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Pascal l
28 abonnés
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4,5
Publiée le 5 octobre 2013
J'angoissais par moment qu'il y ait une scène banale, fade, facile, ... et bien non, pas une fois. J'aurais voulu que le film dure 4, 5 heures. À part Jean-Pierre Darroussin je ne connaissais aucun acteur et tous sont excellents, les enfants inclus (ou alors très bien dirigés et ce n'est pas un mince compliment). On ne peut pas ne pas revoir Gregory Gadebois.
Assez bizarrement, dans les 2 films français (celui-ci et 'Grand Central') que je vus récemment les protagonistes vivent dans des logements de fortune... tendance?
Il est bien difficile de dire pourquoi ce film est tellement attachant et émouvant sans être jamais racoleur. La grâce d'un interprète exceptionnel (Gregory Gadebois) ? L'excellence des autres ? La réalisation parfaite (hormis des contre jours peu nécessaires). C'est l'un des grands films de l'année qu'il faut voir absolument si l'on aime un cinéma qui a quelque chose à dire!
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2,0
Publiée le 14 mai 2014
Réalisé par François Dupeyron qui adapte son propre roman, Mon âme par toi guérie est un film qui aborde beaucoup de thèmes grâce aux rencontres faites par le personnage principal avec son don mais ils sont trop nombreux pour aller vraiment au bout des choses. Le fil conducteur est donc ce don une chose à laquelle je ne suis pas du tout réceptif ce qui m'a fait décroché du film. L'intention du réalisateur est sincère, les acteurs sont plutôt bons mais rien n'y fait ça manque d'émotion ça ne m'a pas touché et je me suis même ennuyé.
Bien franchement, ce n'est pas le meilleur Dupeyron... Il paraît que François Dupeyron a du mal à faire financer ses films. Là, il est parti d'un très bon sujet: un type a hérité du don de guérisseur de sa mère qui vient de mourir. Mais ce don, il n'en veut pas. Il le rejette. Finalement, il va se décider à l'accepter, après avoir plongé dans un coma irréversible un petit gamin renversé par sa moto, alors que l'enfant courait, la nuit, derrière son chien. Bon point de départ. Malheureusement, Dupeyron ne savait pas où aller. Et dans ce cas là, on va où? Dans le mur.
Frédi (interprété par l'épatant Grégory Gadebois) est un ours pas très bien léché. Epileptique occasionnel, il a perdu son job d'élagueur et survit de petits boulots. Il n'est pas gai. Il a des cauchemars en noir et blanc qui l'emmènent dans un paysage rocailleux et désertique. Il a peur de la vie. Son âme est malade. Il vit dans un camp de mobil homes, dans un endroit si moche, le long d'un canal, qu'on ne soupçonnait pas que la Côte d'Azur puisse en abriter! Tous ces semi-clodos sont copains. Ici, on se murge à la 1664. Grosses plaisanteries, petites bagarres. Son voisin direct, Nanar (Philippe Rebbot, très pittoresque) se casse avec une jeunette, et son épouse Josiane (Marie Payen) vient pleurer sur l'épaule de Frédi. Il est brave type, Frédi: le malheur des autres le touche. Mais il n'a de vraie relation qu'avec son père, récemment veuf et chômeur, qui vit dans une cahute pas très loin de la mer -une longue grève: Jean Pierre Darroussin saisissant comme d'habitude. De temps en temps, il va voir une pute. Tout cela est bien dessiné, bien cadré, et on attend quelque chose qui justifie le film, qui justifie cette description minutieuse et réussie d'un caractère. D'une atmosphère. Eh bien: rien. Ou plutôt si, notre héros tombe amoureux de Nina (Céline Sallette), la jeune veuve riche et très alcoolique d'un peintre -elle, elle ne se murge qu'au champagne. Mais bizarrement, elle a l'air aussi prolotte que les autres; pour Dupeyron, une femme, c'est quelqu'un qui a des cheveux longs, gras et sales vaguement ficelés sur la nuque. Non seulement on ne croit pas du tout à cette histoire -mais on s'en tamponne le coquillart.
Mon conseil: sortez au bout d'une heure. Vous aurez vu l'essentiel
Une fin sans queue ni tete , un pauvre gars en mobile home qui roule avec une harley à plusieurs dizaines de milliers d'euros et des longueurs , voici de quoi faire un film raté par trop d'incohérences.
Un film un peu confus qui vaut le détour pour l’interprétation de Gregory Gadebois, une découverte. Le rythme est lent et les personnages complexes. Un défaut cependant, la présence pesante à la longue d'une certaine marque de bière, surement partie prenante du film mais un peu trop appuyer à mon gout.
