Gone Girl
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2 070 critiques spectateurs

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Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 novembre 2014
Certains ont parlé d'un Fincher mineur. D'autres ont critiqués le fait que le film ne tienne tout à fait ses promesses de thriller classique. Mais était-ce son objectif de départ? En s'emparant du best-seller de Gillian Flynn "Les Apparences",David Fincher a toujours su ce qu'il voulait en faire. Soit une charge très acide sur la vie matrimoniale,mâtiné d'une ironie grinçante sur les médias de masse américains et sur les populations locales qui s'approprient des faits-divers qui ne sont pas les leurs. En apparence,Amy et Nick Dunne vivent heureux dans le Missouri,malgré des anicroches propres à tous les couples. Un matin,Amy disparaît mystérieusement. Pour la police locale,tout concourt à faire de Nick le suspect idéal,lui qui ne semble pas si affecté que cela... "Gone Girl" est un exercice de style clinquant,teinté d'humour noir,qui rappelle les meilleurs De Palma. La seconde partie,en forme de poupées russes,de cercle concentrique,est un formidable instantané de ce que peut représenter l'hystérie,collective comme individuelle. Comme toujours chez Fincher,la mise en scène est clinique et parfaitement adapté à ce sujet. La collaboration musicale avec Trent Reznor continue de produire des magnificences. On en sort écœuré par l'hypocrisie d'une société qui mise tout sur les apparences,mais en même temps revigoré par tant de virtuosité narrative et technique.
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2014
Juste deux mots : David Fincher. Je n’étais pas particulièrement enthousiaste à l’idée d’aller voir ce film (qui a pour malheureuse particularité – je tiens à le rappeler – d’avoir Ben Affleck dans son casting) et pourtant… Quand j’y repense je me dis qu’il n’est jamais vain de se déplacer pour un film de David Fincher. Ce mec, soit son sujet ne m’intéresse pas, et dans ce cas là je passe juste un bon moment grâce à sa somptueuse manière de filmer et de monter (ce fut notamment le cas de « The Social Network ») ; soit son sujet m’intéresse et dans ce cas là, je grimpe presque littéralement au rideau (« Se7en », « Fight Club », « The Game »). Peut-être fut-ce la torture qu’a été pour moi son dernier « Millenium » qui m’avait fait perdre de vue cette réalité (mais dans ce cas particulier, la souffrance est surtout venue du fait de voir une simple repompe du film original), il n’empêche que, après ce « Gone Girl », tout est redevenu clair dans mon esprit. Ce n’est pas compliqué. Je ne connaissais rien de l’histoire (je savais juste qu’il y avait Ben Affleck dedans, ce qui n’était pas très engageant, avouons-le…) et cela m’a permis du coup d’encore mieux apprécier la remarquable mécanique du piège fincherien. Qu’il est bon de tomber sur un gars qui ne fait pas d’esbrouffe, qui mesure ses effets subtilement, qui ne fait rien au hasard… Ce genre de réalisation maitrisée sur le bout des doigts nous oblige à être sensible à tout, sans ne jamais ressentir cette frustration d’avoir fourni un effort pour rien. Le truc se met en place progressivement, sur un rythme minutieux, le temps de nous permettre de questionner ce qu’on voit et surtout qui on voit. Comme dans tout bon thriller, on a déjà toutes les clefs de compréhension entre les mains dès le départ, le déroulement du film ne sert qu’à nous faire prendre conscience que l’essentiel nous échappait jusqu’à présent. Alors certes, le film est pétri de retournements que beaucoup pourraient trouver trop gros ou trop artificiels. Moi-même j’avoue qu’à certains instants je pouvais vivre certains rebondissements comme un début de douche-froide par rapport au plaisir ressenti (et le tout toujours en présence de Ben Affleck, ce n’est pas à oublier) mais finalement il n’en fut rien, et cela essentiellement pour trois raisons. Tout d’abord, il faut bien avouer que ce nombre de revirements permet à l’intrigue d’être plus riche et donc plus dense, ce qui a un effet non négligeable sur le rythme. Mais aussi, l’ensemble de ces revirements m’ont permis de me retrouver dans une situation que j’adore au cinéma : ne pas vraiment savoir ce qu’il va se passer. Fincher pour le coup a suffisamment de matériau pour anticiper notre rapidité d’esprit et ainsi apporter une résolution à un mystère posé plus rapidement que prévu lui permettant pour le coup de poser un mystère nouveau. Enfin – et c’est finalement l’essentiel – tous ces revirements, aussi rocambolesques puissent-ils parfois paraître, se font au service d’un propos. Or, si un retournement de situation peut parfois risquer de rompre le fameux pacte de suspension volontaire d’incrédulité chez le spectateur, il ne rompt pas la cohérence d’une exploration que je trouve très osée : celle de l’hypocrisie ultra-malsaine à laquelle peut conduire cette norme qu’est le mariage. Franchement, aborder un sujet comme ça, sous cette forme là , et pour lui faire dire ça, je trouve ça juste incroyablement culotté… et même insolemment culotté parce qu’en plus il faut que ce soit maitrisé de mains de maître. J’ai trouvé le truc tellement bon que – ô miracle ! – Ben Affleck ne m’a même pas insupporté. Pire son personnage à mi chemin entre celui qu’on a envie de baffer tellement il fait faux, mais qu’on a quand même envie d’aimer parce que malgré tout, il est aussi faux dans sa façon d’être faux, c’est au final un personnage qui correspond plutôt bien à l’acteur. Pour une fois, jamais Ben Affleck n’aura été aussi vrai qu’en jouant le faux. Bref, plus j’y repense, et plus je me dis que ce que je viens de voir là une vraie perle. Certes, sûrement certains ne s’y retrouveront pas comme moi car les remous de l’intrigue les feront peut-être sortir du propos. Peut-être même que d’autres auront aussi du mal pour le propos qui est justement tenu sur les relations amoureuses hommes-femmes, le mariage ou bien même tout simplement sur les relations familiales en général dans notre société. Mais bon, moi je pars du principe que, pour qu’un film plaise vraiment à quelqu’un, il faut qu’il accepte le fait de ne pas plaire à tout le monde. Pour moi, c’est le cas de ce « Gone Girl ». Il n’emballera pas à tout le monde, ça c’est sûr (mais cela ne veut pas dire qu’il vous déplaira forcément, parce que c’est quand même David Fincher ! Ho !), mais en tout cas, dans mon cas une chose est sûre : ce film il me plait. Plus que ça, il me transcende…
Guy Demichel
Guy Demichel

