Une atmosphère polar assez sobre et morose. Vincent Macaigne est un de mes acteurs préférés cependant ce film ne m'a pas emballée, hélas le scénario tourne en rond et ne passionne guère.
Film revu le 2 septembre 2024 en vidéo à la Cinémathèque française. Une confirmation du talent rare de Guillaume Brac,qui sait nous toucher avec un minimum d'effets, offrant à ses comédiens professionnels ou amateurs des scènes où ils peuvent s'imposer. Bernard Ménez trouve ici un de ses meilleurs rôles, rappelant ses grands moments chez Jacques Rozier. Solène Rigot, dont nous guettons les moindres apparitions depuis ses débuts crée un personnage inoubliable avec un naturel constant. Vincent Macaigne, qui, par moments, évoque un peu Peter Stormare dans "Fargo" est irréprochable. Intelligente utilisation de la musique, chose rare au cinéma. Dans la deuxième partie du film, on peut penser aux situations de "Dites-lui que je l'aime" (Ce mal étrange, This sweet sickness), mais ici on ne va pas jusqu'à la tragédie, tout s'apaise, une fois que la crise est passée. Le décor hivernal, ainsi que les scènes de danse ajoutent au charme du film. Vive "Tonnerre" et vive le vin de Chablis !
A mon avis, sur le plan du scénario et de l'intensité des émotions transmises, le moins bon (et non pas le "plus mauvais", ça reste pas mal) film de Guillaume Brac. On a un peu de mal à cerner la psychologie des personnages et surtout les retournements de situation. Cependant, le duo Vincent Macaigne et Bernard Menez fonctionne (contre toute attente) plutôt bien et les plans sur le Morvan en hiver sont très réussis, un bon moment de cinéma par un réalisateur très sous-estimé.
Cette Comédie coécrite et mise en scène par Guillaume Brac et malheureusement entachée d'une profonde langueur, nous délivre une grande intensité dramatique. Le scénario extrêmement banal nous conte le changement de vie de Maxime, Rocker parisien en retraite professionnelle venant pour deux mois habiter chez son père dans le Morvan. Si l'histoire est très classique, l'intérêt du film provient essentiellement de la qualité de ses interprètes. Bernard Ménez, parfaitement en place, est le père de Maxime ; Solène Rigot belle et fraiche est son amie. Quant à Vincent Macaigne, il excelle dans son rôle de Rocker cool, démontrant une grande palette de ses capacités.
Des maladresses de premier film des scènes à moitier improvisées quelques acteurs qui vont bien, Vincent Macaigne dérangeant et magnifique comme d'hab un thème universel une vache d’ambiance un régal
Dans la froidure bourguignonne, une histoire somme toute banale entre une fille fraîche et faible et un rocker demi-raté plutôt moche. L’ensemble, agrémenté par la présence de Bernard Ménez dans le rôle du père, tient la route.
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3,0
Publiée le 26 septembre 2020
Dans le pays blanc c'est finalement une assez histoire sombre. Il y a une conversation déprimante entre le perdant et l'un de ses amis et Hervé (joué par un acteur non professionnel de manière très convaincante) sur le suicide. Bien que découragé il trouve la force de continuer à travers le film. Quant à Maxime il tente de sortir d'une impasse mais si même à la fin, l'amour semble lui avoir fait du bien et Mélodie efface son nom. Il reste un beau perdant qui a retrouvé la tranquillité d'esprit mais dont l'avenir est encore sombre. Le sujet est dérivé mais le réalisateur fait son travail et l'intérêt est soutenu tout au long du film. Tonnerre n'est surement pas un chef-d’œuvre mais l'histoire est suffisamment intéressante a suivre...
Le film est tout à fait à regarder un soir d’hiver près du feu. Tonalité sombre et pourtant porteuse d’un espoir naïf et d’une grande sincérité. VM est excellent et Menez aussi dans le rôle du père qui ne juge pas son fils. L’amour était véritable et sa gentillesse peut-être trop évidente.