A la fin d'"Alabama Monroe", le réalisateur ayant bien pris soin de faire grimper l'émotion à son plus haut degré, il impose au spectateur anéanti le discours d'un père en deuil de son enfant, discours de révolte contre Dieu et les religions! Ici, dans ce film de François Dupeyron, c'est une mère dont l'enfant est en danger de mort sur un lit d'hôpital qui exprime son rejet d'un Dieu cruel (si Dieu existe, comment peut-il permettre la mort d'un enfant?). Ce discours n'apparaît pas comme un manifeste, mais nous le percevons comme le cri de détresse d'une mère, sans qu'il s'impose au spectateur. C'est toute la différence entre un cinéaste qui respecte son public (Dupeyron) et un cinéaste qui, en faisant un chantage à l'émotion, impose au public un discours qu'il ne peut plus mettre à distance (Van Groeningen). Cela étant dit, je n'ai pas été totalement convaincu par ce film de Dupeyron. Les personnages sont attachants, à commencer par Fredi qui a reçu le don de soulager les maux des autres, mais qui ne sait pas bien comment soulager les siens. Il y a beaucoup de moments forts dans ce film, mais l'ensemble est plus ou moins gâché par une mise en scène qui apparaît comme quelque peu nonchalante. On risque donc de s'ennuyer ou d'être pris par la torpeur (ce qui fut mon cas, je l'avoue!). Les plages musicales sont pourtant tonitruantes et réveilleraient tout un cimetière! Je ne sais pas de qui sont les chansons qu'on entend à plusieurs reprises au cours du film, mais je les ai trouvées particulièrement hideuses! Mon impression est donc mitigée: des personnages et des scènes vraiment intéressants, mais une réalisation qui ne m'a pas entièrement convaincu. Comme je suis indulgent, je donne cependant la note suivante: 7/10
Film inégal. Certaines scènes sont saisissantes de vérité et de spontanéité. Le comédien est formidable et est souvent bien entouré. Malheureusement la place importante que prend le mauvais personnage de Céline Sallette gâche le dernier tiers du film. Cette richissime alcoolique tient et fait dire des propos un peu trop creux à mon goût...
Derrière ce très beau titre de film, se cache une œuvre où se côtoient des personnages bousculés dans leur parcours de vie. Parmi eux, Frédi, trentenaire, divorcé, possédant à son corps défendant un don de guérisseur qu’il se résout malgré tout à prodiguer plus ou moins régulièrement et dont les atermoiements le mèneront vers la lumière grâce à sa rencontre avec une jeune veuve alcoolique. Des parcours singuliers, ancrés dans la vie de tous les jours, interprétés avec vérité par des acteurs qui ne saturent pas les écrans - ça fait du bien -, l'ensemble rehaussé par une image splendide signée Yves Angelo, tels sont les atouts de ce beau film de François Dupeyron auquel on reprochera un habillage musical parfois un peu trop envahissant.
Le sujet était potentiellement intéressant, mais le réalisateur s'embarque dans un scénario indigent et mal maîtrisé. Ca part dans tous les sens : les personnages sont oubliés aussitôt que créés (que deviennent l'enfant accidenté, sa mère; et la femme du héros, et sa fille ?), au lieu de cela on passe à autre chose, à une suite de conversations oiseuses, dialogues pathétiques, blagues de bar entre copains, bagarre dans un café, bisbilles entre le frère du héros et sa femme, rêve de rédemption d'une jeune femme alcoolique. Et par dessus tout cela, le réalisateur nous inflige ses séquences pseudo-arty-intello (passages oniriques en noir et blanc), ses tics visuels (soleil éblouissant face caméra) ou sonores (musique punk-rock hurlante à tout bout de champ et hors de propos). Nul, laid et prétentieux.
Le film ouvre volontairement sur un instant de la vie de son personnage. Ce dernier découvre dans des circonstances tragiques son don de guérisseur. On partage, les doutes, les souffrances, et les joies de ce guérisseur. Sans être caricatural, il ouvre son âme pour guérir celle des autres et par extension un peu la nôtre. On arrive à être presque gêné d'assister à la révélation de ce don au travers de plusieurs cas difficiles, tellement le propos est réaliste. Grégory Gadebois donne tout son art et il est d'une grande justesse dans ce rôle difficile. Jean-Pierre Darroussin est égal à lui-même. Un film poignant, qui vous prend et vous tient malgré ses 02 H 00 . Du bon cinéma, comme on sait encore le faire de temps en temps.
Bien que ce film reste diamétralement opposé à mon registre cinématographique, il n'en reste pas moins excellent. Il n'y a pas de FX ou d'action mais il y a de la magie. On est transporté dans ce film du début à la fin sans s'ennuyer tout au long des deux heures. Les acteurs sont tous simplement magnifiques ! Mention spéciale à Gregory Gadebois, excellent et touchant. Un film touchant et exceptionnel qui rentre directement à la 9ème place de mes meilleurs films. Par contre petit bémol, l'alcool est omniprésent. (le héros dégoupille presque toute les 5 minutes, une bouteille de bière) mais cela n'est qu'infime devant l'excellence de la réalisation de ce film. Ce n'est pas un Pacific RIM ou un Man of Steel mais il a tout pour plaire et tout qui le démarque ! Allez le voir !