28 abonnés 20 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 octobre 2014
Le sujet (une manipulation machiavélique) pourquoi pas. Mais tout le reste et en particulier le scénario complètement ridicule par l'accumulation des invraisemblances ( les "grossesses", l'absence de perquisition et de véritable enquête, la fugue, les scènes dans le "chalet", les scènes à l'hôpital, l'auto insémination artificielle, psychologie de bazar, j'en passe et des meilleures). Mise en scène et interprétation peu convaincantes. Film par ailleurs interminable. Impossible pour moi de comprendre les notes incroyablement hautes des critiques professionnels et des spectateurs). A éviter.
rcan
rcan

70 abonnés 88 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2015
Un thiller version "maxi" au niveau de la longueur qui aurait dû être bouclé en 2h00 tout au plus pour donner plus de rythme au film qui en manque cruellement par moment. Autrement on se laisse mener par l'intrigue bien que les courts flash-back répétés finissent par alourdir le scénario. Il n'en demeure pas moins des incohérences et une fin fin qui nous laisse sur notre faim. La scène du crime d'une extrême violence semble fort improbable dans le rôle de l'actrice principale Rosamund Pike. Même Ben Affleck a parfois du mal à crédibiliser son personnage. A voir une fois sans plus.
septembergirl

664 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2014
Un thriller fascinant et passionnant de David Fincher qui nous immerge dans une sombre affaire de disparition. Une réalisation déroutante, dotée d’un scénario redoutablement efficace, offrant de multiples rebondissements. Un film prenant du début à la fin, qui se trouve marqué par un suspense haletant et une atmosphère pesante. La mise en scène est brillante et les interprétations de Ben Affleck et Rosamund Pike sont très convaincantes. Surprenant et délicieusement diabolique !
Joe D.
Joe D.

