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Un visiteur
5,0
Publiée le 3 août 2017
Pour tout ceux qui ont aimé Le temps des gitans. Pour découvrir l'acteur Kusturica mis en scène par lui même. Pour une Monica Belluci nature et plus belle que jamais. De la violence certes mais son monde est sans filtre tout comme lui.
La bande-annonce ne me disait trop rien, mais après les premières minutes du film, j'étais rassuré, on retrouvait bien tout ce qui fait la qualité des films de Kusturica, musique, personnages déjantés, conflits, plans originaux, humour, animaux... Mais petit à petit, l'histoire se resserre sur le couple Kusturica-Belluci (bien moins intéressant que les personnages de l'ex championne de gymnastique et du colonel), pour finir sur une course poursuite interminable avec les forces spéciales, qui n'ont de spéciales que le nom, tant elles sont peu dégourdies. Entre les attaques du serpent peu crédibles et assez mal faîtes et le final dans le champ de mine avec les moutons, on passe par plusieurs scènes assez ridicules et franchement pas terribles. Donc, content d'avoir vu le film pour sa première moitié, mais déçu par la seconde (on peut aussi se demandes si Monica Belluci avait sa place dans le film !).
un film sur les fluides....le sang, le lait et l'eau qui nous transportent dans la sécheresse et les bruits tonitruants des bombes Qui nous transportent dans les cœurs écorchés des 2 protagonistes dont la douceur et la poésie fait tout oublier Qui nous transportent aussi au travers des animaux, salvateurs ! serpents, abeilles, moutons, âne, faucon Qui nous transpercent aussi de douleur, celle qui nous renvoie à la bêtise humaine, cette bêtise qui arrache tout pour rien
D'emblée, le ton est donné avec cette phrase : "Ce film est basé sur trois histoires vraies et beaucoup de fantaisie"! Cette fantaisie, on l'a retrouve dans ce petit village de paysans où l'ambiance est festive voire complétement délirante avec les frasques de la belle Milena (Sloboda Micalovic). Emir Kusturica qui tient pour la première fois le rôle principal dans un de ses films est lui aussi en fusion avec la nature avec son âne et son rapace. La suite est beaucoup moins emballante à travers cette romance avec Monica Bellucci et lspoiler: e film comporte une trentaine de minutes de trop avant un final concluant . Pour son retour, ce n'est pas tout à fait "un grand Kusturica".
Un serpent s'approche d'un flac de lait gaspillé et il en boit. L'homme qui a souffert l'accident regarde hypnotisé l'animal se nourrir, fait curieux qui racontera à ses proches des heures plus tard. "Un serpent nous a fait expulser du paradis" réponde un entre eux. "Oui, mais ce serpent a décidé de nous suivre" répond l'autre.
Kusturica se met devant sa caméra pour jour un crémier qui croisse le front de guerre des Balkans aux épaules d'un âne pour livrer son produit, suivant la nommée Voie Lactée. La tranquillité du village, intacte malgré la guerre aux portes, sera interrompue par l'arrivée d'une mystérieuse femme d’origines italiens poursuivie par des soldats.
On the milky road est un film qui se métamorphose à fur et mesure. Il se présent comme une comédie de mœurs avec des touches slapstick. Le réalisateur enregistre une série de réactions en chaîne qui créent le ton comique de cette première partie. Le parcours d'un aigle qui provoque un accident pourrait être considérée la meilleure scène du film. Juste après, un autre accident, cette fois-ci avec un grand horloge fera rire les spectateurs avec l'entrée sur scène du personnage le plus surréaliste de l'oeuvre: une ancienne championne de la sélection yougoslave de gymnastique rythmique. Également, on voit le crémier esquiver les bombes pendant qu'il trotte sur les champs. Tout cela, coupé une infinité des fois par un plan d'une poule qui doit sauter devant le miroir à chaque fois qu'elle pond un œuf.
Une légère sensation de déjà-vu: les chansons, l’alcool, le bruit, le folklore et la fête déchaînée qui caractérisent les comédies du cinéaste, qui très souvent, sans tort, accusé de copier Fellini d'une façon réductrice. Cependant, à moitié du film, la prophétie se réalise. Le serpent qui buvait le lait se réincarne en Monica Bellucci, animal et Ève au même temps, qui décide d'accompagner Adam, expulsé du bucolique paradis que Kusturica venait de nous montrer.
Voici le début du deuxième épisode, celui de la lutte pour la survie, comme s'il était un autre film. La comédie laisse sa place à l'action et à l'intrigue avec un poids dramatique plus perceptible. Tout l'ensemble du film se voit réduit à deux personnages qui se rendent compte que l'accueillant territoire qui les hébergeait, désormais est devenu hostile. Il se peut que cette partie nous semble trop longue, mais malgré tout, elle est efficace. Le cinéaste se donne même le plaisir de reposer son rythme accéléré pour nous offrir la scène sur la cime de l'arbre, une des plus belles du film.
