée, et j'en sors émerveillé. Je m'attendais à un polar sombre, mais en fait non c'est bel et bien une comédie. Tout le sel du film se trouve dans les dialogues géniaux et les relations entre les personnages haut-en-couleur et attachants, qu'on a plaisir à voir s'aimer ou s'affronter. Les acteurs sont aussi géniaux, mais Louis Jouvet est juste phénoménal. La principale qualité du film reste donc son écriture et son interprétation, mais ça n'enlève rien à la qualité de la mise en scène, qui nous plonge avec détail dans le monde du music-hall. Et la restauration a rendu toute sa superbe à la photographie noir et blanc et au travail fait sur la lumière.
Toujours dans le cadre de la rétrospective HG Clouzot, j’ai revu « Quai des Orfèvres » sorti en 1947 et j’avoue avoir été un peu déçu ! L’intrigue du célèbre romancier policier belge Stanislas-André Steeman - déjà à l’origine de l’adaptation de « L’assassin habite au 21 » - peut in fine se résumer en 3 lignes … et je trouve que Clouzot a – en quelque sorte – parasité son film avec trop de sons parois criards (piano, chants dont le fameux « avec son fameux p’it tralala », bruits au café-théâtre, bruits lors des interrogatoires, bruits des journalistes à la PJ …) et des images trop denses en nombre de personnages avec une caméra trop mobile ne permettant pas de s’attarder sur la psychologie des personnages et même l’enquête. On y retrouve les qualités de Clouzot en termes de noir & blanc et de cadrage (cf. la scène du miroir où on voit Bernard Blier se supposant déjà condamné à la guillotine) mais aussi ses obsessions : mari hyperjaloux interprété par un Bernard Blier bien « mollasson » face à l’exubérance de sa femme, Suzy Delair ; homosexualité latente avec le personnage de Dora (blonde comme bon nombre de femmes dans le cinéma de Clouzot) ; remarques sur la bourgeoisie (« Excusez-moi Madame, nous ne sommes pas les plus forts » dit un chauffeur de taxi lors d’une séance de reconnaissance de suspects) et même suicide avec comme dans « La vérité » la section des vaisseaux du poignet avec – point à souligner – une des toutes premières représentations au cinéma d’une transfusion sanguine effectuée de bras à bras à l’aide d’une seringue de Tzanck … Obsessions également ou mieux fidélité de Clouzot envers ses acteurs fétiches qui jouent des petits rôles tels Charles Dullin en amateur de photos de nus, Raymond Bussières, Pierre Larquey … Le personnage d’Antoine – joué comme il se doit à la Jouvet – est troublant : il n’est pas commissaire car il a raté à 2 reprises son examen, et semble très nostalgique d’une jeunesse passée aux colonies où il a été blessé au bras droit (comme Noël Roquevert dans « Le Corbeau ») et n’a pu intégrer l’aviation (cf. le nombre impressionnant d’affiches y faisant allusion au long du film). Il en est revenu veuf avec un petit métis qui – comme son père – n’est pas très doué pour les maths et échouera aussi à son examen mais « aura quand même son mécano pour Noël » car l’enquête menée avec malice et légèreté se clôt comme il se doit un jour de Noël sous la neige. Sans les fameuses répliques du grand Louis Jouvetspoiler: (par exemple malgré l’avertissement de son supérieur qui lui dit que vu la personnalité tuée « il faudra mettre des gants », il répond « Je n’ai pas les moyens de m’en payer » ; « C'est un faussaire qui m'a appris l'alphabet et c'est un escroc qui m'a appris la comptabilité » ou encore face à Suzy Delair qui lui explique pourquoi elle lui parait « arriviste », il répond « Moi, je suis le fils d’un larbin ») , je pense que ce film n’aurait pas eu le succès qu’il a eu et continue d’avoir spoiler: … car comme le dit Louis Jouvet lui-même « C’est une histoire sordide et comme les histoires sordides, ça se termine en pipi de chat » !
Un film sympathique, mais sans aucun suspense, et bien fade, hormis ses acteurs attachants, si on le compare aux grands Clouzot que sont "Le Corbeau" et "Les Diaboliques" !
Un très bon polar français de l'après-guerre, où Clouzot dépeint avec précision le milieu des nuits parisiennes, avec sa gouaille et ses grandes gueules, ses petites pépées et ses intrigues amoureuses. La mécanique est connue mais elle est troussée ici avec suffisamment de savoir-faire pour ne jamais ennuyer, les comédiens rivalisant avec un réel talent dans une atmosphère sombre à souhait. Jouvet est impayable, Blier égal à lui-même (déjà) et Suzy Delair tient la dragée haute sans difficulté. De la belle ouvrage, messieurs-dames, avec ce qu'il faut de fausses pistes et de machiavélisme pour tenir le spectateur en haleine.
Un film très puissant très solide à la mise en scène absolument brillante. Une image en noir et blanc parfaite, Des nuances de gris . Les petits métiers de Paris superbement filmés. Le acteurs sont formidables, Blier à son Top nous démontre tout son talent. C''est aussi une fable satirique qui dénonce tous les travers de la société "petite bourgeoise" . Une grande réussite.Une oeuvre majeure.
Comme à son habitude, Henri-George Clouzot nous pond une oeuvre fantastique avec une mise en scène d'une grande maîtrise. Ce film policier comprend ce qu'il faut de suspens et de rebondissements et est soutenu par un casting en or. Il n'y a rien à redire sur ce classique du cinéma français qui mérite amplement sa réputation.