Dans une petite commune de l'Yonne qu'est Tonnerre, un couple brûle au milieu de l'hiver glacial, deux âmes déchirées qui vont tenter de s'aimer en sachant que leur histoire ne peut durer. Le film est imprégné d'une mélancolie puissante, dépourvue de naïveté, qui place la violence de la rupture au-dessus de certains clichés (différence d'âge, rockeur sentimental et fauché, etc) tout en ne cédant jamais à la légèreté et à la bizarrerie – le personnage magnifique incarné par Bernard Ménez est pour beaucoup dans ces ruptures de tons. Même si "Tonnerre" regorge moins de scènes "décalées" dans son mouvement final, à cause d'une bascule franche dans le drame, les passages obligés sont évités grâce à l'adoption d'une forme proche du conte (Macaigne semblable à une bête qui enlèverait la belle) dans laquelle peuvent se côtoyer un désenchantement tragique et une tendresse amère. Glaçant par son regard frontal, son réalisme psychologique – l'évocation du suicide y est brève mais puissante –, le film nous emporte par son optimisme presque déraisonné. Alors que tout est perdu, la lumière du printemps pointe, faible en soi mais suffisante pour redonner un peu d'espoir.
j'ai vu récemment florida project , une autre chronique familiale , et du coup en mettant ma critique sur florida project , ca m'a rappelé tonnerre, et ca m'a rappelé que j'avais trouvé ce film vraiment sympa mais que je n'avais pas mis de critique. Si vous voulez un bon film sur une chronique familiale en mode comédie dramatique, ben n'hésitez pas.
C'est un certain cinéma français: poussif, mou, glauque, avec un scénario faible et banal.
Les deux acteurs principaux sont moyens: l'actrice n 'articule pas et parle du nez (végétations ?); du coup, elle est peu compréhensible. Ce n'est pas grave car son rôle est celui d'une fille paumée qui n'a rien à dire.
L'acteur-rockeur est plus intéressant: il s'accroche à cette fille qui n'en vaut pas la peine. Heureusement pour lui, le "deal" de la fin lui rend sa liberté.
Un bon film, sorte de road movie , mais qui se passe dans la ville d l'Yonne, austère et grise, de Tonnerre. Un héros désabusé , un looser , ex musicien va tomber amoureux d'une jeune journaliste. Ce petit drame sans importance est traité sur un ton très fin, très délicat, mêlant l'humour déjanté, le drame , la comédie. Les acteurs sont vraiment très bons, Menez est formidable et on regrette qu'il joue très peu. Macaigne est au Top, déglingué, amusant , attendrissant, marginal. Ce couple père /fils focntionne super bien. L'intrigue est bien écrite et les dialogues sont savoureux. La réalisation est aussi très dense, quelques scénes très fortes et très dures, qui se rapproche d'une situation de drama. Une belle rèussite pour ce jeune réalisateur Guillaume Brac.
Le personnage le plus sombre interprété par Macaigne, mal dans sa peau comme souvent et terriblement obsessionnel après une déception amoureuse. La séquence de la vengeance n'est pas la plus réussie du film et on peut lui préférer une fin plus dans le ton de la première moitié, entre mélancolie et retenue. Les paysages sont magnifiquement filmés et Menez ponctue le récit de sa présence chaleureuse.
En sortant de la salle personne ne parlait vraiment, on était tous dans une sorte de phase de réflexion. Oui, il s'avère que (heureusement) certains films font réfléchir. En l'occurrence, Tonnerre nous pose la question de la nature humaine. Le personnage de Maxime nous paraît sensible, attachant jusqu'à devenir une sorte de monstre. Or le monstre qui est présent devant nos yeux aurait pu être nous ou même le voisin d'à côté. La question du "choc" des générations est présent également : la relation entre le père et le fils, les deux amants... et nous laisse peut être un peu perplexe sur sa conclusion, mais je ne pense pas que ce fut le but premier du réalisateur. Nous avons pu le rencontrer la semaine dernière, avoir la plus grande joie du monde ! Guillaume Brac peut d'ailleurs être défini tel un homme modeste, passionné et plus que rêveur. Il porte une vision philosophique pour nombre de choses, notamment son film. Il nous confia également sa passion pour sa ville presque natale bourguignonne : Tonnerre est figée dans le temps. La plupart des personnages du film ne sont pas des acteurs professionnels (hormis quatre). Ce choix rajoute beaucoup de spontanéité. Certes, ça peut plaire ou ne pas plaire mais il ne faut pas nier que ce choix est plus qu'intéressant : Pialat est son inspiration.
Tonnerre fait partie de ces films qui font réfléchir et qui nous laisse comme un œil neuf sur le monde, sur notre monde. À voir et à revoir.