68 abonnés 45 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 octobre 2014
David Fincher nous réalise avec Gone Girl (adaptation du roman de Gillian Flynn), un film qui pourrait sembler dans son contexte des plus banals pour les adeptes de polar (le mari signale la disparition de sa femme, mais une fois sur les lieux tout les soupçons remontent vers lui, avec des preuves indéniables (semble t il) qu'il pourrait avoir tué sa femme). Thème qui pourrait être classique, seulement n'est pas David Fincher qui le veut, Fincher arrive à nous dépeindre le pouvoir des médias sur l'influence des gens, et comment ces derniers sans scrupule peuvent s'emparer d'un fait pour en extrapoler les pires atrocités, déformant les faits, modifiant les "apparences". Nick Dunne (interpreté magistralement par un Ben Afflleck au summum) va fêter son 5eme anniversaire de mariage avec son épouse Amy, lorqu'il rentre chez lui, il constate qu'il y a eu violence à son domicile en son absence, et contacte immédiatement la police, qui très vite va suspecter Nick de par son air désinvolte, son manque d'implication et d'enthousiasme dans les recherches de sa femme, un voisinage qui le dépeint comme violent avec sa femme, d'avoir tué sa femme. Le scénario pourrait s'arrêter là, mais Fincher va plus loin, au fur et à mesure de l'histoire on constate que des vérités sont cachés, que la condescendance que Nick porte à Amy à New-York avant de déménager dans le missouri, s'évanouit au fil du temps. Mais qu'en est il d'Amy (Mention spéciale pour la sublime interprétation de Rosamund Pike qui finit par porter à elle seule tout le film) ?? Elle aurait écrit un journal intime dépaignant son mari de violent, de psychopathe, et qu'elle n'est plus qu'une chose à ses yeux. Là devient de par le montage et les flash-backs de Fincher, tout un véritable puzzle où nous même spectateur pendant la scéance, à l'image des médias sommes trimbalés de spéculations à spéculations, ne sachant pu qui croire !! Les thèmes du mensonge, d'une image donnée à l'autre, de l'adultère, de la vengeance, de la trahison, de la manipulation sont subtilement mis en abyme dans ce film. spoiler: Rosamund Pike s'avérant être telle une mante religieuse, utilisant des plus incroyables scénario pour prendre la revanche sur son mari, qu'elle considère trop condescendant envers elle, lui manquant totalement de respect.
Les apparences sont exactement le thème culminant de ce film, tant celles ci servent comme nous le démontre Fincher excellement aussi bien les intentions de Nick et celle d'Amy. Tout ceci est aussi une réminiscence au thème du dépassement de soi, de la volonté de ne pas être dominé ou rabaisser spoiler: à l'image d'Amy (écrivain tout comme Nick) qui a écrit des livres à succès pour enfant sur le thème de"l'extraordinaire Amy", personnage qui arrive à tout obtenir dans sa vie et jouit pleinement de son bonheur, mais qui visiblement semble contrarié Amy l'écrivaine car la monotonie de sa vie, et le fait qu'elle ne peux dominer toutes les situations (la découverte de l'adultère de Nick, ne plus pouvoir le rabaisser, le chomage du couple, l'absence de dialogues), lui créé une sorte de dualité d'instinct de protection primaire, et de destruction d'autrui
. La photographie est sublime, les plans sont excellement bien choisi, et on ne voit pas les 2h30 passé. Ce film peut contenir plusieurs niveaux de lecture, sur les apparences, les concessions à faire dans un couple, les manipulations pour obtenir de la reconnaissance, mais après tout avoir aimer quelqu'un les premières années se créant l'un envers l'autre un personnage, puis finir par se détester chaque jour mutuellement, venant à se mentir l'un envers l'autre cherchant à dominer l'autre, est ce réellement ça la notion du couple pour être heureux ? Non mais c'est ça le "mariage". Pour moi c'est clairement un chef d'oeuvre de David Fincher, dont la trame, le déroulement et le dénouement sont clairement du niveau de SevEn. Culte.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2014
Une femme qui disparaît, une enquête policière et une multitude de mensonges: "Gone Girl" est fait pour David Fincher. Mais le film démarre plutôt tranquillement, avec ces flash-back qui ne servent pas tant le récit que cela, et a du mal à véritablement passionner, même si le spectateur se doit de rester attentif au moindre détail, que ce soit dans le déroulement de l'histoire ou dans la mise en scène d'une grande sobriété. C'est à partir du moment où Nick (Ben Affleck pour une fois génial dans son inexpressivité) est suspecté d'avoir tué sa femme (Rosamund Pike déroutante) que le film commence à monter en puissance, le tout en ne manquant jamais de surprendre. Fincher use d'ailleurs de deux grands coups de théâtre, mais qui cette fois ne possèdent pas uniquement une fonction spectaculaire comme dans "Seven", mais sont le support d'un discours diabolique et hautement pessimiste sur le mariage. "Gone Girl" est en quelque sorte un tournant dans la carrière de Fincher, puisqu'il réunit la maturité formelle de ses années 2000 et le nihilisme qui faisait la force de ses films des années 90'. Au final, ce n'est pas le meilleur film du natif de Denver, mais à coup sûr un divertissement corrosif brillamment rythmé et orchestré.
Charles G
Charles G

