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inspecteur morvandieu
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2,0
Publiée le 7 mars 2026
L'industriel de Concarneau Andrieu adore ses filles et les gâte. Au moment où les deux se marient en même temps, il se retrouve seul. Toute ressemblance avec le Père Goriot est voulue. Le bigot Léo Joannon nous pond un psychodrame familial et conjugal dont il a le secret et où son vieux complice en bondieuseries Pierre Fresnay figure l'inextinguible amour paternel (divin?). Andrieu sacrifie son argent et son temps à réparer les pots cassés et les turpitudes de ses filles; elles sont l'une et l'autre des bourgeoises entretenues et inconséquentes, ingrates, coquettes, infidèles et dans l'esprit du cinéaste, sans doute, des pécheresses au sens biblique du terme. En tout cas, son sujet suinte la misogynie et la catéchèse. Le scénario est celui d'un père la morale (catho) et d'un redresseur de torts; il est fait de quelques réelles singularités et de beaucoup de balourdises. Son ingénuité fait son intérêt, au-delà des incidents grossiers qui s'additionnent pour servir le message de Joannon. Ce dernier prend les accents d'un vieux réac, pour ne pas dire d'un vieux c.., qui tient absolument à rappeler à la jeunesse de son temps que les commandements de Dieu banissent l'adultère, le divorce, le suicide, etc, etc...et peut-être même le jazz, dont Joannon semble faire un symbole de la jeunesse dissolue. Pierre Fresnay, dans une composition heureusement plus tonique que pathétique, est une nouvelle fois le porte-voix de l'auteur militant.