Par contre, l'impeccable réalisation se trouble à cause d'un font révisionniste assez inconfortable. Utiliser une guerre récente comme fond a ses risques: non seulement d'y aller trop loin, mais aussi de ne pas assez approfondir, montrant comme conséquence une version déformée des faits. Ces derniers mois, en plus, Kusturica a surpris toute l'élite culturelle européenne après ses louanges à Putin. Motif, selon le réalisateur lui-même, pour lequel On the milky road n'a pas été admis au festival de Cannes. Tout ceci a crée un bouillon de culture qui empêche comme spectateur se rapprocher du film, car une des questions cruciales ne nous donne pas de réponse: Où délimite Kusturica les deux côtés de cette guerre?
///Encore plus de fautes et d'erreurs sur le lien ci-dessous. hommecinema.blogspot.fr
des belles scènes d amour et d humour au départ suivi par des scènes de guerre et de surrėalime.le tout dans un style indescriptible et bien sûr les scènes avec des animaux avec des symboliques dont on n'a pas toujours les clés....
Près d’une décennie sépare les deux dernières fictions réalisées par Emir Kusturica : Promets-moi, sélectionné en 2007 dans la compétition officielle du festival de Cannes et donc, On the milky road, présenté dans celle du festival de Venise 2016. Une longue attente prolongée par une distribution tardive du film sur les écrans français, dix mois après sa présentation à la Mostra de Venise. Et, pour ne rien cacher, à notre impatience s’était greffée une certaine anxiété nourrie par une réception plutôt fraîche du film par la presse spécialisée. Nous vous livrons notre verdict. Critique complète sur notre blog ciné : incineveritasblog.wordpress.com
inconditionnelle de Kusturica , j'étais pourtant très déçu. Malgré le fait que tous les ingrédients habituels étaient là, il manquait la magie cette fois-ci. L'actrice est magnifique, mais à part ça rien ne vous marque. En sortant de la salle j'avais déjà oublié le film.
Une fantaisie singulière d'Emir Kusturica. Qui tente de tout faire rentrer dans son film, qui ressemble ici à une arche : bestiaire, femmes torrides, soldats, paysages somptueux, village de pierre, barriques de lait, hélicoptères, musique déchainée. La joie et l'horreur du monde des hommes semble mener une valse étrange. Tout cela est foissonnant, parfois trop, et l'on se demande de quoi Kusturica veut nous entretenir... au final, on finit par sentir un homme meurtri par la guerre de son pays et qui offre un spectacle généreux, mêlé d'un romantisme assez désespéré. Monica Belluci, si féminine, si italienne, réussit une belle performance (quelle belle scène que celle de la cascade)
Le film possède une véritable âme et tout l'univers du cinéaste que j'adore. Il persiste quelques longueurs qui alourdissent le propos mais au final je ne retiens qu'une belle histoire d'amour émouvante et un film qui m'a détendu et fait très plaisir
L'amour, la folie, la beauté, le rire, la nature, tout y est pour passer un délicieux moment. Quand on goûte au plaisir de ces images, paysages, animaux acteurs, on oublie la difficulté que l'auteur a eu pour faire ce film. Courez y vite avant qu'il disparaisse de l'affiche!
.La dernière fois que j'ai été complètement bouleversé par un film et une histoire, c'était en 2002 avec "Parle avec elle" de Pedro Almodovar. Ce soir, il vient de m'arriver la même chose avec "On the milky way" de Emir Kusturica. Ce film est pour moi un chef d'oeuvre et je vous encourage à aller le voir sans faute. Je n'ai pas envie de raconter l'histoire pour que vous ayez le plaisir de la découvrir. Dans ce film, on retrouve l'univers baroque de Kusturica avec sa musique, de l'humour, de la tendresse, de la sensibilité, de l'amour, des paysages splendides. Les comédiens principaux sont parfaits dans leur rôle, en particulier Monica Belluci. Je n'ai qu'une envie, c'est de retourner le voir le plus vite possible. Il n'y a que deux cas dans lequel je vous déconseillerais d'aller le voir : 1) l'histoire se passe pendant la guerre des Balkans, il y a donc des scènes qui peuvent heurter par leur violence 2) si vous êtes ophiophobe (phobie incontrôlable des serpents)
Film poétique, Emir KUSTURIZA nous offre un beau film sur la guerre dans l'ex-Yougoslavie, il se met en scène dans le rôle de Kostas qui tombe amoureux de Monica BELLUCCI , on le comprends, un film à voir absolument.