35 abonnés 627 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2014
Pour les passionnés de cinéma, Noir Amer y compris, chaque nouveau film de David Fincher est un évènement immanquable. Pour l'immense majorité des spectateurs qui n'ont pas lu le livre dont Gone Girl est adapté, ce film est arrivé en comprenant une grande part de mystère, ne dévoilant pas le contenu de son scénario ni ses enjeux. La surprise, ainsi que le plaisir, demeurent ainsi entiers lors de la découverte du film. Gone Girl dure un peu moins de 2h30, et est en fait divisé en trois tiers d'à peu près 45 minutes chacun. Dans le premier, Fincher pose les bases de ce qui semble être un polar classique et fluide, parfaitement réalisé avec une image somptueuse (premier film jamais filmé en 6K !) dans les tons automnaux que le réalisateur affectionne tant. Ben Affleck, parfait en beau-gosse quadragénaire désabusé et un peu bête, porte le chapeau du meurtre de sa femme, disparue, qui nous dépeint une situation tendue où elle serait sujette aux violences quotidiennes de son mari, par le biais de son journal intime lu en voix off par elle-même. Alors que l'on est convaincu que le film va se dérouler tranquillement de cette façon jusqu'à la fin, l'intrigue change complètement d'angle et nous fait sortir du mécanisme mis en place par notre cerveau pour nous éveiller. Tout à coup, nous nous mettons à la place d'un Ben Affleck manipulé et victime d'un jeu malsain, que tout le monde voit coupable à tort. Rosamund Pike se transforme alors en architecte diabolique d'un plan qui fait froid dans le dos. L'actrice nous offre au passage une prestation de très haute volée. Un des aspects passionnants du film est la façon dont il nous montre le fonctionnement du système judiciaire américain. Affleck fait appel à l'avocat le plus stylé de l'histoire du cinéma pour le sortir de ce mauvais pas, et nous offre au passage une leçon de communication pour s'attirer l'empathie du peuple. Et, une fois de plus, alors que le film commence à trouver son équilibre et sa logique dans cette dynamique, le scénario se risque une nouvelle fois à chambouler tout ce que nous pensons être acquis et nous offre l'inattendu : une rencontre entre les deux personnages principaux, que l'on croyait impossible, sous forme de réconciliation hallucinatoire. Le dénouement final est plein de surprise, et ces changements permanents nous obligent à rester attentifs et plongés dans l'histoire à tout moment. Il s'agit là d'un tour de passe totalement réussi et fort habile du maître du thriller. Encore une nouvelle pépite au palmarès de Fincher, assurément dans les meilleurs films de l'année.
Sylvain. V
Sylvain. V

172 abonnés 372 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2016
Une adaptation fidèle et inspiré. Une réussite. On pourrais croire que c'est un film fantastique, dans le genre, et bien non, c'est un film réaliste, il montre des choses qui pourrait se passer dans la vrai vie. Dramatique. C'est le mot qui convient au film, dramatique. Gone Girl est un film épique ! Gillian Flynn, qui a écrit " Les Apparences ", écrit un scénario original, la mise en scène est impeccable. David Flincher réalise un film époustouflant ! Spectaculaire. Prodigieux. Incroyable. Génial. A couper le souffle. 4/5 ****
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 octobre 2014
D'apparence parfaite, le couple composé par Amy et Nick s'apprête à fêter leurs cinq ans de mariage lorsque Amy disparaît brutalement et mystérieusement. L'enquête semble accuser Nick qui va tout faire pour découvrir et comprendre ce qui s'est réellement passé...

Ici on se rapproche plus du Fincher élégant de "millénium" voire dans une moindre mesure de "Zodiac" que celui crade de "Seven" et "Fight Club". Il met peu à peu son puzzle en place, il manque plusieurs pièces et s'amuse à les intervertir sans pour autant nous perdre, bien au contraire il nous fascine même. Il montre ici tout son talent pour conter une histoire en s'appropriant le roman de Gillian Flynn, sa mise en scène est élégante et brillante et il sait créer de la tension pour rendre le récit palpitant et haletant, sans que l'on voie passer les 145 minutes.

Il développe peu à peu un climat troublant voire malsain en mêlant habilement thriller et drame conjugal. Il braque sa caméra sur le personnage de Nick et révèle peu à peu ses failles et son passé, tout en étudiant en profondeur ce couple. Il nous fait passer par divers sentiments et nous fait ressentir ceux des deux protagonistes, passant d'un opposé à l'autre. Les personnages sont bien travaillés psychologiquement et Fincher les rend intéressant et surtout, il ne néglige pas les seconds rôles, allant de l'avocat de Nick à ses voisins en passant par les médias, chacun apporte sa contribution à l'histoire. La construction du récit est assez remarquable, Fincher maîtrise totalement son scénario et les flash-back et orchestre de manière fluide la chronologie des événements, tout comme son montage. Les événements sont tous bien amenés et dans le même temps, il maintient le suspense de bout en bout jusqu'à un final mené avec brio !

Il met en scène une Amérique moderne, aisée et sophistiquée et nous emmène au cœur de ce couple d'apparence lisse mais dont plusieurs éléments viennent troubler la tranquillité. Peu à peu, on découvre ce couple dans son intimité, Fincher alterne avec facilité thriller au suspense insoutenable et intimité conjugale, les rapports que le couple entretenait, entre jeux de dupes, bonheur d'apparence ou encore passé idéalisé ainsi que ceux qu'ils avaient avec leur entourage. Il dresse aussi une pique au média à travers cette recherche excessive du sensationnalisme et du scoop ainsi que de l'appropriation d'un fait et désigne le coupable et la victime sans subtilité, qu'il rend pertinente. Il vise aussi l'opinion publique et la manipulation qu'il subit par les médias ainsi que la société plus généralement, par moments avec de l’humour (noir) bien senti.

L'atmosphère est sublimée par la bande originale de Trent Reznor et Aticus Ross, qui sait se faire sobre lorsqu'il le faut et au contraire présente dans les moments adéquats. C'est au tour de Ben Affleck de bénéficier de l'excellente direction d'acteur de Fincher et il s'en sort à merveille en donnant de la présence et du mystère à son personnage qui ne semble pas affecté par cette disparition et qui va tout faire pour trouver la vérité. Face à lui, Rosamund Pike est intrigante, belle et troublante à souhait en héroïne Hitchcockienne.

145 minutes de bonheur pour un thriller maîtrisé d'une main de maître par Fincher qui s'amuse à nous manipuler pour mieux nous surprendre, nous captiver et nous fasciner. Il mêle habilement drame intimiste et conjugal et thriller élégant au suspense insoutenable.

.... Brillant.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2014
Le couple d’apparence glamour incarné par Rosamund Pike et Ben Affleck cache bien son jeu dans ce drame intimiste qui ausculte les affres du mariage, démonte l’American Way of Life tout en nous gratifiant d’une belle satire d’une certaine catégorie de médias. S’il s’inspire des classiques signés Hitchcock, ce thriller misogyne et anxiogène n’en possède pas la subtilité du détail. En revanche, sa mécanique bien huilée fait davantage penser à l’excellent "Basic Instinct". On regrettera l’abus de placement de produits et le fait de ne pas en savoir plus sur les origines des personnages principaux. A voir néanmoins plutôt deux fois qu’une, "Gone Girl" réserve donc son lot de surprises mais n’est pas le meilleur film de son auteur, David Fincher, réalisateur talentueux certes, mais très imbu de sa personne.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2017
« Ce qui compte ici, c'est pas ce que je suis, c'est l'apparence que je donne ! » Dans ce thriller machiavèlique et alambiquè de David Fincher, Ben Affleck est apparemment un homme banal dont la jolie femme, jouèe par Rosamund Pike, disparaît lors de leur cinquième anniversaire de mariage! Tirè de ce roman de Gillian Flynn, « Les apparences » , le scènario a ètè ècrit par l'auteur du roman elle-même qui ne s'est d'ailleurs pas gênèe pour changer complètement la fin! spoiler: Ça commence comme un suspense à la Hitchcock, de cette disparition et de la voix de cette jeune femme marièe via son journal intime avec des scènes de flashbacks qui nous aident à comprendre ce qu'ètait le couple Dunne! Puis, au bout d'une heure, "Gone Girl" rebondit complètement en devenant autre chose qu'un simple suspense hitchockien! il devient un film sur la sociètè entière, à savoir comment on attaque sa moitiè en se servant des mèdias et des rèseaux sociaux!
Ben Affleck est excellent mais c'est Rosamund Pike, très investie, qui impressionne! Nommèe à très juste titre pour l'Oscar de la meilleure actrice, elle dut laisser la statuette à Julianne Moore pour "Still Alice". Ce qui fut loin de faire l'unanimitè au vue de la performance « monstrueuse » qu'elle donne à l'ècran! C'est efficace et labyrinthique à souhait comme souvent chez Fincher! De plus, le film a des tas de tiroirs, de nombreux coups de thèâtre, une violence psychologique qui peut choquer et une confrontation (d'anthologie) en flash-back entre Affleck et Pink qui ressemble à une bande annonce et qui vaut assurèment son pesant de cacahuètes! A signaler que "Gone Girl" est la première fiction a avoir ètè tournèe en 6K, c'est à dire en ultra haute dèfinition, ce qui permet d'avoir une superbe prècision d'image dans les nombreux plans sombres...
shindu77
shindu77

116 abonnés 1 684 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 novembre 2014
Une histoire simple pour un film exceptionnel ! Une réalisation impeccable, des acteurs excellents, des petites touches d'humour aussi. C'est du cinéma maîtrisé de bout en bout. Bravo !
Elisariel
Elisariel

63 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mars 2015
Le thriller dans toute sa splendeur !
Ben Affleck et Rosamund Pike sont parfaits. David Fincher sait jouer sur les ambigüités et nous offre des pistes plus dérangeantes les unes que les autres. Pesante atmosphère, pièges successifs qui nous étranglent avec le mari, sa jumelle ainsi que ceux qui enquêtent sur cette affaire qui se révèle d'une réjouissante complexité !
Un régal !
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2015
David Fincher signe là un solide thriller qui développe une ambiance lourde, pesante, pleine de tension psychologique, étouffante à souhait plutôt qu'un film avec un scénario aux rebondissements inattendus ou aux personnages plus étoffés ou différents des codes habituels. De ce point de vue, ce long-métrage est une franche réussite. Mais c'est également une critique habile de la société actuelle notamment dans notre relation à l'argent et au regard social. Une mise en scène sublime qui me rappelle un peu "Panic room" ou "Zodiac", quelques passages d'excellente facture mais un rythme un peu trop lent. Malgré ce dernier point négatif, un polar machiavélique tout à fait marquant et remarquable.
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